samedi 28 novembre 2015

Un jour ... j'ai fais la distinction entre " avoir un enfant ","devenir parent" et "avoir une famille".


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Pour celles qui me suivent depuis longtemps, vous avez que je me suis déjà posée la question maintes fois. Est-ce que je veux un enfant ? La réponse est parfois oui, parfois non. "Bien sûr, quelle question". "Non, absolument pas, plutôt mourir". Tout ça pour au final m’apercevoir que j’ai la réponse sous le nez depuis un moment : il faut me rendre à l’évidence, je ne sais toujours pas si j'aurais des enfants, un jour.

Surtout que je me suis rendu compte récemment qu'une reformulation ne serait absolument pas du luxe et qu'il y a un fossé entre deux aspect de la parentalité. La question de base est généralement « est-ce que je veux avoir un bébé ? ». Ou " est-ce que je veux avoir un enfant ? " , ce qui est un peu moins réducteur. Sauf que ce sont deux termes génériques et que cela ne prends pas du tout en compte la dimension " mon enfant, qui va rester dans ma vie pour toujours et à jamais ".

Déjà là le bas blesse.

Parce que oui, à un moment, le bébé se transformera en enfant, puis en ado (pénible) , puis en adulte. C'est quoi cette manie de ne considérer sa progéniture que comme un petit être qui a besoin de nous pour sa survie ( rôle tellement valorisant et angoissant s'il en est), en occultant qu’il s’agit déjà d’une personne qui, un jour, deviendra adulte, fera ses choix, sera sans doute source de joie et de tensions (ma mère qui me dit toujours " si tu n'as pas assez de soucis, fais donc des enfants ", non , ça va, j'en ai plus que ma part, merci)  de rires et de chagrins, une personne indépendante et qui ne doit plus rendre de comptes à ses parents ( théoriquement, parce que perso, à 25 piges, on en est encore aux comptes d'apothicaire avec les miens).

Avoir un bébé ? Non, pas forcément. Je ne suis pas très porté sur le maternage. Et puis, les nuits sans sommeil, les cacas atomiques, les coliques, les hurlements, les poussées dentaires, les bodys qu'il faut changer dix fois par jour ... Cela ne me vend pas du rêve. Avoir un enfant ? Peut-être. Cela me parle déjà plus. L'emmener à l'école, faire des activités avec lui, l'aider pour les devoirs, l'emmener visiter des choses ...

Maintenant, je change de lunettes pour aborder la question avec d'autres yeux.  « Est-ce que j’ai envie de devenir parent ? ». Elle est moins évidente, celle là.  Je trouve que cela change beaucoup de choses : le terme « parent » ( quand on est normalement constitué)  est lourd de responsabilités, de devoirs, de droits également, il résonne comme un engagement profond. Et là, les signaux d'alarmes se déclenchent.Je ne me sens pas capable d'assumer une si grande responsabilité. Mais alors, pas du tout. Actuellement, je me dis simplement qu'élever des enfants, les aimer,les aider à grandir et à s'épanouir, c'est un programme chargé, parfois gratifiant (mais si peu), souvent (la majorité du temps) difficile, semé de doutes, d’angoisses, de fatigue, de frustrations ou de non-reconnaissance.

Et puis, il y la question "est-ce que j'ai envie d'avoir une famille ?" La réponse est oui, dans l'idéal.

J'ai toujours eu une belle image de la famille. Avec un papa, une maman, des enfants. Qui se font grandir les uns, les autres. Qui s'apportent les uns, les autres. Qui apprennent des uns des autres. Qui partagent. Qui s'aiment. Ce côté beau et positif de la famille. Une forme de chaleur, de reconnaissance, un endroit où le partage permet de s'épanouir et de s'enrichir, compenser et ré-inventer ce modèle familial carencé. J'ai toujours eu un projet familial. Rassembler, construire, transmettre. Je voulais quelque chose de plus fort, de plus complet, de plus réciproque, de plus impliqué ... Faire clan et inscrire ma lignée dans la durée. Une famille solide, au sein de laquelle sont transmises valeurs et traditions.

Aujourd’hui, il y a donc ce gros point d’interrogation qui plane au-dessus de ma tête : est ce que je franchirais le cap un jour ? Est ce que je parviendrais à réconcilier ces trois aspects indissociables de la maternité  ? Inutile de te dire que je n’ai pas la réponse, et personne ne l’aura à ma place. Alors, pour l'instant, je laisse les choses en suspend ( en clair, j'attends une révélation ou ce désir viscérale dont certaines femmes semblent atteintes ) en me disant que la vie ferra son oeuvre ...

Et vous ? Est-ce une évidence de devenir parents ? Est-ce que vous faîtes le distinguo entre ces différents aspects de la parentalité ? Est-ce que vous ne savez pas non plus si vous voulez des enfants ? Est-ce que pour vous l'épanouissement passe par la famille ? Dîtes moi tout !







mardi 24 novembre 2015

Un jour ... j'ai décidé que Noël serait gourmand.




Making Gingerbread Cookies
Pexels Photography

Noël en Alsace, c'est résolument gourmand. Entre les bredeles, les maneles, le pain d'épices, le vin chaud, les stollens, le jus d'orange aux épices, les chocolats, la confiture de Noël aux fruits secs, c'était difficile de ne pas vous parler de toutes ces bonnes choses qui m'accompagnent chaque fin d'année.

Par chez moi, on est surtout connu pour les Bredeles et les pains d'épices.

Il faut avouer que c'est une institution qui doit exister depuis aussi loin que le marché de Noël de Strasbourg lui même. On les confectionne en famille à partir de Novembre ( en général, je commence le premier week end de l'Avant soit le dernier week end de novembre)  et on s'amuse chaque année à en faire de multiples sortes ( je ne cuisine jamais les mêmes sortes d'une année sur l’autre, c'est pour vous dire le nombre de recettes !) . Les Bredeles, c'est juste un concentré de tout ce que j'aime en cette période : la douceur, la gourmandise, le partage, la générosité.. En effet, même si on garde nos secrets de fabrication bien au chaud, on ne manque pas d'en offrir à toutes les occasions : invitation, pause café, à ses voisins, au facteur ... C'est le cadeau gourmand de Noël par excellence ! Dans un joli pochon transparent décoré de flocons, un joli ruban et hop ! On fait plaisir à coup sûr ! Et surtout ne dîtes pas ( jamais, c'est compris ? Pas même sous la torture) que vous ne faites pas de bredeles en période de fêtes, on vous regarderez de travers !

Le pain d'épices, c'est le même combat. En 1453, on sait que le pain d’épices était déjà sur les tables des moines cisterciens de Marienthal, à l’occasion des fêtes de Noël.Voyez que ça remonte à loin. En 1596, il y a même une corporation de pain d'épicier ( voui, voui, des gens dont s'étaient l'unique métier) qui s'est formée, corporation à laquelle Henri IV accorda des statuts. Le pain d'épices, on en a tout un tas, des durs, des mous, des carrés, des plats, des confits, des natures ... Même en sujets décorés que certains accrochent encore pour décorer le sapin ( genre ceux comme dans Hansel et Gretel si vous vous souvenez ). Entre nous, les goûter idéal en Alsace un après midi d'hiver, c'est deux tranches de pain d’épices, un chocolat chaud et des clémentines. Je ne le fais pas moi même mais ceux de chez Fortwenger sont délicieux ( mention spécial à celui qui est estampillé "recette à l'ancienne").

J'aimerais aussi vous parlez du manele. Le manele c'est ce petit pain au lait en forme de bonhomme qui envahit nos boulangeries dès novembre. Historiquement, on le faisait pour la Saint-Nicolas.Ces brioches sont censées représenter Saint Nicolas ou les trois enfants qu'il a sauvé du boucher ( y en a qui en ont de la chance !) . Dans certains villages de campagne ( dont celui de mes parents) , la mairie en organise encore chaque année la distribution. On se rejoint tous à la salle municipale, le Saint Nicolas est là avec son âne et chaque enfant jusqu'à douze ans reçoit son petit pain qu'il peut ensuite déguster avec ses copains et un bol de chocolat chaud. Dans ma famille, le manele accompagne les petits déjeuners de chaque dimanche de l'Avant (à la place du croissant habituel). Une autre façon d'attendre Noël ...

Avec un patrimoine gourmand et sucré comme le notre, sachez bien que les cadeaux fait maison ( douceurs et autres sucreries) sont fortement apprécié par chez nous. Ainsi, depuis que je suis "pour moi" , je prends plaisir à confectionner chaque année des petits cadeaux pour mes proches. Roses de Noël, mendiants, confitures épicées, truffes,granola ,je m'emploie à ce que chacun trouve sous le sapin un petit présent gourmet et personnalisé. Cela occupe agréablement les longues soirées et les week end qui font grise mine ! Cette année, je vous le confie en avant première, il y aura de la confiture de poires aux épices, des truffes façon bounty, diverses pâtes à tartiner, du jus de pomme aux épices et pleins d'autres choses succulentes !

Et vous ? Connaissez vous les bredeles, les maneles ? Aimez-vous le pain d'épices ? Les cadeaux gourmands figurent ils sur votre liste ? Qu'aimez vous cuisiner pour offrir ? Avait vous d'autres manies gourmandes qui vous rappellent les fêtes de fin d'année ? Dîtes moi tout !




lundi 23 novembre 2015

Un jour ... j'inventerais une thérapie génique du bonheur.


“Throw your dreams into space like a kite, and you do not know what it will bring back, a new life, a new friend, a new love, a new country.”:
Pinterest Photography 

Il existe un gène du bonheur.

Si, c'est vrai et non, je ne me paie pas votre tête.

Le gène qui fabrique les neurotransmetteurs comme la dopamine ou la sérotonine (responsable des humeurs) est la clef de toute cette affaire. Plus ce gène est long, moins il en sécrète.Ce qui explique que nous n'avons pas tous les mêmes prédisposition au bonheur (chez moi, il est clairement atrophié vu mes antécédents familiaux) .Ceci dit, cette petite particularité génétique ne compterait que pour 50 % dans notre capacité à être heureux. Dans les 50% restant, il y a 10% d'aléas extérieurs (notre histoire personnelle, nos blocages inconscients, les difficultés de la vie ...) et 40% qui sont liés à notre interprétation de la situation. Autrement dit, au regard que nous portons sur la vie.

Cet état de sérénité et de bien- être, qui parfois nous tombe dessus sans crier gare, est donc quelque chose qui se cultive. Etre heureux, c'est choisir de le devenir même si cela ne va pas toujours de soit. Car nous pouvons agir sur les 40 % qui restent. Et oui ! ( je suis comme vous, je suis sur le cul..).

Souvent j'ai pensé (et ça m'arrive encore parfois) que pour que je sois heureuse, il faudrait que je change ma vie. Je me focalise souvent sur ce qui ne va pas, sur ce qui manque, sur ce que je n'ai pas (ou pas assez à mon goût) ... Et je constate qu'on fonctionne plus ou moins tous pareil. Ceci dit, à la réflexion, je ne pense pas que ce soit ça qui va changer mon sentiment de bonheur puisque j'arrive très bien à l'être parfois sans que ma situation "matérielle" ait changée. Et qu'il existe partout dans le monde des gens très pauvres qui sont heureux. Comme dirait l'autre, l'argent ne fait pas le bonheur !

Bien sûr qu'on ne peut pas être tous les jours radieux et d'un optimisme sans faille. Bien sûr qu'on a le droit d'être ronchons ou tristes, d'ailleurs, il serait stupide de penser que le bonheur, une fois acquis, est une situation permanente ( tout comme le malheur d'ailleurs, même si ça me semble plus "facile" d'être malheureux à 100% du temps ..). La vie comporte des aléas, des joies, des peines, des chances et des malchances ...Cependant, entre celui qui aborde le problème dans l'aigreur et dans la rancœur et celui qui sourit malgré les difficultés et qui sait prendre la vie du bon côté malgré les coups durs ..

Y pas vraiment à tortiller pour savoir qui s'en sortira le mieux.

Il faut quand même qu'on intègre à un moment ou à un autre qu'on ne peut pas faire tout ce qu'on veut et qu'on ne peut pas obtenir tout ce que l'on convoite (je vous assure, ça enlève une épine du pied) et que les difficultés font partie de la vie. Sauf que (et c'est là qu'on signe tous coupable généralement), chaque jour apporte aussi son lot de plaisir et ses moments de joie. Pour peu qu'on sache les voir !

Notre cerveau doit apprendre (et il en est capable !) à détecter le bonheur, partout où il se trouve et même dans les choses les plus infimes du quotidien.Puisqu'il passe son temps à donner du sens à ce qui nous entoure, que nous passons notre vie à interpréter des faits et que ces interprétations, qu'elles soient positives ou négatives, marquent l'inconscient et le corps de la même façon ...

Il suffit d'inverser la vapeur.

Exemple d'actualité, on novembre, je me lève, il pleut, il fait froid, y a du vent... Je peux me dire " purée, encore une journée où la météo est pourrie " ( ce qui est arrivé plus souvent qu'à son tour les derniers jours) et me retrouver de mauvais poil ou alors " chouette, je vais pouvoir cocooner ! " ( ce qui est arrivé plus souvent qu'à son tour aussi ). Mais la deuxième interprétation sera beaucoup plus agréable à vivre (pour moi et pour mon entourage) que la précédente. C'est un peu l'histoire du verre à moitié vide- à moitié plein. Pourquoi ne pas se mettre en mode " happy" et sélectionner puis alimenter les interprétations positives qui augmentent notre bien être (et par ricochet notre capacité à être heureux ) ?

C'est vrai,que les faits sont rebelles, qu'ils résistent à nos souhaits et qu'ils se pointent souvent à notre grand déplaisir (ce matin,je suis encore et toujours en crise inflammatoire, je peux vous dire que j'ai galéré à trouver l'interprétation positive mais je l'ai dénichée : en profiter pour regarder mes fameux téléfilms de Noël) mais je pense sincèrement que leur " signification " n'est pas contenue en eux. Ils n'ont pas le code barre " jefaischierlemondebonjour" inscrit ad vitam eternam.

D'ailleurs, je me fais souvent la réflexion qu'un événement qui me faisait tourner en bourrique quelques temps plus tôt prend une issue positive sans même que je ne m'en rende compte.

Je vais prendre l'exemple de mon ancien travail. Cela me peinait grandement d'avoir perdu les dernières années dans un boulot qui ne me convenait pas, qui ne payait rien ... Aujourd'hui, j'ai décroché mon service civique grâce à lui. Et si je suis peinée que mon service civique ne soit qu'un service civique ( et qu'il ne dure donc que 9 mois ), je suis maintenant certaine que je saurais me servir de cette expérience pour valoriser mes prochains projets ...

On peut aussi parler de ma maladie, que j'ai encore beaucoup de mal à accepter ( non pas la douleur mais dans son côté invalident), ça fait deux semaines que je suis bloquée dans mon canapé et, même si je me lamente le soir sous le coup de la fatigue, j'essaye de positiver tout ça en en profitant pour chercher des idées de cadeaux maisons et de déco de Noël sur Pinterest, avancer dans mes rps en retard, regarder des téléfilms guimauves qui font horreur à mon homme, établir ma bucket list pour 2016 ...

Je pense que la signification des faits, et l'importance qu'ils prennent dans nos vies, est le résultat de l'histoire que nous nous racontons à leur sujet. Dans les deux exemples précédents, l'histoire à changée et les faits sont passés de "boulets émotionnels qui plombent le moral" à " pourvoyeurs de bonheur et générateur de bénéfices". Alors en attendant de trouver une thérapie génique pour réparer notre gène d'aptitude au bonheur, autant relier les faits à des interprétations favorables (et plausibles) pour se raconter de belles histoires. Parce que, petits ou grands, éphémères ou durables, tous les bonheurs vécus nous enrichissent et nous rendent plus fort.

Et vous ? Pensez-vous que le bonheur est une capacité innée ou acquise ? Est-il concevable pour vous qu'il soit une capacité physique et non une affaire de volonté ? Arrivez - vous à transformer les petits tracas du quotidien en pourvoyeur de joie et de bonheur ou au contraire voyez vous le verre à moitié vide malgré vos efforts ? Etes vous heureux par nature ou cela vous demande t'il un effort ? Dîtes moi tout !



     

dimanche 22 novembre 2015

Un jour ... j'écrirais un hymne aux téléfilms de Noël.



couple, footprints, kiss
Pexels Photography 


Comme vous le savez je suis une fanatique de la période des fêtes de fin d'années. Pour moi, c'est une période terriblement importante que j'attends avec la même impatience renouvelée. C'est pourquoi j'ai décidé de faire cette année une petite série d'articles sur mes habitudes nowelesques. Un peu d'esprit de Noël, de cannelle et de magie, ça n'a jamais fait de mal à personne.

Dans les nuages gris et les rafales qui se succèdent, je sens l'hiver qui frappe à ma porte.Le froid commence à devenir piquant et mon houx s'est paré de ses jolis grelots rouges.Les journées raccourcissent, les marchés de noël vont ouvrir les un après les autres, ça sent les marrons chauds dans les rues et on prépare les recettes de bredeles dans les maisons.

Partout, des bougies, des illuminations, des décorations. Et puis tout ces petits rituels qui m'enchantent : la décoration la maisonnée, le choix du sapin, la chasse aux cadeaux, les emballages, cogiter au menu du réveillon ...et le sujet de ce billet : les téléfilms de Noel. Pour moi, cela fait partie du folklore de fin d'année et j'aime cet interlude télévisuel d'un amour incommensurable ( tout comme les romans sur le même thème mais c'est un autre sujet).

Je ne sais plus quand exactement j'ai commencé à regarder ce genre de choses mais je peux vous garantir que ce sont des souvenirs bien ancrés dans ma mémoire. On avait toujours le même rituel avec mon père, les week end d'avant fêtes. Le matin, on allait faire de la luge en forêt, l'après midi c'était téléfilm de Noël bien au chaud sous la couette avant de se rendre au marché en fin d'après-midi pour boire un chocolat chaud, manger un manele et choisir le santon qui rejoindrait notre crèche cette année. Le tout couronner par une longue promenade sur les illuminations. Y a qu'un mot pour définir ces souvenirs : le bonheur pur et simple. Une période bénie et magique.

C'est rapidement devenu une institution et j'ai gardé une tendre affection pour ces téléfilms où tout le monde évolue, le nez rouge, des flocons dans les cheveux avec des pulls à tête de reine et des mugs de chocolat chaud dans les mains. Je peux vous le dire, la semaine dernière à été diffusé " un noël de princesse ", j'ai trépignée comme une môme et je n'en ai perdu aucune miette.

Ce que j'aime là dedans ? Un peu comme dans les romans Harlequin on va dire. Dans les téléfilms de Noël tout s’arrange à l’approche du 24 décembre, même si les personnages partent de très loin, même s’ils ont les deux pieds enfoncés dans la boue jusqu’aux genoux. Tout ce qu’ils souhaitaient leur arrive, en mieux, parce que c’est Noël et que Noël c'est la saison des miracles. Et tant pis si dans la vraie vie, ça se passe pas comme ça, tant pis si les scénarios sont bancals. Pour la vraisemblance et la cohérence, on repassera dans la majeur partie des cas, mais c'est aussi ce que j'aime quand Hallmark Channel nous sort une nouvelle pépite, c'est de pouvoir me dire que l'esprit de Noël guérit de tout.

Alors oui, je n’ai pas honte de le dire : j’aime les téléfilms de Noël.Et je continuerais à en regarder.Et je me contre tape qu'on me dise que c'est complètement cul cul la praline, d'accord mon chéri ?

Que je sache, ça fait dix ans que j'en regarde et ça n'a pas eu le moindre impact sur mon cynisme naturel.

J’aime qu’ils ne soient faits que de bons sentiments et de joie, parce qu’il y a pas de mal à aimer les trucs gentils de temps en temps. J'aime le fait que ce soit guimauve, culcul la praline et tout autre sobriquet qu'on pourrait leur attribuer. Je les aime parce qu’ils me font le même effet qu’un après-midi passé à regarder la pluie qui tombe tandis que je suis bien tranquille et bien au chaud sous un gros plaid, lovée dans le canapé avec ma minette. Quand j'étais plus jeune, ils ont fait des vacances des fêtes de fin d’année les meilleures du monde.D'ailleurs, je regrette un peu de ne pas avoir de congés durant les vacances scolaires cette année pour pouvoir en profiter en  direct live mais Saint Replay sera là pour me sauver.

Alors oui, je continuerais à fureter dans le programme TV pour les dénicher, oui, je continuerais à faire des marathons de téléfilms de Noël avant les fêtes en me gavant de bredeles, oui je continuerais à cocher ceux que je n'ai pas encore vu grâce à la page wikipédia qui leur est consacré, oui le jour où le dernier téléfilm de ce type de l’année sera diffusé je serais triste parce que ce sont toujours eux qui ont transformé un banal avion dans le ciel en traîneau du Père Noel .

Pour s'initier à ce style très particulier, que je déconseille aux diabétiques et aux accros au sucre,je vous mets une petite sélection de mon cru :

* La liste du Père Noël
* L'ange gardien de Noël
* Un noël de princesse
* Une rencontre pour Noël
* Le noël où tout a changé
* L'arbre à souhaits




Et vous ? Aimez vous les téléfilms de Noël ? Ou au contraire trouvez vous ça trop niais ? Quelles sont vos favoris du genre ? Est-ce que leurs diffusions vous agace ou vous replonge en enfance ? Préférez vous lire des romans sur ce thème ? Dîtes moi tout !







mardi 17 novembre 2015

Un jour ... j'apprendrais la patience.


A joyful journey photography




Je suis impatiente.

Je suis une impatiente anxieuse. Agir, toujours agir, car il en restera forcément quelque chose. Je bouge, tout azimut, pour combler une sensation de vide, de manque. Tout plutôt que de rester inactive. Tout plutôt que de me retrouver à cogiter avec moi-même. Depuis hier, je suis en crise grave de fibromyalgie, shootée à l'anti-inflammatoire et à la codéine, mais je ne peux pas rester tranquille. Il faut que je range, que je trie, que je fasse le ménage ... Agir vite, agir tout le temps, pour ne pas ressentir ce manque insupportable, pour ne pas me sentir vide et inutile. Pour ne pas me sentir coupable d'oisiveté. Agenda surbooké, projets qui se suivent et ne se ressemblent pas, dépense d'énergie excessive pour ma santé fragile, surmenage nerveux quasi-permanent ...

Je suis une impatiente curieuse. Parce que la vie est trop courte pour se faire chier. Découvrir, avancer, apprendre, oser, multiplier les occasions, les sensations, les relations. Tout pour éviter le surplace, tout pour chasser la routine qui m'englue et m'angoisse. Je papillonne, je me disperse, je n’approfondis que rarement et je passe en coup de vent. Je survole tout, je ne choisis rien. A force, je ne sais plus vraiment cerner mon désir, je ne sais pas ce qui me défini. Toujours en recherche de la nouveauté et de l'excitation, à peine une expérience tentée que je fonce tête baissée dans la suivante.

Je suis une impatiente colérique. Un blocage, une épreuve, un grain de sable, une attente trop longue et c'est l'explosion ou l'abandon. Dès que les choses ne se déroulent pas comme je le souhaite, j'envoies tout balader. Je ne suis pas persévérante. La difficulté, je la vis toujours comme une mise en cause ou une agression personnelle, une insulte à mon intelligence et/ou mes compétences. Je ne supporte pas d'être prise en faute ou en situation d'échec. Réussite, échec, valeur personnelle sont intimement liés. Chez nous, on est aimable seulement dans l'excellence. Les blocages, les anicroches, cela me stress, cela me panique, et seul l'abandon ou la fuite permettent de neutraliser l'engrenage pourri dans lequel je m'enfonce quand je bute sur une ou plusieurs complications.

Je suis une impatiente dominatrice. Déléguer, c'est une perte de temps. Il faut faire vite mais il faut aussi faire bien et surtout il faut faire tout seul. Si je confis quelque chose aux autres, ça sera forcément moins bien et plus long que si je ne l'avais fait moi même. J'ai un peu le syndrome de "première de la classe". Il faut que je puisse m'attribuer tous les lauriers. Les autres lambinent trop, de tout façon. Si je ne leur accorde pas le droit à l'erreur, croyez moi, la pression interne est toujours au maximum chez moi. Si déjà je les empêches de s'exprimer ou d'agir autant que ce soit pour être meilleure ...


Un jour, j'aimerais ne plus avoir besoin d'agir et de penser à la place des autres. Un jour, j'aimerais être capable de passer une heure sans rien faire de spécial, ne faire qu'une chose à la fois et y mettre toute mon attention. Un jour, j'aimerais ne plus me disperser et savoir intégrer mes choix à un projet global qui ne changerait pas tous les quatre matins. Un jour, j'aimerais sortir de la logique ravageuse du tout ou rien .

Et vous ? Qu'est-ce qui vous pousse à l'impatience ? Qu'est-ce qui vous mets dans l'urgence ? Comment le vivez-vous au quotidien ? Pour vous l'impatience est-elle un défaut ? Une qualité ? Si vous êtes plutôt posé et que vous vivez avec un impatient, comment le ressentez-vous au quotidien ? Dîtes moi tout !

samedi 14 novembre 2015

Un jour ...il y a eu plus grand qu'eux, il y a eu la France.


Grace upon grace Photography



Je suis totalement incapable de construire un billet correct sur ce sujet si grave qui nous à heurté de plein fouet. Aujourd'hui, je ne suis pas plus capable de structurer le tourbillon de pensées que m'inspire l'actualité mais j'ai besoin d'en parler, même maladroitement, même incomplètement. D'échanger avec vous sur ces questions qui me préoccupent terriblement.

Je ne prétends pas ainsi trouver une solution contre le terrorisme, d'ailleurs il est clair qu'il n'existe aucune recette miracle pour endiguer cette menace ... mais j'aimerais pouvoir apprendre à vivre avec cette idée, savoir la gérer émotionnellement et psychologiquement ... Parce que je suis bien lucide, du reste. Même contenu, même gérer de manière à ce qu'il ne représente plus de danger majeur pour les citoyens du monde, ce fléau continuera de couver, à apporter son lot de sang et de larmes ...

Encore une fois, c'est l'incompréhension et la sidération qui m'habite. Je ne peux pas concevoir que des êtres humains dotés d’intelligence, de pensées, de raison et de sentiments puissent commettre des actes d'une telle barbarie. Cela me dépasse. Et cela me rend malade de me coucher de plus en plus souvent en déplorant l'horreur, la peur et le chaos qu'ils distillent dans nos vies.

Quand on se retrouve face à un groupe armé, puissant et totalement incontrôlable qui frappe sur terre, en mer, dans les airs, qui ciblent les moyens de transports, les symboles des puissances économiques, militaires, touristiques, pétrolières, des symboles religieux .. et ce, sur les cinq continents, il est peut -être temps de s'alarmer, non ?

Certains diront qu'il faut faire preuve de compassion. Prendre ces personnes en pitié pour être tombées dans les mains de savants gourous manipulateurs, pour avoir été endoctrinées à accomplir ces tueries.

Je ne suis pas d'accord.

Je suis d'ailleurs ulcérée par le laxisme des politiques sur cette question. Hormis Poutine qui a la brillante et très respectable idée de les traquer, jusque dans les chiottes. Il ne m'attire guère de sympathie en temps normal mais les discours sans consistance, pour ne pas dire moralisateur, on en a assez soupé. Comme le dirait notre cher président,accessoirement chef des armées, il en va de la responsabilité de chacun, mais a priori pas de la sienne.

Apparemment ce qui s'est passé en janvier n'a pas eu assez d'impact pour que les gouvernements décident de se pencher plus sérieusement sur cette question. On nous disait alors que le temps était au recueillement, que les mesures viendront ensuite ... je les attends encore.

Ces gens terrorisent le monde et tout le monde ferme les yeux. On prononce quelques belles paroles, comme pour apaiser un enfant qui a fait un cauchemar, et on retourne s'occuper des problèmes plus urgents.  J'ai bien envie de dire que si les cauchemars se multiplient ... c'est qu'il y a une raison. Cette menace est réelle, les événements actuels nous le rappelle, encore, et je redoute que le pire soit devant nous, tant elle commence à gangrener notre société.

Ce soir, j'ai encore perdu une partie de ma confiance au monde. Mon espérance se débat tant qu'elle peut contre cet avenir opaque, violent , destructeur et incohérent mais je sens qu'elle est en train de perdre. Il ne me reste que le goût amer de mon impuissance, mes larmes qui sont le reflet de l'orage qui me dévaste à l'intérieur et mon coeur douloureux pour toutes ces victimes de l'absurdité humaine.

Alors je tente, par tous les moyens, de me raccrocher au présent, pour faire contrepoids, pour ne pas me laisser paralyser par la peur ou consumer par la colère. Reprendre prise sur mon existence, me rattachant à de toutes petites choses pour me relier à un monde accessible, à un quotidien prévisible, ce quotidien où l'on peut encore aspirer à une vie plus douce, plus paisible, ce quotidien où les gens ne meurent pas criblés de balles sur la plage de leur hôtel, où les patrons ne se font pas décapiter sur leurs lieux de travail, où les gens ne sont pas assassiner pour un dessin, où les jeunes qui fêtent leur 20 ans entre amis ne voient pas leurs vies s'envolées . Parce que s'ils ont promis que les rêves se réalisent, ils ont omis de préciser que les cauchemars en sont aussi.

Et vous ? Comment vivez vous ces faits d'actualités ? Quels sentiments cela éveille t'il en vous ? Vous sentez vous encore en sécurité dans votre pays ou quand vous voyagez ? Pensez-vous qu'il existe un moyen efficace pour lutter contre la menace terroriste ? Trouvez vous que les politiques sont assez impliqués dans cette lutte ? Dîtes moi tout !



mercredi 11 novembre 2015

Un jour ... je ne serais plus au milieu de moi-même.




Deux événements majeurs m'ont appris une chose sur moi même. Une chose que je savais déjà au fond de moi. Une chose que je ne voulais pas voir, ni entendre. Une chose que j'ai tendance à renier, comme un secret honteux. Une culpabilité de plus. Un trait de caractère pas franchement valorisant. Un gros travers. Je suis une insatisfaite chronique. Je le dis très vite, parce que ça m'arrache la bouche. Et parce que j'ai envie de me coller la tête dans le sable.

Ce qui me permet de dire ça ?

Même en situation de "réussite", je suis incapable de profiter de mon bonheur.Ma vie est une course au “toujours mieux”, incessante et stressante. J'étais en appartement, je voulais une maison avec jardin, j'ai une maison avec jardin, je me dis qu'un appart' en ville, c'est quand même mieux, finalement ( et j'ai pleins de bonnes raisons pour justifier ça !)  .

J'ai un travail avec peu d'heures, il ne me plait plus, je suis au chômage, ça ne va pas non plus, je retrouve un autre poste ( dans le domaine que je visais en plus), et puis, non,  finalement reprendre des études, ça serait sûrement plus intéressant. Et ainsi de suite. Même pour des détails de la vie courante : au restaurant, je mets trois heures à choisir mon burger, et quand il est servi, je regrette de n'avoir pas pris des pâtes ou une salade. Je choisis une ambiance déco pour la chambre blackstage, je suis sûre que dans deux mois je vais regretter de ne pas l'avoir fait dans une ambiance bord de mer ..

Le pire c'est que je sais très bien ( et c'est pour ça que j'ai tant de mal à accepter d'être "comme ça") qu' on ne peut pas avoir le beurre, l’argent du beurre, et le sourire de la crémière par dessus tout ça.

Evidemment, je pense que c'est très lié à mon perfectionnisme mais en attendant, c'est pénible à vivre. Je suis irritable dès que les choses ne se déroulent pas comme je le souhaite, je tend vers l'hyper-activité ( je me trouve toujours des trucs et des bidules à faire, je suis incapable de me poser), je suis très volatile ( un jour c'est noir, un jour c'est blanc et le troisième c'est vert, au final, j'ai l'impression de ne plus me connaitre moi même) je m'épuise à atteindre des objectifs (que je me fixe, c'est sûr, mais quand même..). La plupart du temps, je me vautre en beauté, ou je ne tiens pas dans la durée, ce qui ré-alimente ma frustration et mon insatisfaction, cercle vicieux, bonjour.

Je suis une râleuse aussi. Ouais. Je pense que ça fait partie du lot. Pour évacuer la frustration et le ressentiment, il vaut mieux bougonner que tout faire péter, non ? Sans doute, en attendant, j'ai l'impression, la majeur partie du temps, d'avoir passé une mauvaise journée alors que rien de grave n'est vraiment arrivé ...

Ma vie présente est une source d’insatisfaction et de mécontentement quasi permanent. Normal, je veux tout avoir: une vie conjugale, une vie familiale, une vie sociale, une vie professionnelle, et toutes épanouies ( ouais le package de luxe, je suis comme ça, je suis une fofolle de la vie, moi). Seulement, les choses ne se déroulent jamais comme je les prévois ou comme je le souhaite. Je me donne du mal pour que mes projets aboutissent mais, malheureusement, les résultats sont rarement à la hauteur de mes attentes (pourtant j'ai pas l'impression de demander la lune non plus). Il y a toujours ce petit grain de sable qui vient enrayer la mécanique bien huilée (on paume mon dossier d'inscription, le produit que je veux est en rupture de stock..) .

Ou alors je me désillusionne sur une situation. Je suis très souvent déçue. Il y a toujours ( ou presque  ) un écart entre ce que je projette et la réalité. Ce qui me met régulièrement en colère quand je ne passe pas par le découragement et le fatalisme ( * mon karma est pourri bonjour *) . Sans même savoir pourquoi, je me dit juste que ça pourrait être encore mieux. Ce qui est discutable. L'herbe n'est pas plus verte ailleurs .

Je pense que je souffre d’insatisfaction chronique depuis ma naissance. Jamais satisfaite de moi, je dois aller toujours et encore plus loin. Je suis dans la nonchalance existentielle. Je suis rapidement "blasée". Je n'arrive pas à me déterminer. Je suis au milieu de moi-même. Et j'ai envie que ça change.


Et vous ? Etes vous plutôt satisfait ou insatisfait de votre vie ? Connaissez vous des insatisfaits chroniques ? Pour vous le perfectionnisme est-il forcément synonyme d'insatisfaction ? Comment luttez vous contre vos frustrations ? Culpabilisez vous parfois de ne pas être satisfait de votre condition en sachant qu'elle n'est pas si "terrible que ça " ? Comment avez vous appris à voir le verre à moitié plein plutôt que le verre à moitié vide ? Dîtes moi tout !

















mardi 3 novembre 2015

Un jour ... je n'ai pas voulu grandir.







Les dessins au café et autres aliments de Giulia Bernardelli foodart  2Tout2Rien:

J'ai 25 ans. Un quart de siècle. Plus une adolescente. Pas encore vraiment adulte. Quand je pensais à mes 25 ans en en ayant 15, je me voyais mûre, posée, avec un bon boulot, un chéri voir un mari, un appartement, une vie épanouissante, et pourquoi pas des enfants.

Maintenant que j'y suis, j'ai envie de rire. J'ai un chéri (le plus important, on est d'accord) et l'appartement (mais pas depuis si longtemps que ça), je n'ai plus de travail (et le précédent à été un fiasco), pas d'enfants (et je ne suis pas prête d'en avoir puisque la question d'une reprise d'études un peu longue se pose chaque jour un peu plus) quant à la vie épanouissante ...

Elle est à mille lieux de ce que je m'étais imaginée. Etant timide et réservée plus jeune, je me voyais avoir trouver la clef de la confiance en moi, débordante d'assurance, faisant des barbecues entourées d'une bande de potes à la sauce Friends, je me voyais fine, débarrassée de cette couche moelleuse de graisse protectrice, je me voyais vive, pleine de bonne humeur et de créativité ...Une ramassis de clichés, on est d'accord.

La vie à fait que.

Je suis tombée tellement bas que plus personne ne me voyait. J'étais une ombre. J'ai sombré dans l'anonymat, me contentant de faire taire au mieux mes angoisses démoniaques qui me muraient chaque jour un peu plus dans un rôle que j’exécrais. Tellement peu moi. Et en même temps, tellement moi quand même. Je voulais revenir. Détacher ses nœuds invisibles que la convention sociale avait nouée en moi à force de " ce n'est pas de ton âge, t'as pas honte ? Tu es une vraie gamine ! " " Grandis un peu " " Tu as vraiment deux ans dans ta tête " et autres gaietés du même genre. Je voulais revenir mais je n'y parvenais pas. Dès que je tirais sur un nœud, un autre se serrait un peu plus. Je n'étais plus rien, plus personne, avec ma uniquement ma peine, ma colère et ma douleur ...

Et un jour, par je ne sais quel hasard, j'ai recommencé à monter la pente. Au lieu de me laissé glisser. Tout aussi soudainement que j'ai commencé à déraper, je me suis mise à m'accrocher aux branches, aux cailloux, à lutter contre ce vide terrifiant. J'ai lu. Beaucoup. J'ai écouté. Beaucoup.Je voulais retrouver ses jours simples où il suffisait d'un peu d'imagination et de douceur pour être heureuse. Je voulais retrouver cette âme d'enfant que j'avais abandonné à contre-coeur pour faire plaisir aux autres.

Mon âme d'enfant.

S'émerveiller d'une multitude de petites choses devenues invisibles aux yeux des adultes. Ces choses anodines de la vie quotidienne mais qui tiennent pourtant de l'extraordinaire. Rêver. Rêver encore et toujours. Croire aux fantômes, aux fées, aux lutins. Se dire que les légendes ne sont pas des légendes par hasard et qu'il n'y pas de fumée sans feu. S'extasier aux rayons jouets devant la douceur des peluches ou sur la beauté d'une poupée. Jouer. Tout le temps. Avec mon homme dans la voiture ( à " devine à qui je pense ? ") , avec ma sœur au petit bac,sur la terrasse, aux cartes, ... ou même toute seule sur mon PC. Se coucher dans l'herbe et chercher les formes dans les nuages. Chanter. Même des chansons Disney. Danser sur une musique de parking juste parce que ça me démange. Adorer les paillettes, les jupons et les trucs de princesse. Faire beaucoup de mousse dans mon bain pour m'admirer avec une moustache et des cheveux crépus. Manger des kinder pour le dessert.Dormir avec des peluches. Et assumer. Faire des pieds et des mains pour aller au cinéma voir les nouveaux films pour enfant. Faire un gâteau et dessiner dans la farine. Faire des batailles d'oreillers.Cueillir des pâquerettes et savoir s'il m'aime un peu, beaucoup ou passionnément. Attendre avec impatience Halloween et Carnaval pour pouvoir se déguiser.Trépigner comme une gosse devant les décorations de Noël. Craquer sur un porte clef complètement kawaï. Aller dans un parc d'attraction. Essayer d'attraper les flocons avec la langue. Faire des repas totalement régressif à base de pâtes au ketchup. Faire du trampoline. Admirer les illustrations d'un compte pour petits.Construire des cabanes dans les arbres, Dévaler une pente en roulant dans l'herbe. Faire la course en vélo. Collectionner les "Tom-tom et Nana " ou les "Martine". Mettre des marshmallows dans son chocolat chaud ...

Parce qu'honnêtement la vie est bien assez difficile comme ça, pleine de désillusions et de malheurs, pour qu'en plus on se passe de ces petits bonheurs quotidien. Et je ne sais même pas comment j'ai pû laisser la société et les conventions sociales éteindre cette petite flamme ...

J'étais une adulte. Une adulte asphyxiée. Asphyxiée de responsabilités, de devoirs,d'engagement, soucieuse (bien trop soucieuse) de l'image qu'elle devait renvoyer aux autres chaque jour ..Sous peine de me voir classer dans la catégorie " inadaptée " voir pire " inadaptable ". Et c'est comme ça que je me suis reniée. Que je me suis perdue. Alors, je dis stop. Et je dis oui à la rhéabilitation de l'enfance dans ce monde de barjots. Dans le monde du travail ( Google l'a bien compris. Et on voit bien ce que ça donne. Des projets collaboratifs géniaux). Dans l'intimité. Avec vos enfants. Avec vos aînés. Partout. Tout le temps.