jeudi 28 juillet 2016

Un jour ... je saurais prendre mon temps.


Boire du thé. Lire des livres. Sois heureux. La main Vintage estampillé cuillère à thé créé par la cuillère de papier - cadeau amoureux de thé, livre amoureux cadeau amitié:
Pinterest Photography

Pour moi, tout est essentiel et urgent. La machine de linge, faire la liste de course, nettoyer les mauvaises herbes, finir un livre, redécorer le salon, visiter une expo, ne pas louper un film ... Concrètement, je me sens très souvent débordée et la phrase qui sort le plus souvent de ma bouche se résume à " je ne vais jamais arriver  à tout faire". Il faut dire que "se poser" est  un objectif difficile à atteindre pour moi ( je vous en parlais déjà dans cet article). Ralentir, lâcher les rênes ... perdre le contrôle et me retrouver dans une position inconfortable. J'ai du mal à déléguer, je suis souvent sur la brèche mais au moins, si je n'atteins pas mes objectifs de rentabilité existentielle, je ne peux m'en prendre qu'à moi-même. Enfin... faut bien l'avouer, parfois j'en veux aux autres de ne pas suivre mon rythme de dingue. Et je leur en veux encore plus de ne pas comprendre ce qui motive ce tempo épuisant. Ne peuvent-ils pas comprendre que l'inaction, c'est le vide, l'ennui, le néant ?

Quoi qu'il en soit, j'ai bien du mal à dégager du temps pour moi dans ce tourbillon permanent. Je sais bien que mon indécision de fond et mon hyperactivité m'empêchent de faire un vrai tri dans mes envies (surtout que mon cerveau est une véritable usine à idées et à projets divers et variés), mes besoins et les inévitables contraintes du quotidien, mais j'en ai vraiment assez de courir après le temps. Après tout, n'y a t'il pas une citation qui dit que si l'on ne prends pas le temps de créer la vie dont on rêve , on sera forcé de passer beaucoup de temps à vivre une vie qui ne nous plait pas ...

Parfois, je rêve que la journée fasse plus de 24 heures pour que je puisse enfin scrapper, lire, faire des confitures, planter des rosiers et dormir de tout mon soûle mais je sais bien, au fond de moi,  que si la journée s’étirerait un peu plus, je m'empresserais de remplir ces nouvelles minutes de tâches quotidiennes sans intérêt, et qu'après quelques temps, je dirais que ce n'est toujours pas assez ... puisque je n'aurais toujours pas scrapper, lu et dormi (entre autre) autant que je le voudrais.

Pour moi, le temps est une très bonne excuse (comme pour beaucoup de monde, je suppose) pour ne pas avouer que je ne sais pas mettre de cadre de d'ordre dans mes priorités. Ce qui me fait rire jaune en l'écrivant puisque je passe mon temps à harceler mon homme avec ce foutu concept de priorité ( et, en général, pour lui signifier que le plaisir passe après les tâches ingrates du quotidien et les questions logistiques régissant la maisonnée). A la réflexion, il a comprit depuis bien plus longtemps que moi qu'elle est la meilleure façon de gérer le temps qui lui était imparti. Et ce, même si ça bouscule un peu les conventions sociales et que ça grippe dans les rouages de l'organisation domestique ...

Mon envie, depuis quelques temps, serait de lancer des collections de carte scrappées ( sur divers thèmes ou par occasions) et à terme d'ouvrir une petite boutique en ligne mais, bien sûr, : je n'ai pas le temps. En ce moment mes journées sont construites sur un mode assez répétitif : lever/ petit-déjeuner/ soins aux animaux/ vaisselle / comptabilité + administratif/ taches ménagères / préparation repas/ déjeuner /transport en commun/ boulot/ transport en commun / préparation dîner / dîner / pause devant la série quotidienne de m6 / soins aux animaux / douche / un chapitre de roman en option/ dodo. Bref, des journées bien chargées et encore ce ne sont pas celles où je dois en plus caser mes divers rendez-vous, les courses et tous les autres impondérables. Croyez moi quand je vous dis que je suis overbookée. Résultat, à force de gérer de l'urgent, du " j'ai plus de chaussettes " et du très important, je ne scrapp pas plus, pire, j'arrive à peine à tenir les délais pour les quelques projets qui me tiennent vraiment à cœur ...

Mon homme, lui, sait laisser de la place pour ses rêves ( mon pauvre chéri, quel courage tu as eu de te battre et de me contrer pour qu'enfin j'entende raison..). Il se prend le temps, lui, pour faire ce qu'il aime. Et son monde ne s'écroule pas s'il annule un rendez-vous, que le linge n'est pas plié au cordeau et qu'une assiette traînasse dans l'évier jusqu'au lendemain. Moralité, mes rêves ne sont pas assez haut sur la liste des priorités .

Parait que le temps n'existe que lorsqu'on le créé. Alors il est vraiment temps (note ce jeu de mot de la mort qui tue) que j'arrive à en créer pour les choses vraiment importantes à mes yeux. Et je parle pas de traquer les mouton sous le canapé à 23h ( véridique ... quand je vous dis que je suis un cas critique). Je parle de toute ces choses fondamentales pour moi, comme créer, me cultiver, m'évader ... Alors j'ai décidé que dorénavant, je trouverais bien 30 minutes dans mon emploi du temps de ministre pour faire ce qui est important pour moi . Pour respecter mes envies et faire ce qui me tient à cœur (une première série de cartes ?). J'ai envie que mes rêves deviennent des priorités et non pas qu'ils soient des problèmes de priorités.

Et vous ? Arrivez-vous à prendre le temps ? Se poser, un art de vivre ou un objectif inatteignable ? Qu'est-ce qui motive votre sur-activé ?  Pour vous est-ce une question d'organisation, de volonté ? Quelle est la part que vous accordez à vos loisirs et vos projets personnels chaque jour, chaque semaine ? Quels sont vos astuces pour vous dégager du temps ? Dîtes moi tout ?

samedi 16 juillet 2016

Un jour ... on sauvera l'amour.




Bookends and Daisies Photography


Et par conséquent, le monde avec lui.

Je ne sais plus qui a dit cette phrase. Peut-être est elle biblique. Peut-être est elle philosophique. Pourtant, c'est elle qui a résonner en moi quand ma mère m'a appris le drame niçois. Elle résonne à chaque fois que la haine obscurcie nos vies. Plus je chemine dans la vie, plus je me dis qu'elle est la clef de tout. Que tout est là. Que tout est dit. Et Martin Luther King l'avait déjà compris. 

Comment l'amour pourrait-il nous sauver ? 

Tout simplement parce que l'amour et toutes ses formes ( altruisme, compassion, amitié ...) sont la base de toute bonne action. En effet, dès lors que l'on s'intéresse un peu plus à son prochain, dès que l'on devient un peu plus empathique, il est, tout à coup, très difficile de se comporter en sale égoïste égocentrique. Si autrui entre dans nos considérations, alors on fait en sorte que la qualité de vie soit acceptable pour tout le monde et on oeuvre plus facilement pour les générations futures aussi. 

L'amour rend responsable, engagé et ouvert. 


Je vous entends déjà. Que je suis déconnectée de la "vraie vie ". Que j'ai pris un allé simple pour bisounours land. Di ,trop candide,trop mièvre, trop naïve ou trop douce pour survivre dans ce monde triste, moche, pollué et violent.

Peut-être.


Je pense cependant que toutes ces valeurs peuvent être une forme de résistance. Résistance à la violence qui gangrène notre société. Peu coûteuses en temps et en énergie, elles se cultivent et se transmettes facilement. Très simplement, il me suffit en effet d’en bénéficier pour que je me sente mieux et qu’il me prenne l’envie d’être chaleureuse à mon tour. Si c'est mon cas, alors je pense qu'elles influencent aussi positivement les autres. Comme un cercle vertueux. Elles produisent de la bonne humeur, du lien social et rend, d’une pichenette, la vie plus douce. D’abord un sourire, un geste pour tenir la porte. Puis un compliment, une aide pour traverser la rue ou porter des sacs. Et, pourquoi pas, l’amorce d’une conversation...

La gentillesse combat l’ignorance, dissipe la peur et la méfiance. Il n'y a pas d'avenir sans elle. Une société sans amour est insupportable à vivre. Mépris, intolérance, irrespect, agressivité, mal traitance ...  Ces choses là continuent de nous choquer, justement parce qu'elles ne sont pas dans notre nature véritable. J'aimerais tant qu'on parle un peu plus de la banalité du bien ... dix personnes qui coopèrent et font un miracle, ça ne fait pas sensation, un seul homme craque et tue 84 personnes et tout le monde en parle. Notre fascination morbide pour la banalité du mal, notre intérêt malsain pour ces aberrations, nous font oublier que ce n'est pas la matière première de notre existence. La bienveillance, la sollicitude, l'envie de faire plaisir, la tendresse ...  tout ceci devrait bien plus compter que tout ces actes cruels, violents, brutaux et apeurants ... 

De plus, être dans le don, le partage, rend heureux. Donner, être à l'écoute des autres, aider les personnes de notre entourage ou de parfaits inconnus dans le besoin procure un immense sentiment de satisfaction. De fierté personnelle. Cela améliore et renforce l'estime que nous avons pour nous-même. L'ouverture aux autres est gratifiante pour les deux parties. Pour celui qui reçoit, pour celui qui donne. Alors doux de tous les pays à vos armes ! Soyons gentil, altruiste, empathique, ouvert, curieux, généreux, attentionné,  bienveillant, attentif, prévenant ... En bref, devenez le bisounours de quelqu'un. Et n'oubliez pas l’héroïsme des petits gestes ...

Parce que l'obscurité ne peut pas chasser l'obscurité et que seul la lumière le peu. Parce que la haine ne peut pas chasser la haine et que seul l'amour le peu. 

Et vous ? Comment vivez-vous la gentillesse au quotidien ? Pensez-vous qu'elle soit une faiblesse ou au contraire une force ? Y voyez-vous une solution à nos problèmes sociétaux ? Qu'est-ce qui vous donne envie d'être gentil ? Dîtes moi tout ! 




  

dimanche 10 juillet 2016

Un jour ... j'ai grossis d'avoir trop voulu maigrir.

A joyful journey photography

J'aurais pu écrire cet article le six mai, consacré au " No diet day". Il aurait déjà été d'actualité (d'ailleurs, je crois qu'il n'y a pas de bon moment dans l'année pour balancer un pavé dans la marre). Mais, en ce moment, ça n'aura échappé à personne, c'est la fête au régime dans la presse. C'est déjà le cas la plupart du temps mais, en été, je trouve que c'est encore plus accablant. Il faut dire que j'attends depuis longtemps le jour où la presse sera réglementée sur ce sujet. Comment peut - on encore nous rabâcher les oreilles avec toutes ces stratégies minceurs ( et ce, en toute impunité !) alors que l'on sait pertinemment que ce sont des bombes à retardement ?  J'ai encore dans la tête le désastre Dunkan mais ce n'est qu'un parmi tant d'autres. 

Personnellement, j'ai appris à mes dépends que vouloir maigrir à tout prix fait grossir.  Et je sais que je ne suis pas la seule dans ce cas là (je pense très fort à Bérénice, là tout de suite). 

J'ai des problèmes de poids depuis mon enfance. Cela a longtemps été le cheval de bataille de ma mère. A six ans, je connaissais déjà les mots restriction, calories, surpoids, courbe, avoir la faim qui tenaille plus une belle collection de vacheries enfantines sur mes bourrelets. Plus tard, je me suis occupé moi même de mes kilos en trop et je suis tombé dans l'enfer des régimes. Oscillant entre un état d’hyper-contrôle où je pèse tous les aliments et où j'additionne toutes les calories ( ww est mon ami ) et un lâcher prise total où je mange tout et n'importe quoi dans des quantités astronomiques, perdant de vue les bases élémentaires de la nutrition et de l'alimentation "équilibrée". Je ne pense pas exagérer quand je dis que les régimes sont à l'origine de mes désordres alimentaires. Restriction cognitive, hyperphagie, régime sévère à visée punitive ou réparatrice... 

Un véritable cercle vicieux. J'étais inscrite dans le schéma " prise de poids- perte de l'estime de soi - déprime - besoin de me consoler par la nourriture - prise de poids - régime " et ainsi de suite. Manger est devenu une souffrance et mon rapport aux kilos, un enfer quotidien ( je me pesais plusieurs fois par jour, ce qui est complètement abhérent quand on sait que le poids varie de deux à trois kilos par jour selon divers facteurs totalement indépendants de notre volonté). C'était devenu obsessionnel. Et cela occupait pas mal de temps dans mes journées. Manger est devenu trop compliqué et j'avais toujours ce sentiment que, quoi que je fasse, c'était mal. Toujours trop, pas assez équilibré, pas assez diététique, trop industriel, trop pollué, trop transformé, trop gras, trop sucré, trop salé ... 

J'étais coupable. Forcément coupable. Et mon niveau d’exigence était toujours trop bas. 

La preuve, je perdais un peu de poids pour ensuite tout reprendre et même ajouter un ou deux kilos supplémentaires au compteur. 

Implacable effet yoyo.

Et oui, quand on habitue le corps à fonctionner avec peu de carburant, on modifie les hormones régissant le métabolisme. Ce dernier va s'adapter afin de conserver les mêmes performances ( et assurer le fonctionnement des organes vitaux)  tout en brûlant moins de calories. Prenons un exemple : une personne suit un régime à 800 calories pendant plusieurs semaines puis repasse à une consommation de 1200 calories par jour (ce qui est toujours bien en dessous du quota des 2000 calories dont une femme à besoin ou des 2500 pour un homme). Il a été observé qu'elle va fatalement reprendre du poids. En effet, le cerveau va s'imaginer qu'il est face à un excédent de calories et va les stocker, en prévision d'une prochaine restriction (si on réfléchit, quelle belle parade que l’organisme, vraiment plus malin qu'on ne le pense celui là !) . 

Ainsi, certaines personnes, même en mangeant un ratio calorique raisonnable se retrouvent en surpoids, voir obèses. C'est comme ça qu'en un peu moins de dix ans, j'ai pris dix kilos. Je pesais 68 kilos à 18 ans, un poids tout à fait correct et tout à fait normal pour ma taille à l'époque ( bien que je ne voyais pas les choses ainsi, cela va sans dire) et aujourd'hui à 26 ans, j'ai atteins le seuil fatidique des 78 kilos. Et mon Imc ne s'encombre pas des bonnes manières pour me balancer mon surpoids dans la figure. 

Aujourd'hui, je flirte avec le body positivisme. Du moins, j'essaye. Parce qu'entre nous, j'ai plus le courage de faire "un régime". Je sais que mon alimentation est globalement équilibrée, même si je garde des stigmates de toutes ces années de torture ( je perds facilement le contrôle quand la faim se fait sentir et j'ai beaucoup de mal à me raisonner devant certains aliments qui étaient bannis de mon alimentation). Non, je ne veux plus faire "attention". Non, je n'ai plus envie de me priver. Non, je n'ai plus envie de baver sur la glace de mes voisins au restaurant alors que je suis condamnée à la tisane sans sucre. Non, je ne veux plus m'angoisser dans les rayons du supermarché pour savoir si mon caddy est assez healthy. 

Depuis septembre, je ne m'interdis plus rien. Et franchement, je suis bien plus heureuse comme ça. Comme dirait Mathou, ma bonne humeur est proportionnelle à la taille de mon cul (et là, tu vois, je vais plutôt bien). Je vis ma vie comme je l'entends. Je mange des glaces, des frites, des fruits, de la feta et des salades comme ça me chante. Je ris, je paresse avec un livre et je me ballade au crépuscule, si ça me chante. Je danse en faisant mon ménage, je chante en voiture, et je bois des litres de thé vert à la rose, si ça me chante. Je profite de la vie et elle est bien plus douce maintenant. 

Et vous ? Que pensez-vous des régimes ? Du concept du No Diet Day ? Que pensez-vous de l'influence de la presse sur ce sujet ? Lisez-vous encore ce genre d'articles ? Avez-vous subi l'effet yoyo ? Que vous inspire le mouvement " body positive " ?  Dîtes moi tout !