mardi 27 décembre 2016

Un jour ... je vous révélerais le sens de la vie.



Jenessa Wait
Grace upon Grace Photography 


Oui, je fais dans le titre racoleur aujourd'hui. Pourtant, c'est l'entière vérité. Je vais vraiment vous dire quel est le sens profond de la vie.

A moins que vous ne soyez un zombi, un robot, ou un somnambule, vous vous êtes déjà sans doute demandé " quel est le sens de votre vie". Le but de votre existence. Quelle est votre "mission" sur cette planète. J'ai longtemps cogité là dessus, moi aussi. Désespérée de ne pas trouver de réponse. Et finalement, elle n'a rien de complexe. Elle est même très simple.

Le seul but que nous ayons dans la vie, c'est d'être heureux.

Voilà. Rien de plus, rien de moins. Il n'y a pas d'autre secret nébuleux, derrière le sens de la vie. Il n'y a que ça. C'est le but ultime de notre existence. Je vous sens déçu. Voir incrédule. J'en vois déjà partir d'un petit rire nerveux , se demandant si je ne me paye par leur tête.

Pourtant, je n'invente rien. Le bonheur est la seule chose à laquelle nous aspirons. Par le biais de notre travail, de nos relations amoureuses, de nos loisirs, de nos possessions ...Nous sommes tous guidés par un besoin inné d'éviter la souffrance et de vivre des expériences qui nous rendent heureux. Alors pourquoi notre bonheur ne serait il pas notre principal objectif dans la vie ? Pourquoi sommes nous tous aussi mauvais dans notre quête de la félicité ?

C'est une question latente ces derniers temps mais comme elle m'est revenue en pleine figure dernièrement, alors que je tentais de faire le bilan de l'année écoulée et de ma situation actuelle.

Tout le monde  pour dire que " oui, il faut être heureux, c'est bon pour la santé" mais dans les faits, y a plus personne (ou presque) .  A la limite, t'as le droit d'être heureux, mais s'il te plait, fait le dans ton coin, ai la bienséance de ne pas trop en montrer, par respect pour ceux qui sombrent (et qui ont moins de chance que toi ). Et c'est vrai dans tous les domaines. Au travail ( si t'es trop épanoui, tu dois perdre en efficacité, apparemment ), à l'école , dans la rue ( là ça devient carrément insultant les gens qui affichent leur joie de vivre, si si..). Manifester de la bonne humeur c'est carrément douteux.

Comme si le bonheur était devenu suspect. Ou que le malheur était devenu un symbole identitaire.

Je me demande si, objectivement, les français ont de quoi être aussi taciturnes.

Si j'y réfléchis rationnellement, avec beaucoup de recul pour ne pas me laisser parasiter par cette ambiance pourrie, je me dis que non. La satisfaction, première marche vers le bonheur, serait difficile à " vendre" aux millions de gens qui vivent en zone de guerre ou dans des conditions de pauvreté extrême mais pour les gens comme nous, qui on de quoi manger, un toit sur la tête, une famille, des amis, l'accès aux soins, un minimum d'éducation ... pour qui, la majeur partie du temps, tout va plutôt bien ....

Je ne dis pas que c'est parfait. C'est loin d'être parfait. Notre système a des failles et il commence à pêcher sur certaines choses (je suis pas naïve non plus ..) mais je me dis que comparativement à d'autres pays ... on a  vraiment pas de quoi être morose. Franchement. Quand je pense à certains voyages que ma mère me raconte où des gens qui vivent dans le dénuement le plus complet sont emplis de joie de vivre, sourient, rient et chantent à longueur de journée sans s’apitoyer la moindre minute .. J'ai envie de dire qu'il y a des baffes qui se perdent ... Nos petits problèmes sont si souvent futiles, comparés aux leurs, tellement dérisoires. Il y a de quoi avoir honte.

Les français sont donc simplement des râleurs insatisfaits ? C'est ce que tout porte à croire, même si je pense que le contexte pèsent beaucoup sur les ressentis. Je pense que l'atmosphère sociale nous tire définitivement vers le bas. Qu'elle tue le moindre embryon de bonheur avant qu'il arrive à maturité. Qu'elle pervertit nos jugements. Je crois que nous avons été conditionnés par tellement d’éléments qui nous éloignent de la véritable définition du bonheur... Mais que nous pouvons lutter. Consciemment ou inconsciemment. L'optimisme, l'envie d'être heureux et serein, c'est aussi une décision, une responsabilité personnelle. On doit puiser dans ses propres ressources pour trouver le bonheur, être en paix, et c'est plus fatiguant en temps de crise mais je pense que c'est salutaire.

Donc .. j'ai décidé d'être heureuse. De  ne plus me morfondre. D'oser, d'agir. De travailler à mon bonheur. Parce que non, je ne crois plus qu'il nous tombe dessus par hasard, juste comme ça, juste en usant de la pensée magique et en comptant sur la loi d'attraction universelle. J'ai envie de me consacrer aux bonnes nouvelles, aux initiatives que je trouve belles. De renforcer mes qualités plutôt que de pleurnicher sur mes défauts. Je ne ferrais pas disparaître les coups durs, la dépression, ou même le malheur mais au moins ... je ne me laisserais plus berner par les anti-bonheur, qui ont le chic pour voir dans le malheur ordinaire un signe de sophistication absolue et surtout, surtout, je n'aurais pas de regrets. Parce que j'aurais essayé et parce qu'être heureux n'a rien de superficiel ni d'égoïste comme but, mais qu'il est l'ingrédient d'une vie riche de sens et dédié aux autres.

Et vous ? Comment percevez-vous le bonheur dans notre société ? Etes vous d'accord pour dire qu'il est le but ultime de notre existence ? Vous sentez-vous également culpabilisé d'être dans la joie ? Comment luttez-vous contre le pessimisme et le scepticisme ambiant ? Pour vous être heureux est -il un choix personnel ? Quelles sont les choses que vous faites pour provoquer le bonheur ?  Dites moi tout !

mardi 20 décembre 2016

Un jour ... je poserais les bornes des limites.



life:
Pinterest Photography
Je n'ai jamais réussi à poser de limites.

Ni pour moi-même, ni pour les autres.

Je ne suis pas une extrémiste, du genre " il est interdit d'interdire " et je sais que ma liberté finie là où commence celle des autres. J'ai souvent du mal à me positionner entre celui qui veut élever les enfants sans contraintes, faire voler les règles sentimentales, travailler sans hiérarchie et celui qui veut revenir à l'autorité à l'ancienne, remettre les femmes à la maison, fermer les frontières ...

Je suis tantôt l'opprimée qui se rebelle contre la société, tantôt celle qui réagit aux rébellions en posant de plus en plus de limites. Parce que je n'aime pas contraindre.Parce que je n'aime pas être contrainte.Du moins, je n'aime pas l'autoritarisme, celui qui édicte des normes sans sens. Car je sais bien qu'il faut des règles, des limites,des lois, pour que l'on puisse tous vivre ensemble.

Je ne suis pas adepte des frictions, je préfère lâcher prise, je suis la pro du consensus. La majeur partie du temps. Je n'aime pas les limites que je ne trouve pas pertinentes, je n'assume jamais mes envies.Je passe un temps fou à me décider et souvent je plie à l'avis général. Je ne sais pas me dire non, ce qui explique pourquoi tout mes principes de restriction sont voués à l'échec, tout comme refuser une demande de mon homme ou exprimer mon désaccord n'est jamais chose aisée. Je passe mon temps à douter et à culpabiliser. Et finalement quand je dis non, car je sens que c'est la bonne décision, la réaction des autres me fais souvent regretter d'avoir eu cette opinion.

Depuis une année ou deux environ, j'ai un désir d'affirmation, j'ai envie de poser les bornes de mes limites. Ne plus me laissez piétiner, influencer. Alors je m'exprime. A tort ou à travers. Je le fais de plus en plus, parfois très violemment, mais cela me fait toujours me sentir mal.

Je n'aime pas être sur cette ligne de faille.

Je n'aime pas déplaire, je ne veux pas faire de la peine. Alors je prends sur moi, je donne un " oui " qui sonne comme un "non". Je passe sous silence les griefs, tâchant de faire bonne figure, mais tellement mauvaise comédienne que ça sonne faux. Je n'aime pas qu'on ai une mauvaise image de moi, quitte à me faire passer en dernier; je ne veux pas prendre le risque de les blesser,de les décevoir, de perdre leur amour ...

Toute forme d'opposition mènerait donc droit à l'abandon ?

Par peur d'être rejeté, exclue, je préfère me faire toute petite, me taire, me soumettre.Suivre le courant dominant, c'est essentiel, cela m'assure une place, même quand cela dessert mes intérêts , mon autonomie et mon épanouissement. La famille en premier. Parce qu'il n'y a que ça de vrai. Pour survivre, pour rester en sécurité, il vaut mieux filer doux, ne pas manifester de désaccord, ni s'opposer. La censure du "non" et l'"écrasement" de mon " je " au profit du "nous". L'effacement de mes bornes au profit de leurs limites ...

Les désaccords me font peur, car ils me font déborder émotionnellement.

Ils font sortir la violence que j'ai dans le cœur.Je réagis au quart de tour, sans très bien comprendre contre quoi ma colère est dirigée. J'explose intérieurement. Littéralement. Parfois, j'en deviens agressive.

Un désaccord est un conflit en devenir. Un terrain miné. En tout cas, chez moi.

Je ne peux pas exprimer une opinion contraire sans que cela finisse en pugilat. On ne m'entends pas, on n'écoute pas mes arguments, je n'arrive pas à imposer mon opinion, je m'énerve, je crie, je tempête, je suis bouleversée, je pleurs, je culpabilise, je sombre dans ce trop plein émotionnel qui me dévaste à chaque fois.

Au final, le silence et la validation sont des chemins bien plus sûrs, en tout cas, pour ma paix intérieure. Ma communication est défaillante.Il vaut mieux alors l'auto-censure ... même si je bouillonne intérieurement de ne pas savoir m'exprimer calmement et simplement. J'aimerais être comme ces gens qui traversent sereinement les situations difficiles. Ne plus alterner sans cesse entre " me battre " et "fuir". Me battre en ne me laissant pas faire lorsque des paroles douloureuses sont prononcées, fuir, en me repliant sur moi-même et me cacher jusqu'à ce que la tempête passe ...

J'apprends à m’affirmer. A poser des limites. A dire stop. C'est difficile et épuisant . Pourtant, je sais bien qu'il faut que j'y arrives pour être enfin pleinement moi. En équilibre. Et sereine. Pour ne plus avoir l'impression de vivre ma vie par procuration, à travers le regard des autres, mais juste pour moi-même. Telle que je la voudrais. Parce que les bornes des limites, il n'y a pas plus important finalement ...

Et vous ? Arrivez-vous à vous affirmer ? A dire "non ? A poser des limites ? Savez-vous gérer vos émotions ? Avez vous dû apprendre à le faire ? Qu'est-ce qui vous en empêche ? Comment mener vous les conversations "à risques " ? Dîtes moi tout !

mardi 13 décembre 2016

Un jour ... la Terre ne sera plus qu'un tapis de poussière.



birdasaurus:
“Jessica Jungbauer
”
Bookends and Daisies Photography 



Hier soir, j'ai enfin eu le temps de me poser tranquillement dans mon canapé pour regarder " Demain", le fameux documentaire de Mélanie Laurent et Cyril Dion. Il vaut mieux tard que jamais. Bien m'en a pris car je l'ai beaucoup aimé et je n'ai absolument pas vu les deux heures qu'il dure s'écouler. Il aurait pû durer deux heures de plus que cela ne m'aurait pas gênée tant les chapitres abordés étaient intéressants ... D'ailleurs, s'il montre que des solutions se mettent en place partout dans le monde pour sortir du désastre écologique qui s'annonce, il ne cache pas non plus l'urgence de la situation, ni sa gravité et encore moins l'horripilante passivité des autorités à ce sujet.

Je crois que c'est bien ça le problème au final. Alors que les impacts dévastateurs de nos modes de vie sur la planète font de plus en plus souvent l'objet de débats enflammés, nos belles intentions ont été balayées par la crise, les difficultés quotidiennes, le manque d'engagement, les politiques qui ont brûlé le torchon ...

Trop d'efforts individuels pour peu de résultats collectifs.

Pourquoi ferrais-je des efforts alors que le voisin arrose ses plantes même quand il pleut, que le président voyage en jet privé, et que les grandes entreprises polluent les rivières ? L'efficacité ne réside t'elle pas dans le concret ? Les règles ne sont elles pas les mêmes pour tout le monde ? C'est de notre monde qu'il s'agit ! Je pense qu'on a depuis longtemps dépassé le stade où l'écologie pouvait passer pour une valeur morale, où il suffisait d'avoir un comportement cohérent avec ses idées et de pousser un coup de gueule de temps en temps.

Nous avons chanté, dansé. Quand je dis «nous », entendons un quart de l'humanité tandis que le reste était à la peine. Nous avons chanté, dansé. Maintenant, le disque est rayé. Il a des ratés.

Nous avons construit la vie meilleure, nous avons jeté nos pesticides à l'eau, nos fumées dans l'air, nous avons conduit trois voitures, nous avons vidé les mines, nous avons mangé des fraises du bout du monde, nous avons voyagé en tous sens, nous avons éclairé les nuits, nous avons chaussé des tennis qui clignotent quand on marche, nous avons grossi, nous avons mouillé le désert, acidifié la pluie, créé des clones, franchement on peut dire qu'on s'est bien amusés...

On a réussi des trucs carrément épatants, très difficiles, comme faire fondre la banquise, glisser des bestioles génétiquement modifiées sous la terre, déplacer le Gulf Stream, détruire un tiers des espèces vivantes, faire péter l'atome, enfoncer des déchets radioactifs dans le sol, ni vu ni connu.

Franchement on s'est marrés. Franchement on a bien profité.

Et on aimerait bien continuer, tant il va de soi qu'il est plus rigolo de sauter dans un avion avec des tennis lumineuses que de biner des pommes de terre. Certes.

Mais nous y sommes.

A cette Troisième révolution. Qui a ceci de très différent des deux premières (la Révolution néolithique et la Révolution industrielle, pour mémoire) qu'on ne l'a pas choisie.

« On est obligés de la faire, la Troisième Révolution? » demanderont quelques esprits réticents et chagrins. Oui. On n'a pas le choix, elle a déjà commencé, elle ne nous a pas demandé notre avis.

C'est la mère Nature qui l'a décidé, après nous avoir aimablement laissé jouer avec elle depuis des décennies.

La mère Nature, épuisée, souillée, exsangue, nous ferme les robinets. De pétrole, de gaz, d'uranium,d'air, d'eau.Son ultimatum est clair et sans pitié : Sauvez-moi, ou crevez avec moi (à l'exception des fourmis et des araignées qui nous survivront, car très résistantes, et d'ailleurs peu portées sur la danse). Et je n'exagère pas. C'est officiel,  Nous sommes bel et bien entré dans une nouvelle ère d'extinction de masse, la sixième depuis que le monde est monde ...

Sauvez-moi, ou crevez avec moi.

Evidemment, dit comme ça, on comprend qu'on n'a pas le choix, on s'exécute illico et, même, si on a le temps, on s'excuse, affolés et honteux. D'aucuns, un brin rêveurs,tentent d'obtenir un délai, de s'amuser encore avec la croissance. Peine perdue. Il nous reste vingt ans. Le temps d'un battement de cil.

Il y a du boulot, plus que l'humanité n'en eut jamais.

Nettoyer le ciel, laver l'eau, décrasser la terre, abandonner sa voiture, figer le nucléaire, ramasser les ours blancs, éteindre en partant, veiller à la paix, dépoussiérer son vélo,  contenir l'avidité, trouver des fraises à côté de chez soi, ne pas sortir la nuit pour les cueillir toutes, en laisser au voisin, ressusciter les abeilles, relancer la marine à voile, laisser le charbon là où il est, fabriquer des bougies, récupérer le crottin, pisser dans les champs (pour le phosphore, on n'en a plus, on a tout pris dans les mines, on s'est quand même bien marrés, faut pas l'oublier).

S'efforcer. Réfléchir, même.

Je me sens colosse au pied d'argile.Il y a de quoi être fatigué. Il y a de quoi vouloir laissé tomber. Il y a de quoi vouloir trouver des échappatoires comme le déni ou la déresponsabilisation mais ... il n'y a plus d'échappatoire possible, alors allons-y. A ce prix, nous réussirons la Troisième révolution. A ce prix, la qualité de vie redeviendra acceptable et l'état de la planète pour les générations futures le sera aussi.

A ce prix nous danserons, autrement sans doute, mais nous danserons encore.

Et vous ? Avez vous vu "Demain" ? Qu'en avez-vous pensé ? Quelles décisions avez vous pris pour la planète ? Comment se manifeste votre engagement écologique au quotidien ? Pensez vous que l'écologie est un problème individuel, politique, les deux ? Les problématiques environnementales vous inquiètent- elles ? Vous indiffèrent- elles ? Dîtes moi tout !






mardi 6 décembre 2016

Un jour ... le télétravail ne sera plus marginal.



living-that-library-lifestyle:
“Giant cups of tea & a snug jersey are getting me through all this work 🙈 its freezing tonight🌛 might be going back to Uni tomorrow, we have had a shut down to protest for free education 😊
”
Bookends and daisies Photography 


Après mon bilan jeune, lorsqu'il fut décrété que le seul secteur d'activité professionnel conciliable avec ma maladie était celui de l'administratif, je n'étais pas spécialement convaincue.Notamment parce que le principal argument était qu'il puisse éventuellement ouvrir sur des postes télé-travaillés.

Je ne l'étais pas beaucoup plus quand ma conseillère mission locale me tannait pour reprendre des études par correspondance. Je n'étais absolument pas sensible à ses arguments. A l'époque, je ne voyais que les tracas financiers et l'isolement qui allait en découler.

Mes proches étant d'accord avec moi sur le sujet, j'étais certaine d'être dans le vrai.

Pourtant, que ce soit pour ma conseillère ML ( mission locale) ou ma conseillère BJ (bilan jeune), rester à la maison pour travailler était le meilleur moyen pour moi de concilier activité pro et les contraintes inhérentes à ma maladie ( fatigue, douleur, rendez-vous médicaux ...). Pour elles, c'était l'environnement le plus adapté. Pas de fatigue liée aux trajets, une certaine liberté d'organisation, que des avantages, en somme.

Je n'ai rien écouté et je me suis lancée bille en tête dans mon service civique. Le résultat étant que , même avec un contrat de 25 heures, j'étais épuisée, j'ai eu un mal fou à tenir un rythme, je faisais des siestes entre midi et deux, et je ne compte plus le nombre de fois où je suis restée clouée à la maison (notamment un mois durant des les fêtes de fin d'année. Youpi.).

Actuellement, je me tâte encore sur la direction à prendre. Je ne sais toujours pas si j'essaie de me dégoter un poste ou si je tente ma chance pour la reprise d'études. On va dire que je creuse les deux idées. Je postule à des offres qui me plaisent tout en restant à l’affût concernant les formations. A ceci près que je me rends bien compte  qu'il est très difficile d'harmoniser le cadre classique du "travail" ou des "études " à mes soucis de santé et que si je m’évertue à penser de façon "conventionnelle", je risque fort de courir d'échec en échec.

Fort heureusement, la manière dont j'envisage le télétravail et les études par correspondance à nettement évolué depuis. Je commence seulement à percevoir tout ce que mes conseillères se sont acharner à me faire comprendre, en vain.

Malheureusement, même si le télétravail semble être la clé à de nombreux soucis (et pas seulement les miens) en limitant le temps dans les transports, en limitant les risques psychosociaux, en permettant de mieux concilier vie privée et vie professionnelle et en offrant aux entreprises des bénéfices réels, notamment en matière d'absentéisme et de productivité ... la France est en retard sur la question. Il n'y a qu'entre 9 et 15% de télétravailleurs en France contre 20 à 30% dans les pays d'Europe du Nord.

En dehors de ses limites intrinsèques, comme le fait que certains métiers ne sont pas conciliable avec le télétravail, il y aussi le fait que cette organisation de l'activité demande de repenser et de réformer un certains nombres d'acquis. Bien souvent, les employeurs s'arrêtent à la complexité d'une telle réorganisation,  sans mesurer pleinement les avantages que cela offrirait à leur entreprise. Par ailleurs, les employeurs sont souvent frileux à l'idée de laisser leurs employés en totale autonomie.

Il y a également des craintes du côté "salarié".

L'isolement, l'exclusion de certaines opportunités professionnelle, la peur de ne pas s'avoir s'adapter à cette nouvelle organisation  ... car il est vrai que le télétravail a les avantages de son isolement, et les inconvénients de sa solitude. Il y a pourtant des façons très simples de faire disparaître ces freins. Comme le décret de février 2016 qui préconise certaines modalités de mise en oeuvre, comme le fait de limiter le télétravail à trois jours par semaine maximum ... Ou de cibler au mieux le personnel pouvant y prétendre, comme dans le Lot, où l'accès a été limités aux agents de la fonction publique territoriale travaillant à plus de 90% et sur une durée totale de 1.5 jour par semaine.

Le télétravail est protéiforme. Il convient donc aux entreprises et à leurs salariés de trouver celle qui leur convient au mieux. Pour qu'enfin, travailler signifie joindre l'utile à l'agréable.

Agréable. C'est bien ce qui ressort des bilans d'expérimentation menés par de nombreux organismes à propos du télétravail. En effet, les effets bénéfiques du télétravail seraient nombreux, tant pour les salariés que pour leur hiérarchie. Meilleures conditions de travail, efficacité plus importante, plus grande motivation, meilleure qualité de réponse aux dossiers soumis ...

Autant d'arguments en faveur d'une généralisation de cette pratique, qui reste pour le moment, bien marginale.


Et vous ? Que pensez vous du télétravail ? La panacée ou un miroir aux alouettes ? Une évolution sociétale enviable ou au contraire à éviter ? Quels seraient selon vous les avantages et les inconvénients d'une telle organisation ? Seriez-vous prêt à faire l'essai ou , au contraire, cela ne vous attire pas du tout ? Dîtes moi tout !







mardi 29 novembre 2016

Un jour ... je ne ferrais plus dans la figuration.



Bookends and Daisies Photography 




Un pied dedans, un pied dehors.

Lorsqu'il s'agit de ma vie, j’excelle dans la figuration.

Je bouillonne d'envies et de projets mais, prisonnière de mes inhibitions , je n'arrives pas à les réaliser. Au moment de m'engager et de me rapprocher concrètement des mes désirs, je bloque, je bug et je passe mon temps à solliciter l'avis des autres, pour différer la prise de décision. J'espère toujours que l'opinion des autres m'aidera à prendre la "bonne direction " mais finalement, loin de m'aider à trancher, la diversité des points de vue et des conseils me paralyse encore plus et en rajoute une couche à mes contradictions intérieures.

Résultat ? Je retarde encore et toujours le moment d'agir, même quand je suis persuadée du bien fondé de mes idées. On verra plus tard, c'est pas le bon moment, on va faire ça d'abord...C'est toujours plus facile de rester dans le domaine de la projection rêveuse, forcément couronnée de réussite et scénarisée à ma guise que de me jeter à l'eau ... et de boire la tasse.

Je sais très bien d'où vient cette incapacité à prendre des risques, mais en attendant, je fais du surplace. J'aimerais tellement que l'on me rassure et que l'on m'assure que l'issue de mes projets seront à la hauteur de mes ambitions. Ne pas savoir ce qui m'attend me freine complètement. Après tout, je sais ce que je laisse derrière moi, mais pas ce que je trouverais si je parvenais à prendre une décision. Alors bien sûr, en restant loin de mes désirs, je me préserve de l'échec et de la déception mais je me pénalise aussi grandement en me privant de ce qui pourrait rendre ma vie tellement plus vivante, tellement plus pleine, tellement plus personnelle ...

J'aimerais pouvoir lâcher cette illusion du monde idéal, de la vie idéale, où tout se passerait sans un pet de travers, sans douleur, sans culpabilité et où je serais une personne toujours exemplaire. Ce que je ne suis manifestement pas, de tout façon.

Avec le temps, les opportunités manquées, les "non-concrétisations", le doute, la frustration,ont totalement zappé l'estime et la confiance que j'avais pour moi-même ( moi qui n'en avait déjà pas beaucoup à la base ). Je n'ose plus me prononcer sur une quelconque envie, sur un quelconque désir, de peur de devoir payer très cher mes nouveaux choix de vie. Pour couronner le tout, les rares fois où je me lance, en dépit de mes craintes, mes projets ont tendances à s'écrouler tout seul. Pas de quoi donner envie de recommencer ... Je ne pense pas être trop gourmande, pourtant. Je ne vise pas l'état de bonheur stable et définitif. J'aimerais juste repérer ce qui donne du sens et du plaisir à mon existence pour pouvoir le réaliser. Pour enfin changer de scénario. Et devenir une véritable actrice.

Evidemment, je sais bien qu'il est illusoire de vouloir vivre sans faire de vague. De vouloir changer sans pour autant faire tanguer l'ordre établi. Un changement qui ne se voit pas, c'est qu'il n'a pas eu lieu. J'aimerais être enfin en accord avec moi même et avec mes choix de vie. Faire la paix avec mes envies. Cette ambition n'est malheureusement pas compatible avec les casseroles qui sont les miennes , à savoir : la volonté du " tout contrôlé " ( alors qu'en réalité, je contrôle rien du tout, mais je me soigne), le désir de plaire à tout prix et la peur permanente de décevoir. J'aimerais savoir composer avec mes fragilités, oublier toute tentative de comparaison, dépasser la culpabilité et cesser de remettre mes désirs au lendemain. Pas de bol, la conscience des choses ne crée pas le changement à elle seule.

Et vous ? Vous sentez-vous acteur (ice) de votre vie ? Arrivez-vous à suivre vos aspirations profondes ? A affirmer vos choix de vie envers votre entourage et/ ou la société ? Comment faîtes vous, concrètement, au quotidien ? Dîtes moi tout !


mardi 22 novembre 2016

Un jour ... je marquerais les esprits.


Les meilleurs tons de cheveux pourpre:
Pinterest Photography 
Parfois, quand je fais les courses, je tombe sur des bombes.

Des grandes, des petites, des fines, des rondes, des brunes, des rousses, des blondes, des myopes, des taches de rousseurs, des baguettes, des bouclettes, du satin et du lin ...

Cette beauté changeante, variable, subjective qui me cloue sur place et me laisse des étoiles dans les yeux et la bouche légèrement entrouverte, un air niais et une pointe de jalousie.

Parce qu'en dehors de cette petite musique de fond qui ne cesse de nous dicter ce qu'il faut être pour exister, la standardisation de la beauté ne m'a jamais fais vibrer ou mis des papillons dans le ventre pour m'entendre ensuite dire " Tu as vu ? Elle est trop belle !".

La singularité. Le détail qui tue. Ou alors l'harmonie de l'ensemble.

Je ne sais jamais vraiment ce qui provoque cette ébahissement si ce n'est une signature stylistique très affirmée (voire poussée à l’extrême). Comme cette fille toute menue à la peau diaphane remplie de tatouages, aux cheveux bouclés noir violine et aux grand yeux verts. Une personnalité digne à sortir des mangas.

Et moi, je me sens tellement banale. J'ai l'impression qu'il me manquera toujours ce petit grain de folie qui rend les femmes vraiment belles. Je me sens lisse, fade, transparente malgré tout mes efforts pour me sentir femme, le make up, le changement de garde robe, le changement de coupe et de couleur. Sans rien qui fasse dire aux autres : " whaou ".

Se sentir fade, sans relief, ordinaire en somme, sera t'il le nouveau mal ? Dans cette société où l'injonction n'est plus à l'uniformisation (ou un peu moins) mais à la différenciation. Parce que c'est vrai quoi, il faut bien se "distinguer " , "sortir du lot " pour obtenir un minimum d'attention dans son travail, dans sa famille, dans la communauté qu'on s'est créée ou même à mac donald où l'on te prie de venir "comme tu es " ..

J'envie celles (et ceux) qui savent se donner de la " personnalité ", du relief, du piquant, qui sortent -véritablement- du lot car je souffre du syndrome du passe muraille depuis tellement longtemps que je ne sais même pas ce que c'est d'être sur le devant de l'estrade et non pas dans la figuration.

Ah, les temps bénis des spectacles scolaires où je jouais un arbre dans le fond pendant que les autres dansaient la macarena déguisés en massaï sous les yeux ébahis de leurs parents.

Etre remarquable. Visible. Distincte aux yeux des autres. Frapper les esprits. Sans jamais tomber dans la vulgarité et le mauvais goût. Sans jamais se déguiser et jouer un personnage. Etre originale mais vraie. Laisser une impression sur les autres, être unique, compter un petit peu. Tout ceci est tellement imbriqué en moi.

Mais cela doit être une affaire entre moi et moi.

Ne pas être capable de choisir de montrer ce à quoi je tiens le plus en moi. Peut être parce que je ne tiens à rien justement. Avoir un autre corps, une autre peau, une autre tête, ne serais pas insurmontable pour moi.

Ne pas être capable de révéler ce que je perçois de mon identité par peur de choquer ou de décevoir. Comme ses deux rêves de tatouages qui èrent dans mon esprit depuis cinq ans sans jamais rien n'y changer.

Ne pas savoir se passer de la validation extérieure et de l'opinion des autres (l'avis de ma mère, de ma sœur, de mon homme, de ma psy, de mon médecin..), et de cesser d'obéir aux codes du moment. En un an, j'ai changé deux fois de garde robe.Je suis en passe de refaire l'opération pour la troisième fois, car je n'aime plus ce que j'ai acheté.  Sans jamais me trouver. En un an, j'ai changé deux fois de coupe de cheveux et au moins autant de fois de couleur de cheveux. Sans jamais me trouver. J'ai essayé avec maquillage, sans maquillage, avec bijoux ou sans bijoux. Sans jamais trouver "mon truc". Ce fameux truc que même les pubs pour gel douche te font miroiter.

Je suis encore loin de l'équilibre singularité / envie d'appartenance à un groupe.

Je ne sais pas qui je suis.

Et vous ? Comment avez-vous trouvez votre style ? Qu'est-ce qui vous démarque des autres ? Ou, à contrario, qu'est-ce qui provoque les " whoua" chez vous ? Le sens de la mode est elle un talent inné ou plutôt un apprentissage de longue haleine ? Dîtes moi tout.


lundi 14 novembre 2016

Un jour ... j'ai organisé une soirée ' Cheese and Wine ".



Coralie Photographie

Tout est partie d'une photo pinterest représentant un bar à fromage. Etant une grande amatrice, j'avais trouvé l'idée géniale et m'étais promis de la garder sous le coude pour notre mariage. Puis, il y a eu l'article sur les joies de l'automne et le fait de faire un bon repas de fromage avec du vin. L'idée faisant son chemin, je me suis dis " mais pourquoi ne pas faire une soirée Cheese and Wine ". Troquer un dîner classique contre un menu 100%fromages, je ne pouvais qu’adhérer, surtout que j'ai des fins gourmets dans mon entourage, qui savent apprécier les ateliers dégustations.

C'est vraiment un concept très sympa, peu onéreux (sauf si comme moi, dingue de déco, vous suivez les shootings d'inspiration pour les recréer dans votre salle à manger ...). Si l'idée vous tente, je vous donne quelques conseils pour réussir cette petite soirée en famille ou entre amis.

Le plateau de fromages.

C'est évidemment la pièce maîtresse de votre repas. Je vous conseille de choisir entre cinq et sept fromages différents, ce qui est déjà conséquent puisqu'il y a plein de petits accompagnements. Personnellement, notre buffet était composé d'une bûche de chèvre, d'un munster, d'un brie de meaux, d'un comté, d'un roquefort et d'un brillat savarin. Un plateau très classique en somme. Ceci étant, un plateau de fromages digne de ce nom est toujours composé de la sorte : comté (ou autre fromage à pâte dure) , un chèvre ( à vous de varier les plaisirs, bûche, crottin, cendré ...), un fromage corsé ( munster, maroilles ou équivalent) , un roquefort ou une autre pâte persillée, un camembert ou un brie, et pour le petit plus, un fromage étranger ou peu connu. Vous pouvez aussi décider de ne servir que des fromages de votre région. Certains fromagers, comme ceux de la Cloche à Fromages, proposent même des sélections en fonction des saisons. Tout est permis ! C'est à définir selon vos goûts et ceux de vos convives. Tout simplement, n'oubliez pas de commencer par les fromages les plus légers, pour finir par ceux aux arômes plus marqués.

Les accompagnements. 

Pour déguster nos fromages, j'avais installé une petite ribambelle d'accompagnements et noté sur un petit chevalet "qui va avec quoi". Ainsi nous avions des fruits secs ( noix, amandes, noisettes pignons, raisins secs), des fruits frais (pomme, poire, raisin) , du miel, deux sortes de confitures ( quetches et coing), des pruneaux et une énorme salade de mâche. Vous trouverez sur le net de nombreux sites proposant de superbes associations (comme ce fut le cas des pruneaux avec le roquefort, je n'y aurais jamais songé !). A décliner pour l'apéritif également ! 

Le pain.

Tout comme le vin, l'accord fromage/pain ne se fait pas au hasard, contrairement à ce que l'on pourrait penser. En effet, plus le fromage est délicat, plus le pain doit être neutre. Ainsi, la baguette et le pain de campagne seront parfaits avec tous les fromages. Le pain aux noix se marie bien à un avec le conté, toute sortes de tomes, ou encore à un fromage bleu. Et je vous conseille le pain dépices avec le chèvre ou le roquefort. Bien entendu, pour encore plus de plaisir, vous pouvez également choisir des pains aux fruits, qui équilibreront parfaitement des fromages forts en gueule, ou un pain aux olives, qui sera délicieux avec un fromage frais. Comme dirait Tonton Marcel, il y autant de sortes de pains que de sortes de fromages, alors pourquoi se priver ? 

Le vin. 

Pas de soirée Cheese and Wine sans le précieux breuvage. Dans notre cas, nous avions choisis trois sortes de blanc différents ( pour éviter le fameux mélange mortel, rouge/blanc et surtout, surtout parce que,contrairement aux idées reçues, aucun caviste, ni aucun fromager digne de ce nom vous conseillera du rouge avec du fromage, cela leur donne un goût de fer). Nous avions donc opté pour un pinot gris, qui se marie parfaitement aux pâtes pressées, un gewurtz, qui s'accorde parfaitement aux fromages corsés et un bordeaux blanc. N'hésitez pas à demander conseil. 

Les animations. 

Pour que cette soirée soit vraiment une réussite, j'ai organisé un quizz entre le plat et le dessert ( un sorbet léger pour faire passer tout ce pain, ce vin et cette crème haha). Bien sûr, les vingt cinq questions avaient toutes un lien avec le thème de la soirée. J'avais aussi prévu deux petits cadeaux gourmands pour récompenser les participants ( un kit pour faire un camembert au four et un bocal de petits chèvres marinés à l'huile d'olive et aux herbes). Une transition toute en douceur et un bon moment à partager. D'autres animations sont éventuellement possibles, comme une dégustation à l'aveugle  ou un atelier de fabrication de fromage maison. A vous de choisir ! 

Le petit truc en plus .

S'il vous reste des petits bouts de fromage à la fin de votre soirée, pensez à les recycler ! Il y a tellement de recettes sympathiques : des soufflés, tartines chaudes ou froides, tartes ou pourquoi pas des gougères pour l'apéro de votre prochaine soirée entre potes ? 


Et vous ? Etes vous amateurs de vins et de fromages ? Avez vous déjà organisé une soirée de ce type ? Si oui, quel souvenir en gardez vous ? Si non, cette article vous a t'il donné envie de vous lancer ? Quel est votre fromage préféré ? Avec quel accompagnement ? Une petite suggestion de recette à base de fromage ? Dîtes moi tout ! 

mardi 8 novembre 2016

Un jour ... j'ai défendu la mise en place d'un revenu universel.




Personal organizer and pink flowers on desk
Pexels Photography



Le revenu de base, ou encore le revenu universel, fait pas mal de bruit ces derniers temps (ce qui me fait rire, quand on sait que cette idée à au moins trois siècles.)( J'aime quand les politiques ont l'impression de faire une découverte capitale pour l'avenir de notre pays, ils sont tellement enthousiastes. Ok. J'arrête d'être cynique.)

Autant vous le dire tout de suite, j'ai longtemps fais parti de ceux qui critiquent ce dispositif (comme quoi, y a que les cons qui ne changent pas d'avis) et qui ont une vision tronquée de ce que le revenu universel pourrait apporter à notre société. Il faut dire que j'avais les mêmes aprioris, les mêmes craintes que la majeur partie des gens.

Seulement, j'ai pris le temps de me renseigner, d'étudier ce qui a été déjà expérimenter dans d'autres pays, de confronter les points de vue ... et d'en conclure qu'à défaut d'enfoncer encore un peu plus la France dans son marasme, le revenu de base pourrait bien lui donner le petit coup de pouce dont elle à besoin.

Alors, pour commencer, de quoi est-ce qu'on parle ?

Le revenu universel serait une somme d'argent versée à tous les individus de la communauté, quelque soit les revenus ou leur situation professionnelle. Il remplacerait les nombreuses allocations que nous connaissons actuellement. Il serait attribué sans conditions préalables ni contrepartie. Il serait versé à chaque membre d'un foyer, sans prendre en considération les revenus des autres membres le constituant. Il serait permanent ( on pourrait par exemple le toucher depuis l'âge de 16 ans jusqu'à la fin de sa vie). Il serait cumulable avec d'autres revenus.

Voilà pour l'idée de base. Comme j'ai fais partie de ceux qui la voyait comme une douce utopie, je vais commencer par vous faire part des nombreuses critiques qui sont passées dans mon cerveau à son sujet, avant de vous dire pourquoi je pense finalement qu'il faudrait l'instaurer.

"Si on fait ça, plus personne ne voudra travailler". J'avoue que c'est la première objection que j'ai eu.

C'est peut-être vrai. Mais je ne le pense pas. Tout simplement parce qu'une étude, menée au Canada, a démontré que seulement 1% des hommes ont totalement cessé de travailler (contre 3% de femmes). Ce qui est finalement très peu.

Pour être actuellement en recherche d'emploi, de ma voie professionnelle, pleine de projets pas forcément conciliable avec une activité " salariée", je pense que le revenu de base permettra aux travailleurs d’être plus exigeants sur le travail qu’ils exercent. Il s’agirait de donner des marges de manœuvre pour mieux choisir son travail, un travail qui correspond à nos aspirations, à nos valeurs et à nos talents. Je pense tout de suite à toutes ces offres auxquels je postule sans réelle conviction, juste pour une question d'argent ... Avec la sécurité financière qu'il apporte, cela permettrait aux gens de se lancer dans des projets qui ont plus de sens pour eux ( écrire un livre, se lancer dans entrepreneuriat, se former aux médecines douces ...) en levant les freins financiers qui régentent actuellement nos vies. Qui sait à combien de projets nous renonçons par manque d'argent et par peur du manque de ressources ?

Deuxième objection. "Comment faire pour financer une idée pareille ?"

L'argent ne pousse malheureusement pas sur les arbres. Je ne suis pas économiste mais je sais que de nombreuses pistes sont dorénavant à l'étude pour trouver des sources de financements. C'est d'ailleurs la question centrale de la mise en place du RU (entre 200 et 400 milliards d’euros par an, c'est quand même un budget). Les idées principales sont le financement par l’impôt sur le revenu ou sur l’impôt du patrimoine, la taxation des profits, la réforme de la création monétaire mais d'autres pistes sont envisagées pour rendre cette idée viable.  Sachez seulement la faisabilité d’un revenu de base autour de 400€ par adulte et 200€ par enfant a déjà été vérifiée par une thèse de Marc de Basquiat.

Troisième objection (et elle pique celle là). "On va devenir le pays de l'argent facile" (ne m'en voulez-pas, merci).

Je sais que c'est très mesquin de penser que les gens ne viennent en France que pour toucher des aides et se laisser vivre. Je sais aussi que l'immigration n'est pas toujours motivée par les ressources financières du pays accueillant mais aussi par la situation précaire du pays d'origine ... Mais que voulez-vous, on a du mal à se défaire de ses aprioris. J'ai cependant récemment appris que pour toucher les aides sociales, il faut cinq ans de résidence légale en France ( pourquoi personne ne parle jamais de ça ? Hein ? Au lieu de véhiculer bêtement l'image du migrant qui arrive et qu'on accueille avec un paquet d'aides diverses et variées) et qu'il n'est pas possible pour un étranger de séjourner en France uniquement pour toucher les allocations ( même si je ne nie pas l'existence de la fraude et des profiteurs). Ceci étant, on peut donc espérer des possibilités d'attributions similaires pour le RU.

Maintenant, les premiers questionnements passés, je vais vous dire pourquoi il me semble intéressant de creuser cette question et pourquoi je pense qu'il est bon de promouvoir le revenu de base, ou le revenu universel.

Premièrement, à cause des changements qui frappent le monde du travail. C'est une réalité. J'ai déjà évoqué la question de l'indépendance un peu plus haut, le RU nous libérant du salaire " de nécessité vitale ", on se sent plus libre de se consacrer entièrement à des projets qui ont du sens pour nous. Ce qui permettrait aussi sans doute d’améliorer le bien être au travail (et de mettre fin à de nombreuses situations de souffrance qui conduisent aux dépressions, burn out et autres drames relatif au surmenage et au malheur ).  Il n'y a pas que cet aspect du travail que le RU révolutionnerait. On peut aussi parler du fait que beaucoup d'emplois vont disparaître dans les années à venir, remplacés par les machines. On peut donc penser que le travail va se raréfier dans certains domaines. Le RU permettrait alors de garantir une certaine autonomie financière et de sortir les personnes de leur crainte du chômage ou d'avoir un travail " gagne pain" parce que leur emploi est menacé par l’automatisation et la numérisation ...

Pour continuer dans cette idée, je pense que le RU serait un formidable outil d’émancipation. Notamment pour les jeunes. Pour des raisons purement économique, je ne me suis jamais sentie vraiment libre de faire mon propre chemin. Avec le RU, je me serais sans doute sentie beaucoup plus autonome, sans crainte de peser sur mes proches (ce qui est encore le cas en ce moment) et je n'aurais pas choisis mes options professionnelles sur le seul critère de leur "employabilité" et du revenu qu'elles allaient me rapporter à la fin du mois.

D'un point de vue géographique cette fois, il me semble que le RU serait une bonne solution pour dynamiser les zones rurales. Je vois de plus en plus de personnes de villages ou de petites villes, comme la mienne, obligé de chercher du travail dans les grosses villes, entraînant ainsi l’appauvrissement de leur territoire. J'ai vu beaucoup de magasin et d'indépendants mettre la clef sous la porte dans notre secteur, les cinq dernières années.  Le RU encouragerait les travailleurs à rester ou à s’installer dans les petites villes et les territoires ruraux et à relancer l'emploi local (petite restauration, prestataires de services...).

Finalement, le RU serait à coup sûr un bon moyen pour développer de nouvelles richesses. Il permettrait de sortir de ce dicktat de la productivité et de la rentabilité en favorisant l'épanouissement personnel, en aidant à la cohésion sociale , en mettant en valeur les activités non marchandes, en favorisant entrepreneuriat et l'économie contributive ... En réalité, il y autant de bonnes raisons de vouloir instaurer un revenu de base que de maux et d'espoirs différents. Après les congés payés, il me semble que ce serait le plus gros progrès sociétal que nous pouvons espérer.

Et vous ? Seriez-vous favorable à un revenu universel ? Si oui, pour quelles raisons et pour quel montant ? Si non, quelles sont vos principales objections ? Que pensez-vous des résultats observés lors des premières expérimentations ? Pour vous quelles sont les principales dérives que ce projet pourrait rencontrer ? Dîtes moi tout.


















jeudi 27 octobre 2016

Un jour ... mon couple est devenu une dream team.



Bookends and Daisies Photography

Notre aventure de couple à débuter d'une bien drôle de façon.

Une rencontre sur internet, un rendez-vous à une manifestation équestre, lui accoutré à l'as de pique et moi me demandant sur quel plouc je venais de tomber. Des caractères à l'opposé, des attentes différentes, pas forcément la même envie de s'engager. On s'est séparé puis remis ensemble.

C'était il y a sept ans.

On a galéré, on a eu des milliers de prises de tête, de becs, des nuits blanches à se demander si ça valait encore le coup de continuer, des pétages de plomb en tout genre et autant d'ajustements. Il n'y a pas vraiment eu de coup de foudre, ce désir fou qui semble en animer plus d'un, juste ce coeur qui cogne un peu plus fort et cette peur qui tord le bide à l'idée de perdre l'autre.

Nous, on se contente de regarder dans la même direction et d 'avancer main dans la main.

Bien sûr, on trébuche, parce que la vie, c'est loin d'être un champ de fleurs, et que notre karma a un penchant pour les épreuves de force. Pourtant, quand je nous regarde, je me dis qu'on est un petit miracle par les temps qui courent. Je ne lui dis pas, alors que je devrais sûrement, mais je suis admirative de ce que l'on se construit. Je ne pense pas que l'amour soit la clef. Bien sûr, il en faut. Sinon, la maniaque que je suis aurait depuis longtemps virer ce bordélique dans l'âme. Et ce maître incontesté de la procrastination aurait envoyé bouler tout aussi rapidement la psychorigide adepte du " maintenant, tout de suite" que je suis.  Alors oui, il y a de l'amour, c'est sûr. Mais je ne pense pas que cela suffise pour harmoniser des caractères aussi opposé que le sont les nôtres. Je ne pense pas non plus que ce soit la clef des relations qui durent ...

Nietzsche disait que « le meilleur ami est susceptible d’avoir la meilleure femme, parce qu’un bon mariage est basé sur le talent pour l’amitié ». Je ne peux qu'approuver. L'amour et le désir ne suffisent pas, sans esprit d 'équipe, sans confiance, sans complicité, sans amitié, cela ne peut pas fonctionner. L'amour, c'est l'amitié avec une dimension, une intensité, un vibrato, une intimité supplémentaire. 

On a mit du temps à inventer notre propre modèle de couple. 

Parfois, on tâtonne encore. 

Souvent, quand je suis trop exigeante avec lui, je me demande si je me permettrais de me comporter de la même façon avec un ami (et souvent la réponse est non...). Avant, j'avais tendance à enfiler les pantoufles de mes ancêtres et d'appliquer son lot complet de stéréotypes, comme le fait que l'on doit absolument faire des choses ensembles, que le temps libre doit être consacré au couple, que l'homme doit assurer telle tâche dans le foyer et la femme, telle autre ...

Oui, j'étais très clichée. 

Aujourd'hui, j'essaye de tirer partie de nos complémentarités et d'envisager la vie de couple d'une autre façon. Comme une dream team, où l'on est solidaire quoi qu'il arrive, tout en tenant compte des aspirations de chacun, chacun prenant du temps pour soi, pour cultiver son épanouissement personnel et vient ensuite nourrir l'autre de ce qu'il vit. Avant, j'étais toujours le frein de la raison, aujourd'hui je veux être le catalyseur, le soutient dont il a besoin pour réaliser ses rêves et ses projets. Comme il le fait pour moi, sans jamais vaciller. 

On vit dans époque difficile, dure et frileuse, je suis bien mieux à affronter les vicissitudes de la vie avec sa main dans la mienne. Rester ensemble, le plus longtemps possible, poursuivre la route quoi qu'il se passe, malgré les crises et les conflits (qui sont de toute façon inévitable).  On tient le coup en dépit de l’adversité et je suis fière d'avoir traversé et surmonté,avec lui, ces moments difficiles. 

Notre couple n'est pas un conte de fées, c'est vrai. Cela fait longtemps qu'on a oublié nos rêves d'amour. Sauf qu'aujourd'hui on connait la réalité généreuse de la vie à deux, où son bonheur et son bien être comptent au moins autant que les miens,  ce couple où l’amitié prend ses aises, entraîne fous rires et complicité. Avec le plaisir sans cesse renouveler de le retrouver le soir et de me réveiller à ses côtés le matin, avec la même gaieté et la même joie que s'il s'agissait de mon meilleur ami. 

Et vous ? Qu'en pensez-vous ? Quel est selon vous l'ingrédient magique qui fait durer les couples ? L'amitié signifie t'elle la fin de l'amour ? Qu'attendez-vous de votre couple ? Dîte moi tout ! 

jeudi 20 octobre 2016

Un jour ... On remettra les choses en perspective.


A Joyful Journey Photography


Ce matin, je me suis encore énervée contre le système.

Pour vous la faire courte, Pôle Emploi ne finance quasiment plus rien comme formation pro (ou à des montants tellement ridicules que ça revient à la même chose ..), et je dois me trouver un job en ayant donc un simple niveau bac, alors que, comme l'a rappelé un formateur que j'ai vu ce matin " En France, ce qui compte, c'est le papier" ( sous entendu le diplôme). Vous comprenez mon souci ? J'étais donc hors de moi ( qui ne l'aurait pas été en entendant " mais prenez vous un job alimentaire et financez là " ( s'il y avait eu un "merde, elle fait chier à la fin", ça aurait été pareil)).  Sauf que ...

Début de semaine, mon père a perdu un collègue. 57 ans. Cancer du pancréas. Diagnostiqué en janvier, mort en mai. 4 petits mois. Je ne le connaissais pas très bien, mais mon père l'aimait beaucoup. C'était un gars "bien " ,comme on dit,qui a eu une vie pas très rose ( un divorce et un autre cancer de ce que j'ai compris) et qui attendait gentiment sa retraite pour profiter. Sauf qu'elle n'a pas eu le temps de poindre le bout du nez ...

Il y a quelques temps déjà, une fille qui était avec moi au collège et que je connais de nom ( et de vue ) est partie faire une balade à vélo. Elle adorait le vélo. C'était sa bouffée d'oxygène. C'était une fille posée, avec un chéri, un boulot apprécié dans un CAT. La vie devant elle. Sauf qu'un connard au téléphone et en excès de vitesse l'a fauché. Elle est morte dans l'ambulance. 23 ans. Et sa vie qui éclate comme un ballon. Elle ne se mariera jamais, n'aura jamais d'enfants, ne sortira plus en boîte avec ses amis, ne sera jamais une mamie qui tricote ...

Des exemples comme ça, j'en ai pleins mes tiroirs et je suis sûre que vous aussi. A chaque fois, cela me heurte. Cela me fait mal. A chaque fois, je ne peux m'empêcher de me dire, si ça avait été moi ( ou un proche ). Et à chaque fois, je me dis que c'est pas demain la vie. Demain, c'est peut-être fini. Je me dis qu'il faut vivre à fond. Profiter de son existence. Ne pas perdre de temps avec ce qui nous pèse et ce qui est superflu. Que cela ne rime à rien de fulminer des heures sur des choses que l'on ne peut pas changer.

Ma psy me dit l'essentiel, c'est vous. 

Bien sûr. 

Sauf qu'on passe tout de suite pour un égoïste égo-centrée. Pas très reluisant.Je sais pas pour vous, mais dans mon éducation, ça à toujours été les autres d'abord et toi ensuite. Du coup, pour l'épanouissement de soi, on repassera. Et puis, y a toujours cette petite vague de culpabilité à s'occuper de soi (alors qu'on pourrait être en train de sauver le monde haha). Cependant, mon point de vue sur cette question change. Doucement. On n'a qu'une vie et elle passe vite. Personne ne souciera du fait que je l'ai pleinement vécu ou non, une fois que je serais sous terre. Tout comme personne ne se souciera du fait que je fasse du 44, que je n'aime pas les asperges et que je ne roule pas sur l'or. 

Non. 

Tout le monde s'en foutra. 

Et tout ce que j'aurais eu moi, c'est une vie fade qui ne me correspond pas. Une vie pleine de colère et d'angoisses. Une vie aigre. Une vie pleine de doute, de rancœur, de culpabilité . Une vie que je ne souhaiterais à personne. 


Si on prend conscience de notre finitude, alors, vraiment, tout devient franchement plus simple. Puisque plus personne ne se souciera de ce que vous avez pû faire ou non. Votre appartement n'était pas rangé au carré ? Tant pis. Vous ne mangiez pas healthy-bio-no glu- no milk ? Tant pis. Vous faisiez des soupes avec votre gazon ? Tant pis. Vous n'aviez pas un rond ? Tant pis. Vous faisiez dix heures de sport par semaine ou dix heures de canapé ? Tant pis aussi.

Quand t'es mort, t'es mort.

C'est bien ça l'absurdité de la vie. Ou alors je grandis et je commence à piger le concept du relativisme. Alors franchement, tant qu'à remettre les choses en perspective, autant que ce soit pour nous faire du bien et s'éclater, non ? Comme le dirait une super amie, le chômage, c'est pas du temps perdu, mais c'est bien du temps que tu n'auras jamais plus ! 

Et vous, arrivez vous à vivre votre vie comme vous l'entendez ? A vous détacher de la pression sociale ? Y a t'il des projets auxquels vous avez renoncé à cause de cela ? Comment le vivez vous ? Certaines peurs vous empêchent elles de vivre comme bon vous semble ? Arrivez-vous à relativiser vos "échecs" ? Dîtes moi tout ! 

jeudi 13 octobre 2016

Un jour ... j'ai utilisé des légumes en pâtisserie.



GENIAL : On vous donne la recette du Carrot-cake de STARBUCKS ?. Retrouvez les plus belles photos sur le thème de la cuisine dans les diaporamas de 750 grammes. Ici : GENIAL : On vous donne la recette du Carrot-cake de STARBUCKS ?.:
Pinterest photography 


Je suis une dingo de gâteaux. Entre nous, je ne suis pas très tartes et j'ai du mal avec les pâtes à choux ou la pâte feuilletée. Mais j'adore tout ce qui est cake, muffins, moelleux, fondant, cupcake, mug cake, madeleines ...et tout ce qui est biscuits, j'en parle même pas. Pas très étonnant quand on est né dans la patrie des bredeles.

Alors, sachant cela, vous vous doutez bien que lorsque je me rends chez mon libraire, les premiers livres de cuisine que je regarde sont ceux où d'irrésistible pâtisseries trônent en couverture ! Et l'autre jour, je suis tomber sur un ouvrage tout à fait singulier.

"Gâteaux aux légumes " de Lene Knudsen. L’aficionado de carott cake et autres gâteaux aux courgettes que je suis à tout de suite était très intriguée par ces recettes toutes aussi étonnantes qu'appétissantes ... et ça m'a donné l'idée de vous faire un article pour ce blog. Les légumes en pâtisserie, j'en utilise quelques uns depuis un moment déjà et j'ai décidé de partager avec vous mes recettes favorites ! Et vous verrez qu'on peut faire des choses délicieuses quand on s'éloigne du traditionnel cake au yaourt de mamie ..

Je commence par mon chouchou d'amour,  le mousseux au chocolat et aux courgettes. Parce que c'est une tuerie. Une vraie de vraie.


Ingrédients pour 14 mini ou un grand moule :

200g de courgettes épluchées
180g de chocolat noir
20g à 50 g de sucre roux 
(cela dépend de votre chocolat et de votre appétence pour le sucre)
3 oeufs
50g de maizena

Préparation: 

Râper les courgettes très finement.
Séparer les blancs des jaunes d’oeufs.
Fouetter les jaunes et le sucre roux. Ajouter la maizena et mélanger.
Faire fondre le chocolat au bain-marie ou au micro-ondes.
Ajouter le chocolat fondu et bien mélanger.
Ajouter les courgettes râpées et les incorporer à la préparation au chocolat.
Réserver.
Monter les blancs en neige. Les incorporer délicatement à la préparation au
chocolat à l’aide d’une spatule.
Verser dans des moules à mini cake ou le moule de votre choix (en silicone
pour moi)
Cuire à 180° pendant 20 min.
Laisser refroidir avant de démouler.


Maintenant, nous allons parler d'un incontournable de la pâtisserie légumesque, le carrot cake et son délicieux nappage au fromage frais ! J'avoue que la première fois qu'on m'en a parlé, j'ai du faire une sacréE grimace .. quelle idée d'aller mettre des carottes dans un gâteau ... fort heureusement, il n'y a que les imbéciles qui ne changent pas d'avis. Alors c'est parti pour ce gâteaux qui vous ferra de belles fesses bien roses (haha).

 Ingrédients pour un moule douze parts  :

165 g de beurre mou
225g de cassonade
1 sachet de sucre vanille
De la cannelle, de la muscade et du girofle à votre convenance 
3 oeufs
250 g de carottes épluchées
50 g de poudre de noisettes (ou noix, ou noix de pécan)
100 g de poudre d'amandes
175 g de farine
50 g de maizena
1 sachet de levure chimique 

Ingrédients pour le nappage :

40g d'huile de coco
100 g de fromage frais
250 g de sucre glace
Arôme vanille

Préparation: 

Râper les carottes très finement.
Mélanger 125 g de beurre, la cassonade, le sucre vanille et les épices jusqu'à obtenir un mélange mousseux.
Ajouter les œufs.
Ajouter les carottes, les poudres de noisettes et d'amandes, une pincée de sel, la fécule et la levure. 
Beurrer un moule de 26 cm.
Verser la pâte, lisser la surface.
Cuire 45 minutes à 175°.

Préparer le nappage
Mélanger le reste de beurre avec l'huile de coco, le formage frais et le sucre glace. 
Ajouter quelques gouttes d'arômes vanille.
Étaler sur le gâteau froid. 


On passe maintenant à une recette un peu plus originale mais très en accord avec la saison également : un marbré au chocolat et à la patate douce. Je trouve que c'est une recette idéale pour débuter la pâtisserie aux légumes car la patate douce, avec son petit goût sucré, se marie très bien au cacao. De plus la pâte à une jolie couleur bien appétissante et le crumble du dessus apporte une touche de gourmandise supplémentaire qu'on ne peut pas refuser ... 


Ingrédients pour 8 parts :

350 g de chair de patate douce épluchée
4 càs de cacao amer
300 g de farine
3 oeufs
110 g de beurre
7 cl de crème liquide
2 càs de jus de citron
200 g de sucre
1/2 càc de levure chimique

Ingrédients pour le crumble :

40 g de farine
30 g de beurre
50 g de cassonade

Préparation : 

Mélanger les ingrédients du crumble pour obtenir une pâte sableuse. 
Réserver au frais.
Couper la patate douce en cubes. 
Faire cuire 20 minutes à l'eau bouillante. 
Écraser à la fourchette et ajouter jus de citron.
Prélever 300 g de purée.
Mélanger la farine avec la levure.
Fouetter le beurre avec le sucre.
Ajouter les 300g de purée puis les œufs, la crème liquide et le mélange farine/levure sans cesser de fouetter. 
Diviser la pâte en trois.
Verser le premier tiers dans un moule tapissé de papier sulfurisé.
Mélanger le second tiers avec le cacao.
Ajouter le second tiers dans le moule puis couvrir avec le dernier tiers.
Cuire environ 50 minutes à 170°
Au bout de 15 minutes : répartir le crumble sur le marbré.
Laisser refroidir avant de démouler.

Pour finir, j'ai hésité entre deux recettes. La fameuse tarte à la citrouille, qui aurait été parfaite avec Halloween qui arrive à la fin du mois et celle que je vous propose maintenant, à savoir des muffins aux panais et aux myrtilles. J'aurais pû mettre les deux, c'est vrai, mais le billet est déjà bien long ( et je crains vous avoir déjà perdu ..), alors j'ai tranché pour les muffins qui m'ont semblé être plus originaux que la pumpkin pie de nos voisins outre atlantique. 

Ingrédients pour 4/5 gros muffins : 

80 g de panais épluchés.
55 g de myrtilles ( mais ça marche également avec des framboises)
140 g de farine
90 g de sucre
1 oeuf
35 g de beurre
5 cl de lait ribot 
20 g de pâte d'amande
1:2 càc de levure chimique

Préparation : 

Râper le panais très finement.
Mélanger la farine, la levure, le sucre, la pâte d'amande hachée et le panais râpé. 
Faire fondre le beurre et le fouetter avec l'oeuf, le lait ribot et le mélange sec. 
Ajouter les myrtilles. 
Verser la pâte dans les moules à muffins.
Cuire 25 minutes à 170°. 
Laisser tiédier, démouler et saupoudrer de sucre glace. 



Et voilà quelques recettes qui devront pimenter le sacro saint goûter en famille du dimanche après midi. Le jeu étant d'installer tout ce petit monde autours d'une table avec un bon café ( ou un thé, ou ce que vous voulez ..), de leur servir ces petites merveilles, de les entendre soupirer d'aise puis de faire deviner l'ingrédient mystère de chacun de ces gâteaux gourmands. Avouez que c'est quand même plus palpitant que la traditionnelle tarte aux pommes normandes ... 

Et vous ? Cuisinez vous des pâtisseries avec des légumes ? Si oui, quels sont vos légumes favoris pour ce genre de recette ? Quelles sont vos gâteaux aux légumes favoris ? Si non, seriez-vous intéressez par cette nouvelle façon de pâtisser et de faire vibrer vos papilles ? le livre de Lene Knudsen pourrait-il figurer dans votre bibliothèque ? Dîtes moi tout ! 

jeudi 6 octobre 2016

Un jour ... le chômage deviendra fun.





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Aujourd'hui, ça fait deux mois et dix jours que je suis de retour dans les statistiques de Pôle Emploi. Que je suis donc, encore ou à nouveau (au choix), une demandeuse d'emploi. Et entre nous, je suis angoissée. J'ai du mal à retrouver un rythme, j'ai du mal à ne plus avoir de cadre, je suis inquiète pour l'avenir ( cf mon billet sur l'argent) , je dors mal, bref, j'ai connu mieux. J'ai aussi le fantôme des anciennes périodes de chômage (qui se sont bien mal passées) qui plane au dessus de ma tête comme un vautour et qui, je le sais, n'attends que le moment où je baisserais ma garde pour plonger sur moi et me laisser dans un état aussi pitoyable qu'il y a quelques mois ... 

Cela étant, j'ai changé. Et si mes anciens travers me torturent encore, je suis maintenant assez lucide pour ne pas les laisser faire. Donc, j'ai décidé de changer de vision sur l'épreuve que vont représenter ces longues semaines de non activité professionnelle ( et non pas d'inactivité tout court, car je n'ai pas l'impression de glander à la maison non plus ..). J'en suis pas encore à suivre la tendance américaine qui prône sur des badges colorés " no job, no problem " ( quoi que je pourrais bien y venir, mon esprit non conventionnel adorant ce genre d'initiative !) mais j'avoue que l'idée du funemployement ( contraction de fun ,« amusement », et de unemployment, « chômage ») pénètre tout doucement dans mon esprit. 

Concilier chômage et plaisir. Drôle d'idée, un peu choquante sans doute, dans ce monde où le travail est un sujet si sérieux. Franchement, c'est pas la première pensée qui nous traverse l'esprit quand on prononce ce mot. C'est plutôt synonyme de galère, d'ennui, de solitude, seul face à soi-même de longues heures durant, les yeux rivés sur le compte en banque, dans l'attente de rares entretiens qui feront peut-être à nouveau de vous quelqu'un de bankable, vous faisant passez de l'espoir pur à une déception cruelle et devenir à moitié fou devant l'incohérence du milieu du travail. 

Voilà. 

C'est ça le chômage en France , le désœuvrement complet et un malaise croissant devant son incapacité à changer les choses. Un chômage qui te mine et qui te laisse plus bas que terre. Sauf que. Oui, il y a un SAUF. On peut choisir un autre cortège d'idées pour suivre ce mot. Et pourquoi pas passer du "chômage qui plombe " au chômage qui construit ? ". Evidemment, ça demande un gros travail sur soi. Rien que pour faire le deuil de l'idée que son importance sociale se mesure à l'aune du montant de son salaire et des responsabilités que l'on a au bureau, il faut énormément de temps ( genre trois périodes de chômage pour moi et une bonne dépression).Et puis, après il faut être capable de contrer le regard des autres. Aiguiser sa répartie, assumer son chômage et ne pas baisser la tête quand on essaye de vous faire sentir minable. Accepter de s'affranchir. 

Je crois sincèrement que plus on arrivera à se construire en DEHORS de ce monde - pourri- qu'est le marché de l'emploi, plus on mettra du fun dans notre vie. Si, si. C'est sûr, je garde toujours un créneau pour la recherche d'emploi dans mes journées (faut pas virer extrémiste quand même) mais je suis bien plus le coeur que le cerveau. Alors, j'ai bien décidé de tirer parti de ce nouveau trou d'air dans ma vie. Je compte bien développer un peu plus mon blog de scrapbooking. J'ai repris une activité physique régulière. Je profite de mes après-midi pour faire de la pâtisserie et de vrais bons petits plats (ce que je ne faisais plus quand je travaillais). Je passe du temps avec les gens que j'aime. Et c'est tout. 

On pourrait bien ajouter, devenir érudite en me gavant de reportage, de films et de livres sur tous les sujets qui m'intéressent ( et dieu sait qu'ils sont nombreux, hum ..) ou une usine à souvenir en essayant pleins de nouvelles choses. Alors pour que tout soit clair, je ne fais pas l'apologie du triptyque, canapé-tv-grasse matinée mais je suis bien décidé à ce que cette période se passe au mieux pour moi et pour mon entourage ( car vivre avec un chômeur désespéré n'est pas non plus une sinécure) . Et si ça doit passer par un soupçon de provocation, je suis prête à signer. 


Et vous ? Que pensez vous de ce mouvement et de ce courant d'idée ? Comprenez-vous ce phénomène ? Que penseriez-vous d'un funemployeur si vous en croisiez un ? Auriez- vous des apprioris négatifs ou plutôt positifs ? Le travail reste il le meilleur moyen de se définir socialement ? Dîtes moi tout ! 

jeudi 29 septembre 2016

Un jour ... j'ai savouré les petites joies de l'automne.




A Joyful Journey Photography




Et voilà. On y est. L'automne à pointé le bout de son nez.

Je vois depuis des mines chafouines mais , moi,  je suis ravie. La fanatique des feuilles mortes et l'adoratrice des matins brumeux, que je suis, attends chaque année ce moment avec la même ferveur qu'une gamine attends le soir de Noël ( d'ailleurs j'aime cette période de l'année aussi, c'est peut-être lié ?). Surtout qu'il est beau, cette année. Lumineux et chaud. Pas trop d'eau. Et une bonne odeur de mousse et de champignon dans l'air. Ma grand-mère se désespère de toutes ces feuilles qui tombent, de ces jours qui raccourcissent et de ces matins frais. C'est vrai. Mais l'automne c'est tellement plus que ça. ♥

L'année dernière, je vous parlais de toutes ces raisons qui font que j'aime cette saison d'un amour absolu (oui, parfaitement). Cette année, j'ai plutôt envie de vous proposer une "bucket list" spéciale "fall in love " ( et si après avoir fait toutes ces choses, vous n'aimez pas l'automne, partez vivre sur un continent où il n'existe pas, car vous serez irrécupérable). Parce que oui, il peux y avoir de la joie en automne ! Allez, c'est parti :)

1) Faire une ballade dans la nature et respirer l'air piquant.
2) Boire un irish coffee et savourer son odeur de cottage anglais.
3) Dîner d'un plateau de fromages, de fruits secs et de vin rouge.
4) Remplir sa maison de bougies qui sentent l'automne et les allumer à la tombée de la nuit.
5) Planter des bulbes en prévision du printemps.
6) Oser la citrouille : en tarte, en cake, en confiture, en sirop ...
7) Faire un pique nique d'automne.
8) Faire des bocaux de confitures, de pesto, de chutney, de fruits au sirop ...
9) Célébrer les champignons.
10) S'acheter une belle paire de bottes et un poncho.
11) Organiser une soirée jeu de société.
12) Faire un herbier d'automne en photo (feuilles, glands, noix ...) et les exposer sur un mur.
13) Déguster les premiers marrons chauds.
14) Lire une romande de saison, dehors, emmitouflé dans un gros plaid et avec un mug de thé.
15) Organiser une soirée de l'étrange pour Halloween.
16) Mettre la maison au diapason avec des couronnes de feuilles, des citrouilles et une tonne de plaids partout.
17) Apprendre une nouvelle recette de hot drinks pour changer du chocolat et du cidre chaud.
18) Tricoter un bonnet, des mitaines, un pull, (...) en prévisions des premiers frimas.
19) Faire une sortie cerf volant et susciter la curiosité des passants.
20) Manger du cake au vin rouge et aux épices en regardant la pluie tomber dehors.


Quand on compile tout ça , y a moyen de bien kiffer son automne, non ?  En plus, si on se plonge à fond et qu’on joue la caricature jusqu’au bout pour tirer le maximum de cette saison, elle devient très agréable. Et plus les jours avancent, plus on s’approche des fêtes de fin d’année ( se référer à mon autre période favorite de l'année, hum hum) : la ville s'illumine, les gens retombent en enfance, on voit des Pères Noël partout, tout devient plus festif et ça nous permet d’affronter le froid plus facilement (surtout chez nous, dans notre petite Sibérie). 
Et vous ? Aimez-vous l'automne ? Quelles sont les activités que vous aimez faire pendant cette période ? Cette petite liste vous inspire t'elle ? D'autres idées à ajouter ? Dîtes moi tout. 


dimanche 18 septembre 2016

Un jour ... j'aurais une relation décomplexée avec l'argent.


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Une phrase dit que l'argent ne fait pas le bonheur. C'est vrai. Mais je me rends compte depuis quelques temps qu'il faudrait ajouter derrière " mais il y contribue ".

J'ai toujours eu une relation compliquée avec l'argent. Une sorte d'ambivalence mal assumée entre mes désirs profonds, où l'argent sert d'accélérateur pour réaliser ses rêves, ouvrir des portes, et vivre un quotidien confortable et la face publique qui est d'accord avec l'opinion publique, scandant que l'argent c'est le mal et que tout ceux qui en ont un peu trop sont suspects.

L'argent c'est sale, c'est honteux, c'est culpabilisant. A croire que tu le gagnes toujours en piétinant les autres, en reniant tes valeurs et en trempant dans des magouilles pas très claires. En gros, tu ne peux pas être quelqu'un de bien si tu souhaites t'enrichir et quand tu te rends comptes, finalement, que tu as des aspirations matérielles plus élevées que ce que tu avais envisagé. Faut dire que le contexte n'aide pas. C'est la crise mes bons amis, alors si tu as trois sous dans ton cabas, tu devrais déjà être bien content. Et tant pis si au fond de toi tu rêves d'une belle voiture ou d'une maison de campagne, ou tout simplement de te payer des vêtements qui dépassent les dix euros le t-shirt.

Après tout, de quoi tu te plains, tu as un toit sur ta tête, tu manges à ta faim (voir un peu trop), tu peux payer le médecin et même aller au cinéma ... Certes. N'ayant jamais connu l'aisance financière depuis que je suis dans la vie active, je me suis souvent rangée de ce côté là de la barrière. Quand on n'a pas d'argent, autant dire que c'est par conviction et par idéal, ça évite de penser à la honte qu'on se trimbale de ne pas pouvoir faire tout ce qu'on veut, de devoir refuser régulièrement des petits plaisirs à son conjoint, ne pas pouvoir gâter sa famille comme on le voudrait, de soupeser chaque sous avant de prendre une décision ... et le plus souvent y renoncer. A force de lutter quotidiennement contre l’adversité, la lutte, et la « pauvreté » qui va avec, finissent par devenir un mode de vie, un mode de pensée, une identité à laquelle on s’accroche faute de mieux …

J'en sais quelque chose. Je me suis souvent dis que sur ce point là, comme sur celui de la santé, je n'ai pas vraiment tirer les bonnes cartes à ma naissance.

Je sais bien que le manque d'argent n'est pas un crime et que la richesse n'a rien d'une vertu, mais je sature de cette situation.

J'en ai marre de penser qu'avoir de l'argent est un crime dont on est forcément coupable. Parce qu'au fond ma seule motivation à gagner plus d'argent, c'est de pouvoir enfn entrevoir un avenir plus serein, car il reste bien le nerf de la guerre. Pour ceux qui n'ont jamais eu à compter, je peux vous assurer que c'est épuisant, cette boule au ventre quand on regarde les comptes, en espérant qu'ils ne soient pas trop dans le rouge à la fin du mois, cette appréhension à la caisse du supermarché, quand on essaie d'évaluer le prix de son caddy et le nombre de repas qu'on va pouvoir en tirer, savoir que même lorsqu'on se sert la ceinture et qu'on mensualise tous les mois, la moindre petite dépense imprévu met en péril l'équilibre précaire sur lequel vous vivez ...

L'argent c'est la liberté. La liberté de se faire plaisir et de vivre des tas de choses sans penser sans cesse à son découvert autorisé, sans avoir peur de l’huissier, sans craindre la prochaine tuile ... On est libre sans argent, c'est vrai. En théorie, ce pays merveilleux où on n'a jamais de problèmes. Oui, on est libre de partir en vacances, mais finalement on ne le fait pas, On est libre de faire des sorties, mais on ne le fait pas. On est libre de rénover sa maison, mais on ne le fait pas... je peux continuer inlassablement comme ça.

Et plus j'y penses, moins je dors. Plus j'y réfléchis, plus je me dis que je pourrais citer bien plus de raisons en faveur de l'argent que l'inverse. Et d'un coup, l'univers des possibles semblent infini.

On peut choyer ses proches. Oui, oui. Les gâter, les dorloter. Leur offrir ce qui les fait rêver. Non pas faire la charité mais au moins des cadeaux à la mesure de l'affection que vous leur portez. Souvent j'imagine un présent dans ma tête, en me disant qu'il sera parfait pour telle ou telle personne, et la dure réalité du marché me ramène à des choix bien plus restreints. Oh oui, que j'aimerais pouvoir payer un restaurant à mes parents, partir en week end thalasso avec ma mère, ou offrir à mon homme le gps pour vtt dont il rêve. Voir mes proches ravis, c'est le plus beau cadeaux quoi soit.  Bien sûr l’argent n’achète pas tout, mais offrir un beau cadeau, inviter ses proches en vacances ou pour une sortie, ça les rend heureux, et ça nous rend heureux...Dans le même ordre d'idées, il n'y a pas que mes proches qui méritent d'être tiré vers le haut. Le monde aussi. On ne peut pas aider le monde entier, c'est vrai, mais l'argent permet de soutenir nos combats et les causes qui nous sont chères bien plus efficacement que la pauvreté. On peut parrainer un enfant, soutenir le financement d'une bonne oeuvre, planter des arbres en Amazonie, sauver les baleines ..

L'argent, au final, prend la couleur qu'on veut bien lui donner. Gagner de l'argent ne serait donc pas synonyme de beuverie à St Tropez et exhibition de liasses de billets sur son yatch au Monténégro. On pourrait tout aussi bien être les pionniers d'un business novateur ou sauver la population d'abeille de sa région. Etre un réalisateur de rêves. Un vivier à opportunités. Finalement, on peut bien rêver d'argent sans être cupide, radin et déconnecté des problèmes du monde. J'ai donc décidé de laver l'idée que je me faisais de l'argent, de le libérer de mes culpabilités, d'ignorer mes croyances à son sujet, de ne plus laisser les perceptions que je me faisais de lui jouer en ma défaveur, pour tout simplement le considérer comme un outil. Un outil me permettant d’améliorer mon quotidien et celui de mes proches, de changer la face du monde à hauteur de mes désirs ...


Et vous ? Quelles relations avez-vous avec l'argent ? Quelle perception ou quelle croyance lui associez vous ? L'argent est-il pour vous une motivation, un leurre, une gratification ? A quelle moment estimez-vous qu'une personne devient riche ? A quel seuil se situe la pauvreté ? Dîtes moi tout !










dimanche 11 septembre 2016

Un jour ... j'ai fais une overdose médiatique.



Image de stop, tv, and brainwashing
Weheartit Photography

Plus ça va, et plus j'ai du mal avec les médias.

Je me faisais la réflexion l'autre jour en entendant le flash info que si un extra-terrestre avait pour seules informations sur notre planète (ou même simplement notre pays) celles diffusées par la presse écrite, radiophonique ou télévisuelle, il n'aurait certainement aucune envie de venir y faire un tour et encore moins de l'envahir. Non mais, franchement, la messe est dite à notre sujet. Tout va mal. Partout. Tout le temps. Le monde devient cinglé et le soleil ne se lève plus jamais. On est foutu. On va dans le mur. Le gouvernement est nul. Le monde est raciste. Les pays et les populations dérivent. L'ombre du terrorisme plane sur notre quotidien. Les jeunes sont en panne d'avenir. Le travail est devenu maltraitant. Les catastrophes climatiques en série font agoniser notre planète.

On aura connu mieux comme slogan d'appel.

A croire que les mauvaises nouvelles sont attendues et les bonnes inaudibles.

Bien sûr, la plupart des journalistes (je l'espère) ne font que relater les faits et se contentent de raconter le monde tel qu'il est. Ceci étant, je supporte de moins en moins la vision noire et désespérée qu'ils offrent de notre quotidien et surtout de notre avenir. On me dira que l'info est devenu un buisness comme un autre et que le sang, les larmes, les drames font bien plus vendre que le bonheur, qui est rarement spectaculaire, c'est clair, et les valeurs positives comme la solidarité, la confiance et la gentillesse ... Alors oui, ce drôle de mélange qu'est l'infotainment ( information mixée au divertissement) impose aujourd'hui sa loi dans le choix des actus mais cela ne doit pas être une excuse.

N'y a t'il que moi pour être outrée, choquée et découragée que les journaux télévisés commencent systématiquement par le récit d'un drame familial, d'un meurtre, d'un incendie, ou sur n'importe quel autre événement violent ? Pourquoi s'évertuer à nous faire oublier au quotidien que des millions d’événements heureux se sont déroulés sur le même laps de temps ? Des enfants naissent (bienvenue au monde petit Marius !) , des arbres sont plantés, des animaux trouvent un foyer, des entreprises sont créés, des gens se sont aimé ou entraidé, ils ont ri, chanté, dansé, inventé, joué ... mais de tout cela, ce que nous retiendrons en éteignant la télé, la radio ou en refermant le journal, ce n'est qu'un profond dégoût et l'intime conviction que notre monde se dégrade de plus en plus vite.

Michel Simon disait qu'à force d'écrire des choses horribles, des choses horribles se produisent. Il me semble que c'est une phrase d'une grande justesse.  La surmédiatisation de la violence et la répétition de ces images désastreuses ne font qu'enlaidir la réalité, fausser notre perception et influencer notre jugement.De là à dire que les médias sont responsables des drames qu'ils relayeront ensuite, il n'y a qu'un pas que je suis prête à franchir. A force de nous farcir le cerveau d'informations anxiogènes, ils ne font qu'augmenter notre sentiment d'impuissance, d'insécurité, ce qui entraîne alors la peur, la colère ... cor tout le monde sait que la peur et la colère ont, généralement, des conséquences fâcheuses. Il serait donc grand temps que toutes les personnes qui délivrent de l'information prennent conscience de leur responsabilité.

Certains d'entre vous me rétorquerons que notre responsabilité en tant que lecteur, auditeur, spectateur est tout aussi engagée lorsque l'on entame une croisade contre les médias. C'est exact. L'information est devenue un véritable tourbillon où se mélange informations véridiques, fakes, délires, exagérations, théorie en tout genre, racisme, propagande, manipulation, rumeurs sans que rien de tout cela ne soit filtré, ni vérifié, ni hiérarchisé, ouvrant ainsi la porte à tout et n'importe quoi et nous laissant seul face à la terrible responsabilité de décider de ce qui est authentique ou mensonger. . Cette libération de la parole et de l'information doit alors nous contraindre à la plus extrême vigilance.

Nous devons bien sûr apprendre à comparer, vérifier et croiser les informations qui influencent non seulement nos décisions, mais aussi nos paroles et nos actes. Accepter de ne plus prendre pour du pain béni tout ce qui sort de la bouche des journalistes. Prendre du recul et faire preuve d'esprit critique aussi souvent que nécessaire. Redevenir attentif à ce qui marche bien. faire l'effort de repérer et de partager les initiatives positives. Privilégier les médias d'information constructive comme Courant positif ou  Planete positive. Mettre un CD de musique lors des flash infos. Choisir avec soin les programmes télévisuels dont nous abreuvons notre cerveau. Devenir un émetteur à bonnes nouvelles. Car ce qui tourmente les hommes, ce n'est pas la réalité, mais les opinions qu'ils s'en font.

Et vous ? Que pensez-vous de l'influence des médias sur votre conception du monde ? Quelle place ont-ils dans votre quotidien ? Que pensez-vous de l'utilisation des réseaux sociaux comme canaux d'information ? L'infotainment est-il ce qui est arrivé de pire dans cette révolution de l'information ? Pensez vous que notre seule volonté et notre engagement quotidien à diffuser de l'information positive peut suffire à renverser la vapeur ? Dîtes moi tout !