mardi 23 mai 2017

Un jour ... j'ai décidé de m'offrir le jardin de mes rêves.


A Joyful journey ' s Photography 

Cette après -midi, je l'ai passé à imaginer mon futur petit massif façon cottage anglais. Je suis toute excitée. Demain, j'irais à la jardinerie avec ma petite liste de plantes. Je flânerais dans les allées. Je m’enivrerais des odeurs et savourerais les couleurs. Je choisirais chacun de mes plants avec attention, le soupesant, l'examinant ...

Un proverbe serbo-croate dit qu'il y a plus de choses dans un jardin que ce que l'on a semé. 

C'est vrai. 

Quand on a hérité de la maison familiale, on a aussi prit sous notre aile le jardin de plus de dix ares qui l'entoure. Je n'ai pas vraiment la main verte mais j'aime les beaux jardins. Je suis une passionnée des "country garden". J'aime les roses anciennes, les pivoines, les hortensias. Dans un jardin, il y a une grande part de rêve. C est un espace de liberté. On peut inventer celui qui nous ressemble, et le faire évoluer, le transformer, le modeler ...

Un jardin, ça peut vite devenir une passion. Ou une addiction.

Un endroit de partage. Avec de longues discussions.

 L'air se rempli des senteurs de l'été, la caresse du soleil, le vent dans le cerisier, le bruit de l'eau qui goûte. Semer aux quatre vents.Savourer. Chaque instant, aux quatre saisons.

Un jardin, c'est intime.

Un secret. Qu'y a t'il derrière cette clôture, ce muret, cette porte en bois peinte ? Des rêves dessinés, des mots doux murmurés, des soirées arrosées, des sourires amusés, des jeux partagés, des siestes apaisées, un bonheur retrouvé ...

Des roses anciennes qui ondulent le long des murs,parmi les cosmos, les pivoines, les coccinelles et les fleurs sauvages. Sur le puits en pierre rose repose un broc en émail blanc et bleu.Une terrasse en bois patinée par l'âge, refuge des lézards qui se dorent la pilule, une cabane pour les enfants qui devient tour à tour bateau pirate, château fort, caserne de pompier ou camp de sioux, une grande table en fer forgé qui s'animent les soirs d'été, une tonnelle pour lire à l'ombre où virevolte des papillons... 

Petit coin de paradis, petit abri hors du temps ...

Et ce jardin qui ne se révèle que la nuit, à la lueur des bougies, un jardin rempli de petits bruits, de fées,de lutins, ce jardin merveilleux qui nous fait croire au mystérieux. Ce jardin qui se montrera bohème dès que se lève le soleil, ce tout petit coin de verdure sur les toits, un peu fou, avec des pots bizarres et des fleurs au hasard, ce petit paradis tout en coloris où règne une touche de folie, un jardin tout petit mais qui de belles histoires est rempli.

Sur ce vaste terrain, la nature se sent bien, on y vit paisiblement au rythme des saisons et du temps, on peut y croquer une tomate bien mûre, caresser une branche de verveine citronnée, faire des concours de noyaux de cerises, ou égrener une grappe de framboises dorées.

On peut admirer la course du soleil, du levé au couché. On peut se laisser bercer, en écoutant les oiseaux chanter, on peut contempler la biodiversité, on peut s'attarder à la nuit tombée pour rencontrer chauve-souris et hérissons cherchant leur dîner, on peut faire des bouquets et des herbiers, on peut sauter dans les flaques, bousillés nos godasses et se marrer,on peut compter les navets qui auront mis leur temps à pousser,on peut compter les feuilles mortes en train de tomber, on peut faire des bonhommes de neige et regarder les mésanges se régaler de cacahuètes grillées...

Dans ce jardin on peut rêver, se régaler, se reposer, s'émerveiller et sans cesse le réinventer.

Parce que planter un jardin c'est planter un petit bout d'éternité.

Et vous ? Aimez-vous jardiner ? Quelles sont vos fleurs préférées ? Avez- vous la main verte ? Quel est votre rêve de jardin ? Qu'est-ce que cela évoque pour vous ?  Quel style vous fait rêver ( asiatique, anglais, italien ..) ? Dîtes moi tout ! 





mardi 9 mai 2017

Un jour ... j'ai arrêté de cocher des cases sur ma liste de vie.


Bookends & Daisies Photography



Certains d'entres vous le savent : je suis dingue de liste. J'adore. J'en fais pour tout, tout le temps : la liste des choses à faire dans la journée, la listes des courses, la liste des livres à lire, des films à voir, des séries à télécharger, la liste des idées cadeaux ... j'ai aussi ma bucket list pour l'année - 12 choses à faire durant l'année en cours - plus celles qui récapitule tout ce qu'on n'a pas fait sur les précédentes ...

De fait, j'avais aussi une liste très précise des choses que je souhaitais faire au cours de ma vie.

Et puis, parfois le soir, quand l'insomnie guette, je jette un regard sur ma vie et la sentence est toujours la même. Cette petite analyse se conclut toujours par "c'est tout ?" souvent suivi de " purée, mais tu vas avoir 27 piges et c'est tout ce que tu as fais en presque trente années de vie sur terre ? Mais va falloir se bouger un peu, ma cocotte, sinon tu vas être un vieux pruneau rabougri qui n'aura rien à raconter à ses copines de tricot " ( ça c'est quand je suis optimiste, le coup est plus rude si je me dis que je pourrais très bien mourir dans un accident le lendemain ..).

Parfois, je me dis que j'ai perdu mon temps. Que j'aurais dû faire autre chose que toutes ces choses qui me pesaient. Ces emplois qui ne me correspondaient pas, ces diplômes qui ne me servent plus, tout ce temps perdu à me forcer à faire du sport en salle alors que j'ai juste besoin de nature et d'air pur, à faire des régimes alors que pour moi la vie doit être synonyme de volupté, de partage, de gourmandise, tout ce temps à m'accrocher à des choses qui me plaisaient dans le passé mais qui ne me faisaient plus vibrer, tout ceci par peur de perdre ce qui me définissait .... Les exemples sont infinis et je sais que vous en avez vous aussi plein vos tiroirs. Parce qu' il est vraiment facile de regarder sa vie et dire “c’est tout ?”.

Parfois, je me surprend à faire une liste de ce qu'est une vie réussie et à vouloir cocher toutes les cases : aller dans telle ou telle école, obtenir un bon travail, se marier, acheter une maison, un break, un chien, parcourir la planète, devenir écolo, s'investir dans une association, avoir des enfants, des petits-enfants…

Et quand je regarde cette liste, je me dis que les choses n'avancent vraiment pas et que rien ne va comme cela devrait aller.Je n'ai pas encore un travail stable, je ne suis pas mariée, je n'ai pas acheter ma maison, je n'ai ni break, ni chien, ni gamin, je ne suis pas impliquée dans une association, je suis écolo premier level (et il m'en reste un paquet avant d'atteindre un niveau acceptable) et je n'ai pas beaucoup voyagé hors de France ...

Ma vie est totalement pourrie si je la compare à cette liste. C'est bien le problème quand nous commençons à voir les choses uniquement comme des réalisations plutôt que des expériences merveilleuses.

La vie devient alors une interminable liste de choses à faire avec des éléments que nous essayons de rayer.

Alors non, ce n'est pas tout. Bien sûr que ce n'est pas tout. Parce que cette foutue liste ne parle pas de toutes les superbes expériences que j'ai vécu. Alors que c'est quand nous commençons à voir nos vies à travers le prisme des expériences (par opposition aux réalisations), qu'elle devient plus riche et épanouissante.

Elle ne parle pas de tout ces bons moments en famille, De la construction de mon couple. De mon cheminement sur la voie bouddhique. Du jour où j'ai porté un boa dans mes bras et un caméléon sur mes épaules. De mon initiation aux médecines naturelles. De ma traversée du désert marocain en 4*4. De ma ballade en bateau dans le golf du Morbihan. De cette folle après-midi à faire de la fauconnerie. De ma participation à un blogzine. De mon repas d'anniversaire dans un wagon de l'Orient express. De la création de mon entreprise.De toutes ces formidables rencontres que j'ai fais. Du succès de mes paniers gourmands. De ma volonté de transformer mon jardin en refuge pour la bio-diversité ...

La liste de mes expériences est bien plus longue que celles des choses à cocher sur mon "Cv " de la vie parfaite. Pourtant, quand j'ai le blues, ce n'est pas la liste de mes expériences que je regarde, mais ma liste de vie. Et bien, cela va dorénavant changer. Parce que mes expériences sont inestimables et beaucoup plus ... révélatrices de ce que je suis au fond de moi, que cette caricature de vie réussie à laquelle j'essaie d'adhérer sans succès depuis des années.

Avant, je ne savais pas pourquoi j'étais ici. Quel était mon but dans la vie. Je me sentais perdue dans ce monde complètement fou. Quand je regarde en arrière, je me dis que ma vie est un joyeux désordre d’événements divers sans lien les uns avec les autres ( cf le paragraphe précédent) ... mais ce n'est pas tout à fait exact. Plus le temps passe, plus je vois les fils qui les relient. Finalement, j'étais bien entrain de me tricoter une vie. Une vie qui ne tiens pas dans six cases sur une feuille. Je sais aujourd'hui que rien n'arrive par hasard et que même si j'en connais pas tous les tenants et les aboutissants, il y a bien une mission, un but, un plan qui m'attend ... et c'est bien le mélange unique de mes compétences, de mes expériences, de mes  connaissances et  ma façon de voir les choses qui le définissent.


Et vous ? Etes- vous plutôt "réalisation" ou "expérience" ? Avez-vous aussi fait un plan de vie ou êtes-vous du genre à prendre les choses comme elles viennent ? Cela vous angoisse t'il de ne pas rentrer dans les cases de "la vie réussie" ? Ou au contraire , cela vous permet- il d'asseoir votre originalité, votre unicité ? Qu'aimeriez-vous pouvoir raconter à votre sujet quand vous serez un pruneau tout rabougri ? Dîtes moi tout !













mardi 25 avril 2017

Un jour ... j'ai décidé de changer les pages de mon " Passé ".



Bookends & Daisies Photography

On dit souvent que le passé est le passé et qu'il faut le laisser là où il est.

Après tout, nous ne pouvons pas le changer, mais nous pouvons toujours apprendre de lui. Oui, certes. Le passé peut être un merveilleux professeur... mais aussi un magnifique bourreau. Notre passé alimente ce que nous sommes.

Bon ou mauvais, rempli d’échec ou de succès, de mauvais souvenirs ou de merveilleux moments… il conditionne les personnes que nous devenons. Et mon passé a fait de moi, un être déformé, une âme sans nuance, une petite chose blessée qui se croit incapable et inadaptée.

Enfant, j'ai été meurtri plus souvent qu'à mon tour. Blessée par des railleries, des mises à l'écart, des culpabilisations répétées, des abandons (réels pour certains, virtuels pour d'autres mais bien vivant dans mon petit cœur d'enfant) ... ce qui, encore aujourd'hui, régit mes actions, mes réactions, mes émotions ...

Comment mon passé entache t'il mon quotidien ? C'est facile.

Il se glisse partout, sournois, invisible, tapis dans l'ombre et prêt à faire éclater les souvenirs au moment où je m'y attends le moins. On le sent, là, palpable, dans mes relations, dans mes accomplissements, dans mon travail ... il laisse ses traces sur mon corps et dicte mes dépendances ...

Jusqu'à il y a peu j'étais incapable de mener à bien un objectif.

Je ne prenais pas mes rêves au sérieux, je n'arrivais pas à affirmer mes envies ( dont celle de ne plus être salariée), je ne me donnais aucun moyen. A chaque fois, j'ai réussi à me tirer une balle dans le pied, à entraver mes talents, à abandonner mes rêves ... me confortant sans cesse dans l'idée que j'étais pathétique et que c'était bien de ma faute si je n'étais pas devenue celle que j’espérais être. Je répétais sans cesse, que je rêvais mieux pour moi, sauf que je ne m'en sentais pas digne. Et j'étais incapable de faire quelque chose pour que cela change. Alors je me contentais de remettre ma vie à plus tard. Tout en m’accommodant des frustrations, de l'ennuie ... habituée à croire que dans la vie on ne fait pas toujours ce que l'on veut.

A force d'être persuadée d'être nulle, je me suis refusée le droit à l'erreur. Je suis devenue ultra-perfectionniste (dans le mauvais sens du terme), maniaque, psyco-rigide ... Le fait d'être mis en difficulté devant de nouvelles choses, de nouvelles tâches, le simple fait de savoir que l'on peut me critiquer est devenu insupportable. Cela me rend malade. Tout comme les changements de planning. Un grain de sable est la machine s'emballe. Des crises d'angoisses. Des crises de larmes. Des crises d'hystérie. Et quand enfin, on me fait un peu confiance, je ne me sens pas à la hauteur de mes fonctions et j'ai une trouille bleu qu'on se rende compte que je n'ai rien à faire là. Syndrome de l'imposteur dans toute sa splendeur.

Alors, pour éviter au maximum les situations à risque, j'ai fais taire mon envie de progresser. Après tout si je suis une ratée, en quoi devrais-je avoir de l'ambition ?

Je n'ai aucune légitimité dans ce domaine puisque si je réussi, c'est que les autres se sont trompés sur mon compte. Avec le temps, je suis devenu méprisante, cynique, envers ceux qui réussissaient et que j'enviais sans vouloir l'admettre. Et plus je regardais ce que je faisais aux autres : reproches excessifs, exigences intenables... plus je me sentais monstrueuse. Aussi dingue que le docteur Jekyll et son Mister Hyde.

Pourtant, des autres, j'en ai toujours eu besoin. Incapable de prendre des décisions, incapable d'autonomie, j'ai en permanence le besoin de m'adosser à quelqu'un. Demander l'approbation. L'autorisation. La reconnaissance. Incapable d'exister par moi-même. Tout en étant dans un mode de fonctionnement défectueux, je devenais le reflet des violences subies : culpabilisante, maltraitante, humiliante ...

Et plus je m'enfonçais dans ces schémas, plus je me détestais et plus je me détestais, plus mes blessures, mes carences, devenaient visibles. Et un jour, j’ai commencé à penser à combien de temps mon passé volait à mon avenir. Oui, je suis devenue la personne que je suis en raison de ce qui s’est passé auparavant. Mais ce n'est pas non plus moi. Je vous explique. Demain est un jour notre passé. Cela montre que rien ne compte vraiment à part le moment présent. Si le passé est arrivé et que le futur est un jour le passé… que nous reste-t-il pour être vraiment heureux ?

Cette prise de conscience, illuminée par mon cheminement sur la voie bouddhiste, m'a montré que je pouvais décidé d'entrer en lutte contre moi-même, cessé de me condamner par avance et commencé à dessiner un nouveau passé. Je ne voulais plus être une masochiste en plein déni. Je voulais endosser l'entière responsabilité de mon bonheur et de mon malheur. Ayant enfin compris que la culpabilité, la colère et l’amertume provenant de mes expériences passées ne me servaient pas dans ma volonté d'aller mieux et d’être heureuse, j'ai entrepris de repenser mon passé, d'envisager différemment  les choses pour en finir avec ces souffrances auto-infligées.

Après tout, je ne suis plus la même personne. Je n'ai donc plus à être cette enfant abîmée. Ni à être esclave de mon passé. Je ne veux plus déterré ce monstre qui me terrorise et sabote tous mes espoir d'atteindre un jour le bonheur. Tout le monde à connu des choses éprouvantes. Même ceux qui semblent avoir une vie agréable ont dû traverser des épreuves. Nous sommes tous malheureux. Nous nourrissons tous des deuils, des rancœurs, des aigreurs et des peines ... Nous avons tous des souffrances, des rêves et des espoirs anéantis. Oui, j'ai vécu des chocs, des traumatismes, des blessures. Je ne peux pas oublier ou effacer. Mais je peux  décider de changer mon regard dessus. Car si le passé est une part du présent, il est aussi le fruit d'une interprétation. Et si les faits sont immuables, leur signification est toujours sujette à interprétation ...je ne peux pas inventer des histoires, ou prétendre que telle chose ne s'est pas produite, car cela ne serait ni utile, ni sage, de prétendre qu'une chose passé n'a jamais existé ...mais je peux décider d'agir pour ne plus ressembler à ces fantômes invisibles qui traînent à leur suite le boulet d'un passé décevant.

Chaque moment est une page blanche qui demain sera mon nouveau passé. Alors au lieu de continuer à rabâcher mes récits victimisant, j'ai décidé de changer le récit de mon futur passé. Qui je souhaite devenir ? Certainement plus cette personne aigrie et malheureuse qui se raccroche à des récits de tragédies et de traumatismes passés ....Non, je serais cette fille qui aura ré-écrit son historique parce qu'elle a comprit que la vie n’arrive jamais “tout simplement”. Qui aura comprit que tout ce qui arrive est une réaction, une conséquence de ce qu'on pense, ressent et fait.. Qui aura choisir de prendre le contrôle des choses qui se produisent, en choisissant les pensées qu'elle prospérer et qui chassera celles qui ne sont pas bénéfiques pour elle.

Tout ce qui se passe dans votre vie est une réponse aux choses que vous faites. En devenant conscient de cela, vous pouvez choisir les réponses que vous obtiendrez. Et commencer à écrire les pages de "Passé" les plus fun de l'humanité.

Et vous ? Comment votre passé influence t'il sur votre vie ? Quel rapport entretenez- vous avec ce dernier ? Un passé idéalisé, nostalgique ? Un passé de souffrance, de rancœur ? Un passé fait de leçons ou plutôt de lésions ? Etes-vous d'accord avec l'idée que l'on peut changer le passé ? Que l'on peut changer notre histoire ? Dîtes moi tout !










mardi 4 avril 2017

Un jour ... j'ai décidé de saborder mon cerveau et de passer à l'action.




Grace Upon Grace Photography 



En ce moment, j'essaye de réaliser un rêve.

Ou plutôt plusieurs petits rêves qui en forment un gros.

Celui de travailler pour moi, vivre de ma plume, la mettre au service des autres et notamment aux gens dont la principale préoccupation est de donner du bien être aux autres ( je fais une petite parenthèse sur la question à la fin du billet).

Nous avons tous un rêve. J'ai longtemps cherché le mien. Celui qui rendrait ma vie plus satisfaisante, plus enrichissante et beaucoup plus complète. Et j'ai su que j'avais mis le doigts dessus quand j'ai commencé à ne plus dormir la nuit parce que je me demandais ce qui pourrait se passer si je m'investissais un peu plus dans ce projet qui me donne des papillons dans le ventre et la banane jusqu'aux oreilles ...

Cet exaltation, cette impression que notre cœur va exploser, qu'on va avoir des crampes aux zygomatiques d'avoir trop souri en songeant à ce projet, nous l'avons déjà tous ressenti pour une raison ou pour une autre. Et la vérité est: la plupart des gens tentent de transformer leurs désirs en réalité. Ce qui m’amène au point suivant : comment ? Comment faire pour partir vivre dans les landes sur les bords de la plage ? Comment trouver des clients pour ma petite entreprise de location de vélo atypiques ? Comment convaincre mon homme d'acheter cette caravane vintage et partir faire un tour de  l'Europe ?

On parle très souvent de la douleur associé à l’échec. Parce qu'elle est réelle et indéniable. L’échec peut être un énorme fardeau qui empêche tant de gens talentueux de se soulever et d’utiliser leur potentiel. je le sais. J'ai longtemps fais parti de ces gens là.Trop longtemps. Depuis, j'ai appris que c’est un simple fait de la vie : nous échouons tous plus que nous réussissons. J'ai aussi appris que la douleur de l'échec n'est pas la pire qui existe. Non... la plus grande douleur qui puisse exister est celle qui vous conduit à votre travail, faire vos courses, rentrer à la maison, celle qui vous englue dans votre quotidien sans jamais rêver et oser voir si oui ou non votre vie pourrait ou devrait être différente.

Alors, il faut essayer.

Parce que l'important, ce n'est pas le "comment".

"Comment" n'est qu'une question limitante. "Comment" n'est qu'une croyance (celle qui dit qu'il suffira d'avoir un plan en béton et de le mettre en application pour qu'on ait enfin la vie rêvée => j'ai longtemps signé en bas de ce deal avant de me rendre compte que c'était foireux et d'en faire un feu de joie).

L’important c'est l'action.

Je décide de faire quelque chose de facile et dont j’ai très envie, je pense que je peux y arriver, j’essaye, je réussis, je me sens efficace; du coup, j’ai envie de recommencer. Adieu le cercle sans fin de l’inhibition et de l’inaction et bonjour au cercle vertueux de l'action et de la réussite.

Alors, à chaque nouveau projet , je fais tout ce que je peux pour ne louper aucune opportunité. Cela signifie que – quelque soit de l’issue finale du projet – je veux savoir, qu' au fond de mon cœur, j’ai fait tout mon possible pour rendre cette expérience aussi satisfaisante, enrichissant et utile que possible.

Autrement dit : plantez des graines et vous verrez bien ce qui pousse. Faites tout ! Osez tout ! Ne vous limitez plus. Faites chaque choses avec la certitude qu’il n’y avait aucun doute sur votre volonté d’atteindre votre objectif.

C'est ce que j'ai décidé de suivre comme voie, dorénavant.

Chaque jour, je décide de mon objectif et, chaque jour, j'essaie de faire une action qui m' en rapproche, comme je le sens, même si cela peut sembler incohérent aux yeux du reste du monde.Et quand je me sens découragée, car cela m'arrive encore, j'essaie de garder le cap en optant pour une petite action qui ne me coûte pas trop d'efforts mais qui me permette quand même de faire quelque chose de cohérent avec mes aspirations ...

Avant, quand cela n'allait pas dans le sens que je souhaitais, j'avais tendance à broyer du noir, et à réfléchir à la meilleure façon d'améliorer la situation. Longtemps. Jusqu'à m'en rendre malade. Et je vais vous dire quelque chose : cela n'a jamais abouti à RIEN. Maintenant, j'ose. J'essaie. Maintenant, je ne me réveille plus la nuit à me demander ce qui se serait passé j'avais pris un chemin différent. Parce, dorénavant, je me réveille chaque jour en sachant que je donne du sens à ma vie et que cela en vaut la peine.

On se fiche du comment. Il n'y a que le résultat qui compte.
Et vivre ses rêves, n'est-ce pas ce qu'il y a de plus important ?

(Parenthèse : Si vous êtes professionnel du bien-être, je peux vous accompagner dans la rédaction et la conception de vos supports de communications. Je peux assurer pour vous la rédaction de vos contenus web, gérer l'animation de vos réseaux sociaux, m'occuper de la rédaction de documents administratifs et commerciaux, lancer une campagne d'e-mailing, promouvoir vos activités avec la mise en place de newsletter et vous aider dans la création de nombreux supports de communication. N'hésitez pas à me contacter par mail pour une solution sur-mesure.)


Et vous ? Pensez-vous un jour atteindre vos rêves ? Que faîtes vous pour y parvenir ? Pensez-vous que l'action est le meilleur moyen d'obtenir ce que l'on désire ou êtes-vous plutôt partisan du " plan" bien ficelé ? Pensez-vous être capable de lâcher prise et arrêter de vouloir contrôler tous les aspects de votre vie ? D’accepter de laissez les choses se faire ? De ne plus être paralyser par vos échecs passés ? Dîtes moi tout !









mardi 28 mars 2017

Un jour ... j'ai décidé que ma vie était aussi chouette que celle des autres.




Elizabeth @blowinthewind.
Grace upon Grace Photography


Aujourd'hui, je vais faire un mea culpa. Je suis souvent envieuse et il m'arrive très souvent de comparer ma vie à celle des autres.

Au fond de moi, je sais que cela ne sert à rien de se comparer aux autres, parce que nous comparons toujours notre pire avec leur meilleur. Forcément, là où se cristallise l'envie, c'est qu'il y a une insatisfaction ou une impuissance de notre côté.

Alors, voilà, je me suis retrouvée à envier : les filles minces, les filles qui ont du style, les personnes qui passent leur temps à voyager, les personnes qui ont un job qui les éclate,les personnes qui sont à l'aise financièrement, ceux qui ont une maison magnifiquement bien décorée et agencée, ceux qui ont réussi à trouver leur voix.. et ainsi de suite. Il existe un nombre infini de catégories pour lesquelles on peut se comparer aux autres… et un nombre presque infini de personnes à qui se comparer. Je ne peux pas dire exactement combien de temps j'ai perdu avec ces âneries.

Pour ma part, j'ai toujours eu deux ou trois modèles bien ciblés,qui me servaient d'étalon de mesure, qui “semblaient” avoir mieux réussi que moi et vivre une vie parfaite. Et puis un jour, le vernis a commencé à se fissurer et j'ai pu prendre la mesure de ce qu'était leur vie en réalité. Et je n'en ai plus voulu. Mieux, je commençais à trouver des avantages dans la mienne. Et j'ai compris que me comparer aux autres me ferait toujours regretter celle que je ne suis pas ou ce que je n'ai pas, plutôt que de me permettre de profiter de ce que je suis et de ce que j'ai.

Non, je ne suis pas à cinq minutes de mon travail, mais je vis dans une belle maison près de la forêt et proche de toutes les autres commodités. Non, je ne dégage pas de salaire fixe tous les mois mais je peux organiser mon temps comme je l'entends. Non, je ne suis pas mince et sportive, mais je suis une épicurienne qui aime profiter des bonnes choses et rire de la vie. Non, je n'ai pas fais de tour du monde mais je connais bien les attraits touristiques de mon pays. A chaque chose qui me semblait être un frein, un défaut, je suis désormais capable de voir un avantage, un atout.

La comparaison nous prive de purs instants de bonheur. Je vous le garantis. Se comparer aux autres nous privera toujours de gratitude, de joie et d’épanouissement. Nous en oublions toutes ces choses que nous avons et qui nous sont chères. Comment pourrais-je être satisfaite puisque le bonheur, le vrai, se trouve là-bas, dans un environnement hors de ma portée ? Alors, au lieu de chercher à transformer l’extérieur dans un processus sans fin, je me suis décidé à apprécier ce que j'ai déjà. Et finalement, ma vie est plutôt chouette. Aussi chouette sinon plus que celle de ceux que j'enviais auparavant.

Un jour, une amie m'a dit que comparer ma vie avec celle des autres revenait à comparer une orange et un abricot. Ils ne vivent pas ma vie et je ne vivrais jamais la leur, alors autant célébrer celle qui se déroule sous mes yeux. Et il y a beaucoup à célébrer. La vente de mes premiers paniers gourmands, le lancement de mon activité de freelance, mon couple qui continu de grandir et de se bonifier malgré les tempêtes, la construction de notre petit nid douillet, la maladie que j'apprivoise de mieux en mieux, les amitiés qui se nouent, celles qui ne s'altèrent pas, d'avoir une famille où l'on ri et où on partage tout, les projets, les envies, ...

En tant qu’êtres humains, il est dans notre nature de nous comparer aux autres. Mais rien de bon ne sort jamais de cela. Surtout depuis que j'ai compris que les gens ne parlent que de ce qui est source de fierté dans leur vie. Au final, nous ne savons jamais ce qui ne se passe bien chez nos proches, amis, collègues . Il est donc inutile de perdre notre temps, notre énergie à être jaloux de la leur. On se sent infiniment plus heureux, lorsqu'on est conscient de ce qui nous apporte de la joie. Et se sentir plus heureux, ça aide à être plus positif, plus énergique, plus motivé pour affronter les petits tracas du quotidien ... bref, un véritable cercle vertueux.

Alors, aujourd'hui, je vais me faire une faveur : je ne me focaliserais plus sur les réussites des autres.Je vais changer de schéma de pensée. En passant du regret à l'action. En passant du " ah, si seulement j'avais ça .." au " comment je fais pour avoir ça ? ". Et je vais avancer pour obtenir ce dont je rêve. Et commencer à profiter de ma vie.


Et vous ? Vous arrive t'il d'être envieux ? Dans quel domaine ? Vous demandez- vous parfois ce qui ne va pas chez vous pour que vous ne parveniez pas à cette vie de rêve parfaitement équilibrée ? Que faites vous pour limiter les frustrations ? Dîtes moi tout !


mardi 14 mars 2017

Un jour ... je me suis demandé si j'allais voter.


Kandis Marino
Grace upon grace photography


Plus j'écoute les fumisteries des politiques, plus je me dis que leurs baragouinages vagues, pas concret, à mille lieux de la réalité terrienne, sont en fait un subtil assemblage pour que la majorité de la population ne se rendent pas compte que c'est du flan. Comme cela a été dit (par un candidat d’ailleurs), ils ne savent pas ce que nous vivons. Ils vivent dans leur petit monde ; nous disent ce que l’on veut entendre, mais ne se sentent pas concernés.C'est quand même incroyablement triste. Ou pathétique. Ou risible. Et ce, dans les deux sens.

Bien sûr, j'ai des affinités politiques. Des convictions. Des ambitions pour mon pays. Mais je suis résignée. Déçue de la médiocrité et de la superficialité de leurs débats et les nombreuses promesses non tenues. Mais surtout, surtout, extrêmement affligée par les discours que j'entends à longueurs de temps. Creux. Vide. De l'air. Aussi intéressant et vibrant qu'une plante verte. Et encore, je pense qu'une plante verte serait plus passionnante à observer ...

Cette langue de bois que ces hommes et femmes de tout bord maîtrisent parfaitement ( et il ne faut pas croire que les "petits " sont en reste, bien au contraire, c'est comme les chiens, plus c'est petit, plus c'est hargneux ..) mais qui ne veut absolument RIEN dire.

Je ne sais pas vous, mais ça fait un long moment que je ne me berce plus d'illusions.

L'intérêt général n'est de toute évidence pas la priorité de nos politiques. Éluder les questions embarrassantes et caresser les électeurs dans le sens du poil, ça oui, ça va. Beaux parleurs mais discours à revoir. Copie incomplète. Peuvent mieux faire si moins dissipés.Pleins de bonne volonté mais encore des efforts à fournir. Pas vraiment brillantes les remarques et les appréciations du travail de nos élus.

Ce qui m'agace le plus, c'est le manque d'idées nouvelles. Quand je vois le programme de Fillon, ça me fait rire jaune. Cela fait au moins dix ans qu'on tente les mêmes solutions ( allongement du temps de travail, allongement du temps de cotisation, suppression de postes chez les fonctionnaires ...) et que ça ne marche pas. Et pourtant, à chaque présidentielle, on a droit au même programme qui sent tellement le réchauffé qu'on se demande si c'est pas complètement cramé ... A croire que parce que son nom est marqué dessus, comme le port -salut,  ça va enfin fonctionner.

J'admire vraiment leur " détermination sans faille ", leur " refus de la fatalité" et toutes les autres "urgentes nécessités" à faire si ou ça pour le bien être des citoyens ... Du toc, tout ça. Il y a quoi derrière cette façade d'expressions pré-fabriquées ? Il serait peut être temps d’amener de la transparence dans toutes ces " bonnes" attentions ?

Et puis que dire de toutes les problématiques qui m'inquiètent et dont aucun candidat ne parle, trop occupé qu'il est à régler ses petites magouilles et à tirer dans les pattes du voisin. Je suis las de ce cirque médiatique, las des affaires, las de ce système que dénoncent tous les candidats tout en ayant les pieds bien dedans. Las d'être pris pour une bille.

A même pas 30 ans, c'est triste de se dire qu'on a perdu la foi. Triste de penser qu'il n'y en a pas un pour rattraper l'autre. Triste de se dire qu'on n'a même pas envie de se déplacer pour élire le représentant le plus important de la République. Triste de se dire que des femmes se sont battues durant des années pour m'offrir un droit que je n'exerce pas, non pas par fainéantise ou désintérêt, mais tout simplement parce que j'ai l'impression que mon vote n'aura aucune importance, aucun impact et que mon vote aillant à l'un ou à l'autre, le résultat sera le même.

Si je pouvais entendre au moins fois un discours de vérité, lire des programmes réfléchis avec des actions concrètes ( développées point par point avec les solutions de financements, les acteurs concernées, ce que l'on pourrait éventuellement y apporter ..), je pense que je pourrais retrouver du goût à la politique et avoir envie de m'engager à nouveau. J'aurais au moins l'impression qu'on s'intéresse réellement à mes problématiques quotidiennes et à mes aspirations pour l'avenir. Je pense que je pourrais retrouver un peu d'espoir dans le futur de ce pays. En attendant, j'attends.

J'attends qu'ils abandonnent tous leur insupportable langue de bois.

Et vous ? Que pensez-vous de la campagne présidentielle 2017 ? Des affaires qui agitent constamment la classe politique ? Du programme des candidats ? Arrivez-vous encore à vous mobiliser ? Savez-vous pour qui vous allez voter ? La politique, passion ou ennui ? Vous retrouvez vous encore dans l'un des partis ? Dîtes moi tout !





mardi 7 mars 2017

Un jour ... je serais ma propre patronne.

A Joyful Journey Photography

C'est un enchaînement de petites choses qui m'a amené à ce que je viens d'annoncer.

Une passion certaine pour l'écriture, les mots et les histoires qu'ils racontent. Un blog ayant un succès certain, une plume reconnue par mes pairs mais aussi par certains professionnels (voir son travail publié par l'un des plus gros sites d'actualité, c'est quand même une fierté, on ne va pas s'en cacher). De grosses galères dans le monde professionnel classique. L'envie de faire tous les jours un métier qui me plait et qui me ressemble. Et on y est arrivé.

J'ai décidé de monter ma petite entreprise ("qui ne connait pas la crise"... pardon, mais il fallait que je la place). En tant qu'agent de communication éditorial freelance. C'est beau n'est-ce pas ? En tout cas, je ne me suis jamais sentie aussi bien ni aussi motivée que depuis le jour où j'ai lancé cette idée à haute voix. Preuve que je dois être, enfin, sur le bon chemin. Bien sûr, il me reste une tonne de choses à accomplir avant de pouvoir me lancer pleinement dans cette nouvelle aventure ( notamment d'un point de vue formation) et proposer mes services aux entreprises, associations et particuliers mais j'y travaille d'arrache pied.

Autodidacte un jour, autodidacte toujours.

C'est bien ce qui me travaille. Est-ce que je suis légitime à vouloir me lancer là dedans ? Je ne suis ni journaliste, ni rédactrice ni community manager, ni chef de rédaction, ni rien de tout cela. Je suis seulement une petite secrétaire, multipotentialise, dotée d'un cerveau qui fonctionne différemment de la norme et qui accumule les compétences, en se formant toute seule.

Y a t'il une bonne façon de faire les choses ? Ou faut-il se contenter de faire ce qu'il nous plait, comme il nous plait ?

Étrangement, depuis que je me suis lancée dans l'écriture de cette nouvelle page de ma vie, tout me semble plus facile, plus fluide. Je ne dis pas que les soucis se sont envolés, mais ils pèsent moins lourds. Pour moi qui suis habituée aux situations chiantes, compliquées et où on n'y arrive que parce qu'on en a bavé, je me demande si c'est bien normal de m'éclater et d'avoir tellement de fun à ce que je fais. J'apprends à me servir de nouveaux logiciels. J’étudie le marketing digital ( dont l'animation de réseaux sociaux), mais aussi les ficelles de entrepreneuriat,  je me forme aussi aux stratégies de storytelling, je touche un peu à l'infographie, bref, je m'éclate totalement et les journées sont parfois trop courtes pour que je puisse me pencher sur tout ce qui m'intéresse à l'instant T.

Certaines me diront, dont Laure (qui porte parfaitement bien son nom de Libératrice de Génie), que les clients se foutent de la manière dont tu vas les faire atteindre leur but. Ils veulent juste être sûrs que ce soit le cas, c'est tout. Indépendamment de tes finances, de tes diplômes et de tout le reste. Sans doute. Mais je garde, bien ancrée dans un coin de ma tête, qu'en France, il n'y a que le diplôme et/ou l'expérience qui compte. Je peux aussi choisir, et c'est d'ailleurs ce que je compte faire, de me voir comme une personne motivée,  au parcours atypique et riche, et qui a choisit de mettre son talent au service des autres. Tout en n'oubliant pas que certains patrons de gros groupes sont, à la base, des autodidactes qui ont, pour certains, quitté l'école très tôt et ne sont donc pas sorti " de la bonne école". C'est autrement plus motivant que de se dire que personne ne te ferras confiance parce que tu n'as pas noté "bts bidule " et "master machin " dans la catégorie " à propos" de ton site.

De toute façon, je crois que c'est trop tard pour moi. Maintenant que j'ai goûté à l'ivresse que c'est de pouvoir faire les choses comme je l'entends, avec ma petite touche personnelle, afin proposer des concepts, inventer, innover, tout ça, tout en respectant mon anti-conformisme lattant et mes valeurs ... je ne pense pas que je pourrais revenir en arrière avant d'avoir pousser l'idée à fond et voir si tout ce que je mets en oeuvre va payer. Me voilà donc partie, pour une durée indéterminée, sur les chemins de l'entrepreneuriat. J'espère qu'ils seront plus accueillants que ceux du salariat.Je finirais ce billet sur une citation d'Helen Keller qui me rebooste dès que je doute : " la vie est une aventure audacieuse ou elle n'est rien".

Et vous ? Auriez-vous l'audace d'entreprendre ? Y avez-vous déjà songé ? Si non, pourquoi pensez-vous que l'entrepreneuriat n'est pas fait  pour vous ? Qu'est-ce qui vous motiverez dans le statut de travailleur freelance ? Ou, au contraire, qu'est-ce qui vous rebute ? Comment abordez-vous la question de la légitimité dans votre travail ? Dîtes moi tout !












mardi 28 février 2017

Un jour ... on changera le monde avec des petits gestes.


Bookends and Daisies Photography


Je lisais l'autre jour que Sonja Lyubomirsky ( à tes souhaits !), directrice du laboratoire de psychologie positive de l'université de Californie, à récemment démontré que réaliser chaque semaine cinq actions désintéressés pour autrui permet d'obtenir en six semaines une hausse notable de notre bien-être et de notre sentiment de bonheur.

Ce qui m'a fait penser à la semaine des "Random Acts of Kindness" qui a lieu chaque année et qui met en avant l'art de rendre service et de faire des gestes de bienveillance pour le simple plaisir d’aider. Mais aussi à la vidéo de Life Vest Inside - Kindness Boomerang. Et pour finir, mon esprit, qui est un véritable logiciel de mind mapping à lui tout seul, s'est souvenu d'une règle karmique disant en substance " si vous voulez garder quelque chose, donnez là".

Toutes ces informations mise bout à bout, je me suis rendu à l'évidence.  Il est plus que temps de changer notre façon de penser et de passer du « moi » au « nous » pour inventer, ensemble, un monde plus pérenne.

Moi qui culpabilisais de ne pas investir plus de mon temps dans une oeuvre de charité ou de ne pas réussir à me porter bénévole auprès d'une association, me voilà soulagée.  Même à petite échelle, les bonnes actions sont bénéfiques ! Je sais pas vous mais, personnellement, je préfère savoir que mes  actions font un différence dans la vie des autres et,si possible, en bien. Quand je repense aux occasions que j'ai eu de rendre service, j'ai toujours  la même sensation intérieure, comme un baume sur le cœur, un mélange de fierté et de joie, le sentiment d’avoir agi "comme il le fallait".

Ayant déjà l'intime conviction que propager le bonheur (et rendre service) rend heureux, nourrit l’estime de soi, redonne foi en l’humanité,et donne renforce le sentiment d'appartenance ... je sais dorénavant que c'est aussi bon pour la santé. En effet, quand nous faisons quelque chose bien pour autrui, nous activons les centres du plaisir de notre cerveau, ce qui a pour effet de faire baisser le cortisol. Et quand on est moins stressé, la qualité de vie ne peut que s’améliorer !

Pour vous encourager dans cette nouvelle voie, de vous donner envie de vous impliquer et d'être encore plus solidaire, je vous ai concocté une liste de trente petits gestes faciles à réaliser au quotidien et qui font du bien .Trente manières de rendre la vie plus douce et le monde plus beau.

*  Écrire (à la craie) sur le trottoir, en bas de chez vous (ou partout ailleurs) : « Vous êtes aimé ! ».
*  Déposez un livre/un magasine/ un petit cadeau pour un inconnu ( dans le bus, le train, le métro, sur un banc...), avec ce petit mot " Oui, c'est vraiment pour vous".
*  Ecrire une lettre de gratitude à une personne qui compte dans votre vie ( votre mère, votre chéri ou même votre chat), en lui disant pourquoi vous l'aimez et de quoi vous lui êtes reconnaissant.
* Ramenez le petit-déjeuner à vos collègues ( avec jus de fruits pressés, pain aux graines, confiture, bref du bon, du sain, du frais) et faites un pique-nique avant la réunion de 9 heures.
* Achetez une tasse de café supplémentaire et offrez là à cet inconnu qui n’a pas de quoi se payer une boisson chaude.
* Désignez- vous pour une séance de baby sitting, que vous offrirez à cette jeune mère épuisée que vous connaissez bien.
* Ecrivez " Vous êtes magnifique" sur un post-it et collez- le sur le miroir des toilettes, dans un bar, dans un café ou même au travail.
* Partagez vos compétences:  apprenez à coudre à une amie, initiez votre ado à la cuisine, allez réparer le robinet de la petite mamie du troisième, aidez votre mère à rempoter son ficus ...
* Donnez vos anciens draps, couvertures, serviettes pour les animaux du refuge le plus proche de chez vous.
* Glissez des mots doux partout : dans ses poches, dans son porte feuille, sous son oreiller, dans son sac à dos, à main, dans sa lunch box ...
* Grattez le pare-brise de votre chéri(e) avant de partir travailler.
* Invitez vos amis à dîner à l'improviste, juste parce que vous les savez débordés.
* Rédigez une critique positive sur un site d'avis à propos d'un restaurant ou d'un lieu que vous avez particulièrement aimé.
* Donnez aux différentes collectes organisées près de chez vous.
* Dans la même veine, donnez ce dont vous ne vous servez plus aux plus démunis.
* Tenez la porte, cédez la place, aidez à traverser, soyez poli et souriant ... quelques gestes de base qu'il est quand même bon de rappeler.
* Glissez une barre chocolatée dans la boîte aux lettre de vos voisins.
* Renseignez l'automobiliste ou le voyageur perdu dans la rue.
* A la boulangerie ou au supermarché, pensez à prendre un sandwich pour le sans-abri qui fait la manche devant la porte d'entrée.
* Devenez "écoutant bénévole" auprès d'une association.
* Cuisinez un gâteau pour un proche puis allez prendre un café chez lui, histoire de discuter.
* Pratiquez l'Arrondi aussi souvent que possible lors de vos achats.
* Mettez dix euros dans une enveloppe et écrivez dessus: "pour celui qui me trouvera, sans raison" et placez là dans un lieu public.
*Achetez un bouquet de fleurs et déposez le quelque part (sur un pas de porte, le bureau d'un collègue ...).
* Faites une tache ménagère qui ne vous est normalement pas alloué ( sortir les poubelles, tenir les comptes, ranger la vaisselle ..).
* Préparez un bain chaud, avec de la mousse,des bougies et un bon livre pour votre partenaire qui rentre d'une journée de travail harassante.
* Donnez votre ticket de stationnement encore crédité à l'automobiliste qui prend votre place.
* Tricotez un ensemble ou décorez un body pour les bébés prématurés.
* Proposez à une personne âgée de votre entourage de l'aider dans sa vie quotidienne pour le ménage, les courses, l'entretien de son jardin.
* Accueillez des enfants démunis pour les vacances ou faite du parrainage de proximité.

Et vous ? Pensez-vous que tout ces petits gestes peuvent changer le monde ?? Certains disent que l'altruisme n'est que de l'égoïsme déguisé, qu'en dîtes-vous ? Seriez-vous prêt à faire l'expérience de Sonja Lyubomirsky ? Comment cultivez-vous l'altruisme au quotidien ? Dîtes moi tout !

mardi 21 février 2017

Un jour ... j'ai décidé de transformer les épreuves en opportunités.



Grace upon grace Photography

Au cours de notre vie, il se produit de nombreux événements indépendants de notre volonté. Rupture, maladie, chômage, deuil ... En ce moment, je me sens souvent perdue, démotivée. Parce que mes efforts ne semblent mener à rien. Parfois, en me levant le matin, j'ai vraiment l'impression d'être au fond du trou, que j'ai tout essayé pour m'en sortir et que je ne sais plus sur quel fil il faut tirer en premier pour m'en sortir. 

Dans les moments de gros blues, je m'emporte contre ce système qui m'oblige à gaspiller du temps et de l'énergie dans de futurs faux espoirs. J'ai  sans cesse l'impression d'être dans un labyrinthe rempli de chemins qui ne mènent à rien. Je tente une nouvelle approche, une nouvelle bifurcation et hop, encore un cul de sac. Quand on en enchaîne autant que moi, arrive un moment où on a envie de s'asseoir, de pleurer un bon coup et puis de laisser tomber, parce que de toute façon, c'est ainsi et on ne peut plus rien y faire. Sauf que, tout au fond, il y a une petite voix qui te dit que si tu te laisses happer maintenant, si tu restes assis au milieu de ce labyrinthe, c'est bien plus que ton énergie que tu vas y perdre. 

Et puis je me suis souvenu d'une phrase qui disait " donne moi le courage de changer les choses que je peux changer, la sérénité d'accepter celles que je ne peux pas changer, et la sagesse de distinguer entre les deux ". Je fais tout ce que je peux pour améliorer ma situation. Je me soigne au mieux et je fais toutes les démarches possibles pour retrouver un travail, alors pourquoi devrais-je continuer à me martyriser comme ça ? 

Oui, le chômage et la maladie sont d'éternels défis, mais pourquoi ne pourraient-ils pas être autre chose ? Comme une  merveilleuse expérience d’apprentissage et de découverte de moi-même ? Sans ces deux épreuves, je n'aurais jamais étudié les enseignements bouddhistes. Sans le chômage, je ne me serais jamais mise au scrapbooking. Sans la maladie, je ne me serais jamais intéressée aux médecines naturelles. Et j'ai au moins une dizaine d'exemples du même acabit. 

Nous vivons dans un monde plein de merveilles et de concepts, qui ne demandent qu’à être découverts. Qui plus est, la technologie actuelle nous permet d’avoir accès à toutes les informations que nous ne voudrions avoir. Alors pourquoi ne pas profiter de cette période pour apprendre ? La meilleure chose à faire n'est elle pas simplement de faire quelque chose, au final ?  Pas forcément quelque chose de grandiose, pas forcément quelque chose de compliqué. une nouvelle recette. Coudre un bouton. Faire une séance d'essai dans une salle de sport. L'important n'est- il pas de tout simplement agir ? De rependre un minimum la main sur le quotidien ? 

Pour débuter dans cette nouvelle voix, je me suis mise à faire des Moocs. Je fais des moocs de développement personnel, des moocs en décoration d'intérieure, en communication ... dès qu'une chose m'intéresse, j'essaie de creuser un peu plus la question. Ce fut le cas, très dernièrement, en lisant deux numéros de "Management" chez ma kiné. Depuis, je suis passionnée par tout ce qui touche aux nouvelles méthodes de travail, au bien-être dans l'entreprise, aux nouvelles techniques de management, par le fonctionnement des start ups ... Comme quoi, on ne sait jamais où quelque chose peut nous conduire. 

Demain qui sait, j'apprendrais peut-être l'art floral, je me lancerais peut-être dans l'écriture d'une comédie romantique, je me mettrais à la broderie, ou peut-être que je m'intéresserais aux enseignements du TAO. L'important c'est de savoir ce que je voudrais apprendre aujourd'hui. L'important c'est d'accepter le défi pour repousser mes limites et de voir quel enseignement je pourrais tirer de cette expérience. Pour que, chaque jour, je sois meilleure que celle que j'étais la veille. Je ne peux pas contrôler la vie et ses aléas. Mais je peux choisir la manière dont je réagis à tout ça. Je peux continuer de la voir comme un cycle continu d’angoisses et d’injustices ou je peux choisir de la voir comme un flux constant et débordant de connaissances et une occasion incroyable de devenir chaque jour une meilleure personne. 

Alors, dorénavant, je me demanderais chaque matin en me levant, quelle est la chose que je souhaite apprendre aujourd’hui. 

Et vous ? Comment vivez-vous les périodes d'inactivité ? Quels sont vos conseils pour ne pas déprimer ? Arrivez-vous à transformer les épreuves en opportunités ? Connaissez-vous les moocs ? Qu'en pensez-vous ? Quelles méthodes privilégiez-vous pour vous enrichir au quotidien ( livres, documentaire, magasine, cours en ligne, blog .. ?) . Dîtes moi tout ! 



mardi 7 février 2017

Un jour ... on n’achètera plus d'animaux en magasin.


A Joyful Journey Photography 


En ce moment, je vois beaucoup de personnes qui achètent des animaux, notamment des Nacs, et ce que je vois, surtout, ce sont des gens qui les achètent en animalerie.

Aujourd'hui, je prends la plume pour parler de ce sujet qui me tient à coeur. Je suis contre l'achat d'animaux en magasin. En aucun cas cet article ne blâme les personnes qui achètent leurs animaux en animalerie. Je sais bien qu'il est parfois peu évident de trouver une alternative ou qu'on agit par méconnaissance. Ceci étant dit, une petite piqûre de rappel ne fait pas de mal, ne serait ce que pour le bien être de nos petits compagnons.

On peut déjà évoquer, en premier lieu, le souci de la provenance des animaux qui y sont vendus.

Quoi qu’elle vous dise, aucune animalerie n’a le droit d’élever ses propres animaux. Ceux qui y sont vendus doivent provenir de grossistes. Et les grossistes ont des pratiques qu'aucun amoureux des animaux ne souhaitent voir encouragées. 
Pour faire simple, afin de ne pas vendre à perte, il suffit d’entasser les animaux dans des bacs de labo, aussi grand qu'une boite de chaussures pour ne pas perdre de place et donc en rentabilité, et de les laisser faire (un mâle, plusieurs femelles et toujours plusieurs portées en même temps dans un seul bac .) Les femelles font des bébés jusqu’à épuisement et puis on les remplace. Ce qui amène un fort taux de consanguinité avec les aléas qui vont avec : tares en tout genre, espérance de vie plus courte, fragilités diverses, troubles du comportement ... Si le sort des femelles est regrettable, celui des mâles, des jeunes non viables, des trop vieux et des malades, bref, tout ce qui n'est pas susceptible de ramener de l'argent, est tout aussi triste, puisque la plupart finissent en aliments congelés pour reptiles. Si vous faites le choix de l'achat en animalerie, il vous faut avoir conscience de participer au commerce de ces fermes d'élevage. 
Ensuite, on peut également parler des conditions de détention dans la dîte animalerie et de l'incompétence totale des vendeurs. 
Souvent les cages sont surpeuplées, tout comme les aquariums, ce qui favorise la propagation des maladies. On notera aussi le plus souvent des litières inadaptées pour les rongeurs ( les copeaux de bois sont nocifs pour eux), peu stimulante d'un point de vue des jeux, et une alimentation peu variée. Par ailleurs, mâles et femelles sont mélangés, ce qui entraîne des gestations précoces et le risque de se retrouver avec une portée "surprise" en rentrant à la maison. On aura connu vraiment mieux comme début dans la vie ! 
Enfin, je ne peux que vous encourager de vous renseigner sur des sites spécialisés et des forums d'éleveurs et de passionnés ( ils en existent pour toutes les espèces, même les souris et les hamsters), sur les modalités d’accueil de votre nouveau compagnon, car les vendeurs d'animalerie sont souvent de bien mauvais conseil. Il n’est pas rare qu’un vendeur recommande des copeaux de bois comme litière (ce qui entraîne moult problèmes respiratoires), vous donne un mâle à la place d’une femelle, vous dit que deux mâles peuvent cohabiter, qu'un lapin peut vivre avec un cobaye ou vous propose une cage trop petite... Car petit animal n'est pas synonyme de petit espace. Ainsi, un hamster à besoin d'une cage mesurant minium 4000 cm2 au sol (ce qui fait quand même 80*40) et un poisson rouge a besoin de 50 litres minimum ( par poisson), même si les aquariophiles vous diront plutôt 100. On est bien loin du 15 litres orange fluo qui fait fureur dans la chambre de votre ado ! 
Vous comprenez sans doute mes réticences face à l'achat en animalerie. Adopter un animal, si petit soit-il, n’est jamais un choix que l’on doit faire par hasard. Accueillir  un animal est un engagement que vous prenez vis-à-vis de lui et de vous-même. Il vous incombe donc de connaitre toutes les facettes de ce projet. Je ne peux que vous encourager à vous orienter vers les éleveurs amateurs (vous trouverez des tas de contacts sur les forums spécialisés) ou même en association. Il existe de plus en plus de refuges spécialisés en Nacs qui pourront vous guider dans cette démarche.

Bien que mon article n'évoque que le cas des Nacs, il en va de même pour les chiens et les chats.

Je vous invite à lire ce témoignage d'Angélique, qui a craqué pour son petit Hélium en animalerie et qui regrette aujourd'hui d'avoir financé ce commerce. 
Encore une fois, je ne suis pas là pour dénoncer les personnes qui adoptent en animalerie, beaucoup sont passés par là  (moi même, j'ai commis cette erreur plus jeune) , mais au moins à partir de ce jour vous saurez ce que ce choix implique, à quelle industrie vous participez et où vous situez par rapport à tout ça, en âme et conscience. 
Et vous ? Que pensez- vous des animaleries ? Y avez- vous déjà adopter un animal ? Fusse une bonne ou une mauvaise expérience ? Connaissiez-vous la face cachée de ce business ? Ce billet vous a t'il apporté un éclairage neuf sur la question ?  Vous influencera t'il dans vos prochaines démarches d'adoption ? Dîtes moi tout ! 
















mardi 31 janvier 2017

Un jour ... on se soignera tous grâce à l'aromathérapie.



Bookends and Daisies Photography 

La revue Prescrire a récemment  dévoilé sa liste de près d'une centaine de médicaments "plus dangereux qu'utiles" à éviter en raison des risques qu'ils font courir aux patients. Ils citent, par exemple,le Voltarène, mise en cause pour des effets cardio vasculaires graves ( infarctus du myocarde, insuffisances cardiaques) et qui est pourtant encore largement prescrit par les médecins.

Cet article m'a encore une fois convaincue qu'il était grand temps que les gens changent leur manière de se soigner et de réduire l'option "médicaments", dont les limites sont encore une fois démontrées. 

Pour ma part, après l'échec cuisant de la médecine générale à soulager mes douleurs et mes petits maux (qu'elles soient aussi anodine qu'un rhume ou plus grave, comme une infection urinaire récalcitrante), j'ai décidé de faire confiance au pouvoir thérapeutique de la nature et d'entrer dans un mouvement de décroissance médicamenteuse, ne m'en remettant aux traitements conventionnels qu'en ultime recours. 

Pour ce faire, j'ai choisis deux options : la phytothérapie et l'aromathérapie. J'utilise la première pour les problèmes de fond, notamment ceux liés à ma fibromyalgie, et la seconde pour des actions plus ciblées, contrant ainsi la majeur partie des petits bobos quotidiens. Pourquoi ?  Parce que la médecine par les plantes est la plus ancienne du monde et que les hommes n'ont eu longtemps que cela pour soigner leurs blessures et guérir de leurs maladies. Et si cette façon de faire perdure depuis plus de 5000 ans, c'est qu'elle est certainement très efficace,

Aujourd'hui, je vais vous parler plus spécifiquement de l'aromathérapie, car c'est mon principal outil-ressource. On peut s'en servir pour à peu près tout. Contre les affections (toux, maux de tête, sinusite, asthme,allergies problèmes digestifs, insomnie, fatigue, blessures sportives, problèmes dermato, problèmes gynéco), mais aussi pour son son action la plus remarquable qui est sa propriété antiseptique et anti fongique (contre les bactéries, les virus, les champignons et les parasites). 

On s'en sert également pour l'hygiène des espaces intérieurs (prévention et traitement des maladies infectieuses), en soins esthétiques (ce qui n'est pas de mon ressort) et pour la détente (oui aux massages coquins avec de l'huile essentiel de gingembre et d'ylang-ylang ! ). On lui prête aussi une action bienfaisante sur le plan psychologique, pour contrer l’anxiété, réguler le stress, apaiser les troubles de l'humeur, booster en cas de déprime, voir  réduire les symptômes de la démence ..

Ce qui est non négligeable aussi, c'est quelle est utilisable à n'importe quelle période de la vie, du tout jeune bébé jusqu'aux seniors, en passant par la femme enceinte, la femme ménopausée, les sportifs .. Bref, on a tous d'excellentes raisons d’utiliser les huiles essentielles !   

Tout comme on trouve du coton et un thermomètre dans n'importe quelle armoire à pharmacie, certaines huiles essentielles peuvent être utilisées par tous pour leur polyvalence et leur faible toxicité. On peut même soigner Médor et Minou, si, si ! Avec quelques flacons bien choisis, on peut facilement faire face à la majeur partie des maux quotidiens car les HE ( huiles essentielles ) agissent au maximum en quelques heures et nous évitent de courir à la pharmacie entre le retour du boulot et la mise à cuire du rôti dans le four. Disposer de 4 ou 5 basiques permet d'achever sereinement un week end malgré une douleur dentaire impromptue ( vécu par mon homme lors d'un séjour en Turquie, c'était vraiment pas la joie ! ) ou une petite gastro, sans se retrouver aux urgences .. 

Ce qu'il faut également comprendre, avant de poursuivre sur ce chemin là, c'est que l'utilisation de l'aromathérapie s'accompagne généralement d'une remise en cause de son mode de vie.

On s'inscrit dans une autre démarche de santé quand on passe aux médecines naturelles, on devient responsable de son patrimoine esprit-corps, on revient à un mode de vie plus sain qui passe aussi par une nouvelle vision de l'alimentation, du sport, du bien être, de la relaxation ... On revoit aussi ses principes de consommation, sa manière de voir les choses, c'est souvent le premier pas vers un changement de fond qui peut se faire plus ou moins brutalement selon les personnes ( pour moi, ça a été très bénéfique et j'aime à poursuivre dans cette voix là mais pour mon homme ou pour mes proches, c'est plus compliqué à appréhender) . 

Pour répondre à toutes vos questions sur ce qu'est une huile essentielle, quel est le principe actif, en quoi consiste exactement l'aromathérapie, quelle est la différence avec la phytothérapie, etc, je vous conseille l'excellent " Ma bible des huiles essentielles " de Danièle Festy. C'est un ouvrage de référence et il est de mon avis que tout le monde devrait en avoir un exemplaire dans sa bibliothèque. Les français arrêteraient sûrement d'être le pays le plus consommateur de médicaments en tout genre et ça ferrait un bien fou au trou de la Sécu !

Ceci étant, avant de franchir le cap de l'aromathérapie, quelques petites précautions d'usages s'imposent. Ce sont des remèdes puissants, qui ne doivent jamais être prises à la légère. Chaque HE a des indications, des modes d'administration et des dosages à respecter impérativement. C'est la garantie d'une vraie efficacité, sans effet indésirable. Il est impératif de se conformer au mode d'administration indiqué : voie orale, application cutanée, diffusion, massage, bain, etc. 

Enfin, même si c'est une médication plutôt familiale, il faut savoir que certaines huiles essentielles sont interdites pendant la grossesse et l' allaitement , ou en dessous d'un certain âge (chez l'enfant), ou déconseillées chez les personnes à fragilité hépatique ou rénale.

Pour finir, ne remplacez jamais une huile par une autre : l'eucalyptus radié n'a pas les mêmes propriétés que l'eucalyptus citronné, et le ravensare est différent du ravintsara ! 

Ps : pour ceux qui voudrait connaitre la liste des 91 médicaments proscrits par la revue, c'est par ici.

Et vous ? Etes- vous plutôt médecine conventionnelle ou naturelle ? Connaissez-vous l’aromathérapie ? Comment l'avez-vous découvert ? Dans quelle cadre l'utilisez-vous ? Quelles autres méthodes utilisez-vous pour vous soigner au quotidien ? Que pensez-vous de la toxicité présumée des médicaments chimiques ? Du poids de l'industrie pharmaceutique dans notre vie ? Dîtes moi tout ! 

jeudi 26 janvier 2017

Un jour ... je ne serais plus une malade "imaginaire".



Bookends and Daisies Photography

Cela faisait longtemps que je ne vous ai pas parler de ma maladie par ici. Les deux dernier billets la concernant datent de l'an dernier ( ici et ici ).

En ce moment, c'est pas ça. Janvier n'a jamais été terrible d'un point de vue forme. A force on s'habitue à tout. Ou presque. Hier, j'ai eu un coup de stress. Si tout se passe bien, je dois rentrer bientôt en formation. C'est génial, ça me booste, ça m'allège de savoir que les soucis d'argent seront bientôt derrière nous, bref, incontestablement, c'est une bonne nouvelle.

Sauf que .. sauf que, hier, je ne tenais pas assise ou une position quelconque plus de vingt minutes. Sauf que hier, j'étais épuisée au point de fondre en larmes dans mes Wc. Sauf que hier, je ne suis même pas sortie faire les courses alors que le frigo crie famine ... et il va falloir que je case "ça" dans une semaine de cours de 35 heures, assise du matin au soir ?

"Ça", c'est ma fibromyalgie.

Maladie chronique, invalidante et surtout invisible. Une chimère, un mal imaginaire. Une de ces affections qui se manifestent par des symptômes bien réels mais que la médecine n’arrive à rattacher ni à une lésion, ni à une maladie au sens classique. Un énigme; Comme la blessure se fait discrète, la souffrance n'est pas authentique. Comme elle ne laisse pas de trace sur la peau et ne produit rien de décelable, elle ne doit pas être si pénible que ça ...Et dans ce monde, qui ne croit que ce qu'il voit ...

Le dernier nom qu'on lui donne, c'est celui de symptôme somatique. Symptôme pour ce qui est de la plainte et somatique pour tout ce qui relève du corps. Symptôme somatique désigne donc tout ce qui à la particularité de perturber le fonctionnement du corps, de créer une gène, une douleur, une anomalie sans qu'il y ai pourtant de cause organique.

Pourtant, souffrir de fibromyalgie, c’est quelque chose de très dur : je ne sais pas dans quel état je me réveillerai le matin, si je pourrai bouger, si je pourrai rire, profiter de ma journée ou si j’aurai seulement envie de pleurer et devoir tout annuler en expliquant que "je suis désolé mais aujourd'hui, je ne peux pas". Elle me pourrie la vie. Sans exagération. La douleur m'oblige à interrompre mes activités pour me reposer. Je limite mes sorties et mes contacts avec le monde extérieur pour m'épargner. Son carcan de lombalgies m'enserre. M’étouffe. Parfois, j'ai l'impression que ma vie se rétrécit dramatiquement. Quand mes crises perdurent et que je ne sais plus comment vivre ...

Parfois, j'aimerais avoir une pancarte. Un écriteau en majuscules, avec des néons autours, bien grand, bien voyant, qui explique ce qui m' arrive, pour que les autres me comprennent. Pour arrêter de croiser leurs regards méfiant et leurs visages sceptiques. Pour ne plus subir leur désapprobation muette quand je sors ma carte prioritaire. Pour ne pas devoir expliquer, encore et toujours, devoir justifier, encore et toujours.  Ce n'est pas parce que vous ne la voyez pas, qu'elle n'est pas là ou qu'elle n'existe pas. Et ce n'est pas parce que je vais passer ma vie à vous la décrire que vous parviendrez à mieux l'appréhender ... De toute façon, vous n'arrivez pas à sortir du confortable schéma de causalité que chacun de nous fait implicitement entre un symptôme et une lésion, et vous n'êtes pas capables d'admettre l'existence, ou même l'idée, d'un symptôme sans lésion.

D'ailleurs, les nouvelles avancées en terme de neuroscience tendent à montrer que tout ceci résulte d'un fonctionnement déviant de mon cerveau. Des zones de celui ci reçoivent le message d'une fausse douleur. On a récemment prouvé, grâce à divers enregistrements de l'activité électrique cérébrale, que dans mon cas, il existe une réactivité anormalement forte du cerveau. Les régions impliquées dans la gestion de la douleur sont réduites en taille. En gros, la structure et la morphologie de notre cerveau sont modifiées. Ce qui provoque des douleurs sans cause externe.

Pour certains, et j'ai moi même tendance à le croire, puisque les crises s'aggravent en période de stress, je me sers de ma maladie comme d'une excuse pour ne pas remplir mes obligations. Or, je ne demande que ça, moi, de pouvoir vivre normalement. Ma fatigue n'est pas due à la paresse. Ma douleur n’est pas une excuse pour ne pas aller bosser ou me délester des tâches ménagères. quand je souffre, j'ai mal, je ne mens pas, je ne triche pas, et je vous rassure, je ne suis pas cinglée.

Ce n'est pas non plus un argument que je mets en avant pour recevoir un traitement de faveur, la preuve, je n'ai précisé sur aucune de mes candidatures que j'étais travailleuse handicapée. Je ne veux pas qu'on me prenne en pitié,ou qu'on me sermonne, je veux juste un peu de considération et de respect pour les jours où je suis moins "opérationnelle".

Parfois, j'en viens à avoir des scrupules de raconter ce que je vis. De dire, "encore", que j'ai mal, que je suis raide, que je ne tiens pas debout, que j'ai moins d'énergie qu'une huître sous prozac et que je suis restée allongée la moitié de la journée parce que je n'avais pas le "courage" de me lever et d’affronter le rythme effréné de la société ...

Je suis lasse de devoir sans cesse rendre visible l'invisible, même aux yeux de mon entourage proche, histoire de leur rappeler que non, malheureusement, la maladie ne s'est pas évaporée.

J'aimerais simplement que les gens m'acceptent, comme je suis, avec toutes les particularités qu'induisent la maladie. Qu'ils comprennent qu'il y a des jours où je peux tout faire et d'autres où je ne peux rien faire. Qu'ils n'oublient pas que je suis toujours la même, au fond, même quand la douleur me fait prisonnier. Qu'ils ne m'obligent pas à lutter pour prouver que j'existe, que j'ai des droits, que je ne fabule pas, que je n'invente rien .. Qu'ils sachent que je n'ai pas besoin de leur compassion, ni de favoritisme, mais juste un peu de soutient, d'empathie, de respect et de considération ...

Bref, qu'ils conçoivent enfin, que la douleur, c'est comme l'essentiel, invisible pour les yeux.

Et vous ? Connaissez-vous des personnes atteintes de maladies chroniques et invisibles ? Etes-vous vous même touché par l'un de ces maux ? Comment le vivez-vous au quotidien ? Comment réagissez - vous face à une personne atteinte d'une telle pathologie : suspicion, compassion, incrédulité ? Si vous faites partie de l'entourage, comment cela influe t'il votre quotidien ? Si vous êtes atteints, quelles stratégies avez- vous mises en place pour retrouver un peu de normalité dans votre vie ? Dites moi tout !




lundi 16 janvier 2017

Un jour ... j'ai décidé de changer ma vision du travail.


Magdalena @wroblove.
Grace upon Grace Photography


Depuis que j'ai quitté le milieu de l'animation et, plus largement, celui de la petite enfance, une question n'a jamais cessée de me torturer.

La fameuse question du " pour quoi suis-je faite ? " ( je n'oublie pas ses dérivés " Quel métier me correspond ?", "Dans quelle carrière de fou fou je vais m'épanouir ? " et surtout " B*rdel de m*rde, où serais-je à ma place dans le monde professionnel ?").

Je travail depuis longtemps sur cette question. J'ai fais des bilans, des moocs spécifiques au domaine professionnel, des tests de personnalités, j'ai rencontré des tas de gens via des enquêtes métiers, je suis allé à des réunions, des forums, des ateliers, j'ai lu des pages et des pages de documentation ... et je n'ai abouti à rien de concret. En tout cas pas sur la question de l'orientation professionnelle. Et c'est pas faute d'avoir essayé. Par contre, j'en ai appris des tonnes sur moi même, sur mes aspirations, mes valeurs, tout ça, tout ça ... et ça, c'est quand même top.

Devant cet échec assourdissant, je me suis fatalement demandé si le problème venait de moi ou de l'idée que je me faisais du travail en général, tout en continuant de me coller une pression de dingue pour trouver MA vocation. Celle avec un grand V. Ce métier parfait qui correspond en tout points à tous les aspects de ma vie, qui met en avant mes qualités, annule mes défauts, qui vend du rêve et qui en plus de ça me rend heureuse tout en me faisant me sentir utile dans cette société de barjots. Ce job dont je parle un peu ici.

J'ai repensé à ce que je vous disais dans ce billet. Q'avant les choses étaient plus simples parce que je savais ce que je voulais dans la vie, dans quel ordre, et comment je comptais y arriver. Puis je me suis rendue compte que je ne suis plus celle que j'étais quand j'avais quinze ans. J'ai changé. Je n'ai plus les mêmes centres d'intérêts, mes valeurs ce sont affinées, j'ai choisis mes combats, j'ai rencontré des galères mais j'ai aussi fais la lumière sur certaines de mes parts d'ombre, j'ai appris de nouvelles choses, je me suis ouvert l'esprit (notamment grâce au bouddhisme)  ... et, en toute logique, ce que voulait la Di de quinze ans ne peut plus correspondre aux souhaits de la Di de bientôt trente ans.

Et, malheureusement (ou heureusement ?) , cela concerne aussi le domaine professionnel. Alors si j'ai réussi à changer mon point de vue sur certains domaines de ma vie (et certains aussi capitaux que la médication !), pourquoi continuais-je de me mettre martèle en tête avec cette foutue question ?

C'est quand j'ai découvert l'existence des " multipotentiels " et la vidéo d'Emilie Wapnick que j'ai commencé à changer de point de vue sur la question. Alors, c'est vrai, ce n'est pas être anormal que d'aimer beaucoup de choses en même temps, d'avoir des hobbies variés et changeants, des envies ou des projets qui changent ou évoluent aussi vite que d'autres font atchoum ? Tu es sûre, ce n'est pas une tare d'être incapables de choisir une voie pro parce que plusieurs m'intéressent et me motivent de manière égale ? Ô joie ! Mais tout devient limpide d'un seul coup ...  Comment pourrais-je me cantonner dans un seul univers alors que je fais partie de ces gens qui ont des dizaines  de centre d’intérêts dans divers domaines ?

On aurait pû s'arrêter là. Di qui découvre qu'elle ne rentrera jamais dans le moule et qui, forte de cette idée, continue plus sereinement son petit bonhomme de chemin. Mais tout aurait été bien trop simple ainsi. Parce que la question qui à suivi cette révélation fut "mais si je n'ai aucune vocation, comment je vais faire pour être heureuse dans mon job ? ".

Je ne vous dis pas le malaise qui à suivi. Il me donne encore des insomnies, la nuit. Avec cette peur horrible que j'ai de ne jamais trouver ma place. Puis, à force d'y penser, de lire, d'écouter, d'observer, je me suis demandé si la bonne question à se poser ne serait pas " Qu'est ce que j'ai vraiment envie d'apprendre maintenant ? Quel sujet j'ai envie d'aller explorer ? A quelle entreprise ai-je envie de participer ?". Parce que finalement, le truc qui me défini le plus dans tout ça, c'est ma soif de savoirs.

Peut-être que je ne trouverais jamais ma Vocation. Non pas parce que je ne sais pas ce qui me plait, mais tout simplement parce qu'il y a trop de choses à découvrir pour que je me contente d'une carrière linéaire. J'aurais eu plusieurs vie en une seule, et puis ? Peut-être que je suis destinée à avoir plusieurs carrières ? Voir même à mener plusieurs activités en parallèle ?

C'est sur cette question que je travaille actuellement, en essayant de ne pas me mettre de pression, et en gardant à l'esprit que ce qui s'applique à la majeur partie des gens ne s'appliquera jamais à moi. ce qui signifie qu'il est donc totalement inutile et contre productif que je cherche à suivre des schémas qui ne me rendront jamais heureuse.

Parce que, comme le dit Laure, "Tu peux décider d’aimer l’endroit où tu te trouves, tout en agissant pour améliorer ta situation. tu peux reconnaître que tu te sens mal, et demander de l’aide pour te retrouver.tu peux être victime d’une injustice, et en faire le point de départ d’une histoire.tu peux agir, sans attendre de retours sur investissement.tu peux changer ton environnement pour mieux te retrouver.tu peux décider de faire ce que tu aimes et t’appliquer à aimer ce que tu fais.Tu peux changer le monde, en changeant une seule personne : toi."

Et vous ? Que faîtes-vous dans la vie ? Comment avez-vous trouvé votre voix professionnelle ? Cela à t'il était facile ou, au contraire, terriblement compliqué ? Avez vous eu une ou plusieurs vies pro ? Comment êtes vous passez de l'une à l'autre ? Qu'est-ce qui vous à motivé à changer de métier ? Si vous êtes de ceux qui ne savent pas ce qu'ils veulent faire, comment le vivez vous ? Que mettez vous en oeuvre pour vous en sortir ? Dîtes moi tout !



















jeudi 5 janvier 2017

Un jour ... j'ai décidé de ne rendre de comptes qu'à moi-même.



Matt and Tish
Grace Upon Grace Photography 



J'ai toujours été très portée sur l'auto critique, l'auto flagellation, la culpabilité et toutes ces petites manies qui contraignent mon esprit à une analyse perpétuelle et un jugement constant, lui demandant des explications sur le pourquoi du comment, tout en l'achevant sentencieusement à la fin, parce que, bien évidemment, ce n'était pas ce que j'aurais du faire.

En plus d' être un véritable petit bourreau in petto, je suis aussi très forte quand il s'agit de donner aux autres la responsabilité de me jauger et de m'évaluer, sur des échelles de valeurs tout aussi aléatoires et ridicules les unes que les autres. Cela passe de ma nouvelle couleur de cheveux, à la manière de m'alimenter, de m'habiller, voir même sur la hauteur de talons de mes nouvelles chaussures. En clair, tout mes choix, ou non choix, de vie y passent.

J'ai déjà évoqué à plusieurs reprises cette foutue habitude que j'ai de toujours chercher ailleurs des explications et des réponses que moi seule peut donner. L'explication qui me semble la plus réaliste concernant ce toc étant que je ne sais pas ce dont j'ai réellement envie et besoin.

Seulement, j'en ai assez. Parce qu'au fond, je connais les raisons de chacun de mes actes, de mes décisions, de mes joies et de mes peines. Je sais très bien pourquoi je réagis comme ceci ou comme cela, pourquoi je suis incapable de faire telle ou telle chose.

Je sais bien qu'on échappe jamais au jugement ou à la désapprobation, chacun situant l'autre sur sa propre échelle de valeurs. Moi même je trouve le comportement de certaines personnes tout à fait incohérent, ou inadapté, avec le fameux " moi, je n'aurais pas fais comme ça". Mais au final, qui cela engage t'il en dehors de moi-même ? Suis-je à ce point supérieure aux autres pour savoir de quelle manière l'un ou l'autre doit mener sa barque ? Bien sûr que non. Nos actes sont toujours dictés par les mêmes raisons: un sentiment, un désir, un souvenir ou une volonté d’éviter un échec, une critique ou une souffrance...Qui suis-je donc pour savoir quelle est la meilleure façon de réagir face à telle ou telle situation ? Personne. Or si moi je ne suis personne pour les autres ... pourquoi est-ce que je continuerais de permettre aux dit autres de se comporter ainsi avec moi ?

C'est pourquoi j'ai décidé que mon principal objectif de l'année 2017 en matière de développement personnel sera d'apprendre à ne plus rendre de compte à personne, hormis à moi même, et à me sortir de l'enfer que représente l'approbation sociale.

J'ai enfin compris, au bout de 26 longues années, que les seules attentes que je me dois de satisfaire sont celles qui me concernent directement et personnellement, pas celles que les autres nous imposent. Exit les objectifs qui ne sont pas réellement les miens (comme de rentrer dans un 38), exit les activités qui ne me passionnent pas (comme suer sang et eau dans une salle de sport) , exit aussi le style de vie qui ne me correspond plus ...

A partir de maintenant, je serais la seule à donner le dernier mot, en mon âme et conscience, en accord avec mes valeurs et avec moi même. Je serais également la seule à décider de ce que nous je veux faire du temps dont je dispose et des chemins que je veux empreinter. Et tant pis si je dois pour cela froisser quelques susceptibilités. Bien sûr, mes proches continueront de me donner leur opinion, de me soutenir, de me conseiller, et bien sûr, je continuerais de les écouter, parce qu'ils apportent parfois l'éclaircissement nécessaire à certaines situations mais ils ne seront plus le carburant principal qui me propulse dans une direction concrète. Non. Dorénavant, ce sont mes rêves et mes envies qui serviront de catalyseur à mes actions et de supports à mes buts. Tant mieux si l'opinion générale s'accorde à ma manière de penser et sinon ... Tants pis ! Parce qu'au final, si je ne suis pas là pour satisfaire les attentes des autres, alors ils ne sont pas venus au monde pour satisfaire les miennes !

Et vous ? Comment situez vous vos attentes par rapport à celles de vos proches ? En premier, au même niveau, en dessous ? Pensez vous qu'il est égoïste de faire passer nos propres envies et propres buts avant ceux des autres ? Quels sont les "normes " que les autres vous imposent et qui vous pèsent ? L'approbation sociale est-elle importante pour vous ? Dîtes moi tout !