mardi 29 novembre 2016

Un jour ... je ne ferrais plus dans la figuration.



Bookends and Daisies Photography 




Un pied dedans, un pied dehors.

Lorsqu'il s'agit de ma vie, j’excelle dans la figuration.

Je bouillonne d'envies et de projets mais, prisonnière de mes inhibitions , je n'arrives pas à les réaliser. Au moment de m'engager et de me rapprocher concrètement des mes désirs, je bloque, je bug et je passe mon temps à solliciter l'avis des autres, pour différer la prise de décision. J'espère toujours que l'opinion des autres m'aidera à prendre la "bonne direction " mais finalement, loin de m'aider à trancher, la diversité des points de vue et des conseils me paralyse encore plus et en rajoute une couche à mes contradictions intérieures.

Résultat ? Je retarde encore et toujours le moment d'agir, même quand je suis persuadée du bien fondé de mes idées. On verra plus tard, c'est pas le bon moment, on va faire ça d'abord...C'est toujours plus facile de rester dans le domaine de la projection rêveuse, forcément couronnée de réussite et scénarisée à ma guise que de me jeter à l'eau ... et de boire la tasse.

Je sais très bien d'où vient cette incapacité à prendre des risques, mais en attendant, je fais du surplace. J'aimerais tellement que l'on me rassure et que l'on m'assure que l'issue de mes projets seront à la hauteur de mes ambitions. Ne pas savoir ce qui m'attend me freine complètement. Après tout, je sais ce que je laisse derrière moi, mais pas ce que je trouverais si je parvenais à prendre une décision. Alors bien sûr, en restant loin de mes désirs, je me préserve de l'échec et de la déception mais je me pénalise aussi grandement en me privant de ce qui pourrait rendre ma vie tellement plus vivante, tellement plus pleine, tellement plus personnelle ...

J'aimerais pouvoir lâcher cette illusion du monde idéal, de la vie idéale, où tout se passerait sans un pet de travers, sans douleur, sans culpabilité et où je serais une personne toujours exemplaire. Ce que je ne suis manifestement pas, de tout façon.

Avec le temps, les opportunités manquées, les "non-concrétisations", le doute, la frustration,ont totalement zappé l'estime et la confiance que j'avais pour moi-même ( moi qui n'en avait déjà pas beaucoup à la base ). Je n'ose plus me prononcer sur une quelconque envie, sur un quelconque désir, de peur de devoir payer très cher mes nouveaux choix de vie. Pour couronner le tout, les rares fois où je me lance, en dépit de mes craintes, mes projets ont tendances à s'écrouler tout seul. Pas de quoi donner envie de recommencer ... Je ne pense pas être trop gourmande, pourtant. Je ne vise pas l'état de bonheur stable et définitif. J'aimerais juste repérer ce qui donne du sens et du plaisir à mon existence pour pouvoir le réaliser. Pour enfin changer de scénario. Et devenir une véritable actrice.

Evidemment, je sais bien qu'il est illusoire de vouloir vivre sans faire de vague. De vouloir changer sans pour autant faire tanguer l'ordre établi. Un changement qui ne se voit pas, c'est qu'il n'a pas eu lieu. J'aimerais être enfin en accord avec moi même et avec mes choix de vie. Faire la paix avec mes envies. Cette ambition n'est malheureusement pas compatible avec les casseroles qui sont les miennes , à savoir : la volonté du " tout contrôlé " ( alors qu'en réalité, je contrôle rien du tout, mais je me soigne), le désir de plaire à tout prix et la peur permanente de décevoir. J'aimerais savoir composer avec mes fragilités, oublier toute tentative de comparaison, dépasser la culpabilité et cesser de remettre mes désirs au lendemain. Pas de bol, la conscience des choses ne crée pas le changement à elle seule.

Et vous ? Vous sentez-vous acteur (ice) de votre vie ? Arrivez-vous à suivre vos aspirations profondes ? A affirmer vos choix de vie envers votre entourage et/ ou la société ? Comment faîtes vous, concrètement, au quotidien ? Dîtes moi tout !


mardi 22 novembre 2016

Un jour ... je marquerais les esprits.


Les meilleurs tons de cheveux pourpre:
Pinterest Photography 
Parfois, quand je fais les courses, je tombe sur des bombes.

Des grandes, des petites, des fines, des rondes, des brunes, des rousses, des blondes, des myopes, des taches de rousseurs, des baguettes, des bouclettes, du satin et du lin ...

Cette beauté changeante, variable, subjective qui me cloue sur place et me laisse des étoiles dans les yeux et la bouche légèrement entrouverte, un air niais et une pointe de jalousie.

Parce qu'en dehors de cette petite musique de fond qui ne cesse de nous dicter ce qu'il faut être pour exister, la standardisation de la beauté ne m'a jamais fais vibrer ou mis des papillons dans le ventre pour m'entendre ensuite dire " Tu as vu ? Elle est trop belle !".

La singularité. Le détail qui tue. Ou alors l'harmonie de l'ensemble.

Je ne sais jamais vraiment ce qui provoque cette ébahissement si ce n'est une signature stylistique très affirmée (voire poussée à l’extrême). Comme cette fille toute menue à la peau diaphane remplie de tatouages, aux cheveux bouclés noir violine et aux grand yeux verts. Une personnalité digne à sortir des mangas.

Et moi, je me sens tellement banale. J'ai l'impression qu'il me manquera toujours ce petit grain de folie qui rend les femmes vraiment belles. Je me sens lisse, fade, transparente malgré tout mes efforts pour me sentir femme, le make up, le changement de garde robe, le changement de coupe et de couleur. Sans rien qui fasse dire aux autres : " whaou ".

Se sentir fade, sans relief, ordinaire en somme, sera t'il le nouveau mal ? Dans cette société où l'injonction n'est plus à l'uniformisation (ou un peu moins) mais à la différenciation. Parce que c'est vrai quoi, il faut bien se "distinguer " , "sortir du lot " pour obtenir un minimum d'attention dans son travail, dans sa famille, dans la communauté qu'on s'est créée ou même à mac donald où l'on te prie de venir "comme tu es " ..

J'envie celles (et ceux) qui savent se donner de la " personnalité ", du relief, du piquant, qui sortent -véritablement- du lot car je souffre du syndrome du passe muraille depuis tellement longtemps que je ne sais même pas ce que c'est d'être sur le devant de l'estrade et non pas dans la figuration.

Ah, les temps bénis des spectacles scolaires où je jouais un arbre dans le fond pendant que les autres dansaient la macarena déguisés en massaï sous les yeux ébahis de leurs parents.

Etre remarquable. Visible. Distincte aux yeux des autres. Frapper les esprits. Sans jamais tomber dans la vulgarité et le mauvais goût. Sans jamais se déguiser et jouer un personnage. Etre originale mais vraie. Laisser une impression sur les autres, être unique, compter un petit peu. Tout ceci est tellement imbriqué en moi.

Mais cela doit être une affaire entre moi et moi.

Ne pas être capable de choisir de montrer ce à quoi je tiens le plus en moi. Peut être parce que je ne tiens à rien justement. Avoir un autre corps, une autre peau, une autre tête, ne serais pas insurmontable pour moi.

Ne pas être capable de révéler ce que je perçois de mon identité par peur de choquer ou de décevoir. Comme ses deux rêves de tatouages qui èrent dans mon esprit depuis cinq ans sans jamais rien n'y changer.

Ne pas savoir se passer de la validation extérieure et de l'opinion des autres (l'avis de ma mère, de ma sœur, de mon homme, de ma psy, de mon médecin..), et de cesser d'obéir aux codes du moment. En un an, j'ai changé deux fois de garde robe.Je suis en passe de refaire l'opération pour la troisième fois, car je n'aime plus ce que j'ai acheté.  Sans jamais me trouver. En un an, j'ai changé deux fois de coupe de cheveux et au moins autant de fois de couleur de cheveux. Sans jamais me trouver. J'ai essayé avec maquillage, sans maquillage, avec bijoux ou sans bijoux. Sans jamais trouver "mon truc". Ce fameux truc que même les pubs pour gel douche te font miroiter.

Je suis encore loin de l'équilibre singularité / envie d'appartenance à un groupe.

Je ne sais pas qui je suis.

Et vous ? Comment avez-vous trouvez votre style ? Qu'est-ce qui vous démarque des autres ? Ou, à contrario, qu'est-ce qui provoque les " whoua" chez vous ? Le sens de la mode est elle un talent inné ou plutôt un apprentissage de longue haleine ? Dîtes moi tout.


lundi 14 novembre 2016

Un jour ... j'ai organisé une soirée ' Cheese and Wine ".



Coralie Photographie

Tout est partie d'une photo pinterest représentant un bar à fromage. Etant une grande amatrice, j'avais trouvé l'idée géniale et m'étais promis de la garder sous le coude pour notre mariage. Puis, il y a eu l'article sur les joies de l'automne et le fait de faire un bon repas de fromage avec du vin. L'idée faisant son chemin, je me suis dis " mais pourquoi ne pas faire une soirée Cheese and Wine ". Troquer un dîner classique contre un menu 100%fromages, je ne pouvais qu’adhérer, surtout que j'ai des fins gourmets dans mon entourage, qui savent apprécier les ateliers dégustations.

C'est vraiment un concept très sympa, peu onéreux (sauf si comme moi, dingue de déco, vous suivez les shootings d'inspiration pour les recréer dans votre salle à manger ...). Si l'idée vous tente, je vous donne quelques conseils pour réussir cette petite soirée en famille ou entre amis.

Le plateau de fromages.

C'est évidemment la pièce maîtresse de votre repas. Je vous conseille de choisir entre cinq et sept fromages différents, ce qui est déjà conséquent puisqu'il y a plein de petits accompagnements. Personnellement, notre buffet était composé d'une bûche de chèvre, d'un munster, d'un brie de meaux, d'un comté, d'un roquefort et d'un brillat savarin. Un plateau très classique en somme. Ceci étant, un plateau de fromages digne de ce nom est toujours composé de la sorte : comté (ou autre fromage à pâte dure) , un chèvre ( à vous de varier les plaisirs, bûche, crottin, cendré ...), un fromage corsé ( munster, maroilles ou équivalent) , un roquefort ou une autre pâte persillée, un camembert ou un brie, et pour le petit plus, un fromage étranger ou peu connu. Vous pouvez aussi décider de ne servir que des fromages de votre région. Certains fromagers, comme ceux de la Cloche à Fromages, proposent même des sélections en fonction des saisons. Tout est permis ! C'est à définir selon vos goûts et ceux de vos convives. Tout simplement, n'oubliez pas de commencer par les fromages les plus légers, pour finir par ceux aux arômes plus marqués.

Les accompagnements. 

Pour déguster nos fromages, j'avais installé une petite ribambelle d'accompagnements et noté sur un petit chevalet "qui va avec quoi". Ainsi nous avions des fruits secs ( noix, amandes, noisettes pignons, raisins secs), des fruits frais (pomme, poire, raisin) , du miel, deux sortes de confitures ( quetches et coing), des pruneaux et une énorme salade de mâche. Vous trouverez sur le net de nombreux sites proposant de superbes associations (comme ce fut le cas des pruneaux avec le roquefort, je n'y aurais jamais songé !). A décliner pour l'apéritif également ! 

Le pain.

Tout comme le vin, l'accord fromage/pain ne se fait pas au hasard, contrairement à ce que l'on pourrait penser. En effet, plus le fromage est délicat, plus le pain doit être neutre. Ainsi, la baguette et le pain de campagne seront parfaits avec tous les fromages. Le pain aux noix se marie bien à un avec le conté, toute sortes de tomes, ou encore à un fromage bleu. Et je vous conseille le pain dépices avec le chèvre ou le roquefort. Bien entendu, pour encore plus de plaisir, vous pouvez également choisir des pains aux fruits, qui équilibreront parfaitement des fromages forts en gueule, ou un pain aux olives, qui sera délicieux avec un fromage frais. Comme dirait Tonton Marcel, il y autant de sortes de pains que de sortes de fromages, alors pourquoi se priver ? 

Le vin. 

Pas de soirée Cheese and Wine sans le précieux breuvage. Dans notre cas, nous avions choisis trois sortes de blanc différents ( pour éviter le fameux mélange mortel, rouge/blanc et surtout, surtout parce que,contrairement aux idées reçues, aucun caviste, ni aucun fromager digne de ce nom vous conseillera du rouge avec du fromage, cela leur donne un goût de fer). Nous avions donc opté pour un pinot gris, qui se marie parfaitement aux pâtes pressées, un gewurtz, qui s'accorde parfaitement aux fromages corsés et un bordeaux blanc. N'hésitez pas à demander conseil. 

Les animations. 

Pour que cette soirée soit vraiment une réussite, j'ai organisé un quizz entre le plat et le dessert ( un sorbet léger pour faire passer tout ce pain, ce vin et cette crème haha). Bien sûr, les vingt cinq questions avaient toutes un lien avec le thème de la soirée. J'avais aussi prévu deux petits cadeaux gourmands pour récompenser les participants ( un kit pour faire un camembert au four et un bocal de petits chèvres marinés à l'huile d'olive et aux herbes). Une transition toute en douceur et un bon moment à partager. D'autres animations sont éventuellement possibles, comme une dégustation à l'aveugle  ou un atelier de fabrication de fromage maison. A vous de choisir ! 

Le petit truc en plus .

S'il vous reste des petits bouts de fromage à la fin de votre soirée, pensez à les recycler ! Il y a tellement de recettes sympathiques : des soufflés, tartines chaudes ou froides, tartes ou pourquoi pas des gougères pour l'apéro de votre prochaine soirée entre potes ? 


Et vous ? Etes vous amateurs de vins et de fromages ? Avez vous déjà organisé une soirée de ce type ? Si oui, quel souvenir en gardez vous ? Si non, cette article vous a t'il donné envie de vous lancer ? Quel est votre fromage préféré ? Avec quel accompagnement ? Une petite suggestion de recette à base de fromage ? Dîtes moi tout ! 

mardi 8 novembre 2016

Un jour ... j'ai défendu la mise en place d'un revenu universel.




Personal organizer and pink flowers on desk
Pexels Photography



Le revenu de base, ou encore le revenu universel, fait pas mal de bruit ces derniers temps (ce qui me fait rire, quand on sait que cette idée à au moins trois siècles.)( J'aime quand les politiques ont l'impression de faire une découverte capitale pour l'avenir de notre pays, ils sont tellement enthousiastes. Ok. J'arrête d'être cynique.)

Autant vous le dire tout de suite, j'ai longtemps fais parti de ceux qui critiquent ce dispositif (comme quoi, y a que les cons qui ne changent pas d'avis) et qui ont une vision tronquée de ce que le revenu universel pourrait apporter à notre société. Il faut dire que j'avais les mêmes aprioris, les mêmes craintes que la majeur partie des gens.

Seulement, j'ai pris le temps de me renseigner, d'étudier ce qui a été déjà expérimenter dans d'autres pays, de confronter les points de vue ... et d'en conclure qu'à défaut d'enfoncer encore un peu plus la France dans son marasme, le revenu de base pourrait bien lui donner le petit coup de pouce dont elle à besoin.

Alors, pour commencer, de quoi est-ce qu'on parle ?

Le revenu universel serait une somme d'argent versée à tous les individus de la communauté, quelque soit les revenus ou leur situation professionnelle. Il remplacerait les nombreuses allocations que nous connaissons actuellement. Il serait attribué sans conditions préalables ni contrepartie. Il serait versé à chaque membre d'un foyer, sans prendre en considération les revenus des autres membres le constituant. Il serait permanent ( on pourrait par exemple le toucher depuis l'âge de 16 ans jusqu'à la fin de sa vie). Il serait cumulable avec d'autres revenus.

Voilà pour l'idée de base. Comme j'ai fais partie de ceux qui la voyait comme une douce utopie, je vais commencer par vous faire part des nombreuses critiques qui sont passées dans mon cerveau à son sujet, avant de vous dire pourquoi je pense finalement qu'il faudrait l'instaurer.

"Si on fait ça, plus personne ne voudra travailler". J'avoue que c'est la première objection que j'ai eu.

C'est peut-être vrai. Mais je ne le pense pas. Tout simplement parce qu'une étude, menée au Canada, a démontré que seulement 1% des hommes ont totalement cessé de travailler (contre 3% de femmes). Ce qui est finalement très peu.

Pour être actuellement en recherche d'emploi, de ma voie professionnelle, pleine de projets pas forcément conciliable avec une activité " salariée", je pense que le revenu de base permettra aux travailleurs d’être plus exigeants sur le travail qu’ils exercent. Il s’agirait de donner des marges de manœuvre pour mieux choisir son travail, un travail qui correspond à nos aspirations, à nos valeurs et à nos talents. Je pense tout de suite à toutes ces offres auxquels je postule sans réelle conviction, juste pour une question d'argent ... Avec la sécurité financière qu'il apporte, cela permettrait aux gens de se lancer dans des projets qui ont plus de sens pour eux ( écrire un livre, se lancer dans entrepreneuriat, se former aux médecines douces ...) en levant les freins financiers qui régentent actuellement nos vies. Qui sait à combien de projets nous renonçons par manque d'argent et par peur du manque de ressources ?

Deuxième objection. "Comment faire pour financer une idée pareille ?"

L'argent ne pousse malheureusement pas sur les arbres. Je ne suis pas économiste mais je sais que de nombreuses pistes sont dorénavant à l'étude pour trouver des sources de financements. C'est d'ailleurs la question centrale de la mise en place du RU (entre 200 et 400 milliards d’euros par an, c'est quand même un budget). Les idées principales sont le financement par l’impôt sur le revenu ou sur l’impôt du patrimoine, la taxation des profits, la réforme de la création monétaire mais d'autres pistes sont envisagées pour rendre cette idée viable.  Sachez seulement la faisabilité d’un revenu de base autour de 400€ par adulte et 200€ par enfant a déjà été vérifiée par une thèse de Marc de Basquiat.

Troisième objection (et elle pique celle là). "On va devenir le pays de l'argent facile" (ne m'en voulez-pas, merci).

Je sais que c'est très mesquin de penser que les gens ne viennent en France que pour toucher des aides et se laisser vivre. Je sais aussi que l'immigration n'est pas toujours motivée par les ressources financières du pays accueillant mais aussi par la situation précaire du pays d'origine ... Mais que voulez-vous, on a du mal à se défaire de ses aprioris. J'ai cependant récemment appris que pour toucher les aides sociales, il faut cinq ans de résidence légale en France ( pourquoi personne ne parle jamais de ça ? Hein ? Au lieu de véhiculer bêtement l'image du migrant qui arrive et qu'on accueille avec un paquet d'aides diverses et variées) et qu'il n'est pas possible pour un étranger de séjourner en France uniquement pour toucher les allocations ( même si je ne nie pas l'existence de la fraude et des profiteurs). Ceci étant, on peut donc espérer des possibilités d'attributions similaires pour le RU.

Maintenant, les premiers questionnements passés, je vais vous dire pourquoi il me semble intéressant de creuser cette question et pourquoi je pense qu'il est bon de promouvoir le revenu de base, ou le revenu universel.

Premièrement, à cause des changements qui frappent le monde du travail. C'est une réalité. J'ai déjà évoqué la question de l'indépendance un peu plus haut, le RU nous libérant du salaire " de nécessité vitale ", on se sent plus libre de se consacrer entièrement à des projets qui ont du sens pour nous. Ce qui permettrait aussi sans doute d’améliorer le bien être au travail (et de mettre fin à de nombreuses situations de souffrance qui conduisent aux dépressions, burn out et autres drames relatif au surmenage et au malheur ).  Il n'y a pas que cet aspect du travail que le RU révolutionnerait. On peut aussi parler du fait que beaucoup d'emplois vont disparaître dans les années à venir, remplacés par les machines. On peut donc penser que le travail va se raréfier dans certains domaines. Le RU permettrait alors de garantir une certaine autonomie financière et de sortir les personnes de leur crainte du chômage ou d'avoir un travail " gagne pain" parce que leur emploi est menacé par l’automatisation et la numérisation ...

Pour continuer dans cette idée, je pense que le RU serait un formidable outil d’émancipation. Notamment pour les jeunes. Pour des raisons purement économique, je ne me suis jamais sentie vraiment libre de faire mon propre chemin. Avec le RU, je me serais sans doute sentie beaucoup plus autonome, sans crainte de peser sur mes proches (ce qui est encore le cas en ce moment) et je n'aurais pas choisis mes options professionnelles sur le seul critère de leur "employabilité" et du revenu qu'elles allaient me rapporter à la fin du mois.

D'un point de vue géographique cette fois, il me semble que le RU serait une bonne solution pour dynamiser les zones rurales. Je vois de plus en plus de personnes de villages ou de petites villes, comme la mienne, obligé de chercher du travail dans les grosses villes, entraînant ainsi l’appauvrissement de leur territoire. J'ai vu beaucoup de magasin et d'indépendants mettre la clef sous la porte dans notre secteur, les cinq dernières années.  Le RU encouragerait les travailleurs à rester ou à s’installer dans les petites villes et les territoires ruraux et à relancer l'emploi local (petite restauration, prestataires de services...).

Finalement, le RU serait à coup sûr un bon moyen pour développer de nouvelles richesses. Il permettrait de sortir de ce dicktat de la productivité et de la rentabilité en favorisant l'épanouissement personnel, en aidant à la cohésion sociale , en mettant en valeur les activités non marchandes, en favorisant entrepreneuriat et l'économie contributive ... En réalité, il y autant de bonnes raisons de vouloir instaurer un revenu de base que de maux et d'espoirs différents. Après les congés payés, il me semble que ce serait le plus gros progrès sociétal que nous pouvons espérer.

Et vous ? Seriez-vous favorable à un revenu universel ? Si oui, pour quelles raisons et pour quel montant ? Si non, quelles sont vos principales objections ? Que pensez-vous des résultats observés lors des premières expérimentations ? Pour vous quelles sont les principales dérives que ce projet pourrait rencontrer ? Dîtes moi tout.