mardi 25 avril 2017

Un jour ... j'ai décidé de changer les pages de mon " Passé ".



Bookends & Daisies Photography

On dit souvent que le passé est le passé et qu'il faut le laisser là où il est.

Après tout, nous ne pouvons pas le changer, mais nous pouvons toujours apprendre de lui. Oui, certes. Le passé peut être un merveilleux professeur... mais aussi un magnifique bourreau. Notre passé alimente ce que nous sommes.

Bon ou mauvais, rempli d’échec ou de succès, de mauvais souvenirs ou de merveilleux moments… il conditionne les personnes que nous devenons. Et mon passé a fait de moi, un être déformé, une âme sans nuance, une petite chose blessée qui se croit incapable et inadaptée.

Enfant, j'ai été meurtri plus souvent qu'à mon tour. Blessée par des railleries, des mises à l'écart, des culpabilisations répétées, des abandons (réels pour certains, virtuels pour d'autres mais bien vivant dans mon petit cœur d'enfant) ... ce qui, encore aujourd'hui, régit mes actions, mes réactions, mes émotions ...

Comment mon passé entache t'il mon quotidien ? C'est facile.

Il se glisse partout, sournois, invisible, tapis dans l'ombre et prêt à faire éclater les souvenirs au moment où je m'y attends le moins. On le sent, là, palpable, dans mes relations, dans mes accomplissements, dans mon travail ... il laisse ses traces sur mon corps et dicte mes dépendances ...

Jusqu'à il y a peu j'étais incapable de mener à bien un objectif.

Je ne prenais pas mes rêves au sérieux, je n'arrivais pas à affirmer mes envies ( dont celle de ne plus être salariée), je ne me donnais aucun moyen. A chaque fois, j'ai réussi à me tirer une balle dans le pied, à entraver mes talents, à abandonner mes rêves ... me confortant sans cesse dans l'idée que j'étais pathétique et que c'était bien de ma faute si je n'étais pas devenue celle que j’espérais être. Je répétais sans cesse, que je rêvais mieux pour moi, sauf que je ne m'en sentais pas digne. Et j'étais incapable de faire quelque chose pour que cela change. Alors je me contentais de remettre ma vie à plus tard. Tout en m’accommodant des frustrations, de l'ennuie ... habituée à croire que dans la vie on ne fait pas toujours ce que l'on veut.

A force d'être persuadée d'être nulle, je me suis refusée le droit à l'erreur. Je suis devenue ultra-perfectionniste (dans le mauvais sens du terme), maniaque, psyco-rigide ... Le fait d'être mis en difficulté devant de nouvelles choses, de nouvelles tâches, le simple fait de savoir que l'on peut me critiquer est devenu insupportable. Cela me rend malade. Tout comme les changements de planning. Un grain de sable est la machine s'emballe. Des crises d'angoisses. Des crises de larmes. Des crises d'hystérie. Et quand enfin, on me fait un peu confiance, je ne me sens pas à la hauteur de mes fonctions et j'ai une trouille bleu qu'on se rende compte que je n'ai rien à faire là. Syndrome de l'imposteur dans toute sa splendeur.

Alors, pour éviter au maximum les situations à risque, j'ai fais taire mon envie de progresser. Après tout si je suis une ratée, en quoi devrais-je avoir de l'ambition ?

Je n'ai aucune légitimité dans ce domaine puisque si je réussi, c'est que les autres se sont trompés sur mon compte. Avec le temps, je suis devenu méprisante, cynique, envers ceux qui réussissaient et que j'enviais sans vouloir l'admettre. Et plus je regardais ce que je faisais aux autres : reproches excessifs, exigences intenables... plus je me sentais monstrueuse. Aussi dingue que le docteur Jekyll et son Mister Hyde.

Pourtant, des autres, j'en ai toujours eu besoin. Incapable de prendre des décisions, incapable d'autonomie, j'ai en permanence le besoin de m'adosser à quelqu'un. Demander l'approbation. L'autorisation. La reconnaissance. Incapable d'exister par moi-même. Tout en étant dans un mode de fonctionnement défectueux, je devenais le reflet des violences subies : culpabilisante, maltraitante, humiliante ...

Et plus je m'enfonçais dans ces schémas, plus je me détestais et plus je me détestais, plus mes blessures, mes carences, devenaient visibles. Et un jour, j’ai commencé à penser à combien de temps mon passé volait à mon avenir. Oui, je suis devenue la personne que je suis en raison de ce qui s’est passé auparavant. Mais ce n'est pas non plus moi. Je vous explique. Demain est un jour notre passé. Cela montre que rien ne compte vraiment à part le moment présent. Si le passé est arrivé et que le futur est un jour le passé… que nous reste-t-il pour être vraiment heureux ?

Cette prise de conscience, illuminée par mon cheminement sur la voie bouddhiste, m'a montré que je pouvais décidé d'entrer en lutte contre moi-même, cessé de me condamner par avance et commencé à dessiner un nouveau passé. Je ne voulais plus être une masochiste en plein déni. Je voulais endosser l'entière responsabilité de mon bonheur et de mon malheur. Ayant enfin compris que la culpabilité, la colère et l’amertume provenant de mes expériences passées ne me servaient pas dans ma volonté d'aller mieux et d’être heureuse, j'ai entrepris de repenser mon passé, d'envisager différemment  les choses pour en finir avec ces souffrances auto-infligées.

Après tout, je ne suis plus la même personne. Je n'ai donc plus à être cette enfant abîmée. Ni à être esclave de mon passé. Je ne veux plus déterré ce monstre qui me terrorise et sabote tous mes espoir d'atteindre un jour le bonheur. Tout le monde à connu des choses éprouvantes. Même ceux qui semblent avoir une vie agréable ont dû traverser des épreuves. Nous sommes tous malheureux. Nous nourrissons tous des deuils, des rancœurs, des aigreurs et des peines ... Nous avons tous des souffrances, des rêves et des espoirs anéantis. Oui, j'ai vécu des chocs, des traumatismes, des blessures. Je ne peux pas oublier ou effacer. Mais je peux  décider de changer mon regard dessus. Car si le passé est une part du présent, il est aussi le fruit d'une interprétation. Et si les faits sont immuables, leur signification est toujours sujette à interprétation ...je ne peux pas inventer des histoires, ou prétendre que telle chose ne s'est pas produite, car cela ne serait ni utile, ni sage, de prétendre qu'une chose passé n'a jamais existé ...mais je peux décider d'agir pour ne plus ressembler à ces fantômes invisibles qui traînent à leur suite le boulet d'un passé décevant.

Chaque moment est une page blanche qui demain sera mon nouveau passé. Alors au lieu de continuer à rabâcher mes récits victimisant, j'ai décidé de changer le récit de mon futur passé. Qui je souhaite devenir ? Certainement plus cette personne aigrie et malheureuse qui se raccroche à des récits de tragédies et de traumatismes passés ....Non, je serais cette fille qui aura ré-écrit son historique parce qu'elle a comprit que la vie n’arrive jamais “tout simplement”. Qui aura comprit que tout ce qui arrive est une réaction, une conséquence de ce qu'on pense, ressent et fait.. Qui aura choisir de prendre le contrôle des choses qui se produisent, en choisissant les pensées qu'elle prospérer et qui chassera celles qui ne sont pas bénéfiques pour elle.

Tout ce qui se passe dans votre vie est une réponse aux choses que vous faites. En devenant conscient de cela, vous pouvez choisir les réponses que vous obtiendrez. Et commencer à écrire les pages de "Passé" les plus fun de l'humanité.

Et vous ? Comment votre passé influence t'il sur votre vie ? Quel rapport entretenez- vous avec ce dernier ? Un passé idéalisé, nostalgique ? Un passé de souffrance, de rancœur ? Un passé fait de leçons ou plutôt de lésions ? Etes-vous d'accord avec l'idée que l'on peut changer le passé ? Que l'on peut changer notre histoire ? Dîtes moi tout !










mardi 4 avril 2017

Un jour ... j'ai décidé de saborder mon cerveau et de passer à l'action.




Grace Upon Grace Photography 



En ce moment, j'essaye de réaliser un rêve.

Ou plutôt plusieurs petits rêves qui en forment un gros.

Celui de travailler pour moi, vivre de ma plume, la mettre au service des autres et notamment aux gens dont la principale préoccupation est de donner du bien être aux autres ( je fais une petite parenthèse sur la question à la fin du billet).

Nous avons tous un rêve. J'ai longtemps cherché le mien. Celui qui rendrait ma vie plus satisfaisante, plus enrichissante et beaucoup plus complète. Et j'ai su que j'avais mis le doigts dessus quand j'ai commencé à ne plus dormir la nuit parce que je me demandais ce qui pourrait se passer si je m'investissais un peu plus dans ce projet qui me donne des papillons dans le ventre et la banane jusqu'aux oreilles ...

Cet exaltation, cette impression que notre cœur va exploser, qu'on va avoir des crampes aux zygomatiques d'avoir trop souri en songeant à ce projet, nous l'avons déjà tous ressenti pour une raison ou pour une autre. Et la vérité est: la plupart des gens tentent de transformer leurs désirs en réalité. Ce qui m’amène au point suivant : comment ? Comment faire pour partir vivre dans les landes sur les bords de la plage ? Comment trouver des clients pour ma petite entreprise de location de vélo atypiques ? Comment convaincre mon homme d'acheter cette caravane vintage et partir faire un tour de  l'Europe ?

On parle très souvent de la douleur associé à l’échec. Parce qu'elle est réelle et indéniable. L’échec peut être un énorme fardeau qui empêche tant de gens talentueux de se soulever et d’utiliser leur potentiel. je le sais. J'ai longtemps fais parti de ces gens là.Trop longtemps. Depuis, j'ai appris que c’est un simple fait de la vie : nous échouons tous plus que nous réussissons. J'ai aussi appris que la douleur de l'échec n'est pas la pire qui existe. Non... la plus grande douleur qui puisse exister est celle qui vous conduit à votre travail, faire vos courses, rentrer à la maison, celle qui vous englue dans votre quotidien sans jamais rêver et oser voir si oui ou non votre vie pourrait ou devrait être différente.

Alors, il faut essayer.

Parce que l'important, ce n'est pas le "comment".

"Comment" n'est qu'une question limitante. "Comment" n'est qu'une croyance (celle qui dit qu'il suffira d'avoir un plan en béton et de le mettre en application pour qu'on ait enfin la vie rêvée => j'ai longtemps signé en bas de ce deal avant de me rendre compte que c'était foireux et d'en faire un feu de joie).

L’important c'est l'action.

Je décide de faire quelque chose de facile et dont j’ai très envie, je pense que je peux y arriver, j’essaye, je réussis, je me sens efficace; du coup, j’ai envie de recommencer. Adieu le cercle sans fin de l’inhibition et de l’inaction et bonjour au cercle vertueux de l'action et de la réussite.

Alors, à chaque nouveau projet , je fais tout ce que je peux pour ne louper aucune opportunité. Cela signifie que – quelque soit de l’issue finale du projet – je veux savoir, qu' au fond de mon cœur, j’ai fait tout mon possible pour rendre cette expérience aussi satisfaisante, enrichissant et utile que possible.

Autrement dit : plantez des graines et vous verrez bien ce qui pousse. Faites tout ! Osez tout ! Ne vous limitez plus. Faites chaque choses avec la certitude qu’il n’y avait aucun doute sur votre volonté d’atteindre votre objectif.

C'est ce que j'ai décidé de suivre comme voie, dorénavant.

Chaque jour, je décide de mon objectif et, chaque jour, j'essaie de faire une action qui m' en rapproche, comme je le sens, même si cela peut sembler incohérent aux yeux du reste du monde.Et quand je me sens découragée, car cela m'arrive encore, j'essaie de garder le cap en optant pour une petite action qui ne me coûte pas trop d'efforts mais qui me permette quand même de faire quelque chose de cohérent avec mes aspirations ...

Avant, quand cela n'allait pas dans le sens que je souhaitais, j'avais tendance à broyer du noir, et à réfléchir à la meilleure façon d'améliorer la situation. Longtemps. Jusqu'à m'en rendre malade. Et je vais vous dire quelque chose : cela n'a jamais abouti à RIEN. Maintenant, j'ose. J'essaie. Maintenant, je ne me réveille plus la nuit à me demander ce qui se serait passé j'avais pris un chemin différent. Parce, dorénavant, je me réveille chaque jour en sachant que je donne du sens à ma vie et que cela en vaut la peine.

On se fiche du comment. Il n'y a que le résultat qui compte.
Et vivre ses rêves, n'est-ce pas ce qu'il y a de plus important ?

(Parenthèse : Si vous êtes professionnel du bien-être, je peux vous accompagner dans la rédaction et la conception de vos supports de communications. Je peux assurer pour vous la rédaction de vos contenus web, gérer l'animation de vos réseaux sociaux, m'occuper de la rédaction de documents administratifs et commerciaux, lancer une campagne d'e-mailing, promouvoir vos activités avec la mise en place de newsletter et vous aider dans la création de nombreux supports de communication. N'hésitez pas à me contacter par mail pour une solution sur-mesure.)


Et vous ? Pensez-vous un jour atteindre vos rêves ? Que faîtes vous pour y parvenir ? Pensez-vous que l'action est le meilleur moyen d'obtenir ce que l'on désire ou êtes-vous plutôt partisan du " plan" bien ficelé ? Pensez-vous être capable de lâcher prise et arrêter de vouloir contrôler tous les aspects de votre vie ? D’accepter de laissez les choses se faire ? De ne plus être paralyser par vos échecs passés ? Dîtes moi tout !