mardi 20 juin 2017

Un jour ... j'ai appris à danser sous la pluie.


Bookend's and Daisies Photography



Je ne me suis jamais demandé si la gratitude pouvait rendre heureux ou si c’était le fait d’être heureux qui nous rendait reconnaissant envers la vie que nous menons.

Il y a un an et demi maintenant, j’ai commencé à mettre du bonheur en conserve. J’ai fait une belle Hapiness Jar que j’ai mise bien en évidence sur mon bureau et que je me suis bornée à remplir avec application, même dans les sales périodes. Pour qui me suis depuis longtemps, vous savez que je suis passé par des périodes très difficiles les dernières années, jusqu’à en perdre le goût de la vie et à me perdre moi-même.

Petit à petit, j’ai commencé à remonter la pente. Et j’ai commencé à me poser cette question : est-ce que le fait d’avoir de la gratitude pour tout ce qui m’arrive pouvait me rendre véritablement heureuse ? Même dans la pire journée, avec la pire humeur ?

Pour moi, il semblait parfaitement logique que les gens heureux soient reconnaissants pour leur bonheur (et pour toutes les choses qui les rendent heureux) mais l’inverse restait nébuleux. Comment la gratitude pouvait-elle amener le bonheur ? Et que devient-elle quand on est vraiment très malheureux ? Pour moi la question tenait presque du théorème de l’œuf et de la poule.
Lequel des deux vient en premier ?

J’ai continué à remplir mon bocal. A me faire des petites listes des choses qui m’ont fait plaisir lors des journées écoulées …

Et les choses sont allées de mieux en mieux.

Depuis début du mois, j’ai régulièrement des bouffées d’émotions. Des bouffées de bonheur pur qui me font battre le cœur et monter des larmes de joie au bord des yeux. Un élan de gratitude absolu, parfait et total envers tout ce qui m’entoure et la manière dont je vis ma vie.

Avec mon homme, on appelle ça : les bouffées d’amour.

Car c’est exactement ça. De l’amour pour mes proches, pour la chance que j’ai d’être en vie, d’avoir une maison, une famille unie, d’avoir des projets, des rêves, de vivre dans un certain niveau de confort …

Vu comme ça, c’est totalement niais. Pourtant, il m’arrive de plus en plus souvent d’avoir un sourire jusqu’aux oreilles quand je pense à ma vie actuelle.

Bien sûr, les problèmes n’ont pas disparu comme par magie, juste parce que j’ai mis des petits mots dans un bocal. Mais c’est comme s’ils étaient devenu secondaires.

Alors est-ce que la gratitude m’a rendu heureuse ?! Sans aucun doute.

Le bonheur et la gratitude sont deux choses qui, comme la poule et son œuf, vont main dans la main avec l’autre. Ce qui importe, au final, c’est de bien comprendre qu’ils se construisent l’un sur l’autre et qu’ils se renforcent mutuellement.

Plus je suis reconnaissante. Plus je suis heureuse. Plus je suis heureuse. Plus je suis reconnaissante.

La gratitude est une chose est profondément liée avec le bonheur.

Avant, je faisais partie des pessimistes, des râleurs, qui, au lieu de se réjouir, critiquent, prennent pour acquis, rabaissent, jalouse, envie … Il m’a fallu faire beaucoup d’efforts pour sortir du cercle «  plainte- malheur ». Ce n’est vraiment pas facile de sortir d’un état d’esprit négatif pour se concentrer sur le bon côté des choses. Pourtant quel que soit l’endroit où on se trouve, ce que l’on fait ou ne fait pas, ce que l’on a ou désire, il y a toujours des choses pour lesquelles on peut être reconnaissant.

De plus, maintenant que j’expérimente, avec joie, la corrélation entre reconnaissance et bonheur, je ne doute plus que l’ingratitude fait aussi le lit du malheur. En effet, j’ai remarqué que lorsqu’on se concentre sur ce qui ne va pas dans notre vie, en ne reconnaissant que ce qui tourne à l’opposé de notre bien-être, cela ne fait qu’empirer … Comme si nous réveillons le mauvais génie  de la loi d’attraction.

Bien sûr, je ne pense pas que toute les situations sont parfaites, la mienne ne l’est pas sur encore bien des points, mais quand je cherche les bonnes choses dans une situation, je les trouve et je me concentre sur elles. Chaque chose qui peut nous arriver, chaque personne que nous rencontrons, chaque situation que nous vivons a un côté négatif et un côté positif. Si, même les situations les plus pénibles.

Je le sais car j’ai vécu des choses très dures et parce que j’ai passé trop-bien trop- de temps à m’en lamenter et à pleurer sur la façon dont ces choses ont eu un impact négatif sur ma vie.

Aujourd’hui, je peux vous affirmer que si vous cherchez le bon côté d’une situation qui vous mine et que vous cultivez la gratitude pour toutes les bonnes choses qui vous arrivent, vous serez plus heureux.

Faites simplement le choix de vous concentrer sur les bonnes choses au lieu des mauvaises.

Concentrez- vous sur tout ce que vous avez déjà la chance d’avoir.

 Pensez  « présence » plutôt qu’ « absence ».

Et surtout n’oubliez pas qu’il ne tient qu’à vous d’installer ce cercle vertueux dans votre vie, cela ne dépend que de vous et de où vous décidez de mettre votre attention.

Car vivre  heureux c’est tout simplement accepter que les malheurs et plaisirs soient mêlés, tout comme les bons et les mauvais moments.

Etre reconnaissant vous aidera à vous réconcilier avec l’existence, tout simplement.

Et vous ? Pratiquez-vous la gratitude ? Avec quels outils (bocal, liste, carnet, pierre..) ? Pour vous, quels sont les bienfaits de la gratitude ? Qui du bonheur ou de la gratitude arrive en premier ? Etes-vous d’accord avec le principe de la loi d’attraction ? Dîtes moi tout !



jeudi 8 juin 2017

Un jour ... je me suis créée un job sur-mesure.

Bookends &Daisie's Photography



Il arrive un moment où le besoin de donner du sens à sa vie devient plus fort que tout le reste. Plus fort que les peurs, que les angoisses, que les doutes. Plus fort que les jugements et les médisances. Cela devient une question de survie. Et l'entrepreneuriat  apparaît comme une solution ou tout du moins un début de réponse....

La quête du sens, et sa question existentielle associée " pourquoi suis-je là ? quelle est ma mission de vie ? " est une problématique très forte chez moi depuis quelques années. Ce besoin de tout comprendre –  moi, les autres, le monde et l’univers – m'accompagne depuis toujours mais depuis quelques temps, cela prends des proportions assez phénoménales.

En parallèle, je suis devenue une salariée usée, malade et déçue du système classique. Désespérée de ne pas trouver de job qui me corresponde. De moins en moins certaine de trouver ma place dans le monde. Il faut dire que je pars avec un sacré bagage : hyper-sensible, zèbre, multipotentialiste ... autant de spécificités qui font tache dans le monde policé de l'entreprise.

Je n'avais plus le contrôle sur rien. J'étais malheureuse. Parfois, j'en arrivais à m'en vouloir d'être simplement moi, parce que si j'avais été un peu "moins moi", les choses auraient sans doute été plus faciles. Avec, pour accompagner le tout, une profonde déception, voir de la frustration et dans les mauvais jours, une colère et une rancœur énorme. On aura connu mieux pour profiter de la vie et de sa jeunesse.

Moi tout ce que je voulais, au fond, c'est de me sentir libre et utile aux autres. Je voulais créer une vie selon mes propres conditions. Je voulais être libre d'employer mes précieuses heures de vie comme je l’entendais et être libre de partager avec les autres ce que j’apprenais sans me demander si j'en suis vraiment légitime ou si j’ai le droit de le faire.

Je voulais que ma vie ait un sens.

Choisir d'entreprendre, c'est se retrouver dans l'action. Passer de subir à construire. De l'inertie au mouvement. Redevenir actrice de ma vie, au lieu d'en pâtir et de me convaincre que je n'ai pas le choix. Entreprendre, c'était le moyen que j'attendais pour donner du sens à mon existence, en me construisant un travail qui me correspond.

Parfois c'est compliqué.

Et difficile.

C'est compliqué, parce que cela veut dire qu'il faut s'émanciper. Accepter de ne pas, ou plus, suivre la voie “tracée”, “sûre” ou souhaitée par nos proches, nos amis, et tout un tas d'autres personnes qui ne pourront s'empêcher de donner leur avis ...C'est compliqué, parce qu'il faut sortir des schémas classiques que l'on nous enseigne depuis toujours. C'est compliqué, parce qu'il faut accepter de s’asseoir sur ses certitudes et faire le choix de la prise de risque. C'est compliqué, parce qu'il faut se faire confiance. C'est compliqué, parce qu'il faut savoir se vendre, se mettre en avant, savoir juger réellement de sa valeur.

Et moi, je n'ai pas confiance en moi, je souffre du syndrome de l'imposteur, je me dénigre et j'aime les plans d'action méticuleux et les plannings au cordeau.

Cela semblait mal barré, non ?

Ceci étant dit, j'ai aussi toutes les qualités requises pour être une bonne entrepreneuse. Je suis créative, endurante, disciplinée, déterminée, curieuse, polyvalente ...

Alors je me suis mise à chercher ce projet qui révolutionnerait ma vie.

Ayant de nombreuses passions, j'ai en vain chercher un métier qui combine dans une alchimie parfaite ma  passion pour les livres, les jardins anglais, la randonnée et les loisirs créatifs.Je force un peu le trait mais c'est tout à fait ça. Ensuite, l'alchimie étant définitivement trop délicate à trouver, j'ai changé de méthode pour finir par décortiquer chacune de mes passions et essayé de trouver un fil conducteur entre tous ces centres d’intérêt autour duquel je pourrais construire ce job de rêve. Nada, également. Rien ne sortait de tout ça. Je ne trouvais aucun dénominateur commun entre toutes mes passions. Ou du moins, pas suffisamment pour en sortir un projet professionnel viable.

Du coup, il a bien fallut se rendre à l'évidence. J'allais devoir arrêter de tirer sur tous les fils de la pelote et plutôt me concentrer sur ceux qui, tissés ensemble, pouvaient se traduire par un vrai métier. J'ai élaboré une petite méthode pour faire le tri. J'ai d'abord listé tout mes centre d'intérêts au sens large. Puis j'ai retiré ceux dont j'étais certaine de ne pas faire un métier. Ce n'est pas parce que j'aime marcher que je me voyais devenir guide en haute montagne ...Ensuite, j'ai creusé ce qui restait. Pourquoi j'aime faire telle ou telle chose, qu'est-ce que j'en retire, qu’est-ce que cela m’apporte au quotidien ?  Qu’est-ce que je mets en oeuvre comme compétences quand je fais ça ? Quel sens est-ce que ça a pour moi ? Quelles sont les valeurs qui sont mise en avant ... ? [...]

Et un jour, tout est devenu limpide.

Un matin, j'ai eu ce flash qui te dit exactement ce que tu dois faire et pourquoi tout s’emboîte parfaitement. C'est cliché mais c'est vrai.

J'allais aider les professionnels du bien-être, de la santé et de l'accompagnement à développer leur stratégie de communication éditoriale.

Mon job sur mesure était né et depuis, malgré les galères, les retards et les efforts que cela me demande, je n'ai pas encore regretté un seul instant d'avoir fait ce choix. Je suis toujours enthousiasme en me levant le matin et pour moi c'est la chose la plus importante qui soit.

Et vous ? Avez-vous déjà songé à vous créer un job sur- mesure ? Pour quelles raisons ? Avez-vous réussi ( racontez moi votre parcours, je suis curieuse !) ou abandonné ( pourquoi ?) ? Quel méthode avez-vous mise en place pour construire ce projet professionnel ? Comment vivez-vous ce choix au quotidien ? Dîtes moi tout !