mardi 28 mars 2017

Un jour ... j'ai décidé que ma vie était aussi chouette que celle des autres.




Elizabeth @blowinthewind.
Grace upon Grace Photography


Aujourd'hui, je vais faire un mea culpa. Je suis souvent envieuse et il m'arrive très souvent de comparer ma vie à celle des autres.

Au fond de moi, je sais que cela ne sert à rien de se comparer aux autres, parce que nous comparons toujours notre pire avec leur meilleur. Forcément, là où se cristallise l'envie, c'est qu'il y a une insatisfaction ou une impuissance de notre côté.

Alors, voilà, je me suis retrouvée à envier : les filles minces, les filles qui ont du style, les personnes qui passent leur temps à voyager, les personnes qui ont un job qui les éclate,les personnes qui sont à l'aise financièrement, ceux qui ont une maison magnifiquement bien décorée et agencée, ceux qui ont réussi à trouver leur voix.. et ainsi de suite. Il existe un nombre infini de catégories pour lesquelles on peut se comparer aux autres… et un nombre presque infini de personnes à qui se comparer. Je ne peux pas dire exactement combien de temps j'ai perdu avec ces âneries.

Pour ma part, j'ai toujours eu deux ou trois modèles bien ciblés,qui me servaient d'étalon de mesure, qui “semblaient” avoir mieux réussi que moi et vivre une vie parfaite. Et puis un jour, le vernis a commencé à se fissurer et j'ai pu prendre la mesure de ce qu'était leur vie en réalité. Et je n'en ai plus voulu. Mieux, je commençais à trouver des avantages dans la mienne. Et j'ai compris que me comparer aux autres me ferait toujours regretter celle que je ne suis pas ou ce que je n'ai pas, plutôt que de me permettre de profiter de ce que je suis et de ce que j'ai.

Non, je ne suis pas à cinq minutes de mon travail, mais je vis dans une belle maison près de la forêt et proche de toutes les autres commodités. Non, je ne dégage pas de salaire fixe tous les mois mais je peux organiser mon temps comme je l'entends. Non, je ne suis pas mince et sportive, mais je suis une épicurienne qui aime profiter des bonnes choses et rire de la vie. Non, je n'ai pas fais de tour du monde mais je connais bien les attraits touristiques de mon pays. A chaque chose qui me semblait être un frein, un défaut, je suis désormais capable de voir un avantage, un atout.

La comparaison nous prive de purs instants de bonheur. Je vous le garantis. Se comparer aux autres nous privera toujours de gratitude, de joie et d’épanouissement. Nous en oublions toutes ces choses que nous avons et qui nous sont chères. Comment pourrais-je être satisfaite puisque le bonheur, le vrai, se trouve là-bas, dans un environnement hors de ma portée ? Alors, au lieu de chercher à transformer l’extérieur dans un processus sans fin, je me suis décidé à apprécier ce que j'ai déjà. Et finalement, ma vie est plutôt chouette. Aussi chouette sinon plus que celle de ceux que j'enviais auparavant.

Un jour, une amie m'a dit que comparer ma vie avec celle des autres revenait à comparer une orange et un abricot. Ils ne vivent pas ma vie et je ne vivrais jamais la leur, alors autant célébrer celle qui se déroule sous mes yeux. Et il y a beaucoup à célébrer. La vente de mes premiers paniers gourmands, le lancement de mon activité de freelance, mon couple qui continu de grandir et de se bonifier malgré les tempêtes, la construction de notre petit nid douillet, la maladie que j'apprivoise de mieux en mieux, les amitiés qui se nouent, celles qui ne s'altèrent pas, d'avoir une famille où l'on ri et où on partage tout, les projets, les envies, ...

En tant qu’êtres humains, il est dans notre nature de nous comparer aux autres. Mais rien de bon ne sort jamais de cela. Surtout depuis que j'ai compris que les gens ne parlent que de ce qui est source de fierté dans leur vie. Au final, nous ne savons jamais ce qui ne se passe bien chez nos proches, amis, collègues . Il est donc inutile de perdre notre temps, notre énergie à être jaloux de la leur. On se sent infiniment plus heureux, lorsqu'on est conscient de ce qui nous apporte de la joie. Et se sentir plus heureux, ça aide à être plus positif, plus énergique, plus motivé pour affronter les petits tracas du quotidien ... bref, un véritable cercle vertueux.

Alors, aujourd'hui, je vais me faire une faveur : je ne me focaliserais plus sur les réussites des autres.Je vais changer de schéma de pensée. En passant du regret à l'action. En passant du " ah, si seulement j'avais ça .." au " comment je fais pour avoir ça ? ". Et je vais avancer pour obtenir ce dont je rêve. Et commencer à profiter de ma vie.


Et vous ? Vous arrive t'il d'être envieux ? Dans quel domaine ? Vous demandez- vous parfois ce qui ne va pas chez vous pour que vous ne parveniez pas à cette vie de rêve parfaitement équilibrée ? Que faites vous pour limiter les frustrations ? Dîtes moi tout !


mardi 14 mars 2017

Un jour ... je me suis demandé si j'allais voter.


Kandis Marino
Grace upon grace photography


Plus j'écoute les fumisteries des politiques, plus je me dis que leurs baragouinages vagues, pas concret, à mille lieux de la réalité terrienne, sont en fait un subtil assemblage pour que la majorité de la population ne se rendent pas compte que c'est du flan. Comme cela a été dit (par un candidat d’ailleurs), ils ne savent pas ce que nous vivons. Ils vivent dans leur petit monde ; nous disent ce que l’on veut entendre, mais ne se sentent pas concernés.C'est quand même incroyablement triste. Ou pathétique. Ou risible. Et ce, dans les deux sens.

Bien sûr, j'ai des affinités politiques. Des convictions. Des ambitions pour mon pays. Mais je suis résignée. Déçue de la médiocrité et de la superficialité de leurs débats et les nombreuses promesses non tenues. Mais surtout, surtout, extrêmement affligée par les discours que j'entends à longueurs de temps. Creux. Vide. De l'air. Aussi intéressant et vibrant qu'une plante verte. Et encore, je pense qu'une plante verte serait plus passionnante à observer ...

Cette langue de bois que ces hommes et femmes de tout bord maîtrisent parfaitement ( et il ne faut pas croire que les "petits " sont en reste, bien au contraire, c'est comme les chiens, plus c'est petit, plus c'est hargneux ..) mais qui ne veut absolument RIEN dire.

Je ne sais pas vous, mais ça fait un long moment que je ne me berce plus d'illusions.

L'intérêt général n'est de toute évidence pas la priorité de nos politiques. Éluder les questions embarrassantes et caresser les électeurs dans le sens du poil, ça oui, ça va. Beaux parleurs mais discours à revoir. Copie incomplète. Peuvent mieux faire si moins dissipés.Pleins de bonne volonté mais encore des efforts à fournir. Pas vraiment brillantes les remarques et les appréciations du travail de nos élus.

Ce qui m'agace le plus, c'est le manque d'idées nouvelles. Quand je vois le programme de Fillon, ça me fait rire jaune. Cela fait au moins dix ans qu'on tente les mêmes solutions ( allongement du temps de travail, allongement du temps de cotisation, suppression de postes chez les fonctionnaires ...) et que ça ne marche pas. Et pourtant, à chaque présidentielle, on a droit au même programme qui sent tellement le réchauffé qu'on se demande si c'est pas complètement cramé ... A croire que parce que son nom est marqué dessus, comme le port -salut,  ça va enfin fonctionner.

J'admire vraiment leur " détermination sans faille ", leur " refus de la fatalité" et toutes les autres "urgentes nécessités" à faire si ou ça pour le bien être des citoyens ... Du toc, tout ça. Il y a quoi derrière cette façade d'expressions pré-fabriquées ? Il serait peut être temps d’amener de la transparence dans toutes ces " bonnes" attentions ?

Et puis que dire de toutes les problématiques qui m'inquiètent et dont aucun candidat ne parle, trop occupé qu'il est à régler ses petites magouilles et à tirer dans les pattes du voisin. Je suis las de ce cirque médiatique, las des affaires, las de ce système que dénoncent tous les candidats tout en ayant les pieds bien dedans. Las d'être pris pour une bille.

A même pas 30 ans, c'est triste de se dire qu'on a perdu la foi. Triste de penser qu'il n'y en a pas un pour rattraper l'autre. Triste de se dire qu'on n'a même pas envie de se déplacer pour élire le représentant le plus important de la République. Triste de se dire que des femmes se sont battues durant des années pour m'offrir un droit que je n'exerce pas, non pas par fainéantise ou désintérêt, mais tout simplement parce que j'ai l'impression que mon vote n'aura aucune importance, aucun impact et que mon vote aillant à l'un ou à l'autre, le résultat sera le même.

Si je pouvais entendre au moins fois un discours de vérité, lire des programmes réfléchis avec des actions concrètes ( développées point par point avec les solutions de financements, les acteurs concernées, ce que l'on pourrait éventuellement y apporter ..), je pense que je pourrais retrouver du goût à la politique et avoir envie de m'engager à nouveau. J'aurais au moins l'impression qu'on s'intéresse réellement à mes problématiques quotidiennes et à mes aspirations pour l'avenir. Je pense que je pourrais retrouver un peu d'espoir dans le futur de ce pays. En attendant, j'attends.

J'attends qu'ils abandonnent tous leur insupportable langue de bois.

Et vous ? Que pensez-vous de la campagne présidentielle 2017 ? Des affaires qui agitent constamment la classe politique ? Du programme des candidats ? Arrivez-vous encore à vous mobiliser ? Savez-vous pour qui vous allez voter ? La politique, passion ou ennui ? Vous retrouvez vous encore dans l'un des partis ? Dîtes moi tout !





mardi 7 mars 2017

Un jour ... je serais ma propre patronne.

A Joyful Journey Photography

C'est un enchaînement de petites choses qui m'a amené à ce que je viens d'annoncer.

Une passion certaine pour l'écriture, les mots et les histoires qu'ils racontent. Un blog ayant un succès certain, une plume reconnue par mes pairs mais aussi par certains professionnels (voir son travail publié par l'un des plus gros sites d'actualité, c'est quand même une fierté, on ne va pas s'en cacher). De grosses galères dans le monde professionnel classique. L'envie de faire tous les jours un métier qui me plait et qui me ressemble. Et on y est arrivé.

J'ai décidé de monter ma petite entreprise ("qui ne connait pas la crise"... pardon, mais il fallait que je la place). En tant qu'agent de communication éditorial freelance. C'est beau n'est-ce pas ? En tout cas, je ne me suis jamais sentie aussi bien ni aussi motivée que depuis le jour où j'ai lancé cette idée à haute voix. Preuve que je dois être, enfin, sur le bon chemin. Bien sûr, il me reste une tonne de choses à accomplir avant de pouvoir me lancer pleinement dans cette nouvelle aventure ( notamment d'un point de vue formation) et proposer mes services aux entreprises, associations et particuliers mais j'y travaille d'arrache pied.

Autodidacte un jour, autodidacte toujours.

C'est bien ce qui me travaille. Est-ce que je suis légitime à vouloir me lancer là dedans ? Je ne suis ni journaliste, ni rédactrice ni community manager, ni chef de rédaction, ni rien de tout cela. Je suis seulement une petite secrétaire, multipotentialise, dotée d'un cerveau qui fonctionne différemment de la norme et qui accumule les compétences, en se formant toute seule.

Y a t'il une bonne façon de faire les choses ? Ou faut-il se contenter de faire ce qu'il nous plait, comme il nous plait ?

Étrangement, depuis que je me suis lancée dans l'écriture de cette nouvelle page de ma vie, tout me semble plus facile, plus fluide. Je ne dis pas que les soucis se sont envolés, mais ils pèsent moins lourds. Pour moi qui suis habituée aux situations chiantes, compliquées et où on n'y arrive que parce qu'on en a bavé, je me demande si c'est bien normal de m'éclater et d'avoir tellement de fun à ce que je fais. J'apprends à me servir de nouveaux logiciels. J’étudie le marketing digital ( dont l'animation de réseaux sociaux), mais aussi les ficelles de entrepreneuriat,  je me forme aussi aux stratégies de storytelling, je touche un peu à l'infographie, bref, je m'éclate totalement et les journées sont parfois trop courtes pour que je puisse me pencher sur tout ce qui m'intéresse à l'instant T.

Certaines me diront, dont Laure (qui porte parfaitement bien son nom de Libératrice de Génie), que les clients se foutent de la manière dont tu vas les faire atteindre leur but. Ils veulent juste être sûrs que ce soit le cas, c'est tout. Indépendamment de tes finances, de tes diplômes et de tout le reste. Sans doute. Mais je garde, bien ancrée dans un coin de ma tête, qu'en France, il n'y a que le diplôme et/ou l'expérience qui compte. Je peux aussi choisir, et c'est d'ailleurs ce que je compte faire, de me voir comme une personne motivée,  au parcours atypique et riche, et qui a choisit de mettre son talent au service des autres. Tout en n'oubliant pas que certains patrons de gros groupes sont, à la base, des autodidactes qui ont, pour certains, quitté l'école très tôt et ne sont donc pas sorti " de la bonne école". C'est autrement plus motivant que de se dire que personne ne te ferras confiance parce que tu n'as pas noté "bts bidule " et "master machin " dans la catégorie " à propos" de ton site.

De toute façon, je crois que c'est trop tard pour moi. Maintenant que j'ai goûté à l'ivresse que c'est de pouvoir faire les choses comme je l'entends, avec ma petite touche personnelle, afin proposer des concepts, inventer, innover, tout ça, tout en respectant mon anti-conformisme lattant et mes valeurs ... je ne pense pas que je pourrais revenir en arrière avant d'avoir pousser l'idée à fond et voir si tout ce que je mets en oeuvre va payer. Me voilà donc partie, pour une durée indéterminée, sur les chemins de l'entrepreneuriat. J'espère qu'ils seront plus accueillants que ceux du salariat.Je finirais ce billet sur une citation d'Helen Keller qui me rebooste dès que je doute : " la vie est une aventure audacieuse ou elle n'est rien".

Et vous ? Auriez-vous l'audace d'entreprendre ? Y avez-vous déjà songé ? Si non, pourquoi pensez-vous que l'entrepreneuriat n'est pas fait  pour vous ? Qu'est-ce qui vous motiverez dans le statut de travailleur freelance ? Ou, au contraire, qu'est-ce qui vous rebute ? Comment abordez-vous la question de la légitimité dans votre travail ? Dîtes moi tout !