lundi 28 décembre 2015

Un jour ... j'ai rejoins les invisibles de la société.


agnusphoto: “ Ani by Maximov M. ”:


Cet article est plus ou moins une réponse à celui de Kariana.

J'étais partie pour lui faire part de mon expérience en commentaire et quand j'ai vu le pavé que cela faisait sur la page, je me suis dis qu'il était peut-être plus judicieux d'en faire un article.

Les galères d'emploi, je connais.

J'en ai déjà plus ou moins parlé sur mon blog auparavant, notamment concernant mon erreur d'orientation. Je vous avais raconté mon bilan jeune et son implacable vérité : l'animation m'avait détruite psychologiquement (et humainement ?!) car je n'étais pas "faites" pour cela. Je le remettrais ce billet en ligne à l'occasion. Quand j'y repense, ça me donne la nausée. Cinq ans de ma vie perdue alors qu'il existe des dispositifs ultra complet pour aider à l'orientation ( où en tout cas bien plus complets que ce qu'on fait actuellement en milieu scolaire). Cela n'a pas été facile à accepter, de me rendre compte que je m'étais totalement fourvoyer dans mes aspirations professionnelles, mais j'ai plus ou moins passé le cap ( merci ma psy !), même si je garde de grandes fragilités quand je suis au contact du jeune publique.

Ensuite, il y a eu la maladie ( pour ceux qui viennent d'arriver , je suis atteinte de fibromyalgie, maladie chronique invalidante) et le jeu de ping-pong entre Pôle Emploi, la mission locale et les institutions médicales. Le premier ne voulant ne me proposer ni offres ni formations tant que je ne serais pas reconnue par la MDPH, me mettant ainsi au chômage forcé et faisant preuve d'une magnifique discrimination sous couvert de " c'est pour votre bien, vous n'allez pas être perfomante sur un poste standard et tout le monde, surtout vous, va en pâtir" , la seconde en me trimbalant de dispositif en dispositif pour finalement me dire qu'à part le CNED et un job dans l'administratif ils ne voient pas trop ce qu'ils pourraient faire pour moi, les derniers en ramant à établir une prise en charge de la maladie (c'est toujours pas réglé d'ailleurs, je suis malade depuis octobre l'année dernière, diagnostiquée en mars de cette année et je vais tout juste avoir mon rendez-vous à la MDPH pour défendre mon "cas").

Autant vous dire qu'avec mon chômage sur un an, les frais médicaux de dingue ( et souvent non remboursé puisque médecine non conventionnelle, ce qui me soulage le plus) et inéligibilité aux allocations à cause du salaire trop élevé de mon homme ( à cent euros sur l'année, autant vous dire qu'on a les boules), les économies ont vite étaient réduites à peau de chagrin et il devenait de plus en plus difficile de boucler le mois. Rendez-vous pris avec l'assistante sociale : " on ne peut rien pour vous, vous avez fait toutes les démarches, on ne peut rien faire de plus, avec votre ancien emploi, vous n'avez pas assez cotisé pour vous ouvrir des droits aux différentes prestations " ( bien, tu passes cinq ans à te ruiner la santé sur un poste de merde pour entendre ça, je te jure que t'as les nerfs qui te jouent des tours..). Bon, ben, comme d'habitude, ça va être à bibi de prendre sur elle et de trouver une solution pour éviter de finir sous les ponts.

En août, on déménage dans la maison de ma grand-mère. Avantage certain, plus de loyer à payer mais des charges élevées et toujours aucune aide puisque nous ne sommes ni locataires, ni propriétaires. De plus, la maison est immense et avec ma maladie, je peine à suivre sur les tâches domestiques. Mais plus les moyens de payer une aide ménagère de notre poche. Dans la même période, j'appelle la MDPH pour connaitre l'avancée de mon dossier et ils me disent qu'ils m'ont envoyé un courrier il y a déjà plusieurs mois , me réclamant des pièces supplémentaires pour la suite de l'étude de mon dossier et que je n'ai pas donné suite. Normal puisque ce courrier n'est jamais arrivé dans ma boîte aux lettres. Et on recommence toute la partie administrative, youpi. Parallèlement, je me dégote un service civique de 24 heures par semaine su un poste administratif ( le sacro-saint, la panacée pour tout le monde ...).

Actuellement, je fais deux heures de trajet par jour pour un service civique qui est un écran de fumée. Trois jours sur quatre je frôle le bore out tellement il n'y a pas de travail. Je passe mon temps à lire le journal, à classer des dossiers et à m'inventer du travail pour faire défiler les heures ( vive le pointage et les pauses tisane) . On m'a très clairement sur-vendu la mission. Au final, j'ai plus l'impression d'être le joker de mes collègues ( pour ne pas dire autre chose) quand l'une est absente que de me rendre utile et de participer à une expérience " enrichissante et valorisante". On va dire que si je reste, c'est pour la petite paye de fin de mois et le manque d'opportunité, en l'état actuel des choses...

D'un point de vue santé, ça n'a pas non plus été un miracle ... J'ai fais une crise de deux semaines très douloureuse au point de ne pas tenir assise plus de dix minutes d'affiler.Je ne pouvais ni me lever, ni m'habiller, et encore moins conduire ... Plus une mini-crise de quelques jours juste avant les fêtes. En clair, je suis souvent absente et ça agace déjà mon équipe. Bien sûr, la question de mon avenir professionnel me tracasse. Puisque mon service civique prend fin en juillet, que je ne sais pas si la MDPH me prendra " en charge" et qu'il me semble tout bonnement impossible ( malgré tout mes efforts) de continuer à briguer des postes conventionnels. Je ne peux pas tout faire peser sur le salaire de mon homme, j'ai fais le choix de ne plus demander d'aide à ma famille (trop aliénant) et je suis dans l'incapacité de m'assumer seule. L'histoire du serpent qui se mord la queue peut prendre bien des formes, finalement.

En théorie, ce pays magnifique où les problèmes n'existent pas, je suis une personne handicapée. Dans le travail, « est considéré comme travailleur handicapé (…) toute personne dont la possibilité d’obtenir ou de conserver un emploi sont effectivement réduites par suite d’une insuffisance ou d’une diminution de ses capacités physiques ou mentales » L 323.10 du code du travail. Ce que je suis. Ma maladie à beau être invisible, elle a des conséquences qui occasionnent une gêne durable dans la vie quotidienne et au travail. Malheureusement, elle n'entre pas dans la typologie classique du handicap (moteur, visuel, auditif, psychique, intellectuel) et n'est pas encore reconnue comme une maladie " à part entière" sur la liste des affections longue durée. Alors pour le moment, on préfère allouer des aides à ceux qui "ont un véritable handicap". Je ne dis pas qu'il est plus facile d'être un travailleur handicapé reconnu ( l'article de Kariana (et même son blog tout entier) le prouve bien)  dans cette société qui ne supporte ni la faiblesse, ni la maladie, ni le manque de rentabilité mais une chose est sûre, c'est qu'ils n'ont certainement pas à se demander si leur vie serait meilleure si on leur trouvait une maladie qui ne souffrirait d'aucune contestation possible ... 

Et vous ? Etes- vous dans cette situation ? Avez vous des proches dans cette situation ? Trouvez vous qu'on en fait assez pour l'intégration des personnes handicapées dans le milieu de travail ? Pour vous est il justifié de leur verser des aides quand elles ne sont plus capables de travailler ? Pensez vous qu'on soit dans l'obligation de les inclure coûte que coûte dans le monde du travail ou au contraire faudrait-il leur créer des postes spécifiques à leurs pathologies dans des entreprises spécifiques ( comme dans les CAT pour les personnes handicapées mentales)  afin qu'elles n'impactent pas l'entreprise habituelles  ? Dîtes moi tout ! 









mercredi 23 décembre 2015

Un jour... j'ai fais un Christmass Tag .




Ana Markovych
Grace upon grace Photography 

Bon, entre nous, vous qui connaissez ma folle addiction au tag en tout genre, je ne pouvais décemment pas faire une série d'article sur Noël sans répondre au fameux Christmass Tag qui circule sur la toile depuis quelques années maintenant. Je pense d'ailleurs que cela sera le dernier billet sur ce thème ( hormis les voeux mais ça ça compte pas !).  C'est comme une bûche sans ses décorations en plastique et ses champignons en sucre, comme un sapin sans guirlandes, comme un feu de cheminée sans guimauves, bref, cela aurai été un manquement élémentaire. Voici donc, pour vous, mes petits lutins, mon Tag avec du Père Noël dedans ! 

Les questions :

1. Quelle est ta chanson de Noël préférée ?

J'aime beaucoup les chants de Noël, je trouve qu'ils participent vraiment à l'ambiance ( en parlant de ça, j'adorerais me rendre en terre anglophone pour voir si les coeurs de chanteurs de rue sont encore d'actualité. Je trouve ça so nice).  Je n'ai pas spécialement de chanson favorite mais mon top 3 pourrait se résumer à : "Let it snow ", "Oh Holly Night " et White Christmas". Tout ce qu'il y a de plus classique ! 

2. Quelle est ta boisson préférée pour les fêtes ?

En bonne alsacienne, le vin chaud. Ou le jus d'orange chaud. Ou le cidre chaud. Bref, un truc chaud et épicé qui se marie parfaitement avec le goût beurré des bredeles. Après, je suis pas du genre à refuser toutes les boissons bien gourmandes qui poussent en cette saison. Les chocolats chauds à la cannelle, les laits au miel...Et quand mon foie crie grâce, une bonne tisane pomme - cannelle me réconforte également. 


3. Film de Noël préféré ?

Alors là, je suis sûre que je vais vous éblouir par mon originalité (hum). Mes deux films cultes en cette période de fin d'année sont : Bridget Jones et The Holidays. Ouais. Je sais. Mais franchement comment résister aux pulls kitsch de Marc Darcy et à la soirée dans la cabane des filles de Jude Law , hein ? Je vous le demande ... 


4. Quel est la chose que tu aimerais le plus à Noël cette année ?

Hum. Bonne question. J'en ai un peu parlé ici, mais en ces temps sombres et troublés, je pense que c'est la meilleure chose que je puisses demander. Ce n'est pas mon côté altruiste qui parle. Non, c'est très égoïste, aussi égoïste qu'une paire de Louboutin. C'est juste qu'avec mon hyper-sensibilité, chaque petit stress, chaque petite tristesse, grossis, grossis jusqu'à devenir une énorme boule de souffrance. Je me dis que si le monde était un peu moins souffrant et un peu plus serein, je le serais, moi aussi. 

5. Quel est ton maquillage ou nail-art/manucure préféré pour les fêtes ?

Je ne me maquille vraiment pas beaucoup. Juste ce qu'il faut pour enjoliver un peu la réalité donc, pas de maquillage particulier pour les fêtes, sous peine de me sentir déguisé. Mes mains prendront sans doute un air de fête avec un joli vernis rouge ou vert à paillettes mais sans plus. Je préfère accessoiriser ma tenue, avec un petit objet décalé qui rentre dans le thème ... Comme le diable se cache toujours dans les détails, en général, ça fonctionne bien ! :) 

6. Ta tenue préférée pour Noël ?

Mon pyjama pingouin. Plus sérieusement, pas de tenue spéciale pour les fêtes non plus. Avant, je mettais des robes mais depuis que je me suis rendue compte que ça ne me correspondait vraiment pas, j'ai choisi la simplicité, un pantalon un peu stylisé , un beau chemisier .. Du classique chic. Et un détail qui détonne, comme expliqué plus tôt. Je n'ai pas encore trouvé celui de cette année ... Peut-être des boucles d'oreilles "pain d'épices". 

7. Préfères-tu jouer dehors dans la neige ou rester au chaud, à l’intérieur, avec une boisson chaude ?

J'aime la neige quand je suis bien au chaud pour en contempler les flocons. Plutôt la deuxième option, donc. Ce qui me fait toujours rire aussi c'est quand ma mini minette ne décolle pas du radiateur et tend paresseusement la patte en baillant pour tenter d'en attraper un, avec la vivacité d'un mollusque. Sur ce point, on se ressemble toutes les deux. La neige au chaud, c'est mieux ! 

8. Emballer les cadeaux – Plaisir ou galère ?

Comme je le disais dans le précédent billet sur ce thème, la galère est devenu plaisir.Je trouve qu'un joli paquet déposé au pied du sapin, outre son aspect purement décoratif, est beaucoup plus attrayant ( ce qui rend l'heure de l'ouverture encore plus pénible à attendre haha). Et puis je trouve que cela révèle aussi la personnalité de celui qui offre ( peut-être même plus que le cadeau en lui même). 


9. Plat préféré de Noël ?

Alors là. Aucune idée. J'aime toutes les gourmandises qui entoure la période des fêtes. Ceci dit, et ne me lynchez pas, please, je trouve qu'un Noël sans foie gras, c'est pas un vrai repas de fin d'année. C'est un met que je ne déguste qu'à Noël. Un jour, je tenterais le faux-gras ( les végé, si vous passez par là, c'est vraiment ressemblant ?)  et si je suis convaincue par l'affaire, je vous assure qu'il n'y aura plus de produits Lucien Doriat sur la table. Je l'aime tout particulièrement accompagné par la confiture de coing de ma mamie, par du pain d'épices mais cette année, nous le tenterons sur toast avec de la confiture d'abricots parfumée aux épices à pain d'épices.

10. Ce que tu préfères à propos de Noël ?

Tout. Clair, net et précis comme mot de fin, non ? 



samedi 19 décembre 2015

Un jour ... je me suis lassée des vies parfaites de la blogosphère.

Helena Davey
Joyful Hourney Photography 



Avant, je lisais les articles de la blogo avec une certaine curiosité, une envie de m'ouvrir l'esprit et pourquoi pas de mener des débats sur des questions aussi cruciale que la meilleure crème hydratante pour les peaux à problèmes.

Et puis, tout doucement, je me suis sentie jugée. Évaluée.Suspectée. Condamnée.  Indirectement bien sûr, mais quand même.

Cela à commencé sur les questions de nutrition.

Avec le healthy food. Même si je suis très contente que des personnes se préoccupent de leur alimentation et de leur santé à travers elle, je me suis vite retrouvée envahie par cette tendance et tout aussi vite agacée par la pression qu'elle fait peser sur mes repas. Et l'angoisse devant l'assiette, bonjour, je vais vraiment avoir le cancer des truc bidules si je mange ce beignet ? Je n'aime vraiment pas qu'on me matraque le cerveau avec des propagandes pour le " manger sain, c'est bien, le fast food, c'est la loose" avec des campagnes dignes des lobbies de l'agro-alim'  (que, paradoxalement, ces mouvements dénoncent souvent). Je n'aime pas non plus ce que cette tendance me renvoi comme image de moi même. En gros, comme j'ai préféré manger cet énorme hamburger avec des frites à midi (et qu'en plus j'ai mangé des pim's au citron avec le café) au lieu de m’engouffrer une salade et une bonne detox' water (aussi tout un concept ce truc ..) , je ne suis qu'un gros tas qui va finir par mourir étouffée dans sa graisse.

A la limite du méprisant. Ne pas être healthy (ou ne pas réussir à l'être aussi parfaitement bien que les miss parfaites de tumblr qui ne connaissent même pas le mot nutella ou croissants , purée, j'ai engloutis deux viennoiseries ce matin, honte à moi ... satan, cellulites, calories ... finira seule manger par ses bergers allemands), c'est donc être nulle, inconsciente et paresseuse. Et ouais. Rien que ça. Du coup, pas de bol, mais plutôt que de m'inciter à manger sain et mieux ( locavore, végé, vegan, bio, dissocié, paléo, ce que tu veux) et bien, ça renforce mon esprit de contradiction ( et ma résistance aux pressions extérieures) et .. l'effet recherché à la base s'annule.

Je peux dire pareil sur le sport. Sur la blogo, le sport, c'est la vie. La cerise sur la gâteau. Le truc qui fait que t'es une fiiiille qui déchiiiiire.  Si t'as pas fais le boot camp d'Orsoni, autant te dire que ta vie est finie. Que t'es socialement infréquentable. Pareil si tu ne fais pas de running, de yoga ou quoi que ce soit qui s’apparente de près ou de loin à du sport. Alors cher blogglonaute, on t'encourage, on fait des groupes de soutient, on te fait miroiter les jolies tenues de sport; les gadgets hi-tech  et les fesses galbées que tu pourras exhiber dans tes billets ( après avoir craché tes deux poumons et t'être fais trois claquages du petit orteil) et on te tape sur les doigts (ou on te fais les gros yeux) quand tu annonces publiquement que toi " le sport, c'est bof" * teamglandagesurcanapé* ( d'ailleurs t'en as toujours une pour te dire " moi aussi j'étais comme toi avant et puis un jour ..".). Hum. Oui mais non. Je suis très contente pour vous si votre kiff ultime c'est de perdre 3 kilos de flotte en remuant du popotin sur Shakira mais laissez moi mourir en paix dans les coussins moelleux de mon fauteuil, merci.

Du coup, je ne lis plus les articles nutrition et je ne lis plus les articles forme depuis un moment.

Cela aurait pû s'arrêter là mais récemment, y a eu comme un pavé dans ma marre avec l'article de Djouliou en section humeur sur le fait de passer à côté de sa vie. Je fais partie de ces gens là. Et ouais, comme elle dit c'est inquiétant. Sauf qu'à la manière dont est écrit son billet, je sens bien que tout est de ma faute, parce que comment dire, je profite pas assez, je ne multiplie pas les rencontres et puis ben, je prends pas ma vie en main, quoi. Je rigole ou je pleurs ? Non, allez, plutôt un gros LOL, bien ironique.

Il va falloir qu'on m'explique comment je profite de la vie avec une maladie chronique invalidante qui me cloue dans mon lit toutes les deux semaines ? Comment je fais pour planifier des weeks ends et des semaines entière à voyager, quand t'as pas de sous sur ton compte en banque et que même t'acheter des fringues devient accessoire ? Hummmmm ? Comment je fais quand la fatigue me flanque par terre et que même les courses deviennent un calvaire ? Comment je fais pour réaliser mes rêves qui ont forcément tous un coût alors que je suis entrain de me dire qu'on devra sans doute vendre la maison de ma mamie que je chérie tant parce qu'elle est trop lourde à assumer financièrement ?

Et puis, les prises de décisions, parlons en.

Des décisions, surtout d'un point de vue pro, j'en ai pris des centaines. La décision de partir, la décision de me ré-orienter... seulement, dans la vie, y a un truc pénible qui s'appelle contraintes extérieures. Des charges à payer, un frigo à remplir alors les chemins à empreinter, ils se limitent d'eux même. Et puis ensuite, t'as la conjoncture, un truc pas fun non plus. Alors ouais, j'ai pris la décision de changer de boulot, je me suis donné toutes les cartes en main pour y arriver (même la conseillère mission locale m'a dit qu'elle n'avait jamais vu de gens aussi motivé que moi) et le fruit de mes efforts ? Un service civique accepté à la va vite, parce qu'il fallait bien faire un truc et rentrer des petits sous ... Bien loin de mon envie de départ. Et cela n'a rien à voir avec mon apport de motivation personnel, ce sont toujours les autres qui ont mis des limites dans mes projets.

Bref. Je sais bien que ce ne sont que des conseils, des opinions, des partages d'"expérience " mais la le ton et la manière dont les choses sont tournées la majeur partie du temps me donnent simplement envie de rétorquer " et tu peux t'occuper de tes oignons aussi, une fois ? ". Peut-être que je suis trop susceptible, peut-être que je l'opinion des autres trop à coeur, peut-être que je ne me sens pas à la hauteur ( régulièrement, face à la vie parfaitement parfaite des bloggeuses et des instragrameuses, je me dis que ma vie est d'une platitude et d'un inintérêt sans nom). En gros, j'ai l'impression continuelle d'être une looseuse. En fait, t’as même plus le droit de ne rien faire tranquillement chez toi tellement les autres se chargent de te montrer qu’ils sont en train de vivre un moment génial, d'avoir une vie géniale, d'être au top de la forme… et pas toi. Cela commence à m'agacer prodigieusement. Parce que même si je sais que c'est factice, je ne peux pas m'empêcher de me demander pourquoi ma vie ne ressemble pas aussi à ça ...


Et vous ? Comment vivez- vous la pression des réseaux sociaux ? La vie parfaite des bloggeuses vous amusent elle, vous agacent elle, vous plombent elle le moral ? Faites vous partie de ces filles qui ne montrent que le positif de leur vie sur leur blog, si oui pour quelles raisons ?N'avez vous pas l'impression de passer à côté de la vraie vie en faisant ça ?  Avez vous tendance à suivre les conseils lancées par les bloggeuses ou au contraire, pas du tout ? Dîtes moi tout ?

mardi 15 décembre 2015

Un jour ... l'enfant unique est devenu un argument écologique.




Colors!:


J'ai lu récemment un article de Michel Gissy , biologiste de formation et ancien journaliste, sur la dimension démographique des problèmes environnementaux. Dimension démographique totalement occultée et pourtant primordiale dans ce grand défi planétaire. Noyée entre les gazs à effets de serre, la pénurie de pétrole et la sortie du nucléaire.

(Je précise que je ne fais pas partie des dé-natalistes, au contraire, mon kiff, c'est les familles de quatre enfants, c'est une configuration familiale qui me fait rêver, mais comme on dit, entre les rêves et la réalité ...).

En effet, pendant les douze jours de la COP 21, la population mondiale se sera accrue de 2.5 millions d'habitants. Autant d'humains qui voudront accéder à notre standard de consommation ( y a pas de raison, et je ne les blâme pas pour ça, après tout, moi, j'en profite bien !)  tout en continuant à peser sur les ressources de la planète.

Nous sommes actuellement plus de 7.5 milliards d'habitant et la stabilisation de la population humaine n'est clairement pas prête de se faire quand on sait que le taux de fécondité en Afrique culmine à 7.6 enfants par femme et ne descend que très rarement en dessous de 4. Mais laissons à César ce qui est à César et penchons nous sur ce qui nous touche de près.

La France elle même dépasse les 66 millions d'habitants (quand je pense que l'écologiste René Dumont avait annoncé que 25 milions d'habitants serait la charge maximale que la France pourrait supporter sans mettre en péril ses ressources, j'ai la jaunisse) . 66 millions, c'est beaucoup, mais apparament, ce n'est pas assez puisque la courbe ne cesse de monter avec un excédent annuel des naissances estimée à 160000 enfants.

Mais qui dit population croissante, dit dommage collatéraux, avec diminution des espaces cultivables, des champs, des forêts et, à moins de se nourrir de béton, de goudron (ou de cet argent durement gagné- ou pas) j'ai de plus en plus de mal à concevoir qu'on puisse passer à côté de la famine et de la pénurie d'eau si la tendance démographique n'est pas infléchie. La dérive démographique met en péril notre environnement et il serait tant que certains sortent leurs nez des chiffres pour s'en rendre compte.  Cette religion de la croissance tellement adorée des occidentaux commence à nous montrer ses effets pervers, en effet, si on part du principe que croissance des familles = croissance économique = bonheur. On a tout bon . Mais ce qui fut vrai par le passé, ne l'est plus forcément aujourd'hui. Comme nous le démontre le marasme économique qu'on se traîne depuis dix ans ...

Puisqu'il faudra, de toute façon , stabiliser la population de notre pays ( et celle des autres, mais chacun son job ), j'espère qu'ils le feront avant d'y être contraints par un désastre qu'il soit d'origine sociétale, économique ou de quelque nature que ce soit. Déjà en 2009, l'UNFPA avait annoncé que le réchauffement climatique ne pouvait être endigué que par une réduction massive de la population mondiale.Quasiment au même moment, un rapport, élaboré par la London School of Economics (LSE) à la demande de l'Optimum Population Trust (OPT) estimait que le moyen le moins coûteux de résoudre le problème du réchauffement planétaire serait de réduire la population mondiale de 500 millions d'individus d'ici 2050.

Je pense que cette question taboue méritait de revenir sur le tapis puisqu'elle deviendra rapidement une nécessité. L'accroissement de la population, l'épuisement des ressources naturelles non renouvelable, la dégradation de notre environnement sont des questions qui ne peuvent plus être traitées de manière ponctuelle ni de manière indépendante les unes des autres. Comme le dit l'ONU, "des modes viables de consommation et de production ne peuvent être atteints et maintenus que si la population mondiale ne dépasse pas un chiffre écologiquement viable".

Alors s'il n'est pas question, en tout cas pour moi, de mener une politique répressive comme celle de la Chine ( qui vient justement d'assouplir cette dernière, comble de l'ironie), j'estime qu'une politique des naissances visant à inciter les femmes à n'avoir q'un seul enfant ou de se contenter au maximum d'atteindre le seuil de renouvellement ( donc si vous calculez bien : deux enfants par famille) me semble une option raisonnable à condition qu'elle soit suivie, comprise et appliquée par le maximum de pays possible.

Malheureusement, j'ai comme l'impression que cette prise de conscience sera encore plus longue à venir que celle concernant les urgences environnementales.Cela sera un processus lent, qui passe par l'éducation et se heurtera à des obstacles politiques et culturels, plus encore que religieux. Ce qui est inquiétant quand on sait que certains scientifiques prédisent une population mondiale de plus de onze milliards en 2050, si aucune mesure concrète n'est prise rapidement. On sera alors loin du chiffre écologiquement viable de l'ONU.

Et vous ? Que pensez vous de la corrélation démographie - problème environnementaux ? Seriez vous opposé à une limitation des naissances ? Pensez-vous qu'on puisse encore revenir à l'équilibre démographique avant qu'il ne soit trop tard ? Ou, au contraire, la solution à nos problèmes écologiques ne se situe absolument pas dans ce registre ? Que vous inspire ces études ? Dîtes moi tout !


dimanche 13 décembre 2015

Un jour ... je serais décoratrice de cadeaux.


bokeh, christmas, gift
Pexels Photography



S' il y a une chose que j'adore dans cette période de fête, c'est tout ce qui tourne autours des cadeaux. J'aime déjà ça le reste de l'année mais à Noël, ça prend des proportions de dingue. Pour moi, un Noël sans cadeaux c'est tout bonnement impossible. Même si c'est pas cher, même si c'est pas gros, même si .. c'est le geste qui compte. Chez nous, personne n'est oublié, même pas ma kiné, c'est dire.

A la maison, et plus généralement dans ma famille, je suis madame cadeau. C'est vers moi qu'on se tourne pour avoir les idées. Il faut dire que j'adore trouver le petit truc qui ferra mouche. Le cadeau " clin d'oeil ", parfois tendre, parfois plein d'humour, toujours apprécié. Cela me prends du temps et de l'énergie mais voir les sourires ravis de mes proches quand ils défont leurs paquets, ça vaut tout l'or du monde. La course aux cadeaux n'a jamais été une corvée pour moi, même si les choses sont plus ou moins évidentes selon les personnes concernées. Ma mère me dit toujours en rigolant que j'aurais pu être marraine la bonne fée tant j'ai du mal à me canaliser quand il s'agit de faire plaisir. En effet, si j'aime aussi être gâtée, je préfère sans aucun doute offrir .. et je trépigne plus souvent d'impatience de les voir ouvrir leurs cadeaux que moi d'ouvrir les miens. Comme le disait je ne sais pas qui : le vrai bonheur consiste à rendre les gens heureux. Je ne peux qu'être d'accord. (Non, en fait, c'est parce que je kiff que les gens pensent à moi à chaque fois qu'ils voient ou utilisent ou mangent leur cadeau qui pète des paillettes). (J'rigole). (Ou pas).

Si j'aime faire des cadeaux et encore plus des cadeaux maison ( qui ont quand même ce petit supplément d'âme), il y autre chose dans ce rituel qui me comble de joie. Le moment de l’emballage et la personnalisation des paquets. C'est une passion toute récente (avant, j'avais tendance à déléguer la corvée lol)(quelle connerie) (on sait tous qu'il y a pas que l’intérieur qui compte). Passion que la blogosphère et la découverte des "printables" à éveillé en moi. Elle est apparut presque en même temps que mes confections de cadeaux gourmands. Je n'avais pas envie que mes jolies douceurs se retrouvent empaquetées dans des contenants tristes et formatés. Je trouve que faire un joli paquet, c'est comme une attention supplémentaire, un petit cadeau en soit, une dédicace à celui que le reçoit.

Et puis, c'est un moyen comme un autre de libérer ma créativité, alors cette année, les cadeaux sont à thèmes. Pour mon beau-frère par exemple, hipster dans l'âme, je suis parti sur des paquets noir, argent et blanc, avec une touche de jaune pour le peps et le rappel de la traditionnelle moustache. Du fil noir, du fil doré, une ou deux petites étiquettes à message et hop, le simple cadeau traditionnel vient de se transformer en cadeau top moumoute que t'as même plus envie d'ouvrir par peur de l'abîmer ! Les possibilités sont infinies et la toile regorge d'idée : des perles, des pompons, du tulle, des petits sujets en pâte à sel durcissante .. j'ai même vu de très beaux paquets en papier kraft décorés de branches de sapin frais. Une superbe idée pour un Noël résolument nature ! Je pense que les passionnées de scrap booking doivent faire des merveilles en cette période de l'année. Pour ma part, c'est encore balbutiant mais je compte bien m'améliorer ... Comme dirait papy, c'est en faisant qu'on apprend !

Et vous ? L'empaquetage des cadeaux ? Plaisir, corvée ? Quelle est votre astuce favorite pour personnaliser vos présents ? Vos proches sont ils sensibles au jolis emballages ou pas du tout ? Et de votre côté ? Le contenant à t'il autant d'importance que le contenu ? Ou pas du tout ? Quelles sont vos tendances cadeau pour Noel 2015 ( pastel ou classique , nordique ou funky ..?) Dîtes moi tout !















mercredi 9 décembre 2015

Un jour ... on révolutionnera la politique.


France Embroidery Hoop Vive la France by LeftyLexCreations on Etsy- Happy Bastille Day!:
Pinterest Photography



L'année dernière, on a eu un foin autours des municipales. Aujourd'hui, on sort des régionales. Bientôt, nous voterons pour les présidentielles. J'suis bien au jus, t'as vu.

Certains attendaient l'échéance avec impatience, histoire de brandir leur vote comme une sanction ou comme une preuve de soutient et de confiance renouvelée au gouvernement en place, au choix. D'autres on annoncez tout de go que pour eux, le vote, c'était une époque révolue ...

Chez les politiques, cela s'agite à toute barzingue. Chacun y va de son programme, de son slogan, de ses promesses, des ses envies. Certains frémissent devant le taux d’abstention annoncé, d'autre se frottent les mains de ne pas avoir de candidat à affronter. Certains se réjouissent de la vague bleu marine, d'autre rassemblent leur soutiens comme une poule ses poussins pour la contrer. Certains annonce la mort de la gauche, d'autre sa résurrection.

Ma poubelle de tri n'a jamais été aussi pleine de tracts et d'autres feuillets colorés et racoleurs.

Elle déborde et me nargue avec cette question pertinente :  pourquoi devrais-je me mobiliser ? Quel goût peut on encore trouver à la politique aujourd'hui ?

Bien sûr, j'ai des affinités politiques. Des convictions. Des ambitions pour mon pays. Et à moindre mesure pour ma commune et ma région (qui reste l'Alsace avec un grand A, la grande région, c'est pas mes oignons)  Bien sûr, je sais à qui va aller mon vote aux prochaines présidentielles (si loin, trop loin ..) et à qui j'ai donné ma voix dans les urnes en ces jours d'élection. Cela fait 7 ans que je suis en âge de voter, 7 ans que je vote pour le même parti, j'ai des fidélités ...

Mais je suis résignée. Déçue de la médiocrité et de la superficialité de leurs débats et les nombreuses promesses non tenues. Mais surtout, surtout, extrêmement affligée par les discours que j'entends à longueurs de temps. Creux. Vide. De l'air. Aussi intéressant et vibrant qu'une plante verte. Et encore, je pense qu'une plante verte serait plus passionnante à observer. (Un jour, les pivoines domineront le monde, parce qu'on peut changer les coeurs avec des bouquets de fleurs  * Voulzy powa * ).

Cette langue de bois que ces hommes et femmes de tout bord maîtrisent parfaitement ( et il ne faut pas croire que les "petits " sont en reste, bien au contraire, c'est comme les chiens, plus c'est petit, plus c'est hargneux ..) mais qui ne veut absolument RIEN dire.Je ne sais pas vous, mais ça fait un long moment que je ne me berce plus d'illusions.

L'intérêt général n'est de toute évidence pas la priorité de nos politiques (même si j'ai apprécié les manœuvres pour noyer le poisson chez nous comme de nous demander d'envoyer un mail avec nos propositions pour le développement de la ville, ce que mon homme et moi avons pris grand plaisir à faire pour les municipales l'année dernière, en toute lucidité et en tout bien, tout honneur)( autant vous dire que rien n'a changé, bien au contraire ).

Éluder les questions embarrassantes et caresser les électeurs dans le sens du poil, ça oui, ça va. Beaux parleurs mais discours à revoir. Copie incomplète. Peuvent mieux faire si moins dissipés.Pleins de bonne volonté mais encore des efforts à fournir. Pas vraiment brillantes les remarques et les appréciations du travail de nos élus.

J'admire vraiment leur " détermination sans faille ", leur " refus de la fatalité" et toutes les autres "urgentes nécessités" à faire si ou ça pour le bien être des citoyens ... Du toc, tout ça. Il y a quoi derrière cette façade d'expressions pré-fabriquées ? Il serait peut être temps d’amener de la transparence dans toutes ces " bonnes" attentions ?

Si je pouvais entendre au moins fois un discours de vérité, lire des programmes réfléchis avec des actions concrètes ( développées point par point avec les solutions de financements, les acteurs concernées, ce que l'on (nous, les bons petits citoyens), pourrait éventuellement y apporter ..), je pense que je pourrais retrouver du goût à la politique et avoir envie de m'engager à nouveau. J'aurais au moins l'impression qu'on s'intéresse réellement à mes problématiques quotidiennes et à mes aspirations pour l'avenir. Je pense que je pourrais retrouver un peu d'espoir dans le futur de ce pays.

En attendant, j'attends.

(Parce que sur la terre, y a des choses à faire pour les enfants, les gens, les éléphants * Voulzy powa bis*)

J'attends qu'ils abandonnent tous leur insupportable langue de bois.

Et vous ? Comment vivez vous les élections ? Plutôt conviction, abstention, sanction ? La politique vous inspire t'elle encore ? Vous passionne t'elle ? Ou au contraire, vous agace t'elle ? Avez vous un parti de prédilection ? Une appartenance politique que vous êtes fière de revendiquer ? Dîtes moi tout !

samedi 5 décembre 2015

Un jour ... j'ai eu des dernières volontés.

grace–upon–grace:
“ Andre Stummer
”
Grace up Grace Photography
Si la question de donner ou non la vie revient souvent sur la tapis, il y en a une autre qui me tarabuste pas mal et pour cause, il s'agit de son indissociable acolyte, la mort. Naissance, mort, deux constituants inévitables de cette folie qu'on nomme la vie. Sauf qu'à la première, on rit, à la seconde, on pleure. Une arrivée, un départ. Une joie, une tristesse. Un cri, un souffle. Deux opposés parfaits. Si je parle souvent de la première sur mon blog, j'évoque rarement la seconde. Tout simplement parce que cette question me perturbe encore plus que la première quand je m'aventure à imaginer ma propre fin ... Et parce que la mort reste le dernier de nos tabous !

On peut parler de tout, ou presque. Vous avez déjà essayé de parler de l'euthanasie, du don d'organes, de vos dernières volontés, entre la poire et le fromage ? En général, soit la discussion tourne court ou alors elle devient un gros débat à forte teneur en sécrétions lacrymales et comprimés de xanax. Pourtant, la mort est une composante importante dans nos vies. Celle des proches, des aînés, des inconnus, de nos modèles mais aussi par la manière dont on se la représente. Et par nos croyances à son sujet. Personnellement, je ne crois pas en la ré-incarnation. Je ne crois pas non plus au paradis dans le sens où les croyants l'entendent. Par contre, je pense qu'il y a "autre chose" et pas simplement un retour à la poussière. Quoi exactement, je n'en sais rien et je ne suis pas pressée de le savoir. Parce que la question de la mort soulève d'autres échos comme la peur du vieillissement, de la dépendance, de la solitude, de la maladie, de la dégradation du corps (et/ou de l'esprit), des regrets ..d'être oublié pendant que tout continu sans nous.

Certains disent qu'il faut apprivoiser la mort, apprendre à mourir, pour vivre véritablement. C'est une belle idée même si je ne comprends pas comment on peut apprendre d'une situation qui ne se répète pas, dont on ne peut vivre qu'une unique expérience, sans coup d 'essai ( je n'inclus pas vraiment les EMI) et dont personne ne vient nous parler. c'est comme si on disait qu'on aimerait bien renaître parce qu'on sent qu'on s'est foiré la première fois .. compliqué non ? Chacun de nous naît pour la première et la dernière fois. Chacun de nous meurt pour la première et la dernière fois.

Une phrase d'Houellebecqu m'a beaucoup fait réfléchir quand on préparait l'enterrement de ma grand-mère. Les dernières semaines, elle nous donnait beaucoup indications sur ce qu'elle voulait ou non. Lui qui disait que ça ne servait à rien d'anticiper son trépas puisque tout le monde y arrive très bien du premier coup ... Et bien, je ne suis pas d'accord. Ma grand-mère à eu beaucoup de mal " à mourir". Cela a été long et douloureux. Pour elle et pour nous. Et préparer sa mort, avec elle, en plaisantant parfois, en pleurant parfois, c'était une vraie preuve d'amour. C'est une question d'amour que d'aborder cette question des dernières volontés avec ses proches.

Comment je veux partir, ce que je souhaites comme cérémonie, ce qu'il faut faire de mon corps, comment je veux que tu m'accompagnes, ce que je veux comme musique, comme fleurs, ce qu'il faut faire avec les dons, l'endroit où je voudrais reposer...

Il faut parler de la fin, je vous en supplie, parler de la mort avec vos proches, pour prendre soins d'eux, pour célébrer la vie jusqu'à la fin. Même si c'est dur, même si ça vous broie le cœur et vous arrache des larmes, même si vous ne parvenez pas à concevoir "l'après" . Ce n'est pas morbide, c'est vital. Il faut y aller avec courage, il faut y mettre les tripes, il faut briser les résistances ...Sur le moment, j'en ai beaucoup voulu à ma grand-mère de nous secouer avec ces questions, mais avec le recul, je lui en suis très reconnaissante. Elle est partie avec dignité et nous, avec la fierté d'avoir accompli ce qu'elle aurait voulu ... J'appréhende toujours ma propre mort, je ne suis pas guérie de celle de ma grand-mère mais je sais maintenant quelle mort je souhaite. Et un jour prochain, j'en parlerais à mes proches. Parce que je ne peux plus décemment vivre dans l'illusion de mon immortalité.

Et vous ? Comment abordez-vous la question de votre mort, de celle de vos proches ? En parlez vous librement, ou alors pas du tout ? Avez vous déjà songé à vos dernières volontés ? Pris des dispositions ? Vous considérez vous trop jeune pour y songer sérieusement ? Préférez vous faire la politique de l'autruche ? Vivez vous l'idée de votre fin avec fatalisme, angoisse .. ? Dîtes moi tout !


mardi 1 décembre 2015

Un jour... j'écrirais une lettre au Père Noël.

A Joyful Journey Photography


La lettre au Père Noël, c'est juste un incontournable. J'en ai toujours écris. C'était d'ailleurs le seul effort d'écriture que je consentais à faire pendant les congés. Je lui expliquais combien j'avais été sage et gentille, et combien j'avais bien travaillé à l'école ( les cancres sont aussi oubliés de cadeaux que les sales gosses dans ma famille ...), avant de lister avec application les merveilles que je venais de dénicher dans la montagne de catalogues qui avait envahi ma boite aux lettres, un mois auparavant. Un dessin et des gommettes pour la forme et zou, en partance pour l'atelier, au pôle nord.

Avec l'âge et le temps des désillusions ( comme j'aurais voulu continuer à croire qu'un homme puisse avoir comme unique souci de rendre les enfants heureux en les couvrant de jouets ) , ma sacro sainte lettre s'est transformée en wish list de Noël, histoire de souffler la bonne direction à mes proches en manque d'inspiration. Cette année n'échappe pas à la règle et on y trouve des livres, un diffuseur d'huiles essentielles, un nouveau mp3 ... Pourtant depuis l'année dernière, je suis moins emballée. Il faut dire que l'année à été difficile entre la mort de ma grand-mère adorée, le diagnostique de ma maladie, les soucis d'argent, des tensions familiales ...

Pour Noël, je n'avais pas spontanément envie de toute cette shopping liste, d'ailleurs elle m'a demandée un réel effort pour à la rédaction. Bien sûr, ce sont des choses qui me font plaisir, des choses que je ne m'offres pas parce qu'il y a toujours plus urgent à payer mais ce que j'aimerais demander au Père Noël n'a rien de matérialiste. Au contraire.

Ce que j'aimerais demander au père Noël, ce grand humaniste un peu magicien, ce sont : des rires dans les repas de familles, des discussions passionnantes avec ma mère en faisant la vaisselle, des goûters partagés avec ma soeur entre deux cours, des voyages inspirants avec mon Dou, des bons petits plats dégustés avec des amis, des moments de partage, des moments de jeux, des moments magiques, des expériences plus ou moins folles qui égayent le quotidien, des après-midi câlins avec ma minette, des batailles de polochons, une dégustation de macarons, de la douceur, des apéros improvisés, de la générosité, de la confiance, des belles rencontres, des bisous dans le cou, des barbecues et des longues soirées d'été, des bonhommes de neige et des chocolats chauds, des mariages, des naissances, de l'amour, des croissants qui font des miettes dans le lit, de la sérénité, des massages à la lueur de la bougie, de la tendresse, de la joie dans les regards et des sourires sur les visages, des souvenirs, des souvenirs et encore des souvenirs ...

Tout ça et plus encore. Parce qu'à défaut de croire encore au Petit papa Noël, j'ai décidé de croire en la vie . J'ai décidé de vivre, de savourer tout ces instants comme s'ils étaient les premiers et les derniers. Parfois, j'aimerais bien revenir au temps où je pensais qu'avec un sapin décoré, trois flocons de neige et des bougies à la fenêtre, toute la terre avait changée ...

Et vous ? Liste ou pas liste ? Comment viviez vous cette tradition quand vous étiez petit ? Qu'aimeriez-vous recevoir pour Noël ? Partagez vous cette tradition avec vos enfants ou êtes vous au contraire anti Père Noël ? Etes vous plutôt cadeaux fait maison, achetés ? Dîtes moi tout !