jeudi 27 octobre 2016

Un jour ... mon couple est devenu une dream team.



Bookends and Daisies Photography

Notre aventure de couple à débuter d'une bien drôle de façon.

Une rencontre sur internet, un rendez-vous à une manifestation équestre, lui accoutré à l'as de pique et moi me demandant sur quel plouc je venais de tomber. Des caractères à l'opposé, des attentes différentes, pas forcément la même envie de s'engager. On s'est séparé puis remis ensemble.

C'était il y a sept ans.

On a galéré, on a eu des milliers de prises de tête, de becs, des nuits blanches à se demander si ça valait encore le coup de continuer, des pétages de plomb en tout genre et autant d'ajustements. Il n'y a pas vraiment eu de coup de foudre, ce désir fou qui semble en animer plus d'un, juste ce coeur qui cogne un peu plus fort et cette peur qui tord le bide à l'idée de perdre l'autre.

Nous, on se contente de regarder dans la même direction et d 'avancer main dans la main.

Bien sûr, on trébuche, parce que la vie, c'est loin d'être un champ de fleurs, et que notre karma a un penchant pour les épreuves de force. Pourtant, quand je nous regarde, je me dis qu'on est un petit miracle par les temps qui courent. Je ne lui dis pas, alors que je devrais sûrement, mais je suis admirative de ce que l'on se construit. Je ne pense pas que l'amour soit la clef. Bien sûr, il en faut. Sinon, la maniaque que je suis aurait depuis longtemps virer ce bordélique dans l'âme. Et ce maître incontesté de la procrastination aurait envoyé bouler tout aussi rapidement la psychorigide adepte du " maintenant, tout de suite" que je suis.  Alors oui, il y a de l'amour, c'est sûr. Mais je ne pense pas que cela suffise pour harmoniser des caractères aussi opposé que le sont les nôtres. Je ne pense pas non plus que ce soit la clef des relations qui durent ...

Nietzsche disait que « le meilleur ami est susceptible d’avoir la meilleure femme, parce qu’un bon mariage est basé sur le talent pour l’amitié ». Je ne peux qu'approuver. L'amour et le désir ne suffisent pas, sans esprit d 'équipe, sans confiance, sans complicité, sans amitié, cela ne peut pas fonctionner. L'amour, c'est l'amitié avec une dimension, une intensité, un vibrato, une intimité supplémentaire. 

On a mit du temps à inventer notre propre modèle de couple. 

Parfois, on tâtonne encore. 

Souvent, quand je suis trop exigeante avec lui, je me demande si je me permettrais de me comporter de la même façon avec un ami (et souvent la réponse est non...). Avant, j'avais tendance à enfiler les pantoufles de mes ancêtres et d'appliquer son lot complet de stéréotypes, comme le fait que l'on doit absolument faire des choses ensembles, que le temps libre doit être consacré au couple, que l'homme doit assurer telle tâche dans le foyer et la femme, telle autre ...

Oui, j'étais très clichée. 

Aujourd'hui, j'essaye de tirer partie de nos complémentarités et d'envisager la vie de couple d'une autre façon. Comme une dream team, où l'on est solidaire quoi qu'il arrive, tout en tenant compte des aspirations de chacun, chacun prenant du temps pour soi, pour cultiver son épanouissement personnel et vient ensuite nourrir l'autre de ce qu'il vit. Avant, j'étais toujours le frein de la raison, aujourd'hui je veux être le catalyseur, le soutient dont il a besoin pour réaliser ses rêves et ses projets. Comme il le fait pour moi, sans jamais vaciller. 

On vit dans époque difficile, dure et frileuse, je suis bien mieux à affronter les vicissitudes de la vie avec sa main dans la mienne. Rester ensemble, le plus longtemps possible, poursuivre la route quoi qu'il se passe, malgré les crises et les conflits (qui sont de toute façon inévitable).  On tient le coup en dépit de l’adversité et je suis fière d'avoir traversé et surmonté,avec lui, ces moments difficiles. 

Notre couple n'est pas un conte de fées, c'est vrai. Cela fait longtemps qu'on a oublié nos rêves d'amour. Sauf qu'aujourd'hui on connait la réalité généreuse de la vie à deux, où son bonheur et son bien être comptent au moins autant que les miens,  ce couple où l’amitié prend ses aises, entraîne fous rires et complicité. Avec le plaisir sans cesse renouveler de le retrouver le soir et de me réveiller à ses côtés le matin, avec la même gaieté et la même joie que s'il s'agissait de mon meilleur ami. 

Et vous ? Qu'en pensez-vous ? Quel est selon vous l'ingrédient magique qui fait durer les couples ? L'amitié signifie t'elle la fin de l'amour ? Qu'attendez-vous de votre couple ? Dîte moi tout ! 

jeudi 20 octobre 2016

Un jour ... On remettra les choses en perspective.


A Joyful Journey Photography


Ce matin, je me suis encore énervée contre le système.

Pour vous la faire courte, Pôle Emploi ne finance quasiment plus rien comme formation pro (ou à des montants tellement ridicules que ça revient à la même chose ..), et je dois me trouver un job en ayant donc un simple niveau bac, alors que, comme l'a rappelé un formateur que j'ai vu ce matin " En France, ce qui compte, c'est le papier" ( sous entendu le diplôme). Vous comprenez mon souci ? J'étais donc hors de moi ( qui ne l'aurait pas été en entendant " mais prenez vous un job alimentaire et financez là " ( s'il y avait eu un "merde, elle fait chier à la fin", ça aurait été pareil)).  Sauf que ...

Début de semaine, mon père a perdu un collègue. 57 ans. Cancer du pancréas. Diagnostiqué en janvier, mort en mai. 4 petits mois. Je ne le connaissais pas très bien, mais mon père l'aimait beaucoup. C'était un gars "bien " ,comme on dit,qui a eu une vie pas très rose ( un divorce et un autre cancer de ce que j'ai compris) et qui attendait gentiment sa retraite pour profiter. Sauf qu'elle n'a pas eu le temps de poindre le bout du nez ...

Il y a quelques temps déjà, une fille qui était avec moi au collège et que je connais de nom ( et de vue ) est partie faire une balade à vélo. Elle adorait le vélo. C'était sa bouffée d'oxygène. C'était une fille posée, avec un chéri, un boulot apprécié dans un CAT. La vie devant elle. Sauf qu'un connard au téléphone et en excès de vitesse l'a fauché. Elle est morte dans l'ambulance. 23 ans. Et sa vie qui éclate comme un ballon. Elle ne se mariera jamais, n'aura jamais d'enfants, ne sortira plus en boîte avec ses amis, ne sera jamais une mamie qui tricote ...

Des exemples comme ça, j'en ai pleins mes tiroirs et je suis sûre que vous aussi. A chaque fois, cela me heurte. Cela me fait mal. A chaque fois, je ne peux m'empêcher de me dire, si ça avait été moi ( ou un proche ). Et à chaque fois, je me dis que c'est pas demain la vie. Demain, c'est peut-être fini. Je me dis qu'il faut vivre à fond. Profiter de son existence. Ne pas perdre de temps avec ce qui nous pèse et ce qui est superflu. Que cela ne rime à rien de fulminer des heures sur des choses que l'on ne peut pas changer.

Ma psy me dit l'essentiel, c'est vous. 

Bien sûr. 

Sauf qu'on passe tout de suite pour un égoïste égo-centrée. Pas très reluisant.Je sais pas pour vous, mais dans mon éducation, ça à toujours été les autres d'abord et toi ensuite. Du coup, pour l'épanouissement de soi, on repassera. Et puis, y a toujours cette petite vague de culpabilité à s'occuper de soi (alors qu'on pourrait être en train de sauver le monde haha). Cependant, mon point de vue sur cette question change. Doucement. On n'a qu'une vie et elle passe vite. Personne ne souciera du fait que je l'ai pleinement vécu ou non, une fois que je serais sous terre. Tout comme personne ne se souciera du fait que je fasse du 44, que je n'aime pas les asperges et que je ne roule pas sur l'or. 

Non. 

Tout le monde s'en foutra. 

Et tout ce que j'aurais eu moi, c'est une vie fade qui ne me correspond pas. Une vie pleine de colère et d'angoisses. Une vie aigre. Une vie pleine de doute, de rancœur, de culpabilité . Une vie que je ne souhaiterais à personne. 


Si on prend conscience de notre finitude, alors, vraiment, tout devient franchement plus simple. Puisque plus personne ne se souciera de ce que vous avez pû faire ou non. Votre appartement n'était pas rangé au carré ? Tant pis. Vous ne mangiez pas healthy-bio-no glu- no milk ? Tant pis. Vous faisiez des soupes avec votre gazon ? Tant pis. Vous n'aviez pas un rond ? Tant pis. Vous faisiez dix heures de sport par semaine ou dix heures de canapé ? Tant pis aussi.

Quand t'es mort, t'es mort.

C'est bien ça l'absurdité de la vie. Ou alors je grandis et je commence à piger le concept du relativisme. Alors franchement, tant qu'à remettre les choses en perspective, autant que ce soit pour nous faire du bien et s'éclater, non ? Comme le dirait une super amie, le chômage, c'est pas du temps perdu, mais c'est bien du temps que tu n'auras jamais plus ! 

Et vous, arrivez vous à vivre votre vie comme vous l'entendez ? A vous détacher de la pression sociale ? Y a t'il des projets auxquels vous avez renoncé à cause de cela ? Comment le vivez vous ? Certaines peurs vous empêchent elles de vivre comme bon vous semble ? Arrivez-vous à relativiser vos "échecs" ? Dîtes moi tout ! 

jeudi 13 octobre 2016

Un jour ... j'ai utilisé des légumes en pâtisserie.



GENIAL : On vous donne la recette du Carrot-cake de STARBUCKS ?. Retrouvez les plus belles photos sur le thème de la cuisine dans les diaporamas de 750 grammes. Ici : GENIAL : On vous donne la recette du Carrot-cake de STARBUCKS ?.:
Pinterest photography 


Je suis une dingo de gâteaux. Entre nous, je ne suis pas très tartes et j'ai du mal avec les pâtes à choux ou la pâte feuilletée. Mais j'adore tout ce qui est cake, muffins, moelleux, fondant, cupcake, mug cake, madeleines ...et tout ce qui est biscuits, j'en parle même pas. Pas très étonnant quand on est né dans la patrie des bredeles.

Alors, sachant cela, vous vous doutez bien que lorsque je me rends chez mon libraire, les premiers livres de cuisine que je regarde sont ceux où d'irrésistible pâtisseries trônent en couverture ! Et l'autre jour, je suis tomber sur un ouvrage tout à fait singulier.

"Gâteaux aux légumes " de Lene Knudsen. L’aficionado de carott cake et autres gâteaux aux courgettes que je suis à tout de suite était très intriguée par ces recettes toutes aussi étonnantes qu'appétissantes ... et ça m'a donné l'idée de vous faire un article pour ce blog. Les légumes en pâtisserie, j'en utilise quelques uns depuis un moment déjà et j'ai décidé de partager avec vous mes recettes favorites ! Et vous verrez qu'on peut faire des choses délicieuses quand on s'éloigne du traditionnel cake au yaourt de mamie ..

Je commence par mon chouchou d'amour,  le mousseux au chocolat et aux courgettes. Parce que c'est une tuerie. Une vraie de vraie.


Ingrédients pour 14 mini ou un grand moule :

200g de courgettes épluchées
180g de chocolat noir
20g à 50 g de sucre roux 
(cela dépend de votre chocolat et de votre appétence pour le sucre)
3 oeufs
50g de maizena

Préparation: 

Râper les courgettes très finement.
Séparer les blancs des jaunes d’oeufs.
Fouetter les jaunes et le sucre roux. Ajouter la maizena et mélanger.
Faire fondre le chocolat au bain-marie ou au micro-ondes.
Ajouter le chocolat fondu et bien mélanger.
Ajouter les courgettes râpées et les incorporer à la préparation au chocolat.
Réserver.
Monter les blancs en neige. Les incorporer délicatement à la préparation au
chocolat à l’aide d’une spatule.
Verser dans des moules à mini cake ou le moule de votre choix (en silicone
pour moi)
Cuire à 180° pendant 20 min.
Laisser refroidir avant de démouler.


Maintenant, nous allons parler d'un incontournable de la pâtisserie légumesque, le carrot cake et son délicieux nappage au fromage frais ! J'avoue que la première fois qu'on m'en a parlé, j'ai du faire une sacréE grimace .. quelle idée d'aller mettre des carottes dans un gâteau ... fort heureusement, il n'y a que les imbéciles qui ne changent pas d'avis. Alors c'est parti pour ce gâteaux qui vous ferra de belles fesses bien roses (haha).

 Ingrédients pour un moule douze parts  :

165 g de beurre mou
225g de cassonade
1 sachet de sucre vanille
De la cannelle, de la muscade et du girofle à votre convenance 
3 oeufs
250 g de carottes épluchées
50 g de poudre de noisettes (ou noix, ou noix de pécan)
100 g de poudre d'amandes
175 g de farine
50 g de maizena
1 sachet de levure chimique 

Ingrédients pour le nappage :

40g d'huile de coco
100 g de fromage frais
250 g de sucre glace
Arôme vanille

Préparation: 

Râper les carottes très finement.
Mélanger 125 g de beurre, la cassonade, le sucre vanille et les épices jusqu'à obtenir un mélange mousseux.
Ajouter les œufs.
Ajouter les carottes, les poudres de noisettes et d'amandes, une pincée de sel, la fécule et la levure. 
Beurrer un moule de 26 cm.
Verser la pâte, lisser la surface.
Cuire 45 minutes à 175°.

Préparer le nappage
Mélanger le reste de beurre avec l'huile de coco, le formage frais et le sucre glace. 
Ajouter quelques gouttes d'arômes vanille.
Étaler sur le gâteau froid. 


On passe maintenant à une recette un peu plus originale mais très en accord avec la saison également : un marbré au chocolat et à la patate douce. Je trouve que c'est une recette idéale pour débuter la pâtisserie aux légumes car la patate douce, avec son petit goût sucré, se marie très bien au cacao. De plus la pâte à une jolie couleur bien appétissante et le crumble du dessus apporte une touche de gourmandise supplémentaire qu'on ne peut pas refuser ... 


Ingrédients pour 8 parts :

350 g de chair de patate douce épluchée
4 càs de cacao amer
300 g de farine
3 oeufs
110 g de beurre
7 cl de crème liquide
2 càs de jus de citron
200 g de sucre
1/2 càc de levure chimique

Ingrédients pour le crumble :

40 g de farine
30 g de beurre
50 g de cassonade

Préparation : 

Mélanger les ingrédients du crumble pour obtenir une pâte sableuse. 
Réserver au frais.
Couper la patate douce en cubes. 
Faire cuire 20 minutes à l'eau bouillante. 
Écraser à la fourchette et ajouter jus de citron.
Prélever 300 g de purée.
Mélanger la farine avec la levure.
Fouetter le beurre avec le sucre.
Ajouter les 300g de purée puis les œufs, la crème liquide et le mélange farine/levure sans cesser de fouetter. 
Diviser la pâte en trois.
Verser le premier tiers dans un moule tapissé de papier sulfurisé.
Mélanger le second tiers avec le cacao.
Ajouter le second tiers dans le moule puis couvrir avec le dernier tiers.
Cuire environ 50 minutes à 170°
Au bout de 15 minutes : répartir le crumble sur le marbré.
Laisser refroidir avant de démouler.

Pour finir, j'ai hésité entre deux recettes. La fameuse tarte à la citrouille, qui aurait été parfaite avec Halloween qui arrive à la fin du mois et celle que je vous propose maintenant, à savoir des muffins aux panais et aux myrtilles. J'aurais pû mettre les deux, c'est vrai, mais le billet est déjà bien long ( et je crains vous avoir déjà perdu ..), alors j'ai tranché pour les muffins qui m'ont semblé être plus originaux que la pumpkin pie de nos voisins outre atlantique. 

Ingrédients pour 4/5 gros muffins : 

80 g de panais épluchés.
55 g de myrtilles ( mais ça marche également avec des framboises)
140 g de farine
90 g de sucre
1 oeuf
35 g de beurre
5 cl de lait ribot 
20 g de pâte d'amande
1:2 càc de levure chimique

Préparation : 

Râper le panais très finement.
Mélanger la farine, la levure, le sucre, la pâte d'amande hachée et le panais râpé. 
Faire fondre le beurre et le fouetter avec l'oeuf, le lait ribot et le mélange sec. 
Ajouter les myrtilles. 
Verser la pâte dans les moules à muffins.
Cuire 25 minutes à 170°. 
Laisser tiédier, démouler et saupoudrer de sucre glace. 



Et voilà quelques recettes qui devront pimenter le sacro saint goûter en famille du dimanche après midi. Le jeu étant d'installer tout ce petit monde autours d'une table avec un bon café ( ou un thé, ou ce que vous voulez ..), de leur servir ces petites merveilles, de les entendre soupirer d'aise puis de faire deviner l'ingrédient mystère de chacun de ces gâteaux gourmands. Avouez que c'est quand même plus palpitant que la traditionnelle tarte aux pommes normandes ... 

Et vous ? Cuisinez vous des pâtisseries avec des légumes ? Si oui, quels sont vos légumes favoris pour ce genre de recette ? Quelles sont vos gâteaux aux légumes favoris ? Si non, seriez-vous intéressez par cette nouvelle façon de pâtisser et de faire vibrer vos papilles ? le livre de Lene Knudsen pourrait-il figurer dans votre bibliothèque ? Dîtes moi tout ! 

jeudi 6 octobre 2016

Un jour ... le chômage deviendra fun.





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Pinterest Photography



Aujourd'hui, ça fait deux mois et dix jours que je suis de retour dans les statistiques de Pôle Emploi. Que je suis donc, encore ou à nouveau (au choix), une demandeuse d'emploi. Et entre nous, je suis angoissée. J'ai du mal à retrouver un rythme, j'ai du mal à ne plus avoir de cadre, je suis inquiète pour l'avenir ( cf mon billet sur l'argent) , je dors mal, bref, j'ai connu mieux. J'ai aussi le fantôme des anciennes périodes de chômage (qui se sont bien mal passées) qui plane au dessus de ma tête comme un vautour et qui, je le sais, n'attends que le moment où je baisserais ma garde pour plonger sur moi et me laisser dans un état aussi pitoyable qu'il y a quelques mois ... 

Cela étant, j'ai changé. Et si mes anciens travers me torturent encore, je suis maintenant assez lucide pour ne pas les laisser faire. Donc, j'ai décidé de changer de vision sur l'épreuve que vont représenter ces longues semaines de non activité professionnelle ( et non pas d'inactivité tout court, car je n'ai pas l'impression de glander à la maison non plus ..). J'en suis pas encore à suivre la tendance américaine qui prône sur des badges colorés " no job, no problem " ( quoi que je pourrais bien y venir, mon esprit non conventionnel adorant ce genre d'initiative !) mais j'avoue que l'idée du funemployement ( contraction de fun ,« amusement », et de unemployment, « chômage ») pénètre tout doucement dans mon esprit. 

Concilier chômage et plaisir. Drôle d'idée, un peu choquante sans doute, dans ce monde où le travail est un sujet si sérieux. Franchement, c'est pas la première pensée qui nous traverse l'esprit quand on prononce ce mot. C'est plutôt synonyme de galère, d'ennui, de solitude, seul face à soi-même de longues heures durant, les yeux rivés sur le compte en banque, dans l'attente de rares entretiens qui feront peut-être à nouveau de vous quelqu'un de bankable, vous faisant passez de l'espoir pur à une déception cruelle et devenir à moitié fou devant l'incohérence du milieu du travail. 

Voilà. 

C'est ça le chômage en France , le désœuvrement complet et un malaise croissant devant son incapacité à changer les choses. Un chômage qui te mine et qui te laisse plus bas que terre. Sauf que. Oui, il y a un SAUF. On peut choisir un autre cortège d'idées pour suivre ce mot. Et pourquoi pas passer du "chômage qui plombe " au chômage qui construit ? ". Evidemment, ça demande un gros travail sur soi. Rien que pour faire le deuil de l'idée que son importance sociale se mesure à l'aune du montant de son salaire et des responsabilités que l'on a au bureau, il faut énormément de temps ( genre trois périodes de chômage pour moi et une bonne dépression).Et puis, après il faut être capable de contrer le regard des autres. Aiguiser sa répartie, assumer son chômage et ne pas baisser la tête quand on essaye de vous faire sentir minable. Accepter de s'affranchir. 

Je crois sincèrement que plus on arrivera à se construire en DEHORS de ce monde - pourri- qu'est le marché de l'emploi, plus on mettra du fun dans notre vie. Si, si. C'est sûr, je garde toujours un créneau pour la recherche d'emploi dans mes journées (faut pas virer extrémiste quand même) mais je suis bien plus le coeur que le cerveau. Alors, j'ai bien décidé de tirer parti de ce nouveau trou d'air dans ma vie. Je compte bien développer un peu plus mon blog de scrapbooking. J'ai repris une activité physique régulière. Je profite de mes après-midi pour faire de la pâtisserie et de vrais bons petits plats (ce que je ne faisais plus quand je travaillais). Je passe du temps avec les gens que j'aime. Et c'est tout. 

On pourrait bien ajouter, devenir érudite en me gavant de reportage, de films et de livres sur tous les sujets qui m'intéressent ( et dieu sait qu'ils sont nombreux, hum ..) ou une usine à souvenir en essayant pleins de nouvelles choses. Alors pour que tout soit clair, je ne fais pas l'apologie du triptyque, canapé-tv-grasse matinée mais je suis bien décidé à ce que cette période se passe au mieux pour moi et pour mon entourage ( car vivre avec un chômeur désespéré n'est pas non plus une sinécure) . Et si ça doit passer par un soupçon de provocation, je suis prête à signer. 


Et vous ? Que pensez vous de ce mouvement et de ce courant d'idée ? Comprenez-vous ce phénomène ? Que penseriez-vous d'un funemployeur si vous en croisiez un ? Auriez- vous des apprioris négatifs ou plutôt positifs ? Le travail reste il le meilleur moyen de se définir socialement ? Dîtes moi tout !