lundi 28 décembre 2015

Un jour ... j'ai rejoins les invisibles de la société.


agnusphoto: “ Ani by Maximov M. ”:


Cet article est plus ou moins une réponse à celui de Kariana.

J'étais partie pour lui faire part de mon expérience en commentaire et quand j'ai vu le pavé que cela faisait sur la page, je me suis dis qu'il était peut-être plus judicieux d'en faire un article.

Les galères d'emploi, je connais.

J'en ai déjà plus ou moins parlé sur mon blog auparavant, notamment concernant mon erreur d'orientation. Je vous avais raconté mon bilan jeune et son implacable vérité : l'animation m'avait détruite psychologiquement (et humainement ?!) car je n'étais pas "faites" pour cela. Je le remettrais ce billet en ligne à l'occasion. Quand j'y repense, ça me donne la nausée. Cinq ans de ma vie perdue alors qu'il existe des dispositifs ultra complet pour aider à l'orientation ( où en tout cas bien plus complets que ce qu'on fait actuellement en milieu scolaire). Cela n'a pas été facile à accepter, de me rendre compte que je m'étais totalement fourvoyer dans mes aspirations professionnelles, mais j'ai plus ou moins passé le cap ( merci ma psy !), même si je garde de grandes fragilités quand je suis au contact du jeune publique.

Ensuite, il y a eu la maladie ( pour ceux qui viennent d'arriver , je suis atteinte de fibromyalgie, maladie chronique invalidante) et le jeu de ping-pong entre Pôle Emploi, la mission locale et les institutions médicales. Le premier ne voulant ne me proposer ni offres ni formations tant que je ne serais pas reconnue par la MDPH, me mettant ainsi au chômage forcé et faisant preuve d'une magnifique discrimination sous couvert de " c'est pour votre bien, vous n'allez pas être perfomante sur un poste standard et tout le monde, surtout vous, va en pâtir" , la seconde en me trimbalant de dispositif en dispositif pour finalement me dire qu'à part le CNED et un job dans l'administratif ils ne voient pas trop ce qu'ils pourraient faire pour moi, les derniers en ramant à établir une prise en charge de la maladie (c'est toujours pas réglé d'ailleurs, je suis malade depuis octobre l'année dernière, diagnostiquée en mars de cette année et je vais tout juste avoir mon rendez-vous à la MDPH pour défendre mon "cas").

Autant vous dire qu'avec mon chômage sur un an, les frais médicaux de dingue ( et souvent non remboursé puisque médecine non conventionnelle, ce qui me soulage le plus) et inéligibilité aux allocations à cause du salaire trop élevé de mon homme ( à cent euros sur l'année, autant vous dire qu'on a les boules), les économies ont vite étaient réduites à peau de chagrin et il devenait de plus en plus difficile de boucler le mois. Rendez-vous pris avec l'assistante sociale : " on ne peut rien pour vous, vous avez fait toutes les démarches, on ne peut rien faire de plus, avec votre ancien emploi, vous n'avez pas assez cotisé pour vous ouvrir des droits aux différentes prestations " ( bien, tu passes cinq ans à te ruiner la santé sur un poste de merde pour entendre ça, je te jure que t'as les nerfs qui te jouent des tours..). Bon, ben, comme d'habitude, ça va être à bibi de prendre sur elle et de trouver une solution pour éviter de finir sous les ponts.

En août, on déménage dans la maison de ma grand-mère. Avantage certain, plus de loyer à payer mais des charges élevées et toujours aucune aide puisque nous ne sommes ni locataires, ni propriétaires. De plus, la maison est immense et avec ma maladie, je peine à suivre sur les tâches domestiques. Mais plus les moyens de payer une aide ménagère de notre poche. Dans la même période, j'appelle la MDPH pour connaitre l'avancée de mon dossier et ils me disent qu'ils m'ont envoyé un courrier il y a déjà plusieurs mois , me réclamant des pièces supplémentaires pour la suite de l'étude de mon dossier et que je n'ai pas donné suite. Normal puisque ce courrier n'est jamais arrivé dans ma boîte aux lettres. Et on recommence toute la partie administrative, youpi. Parallèlement, je me dégote un service civique de 24 heures par semaine su un poste administratif ( le sacro-saint, la panacée pour tout le monde ...).

Actuellement, je fais deux heures de trajet par jour pour un service civique qui est un écran de fumée. Trois jours sur quatre je frôle le bore out tellement il n'y a pas de travail. Je passe mon temps à lire le journal, à classer des dossiers et à m'inventer du travail pour faire défiler les heures ( vive le pointage et les pauses tisane) . On m'a très clairement sur-vendu la mission. Au final, j'ai plus l'impression d'être le joker de mes collègues ( pour ne pas dire autre chose) quand l'une est absente que de me rendre utile et de participer à une expérience " enrichissante et valorisante". On va dire que si je reste, c'est pour la petite paye de fin de mois et le manque d'opportunité, en l'état actuel des choses...

D'un point de vue santé, ça n'a pas non plus été un miracle ... J'ai fais une crise de deux semaines très douloureuse au point de ne pas tenir assise plus de dix minutes d'affiler.Je ne pouvais ni me lever, ni m'habiller, et encore moins conduire ... Plus une mini-crise de quelques jours juste avant les fêtes. En clair, je suis souvent absente et ça agace déjà mon équipe. Bien sûr, la question de mon avenir professionnel me tracasse. Puisque mon service civique prend fin en juillet, que je ne sais pas si la MDPH me prendra " en charge" et qu'il me semble tout bonnement impossible ( malgré tout mes efforts) de continuer à briguer des postes conventionnels. Je ne peux pas tout faire peser sur le salaire de mon homme, j'ai fais le choix de ne plus demander d'aide à ma famille (trop aliénant) et je suis dans l'incapacité de m'assumer seule. L'histoire du serpent qui se mord la queue peut prendre bien des formes, finalement.

En théorie, ce pays magnifique où les problèmes n'existent pas, je suis une personne handicapée. Dans le travail, « est considéré comme travailleur handicapé (…) toute personne dont la possibilité d’obtenir ou de conserver un emploi sont effectivement réduites par suite d’une insuffisance ou d’une diminution de ses capacités physiques ou mentales » L 323.10 du code du travail. Ce que je suis. Ma maladie à beau être invisible, elle a des conséquences qui occasionnent une gêne durable dans la vie quotidienne et au travail. Malheureusement, elle n'entre pas dans la typologie classique du handicap (moteur, visuel, auditif, psychique, intellectuel) et n'est pas encore reconnue comme une maladie " à part entière" sur la liste des affections longue durée. Alors pour le moment, on préfère allouer des aides à ceux qui "ont un véritable handicap". Je ne dis pas qu'il est plus facile d'être un travailleur handicapé reconnu ( l'article de Kariana (et même son blog tout entier) le prouve bien)  dans cette société qui ne supporte ni la faiblesse, ni la maladie, ni le manque de rentabilité mais une chose est sûre, c'est qu'ils n'ont certainement pas à se demander si leur vie serait meilleure si on leur trouvait une maladie qui ne souffrirait d'aucune contestation possible ... 

Et vous ? Etes- vous dans cette situation ? Avez vous des proches dans cette situation ? Trouvez vous qu'on en fait assez pour l'intégration des personnes handicapées dans le milieu de travail ? Pour vous est il justifié de leur verser des aides quand elles ne sont plus capables de travailler ? Pensez vous qu'on soit dans l'obligation de les inclure coûte que coûte dans le monde du travail ou au contraire faudrait-il leur créer des postes spécifiques à leurs pathologies dans des entreprises spécifiques ( comme dans les CAT pour les personnes handicapées mentales)  afin qu'elles n'impactent pas l'entreprise habituelles  ? Dîtes moi tout ! 









mercredi 23 décembre 2015

Un jour... j'ai fais un Christmass Tag .




Ana Markovych
Grace upon grace Photography 

Bon, entre nous, vous qui connaissez ma folle addiction au tag en tout genre, je ne pouvais décemment pas faire une série d'article sur Noël sans répondre au fameux Christmass Tag qui circule sur la toile depuis quelques années maintenant. Je pense d'ailleurs que cela sera le dernier billet sur ce thème ( hormis les voeux mais ça ça compte pas !).  C'est comme une bûche sans ses décorations en plastique et ses champignons en sucre, comme un sapin sans guirlandes, comme un feu de cheminée sans guimauves, bref, cela aurai été un manquement élémentaire. Voici donc, pour vous, mes petits lutins, mon Tag avec du Père Noël dedans ! 

Les questions :

1. Quelle est ta chanson de Noël préférée ?

J'aime beaucoup les chants de Noël, je trouve qu'ils participent vraiment à l'ambiance ( en parlant de ça, j'adorerais me rendre en terre anglophone pour voir si les coeurs de chanteurs de rue sont encore d'actualité. Je trouve ça so nice).  Je n'ai pas spécialement de chanson favorite mais mon top 3 pourrait se résumer à : "Let it snow ", "Oh Holly Night " et White Christmas". Tout ce qu'il y a de plus classique ! 

2. Quelle est ta boisson préférée pour les fêtes ?

En bonne alsacienne, le vin chaud. Ou le jus d'orange chaud. Ou le cidre chaud. Bref, un truc chaud et épicé qui se marie parfaitement avec le goût beurré des bredeles. Après, je suis pas du genre à refuser toutes les boissons bien gourmandes qui poussent en cette saison. Les chocolats chauds à la cannelle, les laits au miel...Et quand mon foie crie grâce, une bonne tisane pomme - cannelle me réconforte également. 


3. Film de Noël préféré ?

Alors là, je suis sûre que je vais vous éblouir par mon originalité (hum). Mes deux films cultes en cette période de fin d'année sont : Bridget Jones et The Holidays. Ouais. Je sais. Mais franchement comment résister aux pulls kitsch de Marc Darcy et à la soirée dans la cabane des filles de Jude Law , hein ? Je vous le demande ... 


4. Quel est la chose que tu aimerais le plus à Noël cette année ?

Hum. Bonne question. J'en ai un peu parlé ici, mais en ces temps sombres et troublés, je pense que c'est la meilleure chose que je puisses demander. Ce n'est pas mon côté altruiste qui parle. Non, c'est très égoïste, aussi égoïste qu'une paire de Louboutin. C'est juste qu'avec mon hyper-sensibilité, chaque petit stress, chaque petite tristesse, grossis, grossis jusqu'à devenir une énorme boule de souffrance. Je me dis que si le monde était un peu moins souffrant et un peu plus serein, je le serais, moi aussi. 

5. Quel est ton maquillage ou nail-art/manucure préféré pour les fêtes ?

Je ne me maquille vraiment pas beaucoup. Juste ce qu'il faut pour enjoliver un peu la réalité donc, pas de maquillage particulier pour les fêtes, sous peine de me sentir déguisé. Mes mains prendront sans doute un air de fête avec un joli vernis rouge ou vert à paillettes mais sans plus. Je préfère accessoiriser ma tenue, avec un petit objet décalé qui rentre dans le thème ... Comme le diable se cache toujours dans les détails, en général, ça fonctionne bien ! :) 

6. Ta tenue préférée pour Noël ?

Mon pyjama pingouin. Plus sérieusement, pas de tenue spéciale pour les fêtes non plus. Avant, je mettais des robes mais depuis que je me suis rendue compte que ça ne me correspondait vraiment pas, j'ai choisi la simplicité, un pantalon un peu stylisé , un beau chemisier .. Du classique chic. Et un détail qui détonne, comme expliqué plus tôt. Je n'ai pas encore trouvé celui de cette année ... Peut-être des boucles d'oreilles "pain d'épices". 

7. Préfères-tu jouer dehors dans la neige ou rester au chaud, à l’intérieur, avec une boisson chaude ?

J'aime la neige quand je suis bien au chaud pour en contempler les flocons. Plutôt la deuxième option, donc. Ce qui me fait toujours rire aussi c'est quand ma mini minette ne décolle pas du radiateur et tend paresseusement la patte en baillant pour tenter d'en attraper un, avec la vivacité d'un mollusque. Sur ce point, on se ressemble toutes les deux. La neige au chaud, c'est mieux ! 

8. Emballer les cadeaux – Plaisir ou galère ?

Comme je le disais dans le précédent billet sur ce thème, la galère est devenu plaisir.Je trouve qu'un joli paquet déposé au pied du sapin, outre son aspect purement décoratif, est beaucoup plus attrayant ( ce qui rend l'heure de l'ouverture encore plus pénible à attendre haha). Et puis je trouve que cela révèle aussi la personnalité de celui qui offre ( peut-être même plus que le cadeau en lui même). 


9. Plat préféré de Noël ?

Alors là. Aucune idée. J'aime toutes les gourmandises qui entoure la période des fêtes. Ceci dit, et ne me lynchez pas, please, je trouve qu'un Noël sans foie gras, c'est pas un vrai repas de fin d'année. C'est un met que je ne déguste qu'à Noël. Un jour, je tenterais le faux-gras ( les végé, si vous passez par là, c'est vraiment ressemblant ?)  et si je suis convaincue par l'affaire, je vous assure qu'il n'y aura plus de produits Lucien Doriat sur la table. Je l'aime tout particulièrement accompagné par la confiture de coing de ma mamie, par du pain d'épices mais cette année, nous le tenterons sur toast avec de la confiture d'abricots parfumée aux épices à pain d'épices.

10. Ce que tu préfères à propos de Noël ?

Tout. Clair, net et précis comme mot de fin, non ? 



samedi 19 décembre 2015

Un jour ... je me suis lassée des vies parfaites de la blogosphère.

Helena Davey
Joyful Hourney Photography 



Avant, je lisais les articles de la blogo avec une certaine curiosité, une envie de m'ouvrir l'esprit et pourquoi pas de mener des débats sur des questions aussi cruciale que la meilleure crème hydratante pour les peaux à problèmes.

Et puis, tout doucement, je me suis sentie jugée. Évaluée.Suspectée. Condamnée.  Indirectement bien sûr, mais quand même.

Cela à commencé sur les questions de nutrition.

Avec le healthy food. Même si je suis très contente que des personnes se préoccupent de leur alimentation et de leur santé à travers elle, je me suis vite retrouvée envahie par cette tendance et tout aussi vite agacée par la pression qu'elle fait peser sur mes repas. Et l'angoisse devant l'assiette, bonjour, je vais vraiment avoir le cancer des truc bidules si je mange ce beignet ? Je n'aime vraiment pas qu'on me matraque le cerveau avec des propagandes pour le " manger sain, c'est bien, le fast food, c'est la loose" avec des campagnes dignes des lobbies de l'agro-alim'  (que, paradoxalement, ces mouvements dénoncent souvent). Je n'aime pas non plus ce que cette tendance me renvoi comme image de moi même. En gros, comme j'ai préféré manger cet énorme hamburger avec des frites à midi (et qu'en plus j'ai mangé des pim's au citron avec le café) au lieu de m’engouffrer une salade et une bonne detox' water (aussi tout un concept ce truc ..) , je ne suis qu'un gros tas qui va finir par mourir étouffée dans sa graisse.

A la limite du méprisant. Ne pas être healthy (ou ne pas réussir à l'être aussi parfaitement bien que les miss parfaites de tumblr qui ne connaissent même pas le mot nutella ou croissants , purée, j'ai engloutis deux viennoiseries ce matin, honte à moi ... satan, cellulites, calories ... finira seule manger par ses bergers allemands), c'est donc être nulle, inconsciente et paresseuse. Et ouais. Rien que ça. Du coup, pas de bol, mais plutôt que de m'inciter à manger sain et mieux ( locavore, végé, vegan, bio, dissocié, paléo, ce que tu veux) et bien, ça renforce mon esprit de contradiction ( et ma résistance aux pressions extérieures) et .. l'effet recherché à la base s'annule.

Je peux dire pareil sur le sport. Sur la blogo, le sport, c'est la vie. La cerise sur la gâteau. Le truc qui fait que t'es une fiiiille qui déchiiiiire.  Si t'as pas fais le boot camp d'Orsoni, autant te dire que ta vie est finie. Que t'es socialement infréquentable. Pareil si tu ne fais pas de running, de yoga ou quoi que ce soit qui s’apparente de près ou de loin à du sport. Alors cher blogglonaute, on t'encourage, on fait des groupes de soutient, on te fait miroiter les jolies tenues de sport; les gadgets hi-tech  et les fesses galbées que tu pourras exhiber dans tes billets ( après avoir craché tes deux poumons et t'être fais trois claquages du petit orteil) et on te tape sur les doigts (ou on te fais les gros yeux) quand tu annonces publiquement que toi " le sport, c'est bof" * teamglandagesurcanapé* ( d'ailleurs t'en as toujours une pour te dire " moi aussi j'étais comme toi avant et puis un jour ..".). Hum. Oui mais non. Je suis très contente pour vous si votre kiff ultime c'est de perdre 3 kilos de flotte en remuant du popotin sur Shakira mais laissez moi mourir en paix dans les coussins moelleux de mon fauteuil, merci.

Du coup, je ne lis plus les articles nutrition et je ne lis plus les articles forme depuis un moment.

Cela aurait pû s'arrêter là mais récemment, y a eu comme un pavé dans ma marre avec l'article de Djouliou en section humeur sur le fait de passer à côté de sa vie. Je fais partie de ces gens là. Et ouais, comme elle dit c'est inquiétant. Sauf qu'à la manière dont est écrit son billet, je sens bien que tout est de ma faute, parce que comment dire, je profite pas assez, je ne multiplie pas les rencontres et puis ben, je prends pas ma vie en main, quoi. Je rigole ou je pleurs ? Non, allez, plutôt un gros LOL, bien ironique.

Il va falloir qu'on m'explique comment je profite de la vie avec une maladie chronique invalidante qui me cloue dans mon lit toutes les deux semaines ? Comment je fais pour planifier des weeks ends et des semaines entière à voyager, quand t'as pas de sous sur ton compte en banque et que même t'acheter des fringues devient accessoire ? Hummmmm ? Comment je fais quand la fatigue me flanque par terre et que même les courses deviennent un calvaire ? Comment je fais pour réaliser mes rêves qui ont forcément tous un coût alors que je suis entrain de me dire qu'on devra sans doute vendre la maison de ma mamie que je chérie tant parce qu'elle est trop lourde à assumer financièrement ?

Et puis, les prises de décisions, parlons en.

Des décisions, surtout d'un point de vue pro, j'en ai pris des centaines. La décision de partir, la décision de me ré-orienter... seulement, dans la vie, y a un truc pénible qui s'appelle contraintes extérieures. Des charges à payer, un frigo à remplir alors les chemins à empreinter, ils se limitent d'eux même. Et puis ensuite, t'as la conjoncture, un truc pas fun non plus. Alors ouais, j'ai pris la décision de changer de boulot, je me suis donné toutes les cartes en main pour y arriver (même la conseillère mission locale m'a dit qu'elle n'avait jamais vu de gens aussi motivé que moi) et le fruit de mes efforts ? Un service civique accepté à la va vite, parce qu'il fallait bien faire un truc et rentrer des petits sous ... Bien loin de mon envie de départ. Et cela n'a rien à voir avec mon apport de motivation personnel, ce sont toujours les autres qui ont mis des limites dans mes projets.

Bref. Je sais bien que ce ne sont que des conseils, des opinions, des partages d'"expérience " mais la le ton et la manière dont les choses sont tournées la majeur partie du temps me donnent simplement envie de rétorquer " et tu peux t'occuper de tes oignons aussi, une fois ? ". Peut-être que je suis trop susceptible, peut-être que je l'opinion des autres trop à coeur, peut-être que je ne me sens pas à la hauteur ( régulièrement, face à la vie parfaitement parfaite des bloggeuses et des instragrameuses, je me dis que ma vie est d'une platitude et d'un inintérêt sans nom). En gros, j'ai l'impression continuelle d'être une looseuse. En fait, t’as même plus le droit de ne rien faire tranquillement chez toi tellement les autres se chargent de te montrer qu’ils sont en train de vivre un moment génial, d'avoir une vie géniale, d'être au top de la forme… et pas toi. Cela commence à m'agacer prodigieusement. Parce que même si je sais que c'est factice, je ne peux pas m'empêcher de me demander pourquoi ma vie ne ressemble pas aussi à ça ...


Et vous ? Comment vivez- vous la pression des réseaux sociaux ? La vie parfaite des bloggeuses vous amusent elle, vous agacent elle, vous plombent elle le moral ? Faites vous partie de ces filles qui ne montrent que le positif de leur vie sur leur blog, si oui pour quelles raisons ?N'avez vous pas l'impression de passer à côté de la vraie vie en faisant ça ?  Avez vous tendance à suivre les conseils lancées par les bloggeuses ou au contraire, pas du tout ? Dîtes moi tout ?

mardi 15 décembre 2015

Un jour ... l'enfant unique est devenu un argument écologique.




Colors!:


J'ai lu récemment un article de Michel Gissy , biologiste de formation et ancien journaliste, sur la dimension démographique des problèmes environnementaux. Dimension démographique totalement occultée et pourtant primordiale dans ce grand défi planétaire. Noyée entre les gazs à effets de serre, la pénurie de pétrole et la sortie du nucléaire.

(Je précise que je ne fais pas partie des dé-natalistes, au contraire, mon kiff, c'est les familles de quatre enfants, c'est une configuration familiale qui me fait rêver, mais comme on dit, entre les rêves et la réalité ...).

En effet, pendant les douze jours de la COP 21, la population mondiale se sera accrue de 2.5 millions d'habitants. Autant d'humains qui voudront accéder à notre standard de consommation ( y a pas de raison, et je ne les blâme pas pour ça, après tout, moi, j'en profite bien !)  tout en continuant à peser sur les ressources de la planète.

Nous sommes actuellement plus de 7.5 milliards d'habitant et la stabilisation de la population humaine n'est clairement pas prête de se faire quand on sait que le taux de fécondité en Afrique culmine à 7.6 enfants par femme et ne descend que très rarement en dessous de 4. Mais laissons à César ce qui est à César et penchons nous sur ce qui nous touche de près.

La France elle même dépasse les 66 millions d'habitants (quand je pense que l'écologiste René Dumont avait annoncé que 25 milions d'habitants serait la charge maximale que la France pourrait supporter sans mettre en péril ses ressources, j'ai la jaunisse) . 66 millions, c'est beaucoup, mais apparament, ce n'est pas assez puisque la courbe ne cesse de monter avec un excédent annuel des naissances estimée à 160000 enfants.

Mais qui dit population croissante, dit dommage collatéraux, avec diminution des espaces cultivables, des champs, des forêts et, à moins de se nourrir de béton, de goudron (ou de cet argent durement gagné- ou pas) j'ai de plus en plus de mal à concevoir qu'on puisse passer à côté de la famine et de la pénurie d'eau si la tendance démographique n'est pas infléchie. La dérive démographique met en péril notre environnement et il serait tant que certains sortent leurs nez des chiffres pour s'en rendre compte.  Cette religion de la croissance tellement adorée des occidentaux commence à nous montrer ses effets pervers, en effet, si on part du principe que croissance des familles = croissance économique = bonheur. On a tout bon . Mais ce qui fut vrai par le passé, ne l'est plus forcément aujourd'hui. Comme nous le démontre le marasme économique qu'on se traîne depuis dix ans ...

Puisqu'il faudra, de toute façon , stabiliser la population de notre pays ( et celle des autres, mais chacun son job ), j'espère qu'ils le feront avant d'y être contraints par un désastre qu'il soit d'origine sociétale, économique ou de quelque nature que ce soit. Déjà en 2009, l'UNFPA avait annoncé que le réchauffement climatique ne pouvait être endigué que par une réduction massive de la population mondiale.Quasiment au même moment, un rapport, élaboré par la London School of Economics (LSE) à la demande de l'Optimum Population Trust (OPT) estimait que le moyen le moins coûteux de résoudre le problème du réchauffement planétaire serait de réduire la population mondiale de 500 millions d'individus d'ici 2050.

Je pense que cette question taboue méritait de revenir sur le tapis puisqu'elle deviendra rapidement une nécessité. L'accroissement de la population, l'épuisement des ressources naturelles non renouvelable, la dégradation de notre environnement sont des questions qui ne peuvent plus être traitées de manière ponctuelle ni de manière indépendante les unes des autres. Comme le dit l'ONU, "des modes viables de consommation et de production ne peuvent être atteints et maintenus que si la population mondiale ne dépasse pas un chiffre écologiquement viable".

Alors s'il n'est pas question, en tout cas pour moi, de mener une politique répressive comme celle de la Chine ( qui vient justement d'assouplir cette dernière, comble de l'ironie), j'estime qu'une politique des naissances visant à inciter les femmes à n'avoir q'un seul enfant ou de se contenter au maximum d'atteindre le seuil de renouvellement ( donc si vous calculez bien : deux enfants par famille) me semble une option raisonnable à condition qu'elle soit suivie, comprise et appliquée par le maximum de pays possible.

Malheureusement, j'ai comme l'impression que cette prise de conscience sera encore plus longue à venir que celle concernant les urgences environnementales.Cela sera un processus lent, qui passe par l'éducation et se heurtera à des obstacles politiques et culturels, plus encore que religieux. Ce qui est inquiétant quand on sait que certains scientifiques prédisent une population mondiale de plus de onze milliards en 2050, si aucune mesure concrète n'est prise rapidement. On sera alors loin du chiffre écologiquement viable de l'ONU.

Et vous ? Que pensez vous de la corrélation démographie - problème environnementaux ? Seriez vous opposé à une limitation des naissances ? Pensez-vous qu'on puisse encore revenir à l'équilibre démographique avant qu'il ne soit trop tard ? Ou, au contraire, la solution à nos problèmes écologiques ne se situe absolument pas dans ce registre ? Que vous inspire ces études ? Dîtes moi tout !


dimanche 13 décembre 2015

Un jour ... je serais décoratrice de cadeaux.


bokeh, christmas, gift
Pexels Photography



S' il y a une chose que j'adore dans cette période de fête, c'est tout ce qui tourne autours des cadeaux. J'aime déjà ça le reste de l'année mais à Noël, ça prend des proportions de dingue. Pour moi, un Noël sans cadeaux c'est tout bonnement impossible. Même si c'est pas cher, même si c'est pas gros, même si .. c'est le geste qui compte. Chez nous, personne n'est oublié, même pas ma kiné, c'est dire.

A la maison, et plus généralement dans ma famille, je suis madame cadeau. C'est vers moi qu'on se tourne pour avoir les idées. Il faut dire que j'adore trouver le petit truc qui ferra mouche. Le cadeau " clin d'oeil ", parfois tendre, parfois plein d'humour, toujours apprécié. Cela me prends du temps et de l'énergie mais voir les sourires ravis de mes proches quand ils défont leurs paquets, ça vaut tout l'or du monde. La course aux cadeaux n'a jamais été une corvée pour moi, même si les choses sont plus ou moins évidentes selon les personnes concernées. Ma mère me dit toujours en rigolant que j'aurais pu être marraine la bonne fée tant j'ai du mal à me canaliser quand il s'agit de faire plaisir. En effet, si j'aime aussi être gâtée, je préfère sans aucun doute offrir .. et je trépigne plus souvent d'impatience de les voir ouvrir leurs cadeaux que moi d'ouvrir les miens. Comme le disait je ne sais pas qui : le vrai bonheur consiste à rendre les gens heureux. Je ne peux qu'être d'accord. (Non, en fait, c'est parce que je kiff que les gens pensent à moi à chaque fois qu'ils voient ou utilisent ou mangent leur cadeau qui pète des paillettes). (J'rigole). (Ou pas).

Si j'aime faire des cadeaux et encore plus des cadeaux maison ( qui ont quand même ce petit supplément d'âme), il y autre chose dans ce rituel qui me comble de joie. Le moment de l’emballage et la personnalisation des paquets. C'est une passion toute récente (avant, j'avais tendance à déléguer la corvée lol)(quelle connerie) (on sait tous qu'il y a pas que l’intérieur qui compte). Passion que la blogosphère et la découverte des "printables" à éveillé en moi. Elle est apparut presque en même temps que mes confections de cadeaux gourmands. Je n'avais pas envie que mes jolies douceurs se retrouvent empaquetées dans des contenants tristes et formatés. Je trouve que faire un joli paquet, c'est comme une attention supplémentaire, un petit cadeau en soit, une dédicace à celui que le reçoit.

Et puis, c'est un moyen comme un autre de libérer ma créativité, alors cette année, les cadeaux sont à thèmes. Pour mon beau-frère par exemple, hipster dans l'âme, je suis parti sur des paquets noir, argent et blanc, avec une touche de jaune pour le peps et le rappel de la traditionnelle moustache. Du fil noir, du fil doré, une ou deux petites étiquettes à message et hop, le simple cadeau traditionnel vient de se transformer en cadeau top moumoute que t'as même plus envie d'ouvrir par peur de l'abîmer ! Les possibilités sont infinies et la toile regorge d'idée : des perles, des pompons, du tulle, des petits sujets en pâte à sel durcissante .. j'ai même vu de très beaux paquets en papier kraft décorés de branches de sapin frais. Une superbe idée pour un Noël résolument nature ! Je pense que les passionnées de scrap booking doivent faire des merveilles en cette période de l'année. Pour ma part, c'est encore balbutiant mais je compte bien m'améliorer ... Comme dirait papy, c'est en faisant qu'on apprend !

Et vous ? L'empaquetage des cadeaux ? Plaisir, corvée ? Quelle est votre astuce favorite pour personnaliser vos présents ? Vos proches sont ils sensibles au jolis emballages ou pas du tout ? Et de votre côté ? Le contenant à t'il autant d'importance que le contenu ? Ou pas du tout ? Quelles sont vos tendances cadeau pour Noel 2015 ( pastel ou classique , nordique ou funky ..?) Dîtes moi tout !















mercredi 9 décembre 2015

Un jour ... on révolutionnera la politique.


France Embroidery Hoop Vive la France by LeftyLexCreations on Etsy- Happy Bastille Day!:
Pinterest Photography



L'année dernière, on a eu un foin autours des municipales. Aujourd'hui, on sort des régionales. Bientôt, nous voterons pour les présidentielles. J'suis bien au jus, t'as vu.

Certains attendaient l'échéance avec impatience, histoire de brandir leur vote comme une sanction ou comme une preuve de soutient et de confiance renouvelée au gouvernement en place, au choix. D'autres on annoncez tout de go que pour eux, le vote, c'était une époque révolue ...

Chez les politiques, cela s'agite à toute barzingue. Chacun y va de son programme, de son slogan, de ses promesses, des ses envies. Certains frémissent devant le taux d’abstention annoncé, d'autre se frottent les mains de ne pas avoir de candidat à affronter. Certains se réjouissent de la vague bleu marine, d'autre rassemblent leur soutiens comme une poule ses poussins pour la contrer. Certains annonce la mort de la gauche, d'autre sa résurrection.

Ma poubelle de tri n'a jamais été aussi pleine de tracts et d'autres feuillets colorés et racoleurs.

Elle déborde et me nargue avec cette question pertinente :  pourquoi devrais-je me mobiliser ? Quel goût peut on encore trouver à la politique aujourd'hui ?

Bien sûr, j'ai des affinités politiques. Des convictions. Des ambitions pour mon pays. Et à moindre mesure pour ma commune et ma région (qui reste l'Alsace avec un grand A, la grande région, c'est pas mes oignons)  Bien sûr, je sais à qui va aller mon vote aux prochaines présidentielles (si loin, trop loin ..) et à qui j'ai donné ma voix dans les urnes en ces jours d'élection. Cela fait 7 ans que je suis en âge de voter, 7 ans que je vote pour le même parti, j'ai des fidélités ...

Mais je suis résignée. Déçue de la médiocrité et de la superficialité de leurs débats et les nombreuses promesses non tenues. Mais surtout, surtout, extrêmement affligée par les discours que j'entends à longueurs de temps. Creux. Vide. De l'air. Aussi intéressant et vibrant qu'une plante verte. Et encore, je pense qu'une plante verte serait plus passionnante à observer. (Un jour, les pivoines domineront le monde, parce qu'on peut changer les coeurs avec des bouquets de fleurs  * Voulzy powa * ).

Cette langue de bois que ces hommes et femmes de tout bord maîtrisent parfaitement ( et il ne faut pas croire que les "petits " sont en reste, bien au contraire, c'est comme les chiens, plus c'est petit, plus c'est hargneux ..) mais qui ne veut absolument RIEN dire.Je ne sais pas vous, mais ça fait un long moment que je ne me berce plus d'illusions.

L'intérêt général n'est de toute évidence pas la priorité de nos politiques (même si j'ai apprécié les manœuvres pour noyer le poisson chez nous comme de nous demander d'envoyer un mail avec nos propositions pour le développement de la ville, ce que mon homme et moi avons pris grand plaisir à faire pour les municipales l'année dernière, en toute lucidité et en tout bien, tout honneur)( autant vous dire que rien n'a changé, bien au contraire ).

Éluder les questions embarrassantes et caresser les électeurs dans le sens du poil, ça oui, ça va. Beaux parleurs mais discours à revoir. Copie incomplète. Peuvent mieux faire si moins dissipés.Pleins de bonne volonté mais encore des efforts à fournir. Pas vraiment brillantes les remarques et les appréciations du travail de nos élus.

J'admire vraiment leur " détermination sans faille ", leur " refus de la fatalité" et toutes les autres "urgentes nécessités" à faire si ou ça pour le bien être des citoyens ... Du toc, tout ça. Il y a quoi derrière cette façade d'expressions pré-fabriquées ? Il serait peut être temps d’amener de la transparence dans toutes ces " bonnes" attentions ?

Si je pouvais entendre au moins fois un discours de vérité, lire des programmes réfléchis avec des actions concrètes ( développées point par point avec les solutions de financements, les acteurs concernées, ce que l'on (nous, les bons petits citoyens), pourrait éventuellement y apporter ..), je pense que je pourrais retrouver du goût à la politique et avoir envie de m'engager à nouveau. J'aurais au moins l'impression qu'on s'intéresse réellement à mes problématiques quotidiennes et à mes aspirations pour l'avenir. Je pense que je pourrais retrouver un peu d'espoir dans le futur de ce pays.

En attendant, j'attends.

(Parce que sur la terre, y a des choses à faire pour les enfants, les gens, les éléphants * Voulzy powa bis*)

J'attends qu'ils abandonnent tous leur insupportable langue de bois.

Et vous ? Comment vivez vous les élections ? Plutôt conviction, abstention, sanction ? La politique vous inspire t'elle encore ? Vous passionne t'elle ? Ou au contraire, vous agace t'elle ? Avez vous un parti de prédilection ? Une appartenance politique que vous êtes fière de revendiquer ? Dîtes moi tout !

samedi 5 décembre 2015

Un jour ... j'ai eu des dernières volontés.

grace–upon–grace:
“ Andre Stummer
”
Grace up Grace Photography
Si la question de donner ou non la vie revient souvent sur la tapis, il y en a une autre qui me tarabuste pas mal et pour cause, il s'agit de son indissociable acolyte, la mort. Naissance, mort, deux constituants inévitables de cette folie qu'on nomme la vie. Sauf qu'à la première, on rit, à la seconde, on pleure. Une arrivée, un départ. Une joie, une tristesse. Un cri, un souffle. Deux opposés parfaits. Si je parle souvent de la première sur mon blog, j'évoque rarement la seconde. Tout simplement parce que cette question me perturbe encore plus que la première quand je m'aventure à imaginer ma propre fin ... Et parce que la mort reste le dernier de nos tabous !

On peut parler de tout, ou presque. Vous avez déjà essayé de parler de l'euthanasie, du don d'organes, de vos dernières volontés, entre la poire et le fromage ? En général, soit la discussion tourne court ou alors elle devient un gros débat à forte teneur en sécrétions lacrymales et comprimés de xanax. Pourtant, la mort est une composante importante dans nos vies. Celle des proches, des aînés, des inconnus, de nos modèles mais aussi par la manière dont on se la représente. Et par nos croyances à son sujet. Personnellement, je ne crois pas en la ré-incarnation. Je ne crois pas non plus au paradis dans le sens où les croyants l'entendent. Par contre, je pense qu'il y a "autre chose" et pas simplement un retour à la poussière. Quoi exactement, je n'en sais rien et je ne suis pas pressée de le savoir. Parce que la question de la mort soulève d'autres échos comme la peur du vieillissement, de la dépendance, de la solitude, de la maladie, de la dégradation du corps (et/ou de l'esprit), des regrets ..d'être oublié pendant que tout continu sans nous.

Certains disent qu'il faut apprivoiser la mort, apprendre à mourir, pour vivre véritablement. C'est une belle idée même si je ne comprends pas comment on peut apprendre d'une situation qui ne se répète pas, dont on ne peut vivre qu'une unique expérience, sans coup d 'essai ( je n'inclus pas vraiment les EMI) et dont personne ne vient nous parler. c'est comme si on disait qu'on aimerait bien renaître parce qu'on sent qu'on s'est foiré la première fois .. compliqué non ? Chacun de nous naît pour la première et la dernière fois. Chacun de nous meurt pour la première et la dernière fois.

Une phrase d'Houellebecqu m'a beaucoup fait réfléchir quand on préparait l'enterrement de ma grand-mère. Les dernières semaines, elle nous donnait beaucoup indications sur ce qu'elle voulait ou non. Lui qui disait que ça ne servait à rien d'anticiper son trépas puisque tout le monde y arrive très bien du premier coup ... Et bien, je ne suis pas d'accord. Ma grand-mère à eu beaucoup de mal " à mourir". Cela a été long et douloureux. Pour elle et pour nous. Et préparer sa mort, avec elle, en plaisantant parfois, en pleurant parfois, c'était une vraie preuve d'amour. C'est une question d'amour que d'aborder cette question des dernières volontés avec ses proches.

Comment je veux partir, ce que je souhaites comme cérémonie, ce qu'il faut faire de mon corps, comment je veux que tu m'accompagnes, ce que je veux comme musique, comme fleurs, ce qu'il faut faire avec les dons, l'endroit où je voudrais reposer...

Il faut parler de la fin, je vous en supplie, parler de la mort avec vos proches, pour prendre soins d'eux, pour célébrer la vie jusqu'à la fin. Même si c'est dur, même si ça vous broie le cœur et vous arrache des larmes, même si vous ne parvenez pas à concevoir "l'après" . Ce n'est pas morbide, c'est vital. Il faut y aller avec courage, il faut y mettre les tripes, il faut briser les résistances ...Sur le moment, j'en ai beaucoup voulu à ma grand-mère de nous secouer avec ces questions, mais avec le recul, je lui en suis très reconnaissante. Elle est partie avec dignité et nous, avec la fierté d'avoir accompli ce qu'elle aurait voulu ... J'appréhende toujours ma propre mort, je ne suis pas guérie de celle de ma grand-mère mais je sais maintenant quelle mort je souhaite. Et un jour prochain, j'en parlerais à mes proches. Parce que je ne peux plus décemment vivre dans l'illusion de mon immortalité.

Et vous ? Comment abordez-vous la question de votre mort, de celle de vos proches ? En parlez vous librement, ou alors pas du tout ? Avez vous déjà songé à vos dernières volontés ? Pris des dispositions ? Vous considérez vous trop jeune pour y songer sérieusement ? Préférez vous faire la politique de l'autruche ? Vivez vous l'idée de votre fin avec fatalisme, angoisse .. ? Dîtes moi tout !


mardi 1 décembre 2015

Un jour... j'écrirais une lettre au Père Noël.

A Joyful Journey Photography


La lettre au Père Noël, c'est juste un incontournable. J'en ai toujours écris. C'était d'ailleurs le seul effort d'écriture que je consentais à faire pendant les congés. Je lui expliquais combien j'avais été sage et gentille, et combien j'avais bien travaillé à l'école ( les cancres sont aussi oubliés de cadeaux que les sales gosses dans ma famille ...), avant de lister avec application les merveilles que je venais de dénicher dans la montagne de catalogues qui avait envahi ma boite aux lettres, un mois auparavant. Un dessin et des gommettes pour la forme et zou, en partance pour l'atelier, au pôle nord.

Avec l'âge et le temps des désillusions ( comme j'aurais voulu continuer à croire qu'un homme puisse avoir comme unique souci de rendre les enfants heureux en les couvrant de jouets ) , ma sacro sainte lettre s'est transformée en wish list de Noël, histoire de souffler la bonne direction à mes proches en manque d'inspiration. Cette année n'échappe pas à la règle et on y trouve des livres, un diffuseur d'huiles essentielles, un nouveau mp3 ... Pourtant depuis l'année dernière, je suis moins emballée. Il faut dire que l'année à été difficile entre la mort de ma grand-mère adorée, le diagnostique de ma maladie, les soucis d'argent, des tensions familiales ...

Pour Noël, je n'avais pas spontanément envie de toute cette shopping liste, d'ailleurs elle m'a demandée un réel effort pour à la rédaction. Bien sûr, ce sont des choses qui me font plaisir, des choses que je ne m'offres pas parce qu'il y a toujours plus urgent à payer mais ce que j'aimerais demander au Père Noël n'a rien de matérialiste. Au contraire.

Ce que j'aimerais demander au père Noël, ce grand humaniste un peu magicien, ce sont : des rires dans les repas de familles, des discussions passionnantes avec ma mère en faisant la vaisselle, des goûters partagés avec ma soeur entre deux cours, des voyages inspirants avec mon Dou, des bons petits plats dégustés avec des amis, des moments de partage, des moments de jeux, des moments magiques, des expériences plus ou moins folles qui égayent le quotidien, des après-midi câlins avec ma minette, des batailles de polochons, une dégustation de macarons, de la douceur, des apéros improvisés, de la générosité, de la confiance, des belles rencontres, des bisous dans le cou, des barbecues et des longues soirées d'été, des bonhommes de neige et des chocolats chauds, des mariages, des naissances, de l'amour, des croissants qui font des miettes dans le lit, de la sérénité, des massages à la lueur de la bougie, de la tendresse, de la joie dans les regards et des sourires sur les visages, des souvenirs, des souvenirs et encore des souvenirs ...

Tout ça et plus encore. Parce qu'à défaut de croire encore au Petit papa Noël, j'ai décidé de croire en la vie . J'ai décidé de vivre, de savourer tout ces instants comme s'ils étaient les premiers et les derniers. Parfois, j'aimerais bien revenir au temps où je pensais qu'avec un sapin décoré, trois flocons de neige et des bougies à la fenêtre, toute la terre avait changée ...

Et vous ? Liste ou pas liste ? Comment viviez vous cette tradition quand vous étiez petit ? Qu'aimeriez-vous recevoir pour Noël ? Partagez vous cette tradition avec vos enfants ou êtes vous au contraire anti Père Noël ? Etes vous plutôt cadeaux fait maison, achetés ? Dîtes moi tout !

samedi 28 novembre 2015

Un jour ... j'ai fais la distinction entre " avoir un enfant ","devenir parent" et "avoir une famille".


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Pour celles qui me suivent depuis longtemps, vous avez que je me suis déjà posée la question maintes fois. Est-ce que je veux un enfant ? La réponse est parfois oui, parfois non. "Bien sûr, quelle question". "Non, absolument pas, plutôt mourir". Tout ça pour au final m’apercevoir que j’ai la réponse sous le nez depuis un moment : il faut me rendre à l’évidence, je ne sais toujours pas si j'aurais des enfants, un jour.

Surtout que je me suis rendu compte récemment qu'une reformulation ne serait absolument pas du luxe et qu'il y a un fossé entre deux aspect de la parentalité. La question de base est généralement « est-ce que je veux avoir un bébé ? ». Ou " est-ce que je veux avoir un enfant ? " , ce qui est un peu moins réducteur. Sauf que ce sont deux termes génériques et que cela ne prends pas du tout en compte la dimension " mon enfant, qui va rester dans ma vie pour toujours et à jamais ".

Déjà là le bas blesse.

Parce que oui, à un moment, le bébé se transformera en enfant, puis en ado (pénible) , puis en adulte. C'est quoi cette manie de ne considérer sa progéniture que comme un petit être qui a besoin de nous pour sa survie ( rôle tellement valorisant et angoissant s'il en est), en occultant qu’il s’agit déjà d’une personne qui, un jour, deviendra adulte, fera ses choix, sera sans doute source de joie et de tensions (ma mère qui me dit toujours " si tu n'as pas assez de soucis, fais donc des enfants ", non , ça va, j'en ai plus que ma part, merci)  de rires et de chagrins, une personne indépendante et qui ne doit plus rendre de comptes à ses parents ( théoriquement, parce que perso, à 25 piges, on en est encore aux comptes d'apothicaire avec les miens).

Avoir un bébé ? Non, pas forcément. Je ne suis pas très porté sur le maternage. Et puis, les nuits sans sommeil, les cacas atomiques, les coliques, les hurlements, les poussées dentaires, les bodys qu'il faut changer dix fois par jour ... Cela ne me vend pas du rêve. Avoir un enfant ? Peut-être. Cela me parle déjà plus. L'emmener à l'école, faire des activités avec lui, l'aider pour les devoirs, l'emmener visiter des choses ...

Maintenant, je change de lunettes pour aborder la question avec d'autres yeux.  « Est-ce que j’ai envie de devenir parent ? ». Elle est moins évidente, celle là.  Je trouve que cela change beaucoup de choses : le terme « parent » ( quand on est normalement constitué)  est lourd de responsabilités, de devoirs, de droits également, il résonne comme un engagement profond. Et là, les signaux d'alarmes se déclenchent.Je ne me sens pas capable d'assumer une si grande responsabilité. Mais alors, pas du tout. Actuellement, je me dis simplement qu'élever des enfants, les aimer,les aider à grandir et à s'épanouir, c'est un programme chargé, parfois gratifiant (mais si peu), souvent (la majorité du temps) difficile, semé de doutes, d’angoisses, de fatigue, de frustrations ou de non-reconnaissance.

Et puis, il y la question "est-ce que j'ai envie d'avoir une famille ?" La réponse est oui, dans l'idéal.

J'ai toujours eu une belle image de la famille. Avec un papa, une maman, des enfants. Qui se font grandir les uns, les autres. Qui s'apportent les uns, les autres. Qui apprennent des uns des autres. Qui partagent. Qui s'aiment. Ce côté beau et positif de la famille. Une forme de chaleur, de reconnaissance, un endroit où le partage permet de s'épanouir et de s'enrichir, compenser et ré-inventer ce modèle familial carencé. J'ai toujours eu un projet familial. Rassembler, construire, transmettre. Je voulais quelque chose de plus fort, de plus complet, de plus réciproque, de plus impliqué ... Faire clan et inscrire ma lignée dans la durée. Une famille solide, au sein de laquelle sont transmises valeurs et traditions.

Aujourd’hui, il y a donc ce gros point d’interrogation qui plane au-dessus de ma tête : est ce que je franchirais le cap un jour ? Est ce que je parviendrais à réconcilier ces trois aspects indissociables de la maternité  ? Inutile de te dire que je n’ai pas la réponse, et personne ne l’aura à ma place. Alors, pour l'instant, je laisse les choses en suspend ( en clair, j'attends une révélation ou ce désir viscérale dont certaines femmes semblent atteintes ) en me disant que la vie ferra son oeuvre ...

Et vous ? Est-ce une évidence de devenir parents ? Est-ce que vous faîtes le distinguo entre ces différents aspects de la parentalité ? Est-ce que vous ne savez pas non plus si vous voulez des enfants ? Est-ce que pour vous l'épanouissement passe par la famille ? Dîtes moi tout !







mardi 24 novembre 2015

Un jour ... j'ai décidé que Noël serait gourmand.




Making Gingerbread Cookies
Pexels Photography

Noël en Alsace, c'est résolument gourmand. Entre les bredeles, les maneles, le pain d'épices, le vin chaud, les stollens, le jus d'orange aux épices, les chocolats, la confiture de Noël aux fruits secs, c'était difficile de ne pas vous parler de toutes ces bonnes choses qui m'accompagnent chaque fin d'année.

Par chez moi, on est surtout connu pour les Bredeles et les pains d'épices.

Il faut avouer que c'est une institution qui doit exister depuis aussi loin que le marché de Noël de Strasbourg lui même. On les confectionne en famille à partir de Novembre ( en général, je commence le premier week end de l'Avant soit le dernier week end de novembre)  et on s'amuse chaque année à en faire de multiples sortes ( je ne cuisine jamais les mêmes sortes d'une année sur l’autre, c'est pour vous dire le nombre de recettes !) . Les Bredeles, c'est juste un concentré de tout ce que j'aime en cette période : la douceur, la gourmandise, le partage, la générosité.. En effet, même si on garde nos secrets de fabrication bien au chaud, on ne manque pas d'en offrir à toutes les occasions : invitation, pause café, à ses voisins, au facteur ... C'est le cadeau gourmand de Noël par excellence ! Dans un joli pochon transparent décoré de flocons, un joli ruban et hop ! On fait plaisir à coup sûr ! Et surtout ne dîtes pas ( jamais, c'est compris ? Pas même sous la torture) que vous ne faites pas de bredeles en période de fêtes, on vous regarderez de travers !

Le pain d'épices, c'est le même combat. En 1453, on sait que le pain d’épices était déjà sur les tables des moines cisterciens de Marienthal, à l’occasion des fêtes de Noël.Voyez que ça remonte à loin. En 1596, il y a même une corporation de pain d'épicier ( voui, voui, des gens dont s'étaient l'unique métier) qui s'est formée, corporation à laquelle Henri IV accorda des statuts. Le pain d'épices, on en a tout un tas, des durs, des mous, des carrés, des plats, des confits, des natures ... Même en sujets décorés que certains accrochent encore pour décorer le sapin ( genre ceux comme dans Hansel et Gretel si vous vous souvenez ). Entre nous, les goûter idéal en Alsace un après midi d'hiver, c'est deux tranches de pain d’épices, un chocolat chaud et des clémentines. Je ne le fais pas moi même mais ceux de chez Fortwenger sont délicieux ( mention spécial à celui qui est estampillé "recette à l'ancienne").

J'aimerais aussi vous parlez du manele. Le manele c'est ce petit pain au lait en forme de bonhomme qui envahit nos boulangeries dès novembre. Historiquement, on le faisait pour la Saint-Nicolas.Ces brioches sont censées représenter Saint Nicolas ou les trois enfants qu'il a sauvé du boucher ( y en a qui en ont de la chance !) . Dans certains villages de campagne ( dont celui de mes parents) , la mairie en organise encore chaque année la distribution. On se rejoint tous à la salle municipale, le Saint Nicolas est là avec son âne et chaque enfant jusqu'à douze ans reçoit son petit pain qu'il peut ensuite déguster avec ses copains et un bol de chocolat chaud. Dans ma famille, le manele accompagne les petits déjeuners de chaque dimanche de l'Avant (à la place du croissant habituel). Une autre façon d'attendre Noël ...

Avec un patrimoine gourmand et sucré comme le notre, sachez bien que les cadeaux fait maison ( douceurs et autres sucreries) sont fortement apprécié par chez nous. Ainsi, depuis que je suis "pour moi" , je prends plaisir à confectionner chaque année des petits cadeaux pour mes proches. Roses de Noël, mendiants, confitures épicées, truffes,granola ,je m'emploie à ce que chacun trouve sous le sapin un petit présent gourmet et personnalisé. Cela occupe agréablement les longues soirées et les week end qui font grise mine ! Cette année, je vous le confie en avant première, il y aura de la confiture de poires aux épices, des truffes façon bounty, diverses pâtes à tartiner, du jus de pomme aux épices et pleins d'autres choses succulentes !

Et vous ? Connaissez vous les bredeles, les maneles ? Aimez-vous le pain d'épices ? Les cadeaux gourmands figurent ils sur votre liste ? Qu'aimez vous cuisiner pour offrir ? Avait vous d'autres manies gourmandes qui vous rappellent les fêtes de fin d'année ? Dîtes moi tout !




lundi 23 novembre 2015

Un jour ... j'inventerais une thérapie génique du bonheur.


“Throw your dreams into space like a kite, and you do not know what it will bring back, a new life, a new friend, a new love, a new country.”:
Pinterest Photography 

Il existe un gène du bonheur.

Si, c'est vrai et non, je ne me paie pas votre tête.

Le gène qui fabrique les neurotransmetteurs comme la dopamine ou la sérotonine (responsable des humeurs) est la clef de toute cette affaire. Plus ce gène est long, moins il en sécrète.Ce qui explique que nous n'avons pas tous les mêmes prédisposition au bonheur (chez moi, il est clairement atrophié vu mes antécédents familiaux) .Ceci dit, cette petite particularité génétique ne compterait que pour 50 % dans notre capacité à être heureux. Dans les 50% restant, il y a 10% d'aléas extérieurs (notre histoire personnelle, nos blocages inconscients, les difficultés de la vie ...) et 40% qui sont liés à notre interprétation de la situation. Autrement dit, au regard que nous portons sur la vie.

Cet état de sérénité et de bien- être, qui parfois nous tombe dessus sans crier gare, est donc quelque chose qui se cultive. Etre heureux, c'est choisir de le devenir même si cela ne va pas toujours de soit. Car nous pouvons agir sur les 40 % qui restent. Et oui ! ( je suis comme vous, je suis sur le cul..).

Souvent j'ai pensé (et ça m'arrive encore parfois) que pour que je sois heureuse, il faudrait que je change ma vie. Je me focalise souvent sur ce qui ne va pas, sur ce qui manque, sur ce que je n'ai pas (ou pas assez à mon goût) ... Et je constate qu'on fonctionne plus ou moins tous pareil. Ceci dit, à la réflexion, je ne pense pas que ce soit ça qui va changer mon sentiment de bonheur puisque j'arrive très bien à l'être parfois sans que ma situation "matérielle" ait changée. Et qu'il existe partout dans le monde des gens très pauvres qui sont heureux. Comme dirait l'autre, l'argent ne fait pas le bonheur !

Bien sûr qu'on ne peut pas être tous les jours radieux et d'un optimisme sans faille. Bien sûr qu'on a le droit d'être ronchons ou tristes, d'ailleurs, il serait stupide de penser que le bonheur, une fois acquis, est une situation permanente ( tout comme le malheur d'ailleurs, même si ça me semble plus "facile" d'être malheureux à 100% du temps ..). La vie comporte des aléas, des joies, des peines, des chances et des malchances ...Cependant, entre celui qui aborde le problème dans l'aigreur et dans la rancœur et celui qui sourit malgré les difficultés et qui sait prendre la vie du bon côté malgré les coups durs ..

Y pas vraiment à tortiller pour savoir qui s'en sortira le mieux.

Il faut quand même qu'on intègre à un moment ou à un autre qu'on ne peut pas faire tout ce qu'on veut et qu'on ne peut pas obtenir tout ce que l'on convoite (je vous assure, ça enlève une épine du pied) et que les difficultés font partie de la vie. Sauf que (et c'est là qu'on signe tous coupable généralement), chaque jour apporte aussi son lot de plaisir et ses moments de joie. Pour peu qu'on sache les voir !

Notre cerveau doit apprendre (et il en est capable !) à détecter le bonheur, partout où il se trouve et même dans les choses les plus infimes du quotidien.Puisqu'il passe son temps à donner du sens à ce qui nous entoure, que nous passons notre vie à interpréter des faits et que ces interprétations, qu'elles soient positives ou négatives, marquent l'inconscient et le corps de la même façon ...

Il suffit d'inverser la vapeur.

Exemple d'actualité, on novembre, je me lève, il pleut, il fait froid, y a du vent... Je peux me dire " purée, encore une journée où la météo est pourrie " ( ce qui est arrivé plus souvent qu'à son tour les derniers jours) et me retrouver de mauvais poil ou alors " chouette, je vais pouvoir cocooner ! " ( ce qui est arrivé plus souvent qu'à son tour aussi ). Mais la deuxième interprétation sera beaucoup plus agréable à vivre (pour moi et pour mon entourage) que la précédente. C'est un peu l'histoire du verre à moitié vide- à moitié plein. Pourquoi ne pas se mettre en mode " happy" et sélectionner puis alimenter les interprétations positives qui augmentent notre bien être (et par ricochet notre capacité à être heureux ) ?

C'est vrai,que les faits sont rebelles, qu'ils résistent à nos souhaits et qu'ils se pointent souvent à notre grand déplaisir (ce matin,je suis encore et toujours en crise inflammatoire, je peux vous dire que j'ai galéré à trouver l'interprétation positive mais je l'ai dénichée : en profiter pour regarder mes fameux téléfilms de Noël) mais je pense sincèrement que leur " signification " n'est pas contenue en eux. Ils n'ont pas le code barre " jefaischierlemondebonjour" inscrit ad vitam eternam.

D'ailleurs, je me fais souvent la réflexion qu'un événement qui me faisait tourner en bourrique quelques temps plus tôt prend une issue positive sans même que je ne m'en rende compte.

Je vais prendre l'exemple de mon ancien travail. Cela me peinait grandement d'avoir perdu les dernières années dans un boulot qui ne me convenait pas, qui ne payait rien ... Aujourd'hui, j'ai décroché mon service civique grâce à lui. Et si je suis peinée que mon service civique ne soit qu'un service civique ( et qu'il ne dure donc que 9 mois ), je suis maintenant certaine que je saurais me servir de cette expérience pour valoriser mes prochains projets ...

On peut aussi parler de ma maladie, que j'ai encore beaucoup de mal à accepter ( non pas la douleur mais dans son côté invalident), ça fait deux semaines que je suis bloquée dans mon canapé et, même si je me lamente le soir sous le coup de la fatigue, j'essaye de positiver tout ça en en profitant pour chercher des idées de cadeaux maisons et de déco de Noël sur Pinterest, avancer dans mes rps en retard, regarder des téléfilms guimauves qui font horreur à mon homme, établir ma bucket list pour 2016 ...

Je pense que la signification des faits, et l'importance qu'ils prennent dans nos vies, est le résultat de l'histoire que nous nous racontons à leur sujet. Dans les deux exemples précédents, l'histoire à changée et les faits sont passés de "boulets émotionnels qui plombent le moral" à " pourvoyeurs de bonheur et générateur de bénéfices". Alors en attendant de trouver une thérapie génique pour réparer notre gène d'aptitude au bonheur, autant relier les faits à des interprétations favorables (et plausibles) pour se raconter de belles histoires. Parce que, petits ou grands, éphémères ou durables, tous les bonheurs vécus nous enrichissent et nous rendent plus fort.

Et vous ? Pensez-vous que le bonheur est une capacité innée ou acquise ? Est-il concevable pour vous qu'il soit une capacité physique et non une affaire de volonté ? Arrivez - vous à transformer les petits tracas du quotidien en pourvoyeur de joie et de bonheur ou au contraire voyez vous le verre à moitié vide malgré vos efforts ? Etes vous heureux par nature ou cela vous demande t'il un effort ? Dîtes moi tout !



     

dimanche 22 novembre 2015

Un jour ... j'écrirais un hymne aux téléfilms de Noël.



couple, footprints, kiss
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Comme vous le savez je suis une fanatique de la période des fêtes de fin d'années. Pour moi, c'est une période terriblement importante que j'attends avec la même impatience renouvelée. C'est pourquoi j'ai décidé de faire cette année une petite série d'articles sur mes habitudes nowelesques. Un peu d'esprit de Noël, de cannelle et de magie, ça n'a jamais fait de mal à personne.

Dans les nuages gris et les rafales qui se succèdent, je sens l'hiver qui frappe à ma porte.Le froid commence à devenir piquant et mon houx s'est paré de ses jolis grelots rouges.Les journées raccourcissent, les marchés de noël vont ouvrir les un après les autres, ça sent les marrons chauds dans les rues et on prépare les recettes de bredeles dans les maisons.

Partout, des bougies, des illuminations, des décorations. Et puis tout ces petits rituels qui m'enchantent : la décoration la maisonnée, le choix du sapin, la chasse aux cadeaux, les emballages, cogiter au menu du réveillon ...et le sujet de ce billet : les téléfilms de Noel. Pour moi, cela fait partie du folklore de fin d'année et j'aime cet interlude télévisuel d'un amour incommensurable ( tout comme les romans sur le même thème mais c'est un autre sujet).

Je ne sais plus quand exactement j'ai commencé à regarder ce genre de choses mais je peux vous garantir que ce sont des souvenirs bien ancrés dans ma mémoire. On avait toujours le même rituel avec mon père, les week end d'avant fêtes. Le matin, on allait faire de la luge en forêt, l'après midi c'était téléfilm de Noël bien au chaud sous la couette avant de se rendre au marché en fin d'après-midi pour boire un chocolat chaud, manger un manele et choisir le santon qui rejoindrait notre crèche cette année. Le tout couronner par une longue promenade sur les illuminations. Y a qu'un mot pour définir ces souvenirs : le bonheur pur et simple. Une période bénie et magique.

C'est rapidement devenu une institution et j'ai gardé une tendre affection pour ces téléfilms où tout le monde évolue, le nez rouge, des flocons dans les cheveux avec des pulls à tête de reine et des mugs de chocolat chaud dans les mains. Je peux vous le dire, la semaine dernière à été diffusé " un noël de princesse ", j'ai trépignée comme une môme et je n'en ai perdu aucune miette.

Ce que j'aime là dedans ? Un peu comme dans les romans Harlequin on va dire. Dans les téléfilms de Noël tout s’arrange à l’approche du 24 décembre, même si les personnages partent de très loin, même s’ils ont les deux pieds enfoncés dans la boue jusqu’aux genoux. Tout ce qu’ils souhaitaient leur arrive, en mieux, parce que c’est Noël et que Noël c'est la saison des miracles. Et tant pis si dans la vraie vie, ça se passe pas comme ça, tant pis si les scénarios sont bancals. Pour la vraisemblance et la cohérence, on repassera dans la majeur partie des cas, mais c'est aussi ce que j'aime quand Hallmark Channel nous sort une nouvelle pépite, c'est de pouvoir me dire que l'esprit de Noël guérit de tout.

Alors oui, je n’ai pas honte de le dire : j’aime les téléfilms de Noël.Et je continuerais à en regarder.Et je me contre tape qu'on me dise que c'est complètement cul cul la praline, d'accord mon chéri ?

Que je sache, ça fait dix ans que j'en regarde et ça n'a pas eu le moindre impact sur mon cynisme naturel.

J’aime qu’ils ne soient faits que de bons sentiments et de joie, parce qu’il y a pas de mal à aimer les trucs gentils de temps en temps. J'aime le fait que ce soit guimauve, culcul la praline et tout autre sobriquet qu'on pourrait leur attribuer. Je les aime parce qu’ils me font le même effet qu’un après-midi passé à regarder la pluie qui tombe tandis que je suis bien tranquille et bien au chaud sous un gros plaid, lovée dans le canapé avec ma minette. Quand j'étais plus jeune, ils ont fait des vacances des fêtes de fin d’année les meilleures du monde.D'ailleurs, je regrette un peu de ne pas avoir de congés durant les vacances scolaires cette année pour pouvoir en profiter en  direct live mais Saint Replay sera là pour me sauver.

Alors oui, je continuerais à fureter dans le programme TV pour les dénicher, oui, je continuerais à faire des marathons de téléfilms de Noël avant les fêtes en me gavant de bredeles, oui je continuerais à cocher ceux que je n'ai pas encore vu grâce à la page wikipédia qui leur est consacré, oui le jour où le dernier téléfilm de ce type de l’année sera diffusé je serais triste parce que ce sont toujours eux qui ont transformé un banal avion dans le ciel en traîneau du Père Noel .

Pour s'initier à ce style très particulier, que je déconseille aux diabétiques et aux accros au sucre,je vous mets une petite sélection de mon cru :

* La liste du Père Noël
* L'ange gardien de Noël
* Un noël de princesse
* Une rencontre pour Noël
* Le noël où tout a changé
* L'arbre à souhaits




Et vous ? Aimez vous les téléfilms de Noël ? Ou au contraire trouvez vous ça trop niais ? Quelles sont vos favoris du genre ? Est-ce que leurs diffusions vous agace ou vous replonge en enfance ? Préférez vous lire des romans sur ce thème ? Dîtes moi tout !







mardi 17 novembre 2015

Un jour ... j'apprendrais la patience.


A joyful journey photography




Je suis impatiente.

Je suis une impatiente anxieuse. Agir, toujours agir, car il en restera forcément quelque chose. Je bouge, tout azimut, pour combler une sensation de vide, de manque. Tout plutôt que de rester inactive. Tout plutôt que de me retrouver à cogiter avec moi-même. Depuis hier, je suis en crise grave de fibromyalgie, shootée à l'anti-inflammatoire et à la codéine, mais je ne peux pas rester tranquille. Il faut que je range, que je trie, que je fasse le ménage ... Agir vite, agir tout le temps, pour ne pas ressentir ce manque insupportable, pour ne pas me sentir vide et inutile. Pour ne pas me sentir coupable d'oisiveté. Agenda surbooké, projets qui se suivent et ne se ressemblent pas, dépense d'énergie excessive pour ma santé fragile, surmenage nerveux quasi-permanent ...

Je suis une impatiente curieuse. Parce que la vie est trop courte pour se faire chier. Découvrir, avancer, apprendre, oser, multiplier les occasions, les sensations, les relations. Tout pour éviter le surplace, tout pour chasser la routine qui m'englue et m'angoisse. Je papillonne, je me disperse, je n’approfondis que rarement et je passe en coup de vent. Je survole tout, je ne choisis rien. A force, je ne sais plus vraiment cerner mon désir, je ne sais pas ce qui me défini. Toujours en recherche de la nouveauté et de l'excitation, à peine une expérience tentée que je fonce tête baissée dans la suivante.

Je suis une impatiente colérique. Un blocage, une épreuve, un grain de sable, une attente trop longue et c'est l'explosion ou l'abandon. Dès que les choses ne se déroulent pas comme je le souhaite, j'envoies tout balader. Je ne suis pas persévérante. La difficulté, je la vis toujours comme une mise en cause ou une agression personnelle, une insulte à mon intelligence et/ou mes compétences. Je ne supporte pas d'être prise en faute ou en situation d'échec. Réussite, échec, valeur personnelle sont intimement liés. Chez nous, on est aimable seulement dans l'excellence. Les blocages, les anicroches, cela me stress, cela me panique, et seul l'abandon ou la fuite permettent de neutraliser l'engrenage pourri dans lequel je m'enfonce quand je bute sur une ou plusieurs complications.

Je suis une impatiente dominatrice. Déléguer, c'est une perte de temps. Il faut faire vite mais il faut aussi faire bien et surtout il faut faire tout seul. Si je confis quelque chose aux autres, ça sera forcément moins bien et plus long que si je ne l'avais fait moi même. J'ai un peu le syndrome de "première de la classe". Il faut que je puisse m'attribuer tous les lauriers. Les autres lambinent trop, de tout façon. Si je ne leur accorde pas le droit à l'erreur, croyez moi, la pression interne est toujours au maximum chez moi. Si déjà je les empêches de s'exprimer ou d'agir autant que ce soit pour être meilleure ...


Un jour, j'aimerais ne plus avoir besoin d'agir et de penser à la place des autres. Un jour, j'aimerais être capable de passer une heure sans rien faire de spécial, ne faire qu'une chose à la fois et y mettre toute mon attention. Un jour, j'aimerais ne plus me disperser et savoir intégrer mes choix à un projet global qui ne changerait pas tous les quatre matins. Un jour, j'aimerais sortir de la logique ravageuse du tout ou rien .

Et vous ? Qu'est-ce qui vous pousse à l'impatience ? Qu'est-ce qui vous mets dans l'urgence ? Comment le vivez-vous au quotidien ? Pour vous l'impatience est-elle un défaut ? Une qualité ? Si vous êtes plutôt posé et que vous vivez avec un impatient, comment le ressentez-vous au quotidien ? Dîtes moi tout !

samedi 14 novembre 2015

Un jour ...il y a eu plus grand qu'eux, il y a eu la France.


Grace upon grace Photography



Je suis totalement incapable de construire un billet correct sur ce sujet si grave qui nous à heurté de plein fouet. Aujourd'hui, je ne suis pas plus capable de structurer le tourbillon de pensées que m'inspire l'actualité mais j'ai besoin d'en parler, même maladroitement, même incomplètement. D'échanger avec vous sur ces questions qui me préoccupent terriblement.

Je ne prétends pas ainsi trouver une solution contre le terrorisme, d'ailleurs il est clair qu'il n'existe aucune recette miracle pour endiguer cette menace ... mais j'aimerais pouvoir apprendre à vivre avec cette idée, savoir la gérer émotionnellement et psychologiquement ... Parce que je suis bien lucide, du reste. Même contenu, même gérer de manière à ce qu'il ne représente plus de danger majeur pour les citoyens du monde, ce fléau continuera de couver, à apporter son lot de sang et de larmes ...

Encore une fois, c'est l'incompréhension et la sidération qui m'habite. Je ne peux pas concevoir que des êtres humains dotés d’intelligence, de pensées, de raison et de sentiments puissent commettre des actes d'une telle barbarie. Cela me dépasse. Et cela me rend malade de me coucher de plus en plus souvent en déplorant l'horreur, la peur et le chaos qu'ils distillent dans nos vies.

Quand on se retrouve face à un groupe armé, puissant et totalement incontrôlable qui frappe sur terre, en mer, dans les airs, qui ciblent les moyens de transports, les symboles des puissances économiques, militaires, touristiques, pétrolières, des symboles religieux .. et ce, sur les cinq continents, il est peut -être temps de s'alarmer, non ?

Certains diront qu'il faut faire preuve de compassion. Prendre ces personnes en pitié pour être tombées dans les mains de savants gourous manipulateurs, pour avoir été endoctrinées à accomplir ces tueries.

Je ne suis pas d'accord.

Je suis d'ailleurs ulcérée par le laxisme des politiques sur cette question. Hormis Poutine qui a la brillante et très respectable idée de les traquer, jusque dans les chiottes. Il ne m'attire guère de sympathie en temps normal mais les discours sans consistance, pour ne pas dire moralisateur, on en a assez soupé. Comme le dirait notre cher président,accessoirement chef des armées, il en va de la responsabilité de chacun, mais a priori pas de la sienne.

Apparemment ce qui s'est passé en janvier n'a pas eu assez d'impact pour que les gouvernements décident de se pencher plus sérieusement sur cette question. On nous disait alors que le temps était au recueillement, que les mesures viendront ensuite ... je les attends encore.

Ces gens terrorisent le monde et tout le monde ferme les yeux. On prononce quelques belles paroles, comme pour apaiser un enfant qui a fait un cauchemar, et on retourne s'occuper des problèmes plus urgents.  J'ai bien envie de dire que si les cauchemars se multiplient ... c'est qu'il y a une raison. Cette menace est réelle, les événements actuels nous le rappelle, encore, et je redoute que le pire soit devant nous, tant elle commence à gangrener notre société.

Ce soir, j'ai encore perdu une partie de ma confiance au monde. Mon espérance se débat tant qu'elle peut contre cet avenir opaque, violent , destructeur et incohérent mais je sens qu'elle est en train de perdre. Il ne me reste que le goût amer de mon impuissance, mes larmes qui sont le reflet de l'orage qui me dévaste à l'intérieur et mon coeur douloureux pour toutes ces victimes de l'absurdité humaine.

Alors je tente, par tous les moyens, de me raccrocher au présent, pour faire contrepoids, pour ne pas me laisser paralyser par la peur ou consumer par la colère. Reprendre prise sur mon existence, me rattachant à de toutes petites choses pour me relier à un monde accessible, à un quotidien prévisible, ce quotidien où l'on peut encore aspirer à une vie plus douce, plus paisible, ce quotidien où les gens ne meurent pas criblés de balles sur la plage de leur hôtel, où les patrons ne se font pas décapiter sur leurs lieux de travail, où les gens ne sont pas assassiner pour un dessin, où les jeunes qui fêtent leur 20 ans entre amis ne voient pas leurs vies s'envolées . Parce que s'ils ont promis que les rêves se réalisent, ils ont omis de préciser que les cauchemars en sont aussi.

Et vous ? Comment vivez vous ces faits d'actualités ? Quels sentiments cela éveille t'il en vous ? Vous sentez vous encore en sécurité dans votre pays ou quand vous voyagez ? Pensez-vous qu'il existe un moyen efficace pour lutter contre la menace terroriste ? Trouvez vous que les politiques sont assez impliqués dans cette lutte ? Dîtes moi tout !



mercredi 11 novembre 2015

Un jour ... je ne serais plus au milieu de moi-même.




Deux événements majeurs m'ont appris une chose sur moi même. Une chose que je savais déjà au fond de moi. Une chose que je ne voulais pas voir, ni entendre. Une chose que j'ai tendance à renier, comme un secret honteux. Une culpabilité de plus. Un trait de caractère pas franchement valorisant. Un gros travers. Je suis une insatisfaite chronique. Je le dis très vite, parce que ça m'arrache la bouche. Et parce que j'ai envie de me coller la tête dans le sable.

Ce qui me permet de dire ça ?

Même en situation de "réussite", je suis incapable de profiter de mon bonheur.Ma vie est une course au “toujours mieux”, incessante et stressante. J'étais en appartement, je voulais une maison avec jardin, j'ai une maison avec jardin, je me dis qu'un appart' en ville, c'est quand même mieux, finalement ( et j'ai pleins de bonnes raisons pour justifier ça !)  .

J'ai un travail avec peu d'heures, il ne me plait plus, je suis au chômage, ça ne va pas non plus, je retrouve un autre poste ( dans le domaine que je visais en plus), et puis, non,  finalement reprendre des études, ça serait sûrement plus intéressant. Et ainsi de suite. Même pour des détails de la vie courante : au restaurant, je mets trois heures à choisir mon burger, et quand il est servi, je regrette de n'avoir pas pris des pâtes ou une salade. Je choisis une ambiance déco pour la chambre blackstage, je suis sûre que dans deux mois je vais regretter de ne pas l'avoir fait dans une ambiance bord de mer ..

Le pire c'est que je sais très bien ( et c'est pour ça que j'ai tant de mal à accepter d'être "comme ça") qu' on ne peut pas avoir le beurre, l’argent du beurre, et le sourire de la crémière par dessus tout ça.

Evidemment, je pense que c'est très lié à mon perfectionnisme mais en attendant, c'est pénible à vivre. Je suis irritable dès que les choses ne se déroulent pas comme je le souhaite, je tend vers l'hyper-activité ( je me trouve toujours des trucs et des bidules à faire, je suis incapable de me poser), je suis très volatile ( un jour c'est noir, un jour c'est blanc et le troisième c'est vert, au final, j'ai l'impression de ne plus me connaitre moi même) je m'épuise à atteindre des objectifs (que je me fixe, c'est sûr, mais quand même..). La plupart du temps, je me vautre en beauté, ou je ne tiens pas dans la durée, ce qui ré-alimente ma frustration et mon insatisfaction, cercle vicieux, bonjour.

Je suis une râleuse aussi. Ouais. Je pense que ça fait partie du lot. Pour évacuer la frustration et le ressentiment, il vaut mieux bougonner que tout faire péter, non ? Sans doute, en attendant, j'ai l'impression, la majeur partie du temps, d'avoir passé une mauvaise journée alors que rien de grave n'est vraiment arrivé ...

Ma vie présente est une source d’insatisfaction et de mécontentement quasi permanent. Normal, je veux tout avoir: une vie conjugale, une vie familiale, une vie sociale, une vie professionnelle, et toutes épanouies ( ouais le package de luxe, je suis comme ça, je suis une fofolle de la vie, moi). Seulement, les choses ne se déroulent jamais comme je les prévois ou comme je le souhaite. Je me donne du mal pour que mes projets aboutissent mais, malheureusement, les résultats sont rarement à la hauteur de mes attentes (pourtant j'ai pas l'impression de demander la lune non plus). Il y a toujours ce petit grain de sable qui vient enrayer la mécanique bien huilée (on paume mon dossier d'inscription, le produit que je veux est en rupture de stock..) .

Ou alors je me désillusionne sur une situation. Je suis très souvent déçue. Il y a toujours ( ou presque  ) un écart entre ce que je projette et la réalité. Ce qui me met régulièrement en colère quand je ne passe pas par le découragement et le fatalisme ( * mon karma est pourri bonjour *) . Sans même savoir pourquoi, je me dit juste que ça pourrait être encore mieux. Ce qui est discutable. L'herbe n'est pas plus verte ailleurs .

Je pense que je souffre d’insatisfaction chronique depuis ma naissance. Jamais satisfaite de moi, je dois aller toujours et encore plus loin. Je suis dans la nonchalance existentielle. Je suis rapidement "blasée". Je n'arrive pas à me déterminer. Je suis au milieu de moi-même. Et j'ai envie que ça change.


Et vous ? Etes vous plutôt satisfait ou insatisfait de votre vie ? Connaissez vous des insatisfaits chroniques ? Pour vous le perfectionnisme est-il forcément synonyme d'insatisfaction ? Comment luttez vous contre vos frustrations ? Culpabilisez vous parfois de ne pas être satisfait de votre condition en sachant qu'elle n'est pas si "terrible que ça " ? Comment avez vous appris à voir le verre à moitié plein plutôt que le verre à moitié vide ? Dîtes moi tout !

















mardi 3 novembre 2015

Un jour ... je n'ai pas voulu grandir.







Les dessins au café et autres aliments de Giulia Bernardelli foodart  2Tout2Rien:

J'ai 25 ans. Un quart de siècle. Plus une adolescente. Pas encore vraiment adulte. Quand je pensais à mes 25 ans en en ayant 15, je me voyais mûre, posée, avec un bon boulot, un chéri voir un mari, un appartement, une vie épanouissante, et pourquoi pas des enfants.

Maintenant que j'y suis, j'ai envie de rire. J'ai un chéri (le plus important, on est d'accord) et l'appartement (mais pas depuis si longtemps que ça), je n'ai plus de travail (et le précédent à été un fiasco), pas d'enfants (et je ne suis pas prête d'en avoir puisque la question d'une reprise d'études un peu longue se pose chaque jour un peu plus) quant à la vie épanouissante ...

Elle est à mille lieux de ce que je m'étais imaginée. Etant timide et réservée plus jeune, je me voyais avoir trouver la clef de la confiance en moi, débordante d'assurance, faisant des barbecues entourées d'une bande de potes à la sauce Friends, je me voyais fine, débarrassée de cette couche moelleuse de graisse protectrice, je me voyais vive, pleine de bonne humeur et de créativité ...Une ramassis de clichés, on est d'accord.

La vie à fait que.

Je suis tombée tellement bas que plus personne ne me voyait. J'étais une ombre. J'ai sombré dans l'anonymat, me contentant de faire taire au mieux mes angoisses démoniaques qui me muraient chaque jour un peu plus dans un rôle que j’exécrais. Tellement peu moi. Et en même temps, tellement moi quand même. Je voulais revenir. Détacher ses nœuds invisibles que la convention sociale avait nouée en moi à force de " ce n'est pas de ton âge, t'as pas honte ? Tu es une vraie gamine ! " " Grandis un peu " " Tu as vraiment deux ans dans ta tête " et autres gaietés du même genre. Je voulais revenir mais je n'y parvenais pas. Dès que je tirais sur un nœud, un autre se serrait un peu plus. Je n'étais plus rien, plus personne, avec ma uniquement ma peine, ma colère et ma douleur ...

Et un jour, par je ne sais quel hasard, j'ai recommencé à monter la pente. Au lieu de me laissé glisser. Tout aussi soudainement que j'ai commencé à déraper, je me suis mise à m'accrocher aux branches, aux cailloux, à lutter contre ce vide terrifiant. J'ai lu. Beaucoup. J'ai écouté. Beaucoup.Je voulais retrouver ses jours simples où il suffisait d'un peu d'imagination et de douceur pour être heureuse. Je voulais retrouver cette âme d'enfant que j'avais abandonné à contre-coeur pour faire plaisir aux autres.

Mon âme d'enfant.

S'émerveiller d'une multitude de petites choses devenues invisibles aux yeux des adultes. Ces choses anodines de la vie quotidienne mais qui tiennent pourtant de l'extraordinaire. Rêver. Rêver encore et toujours. Croire aux fantômes, aux fées, aux lutins. Se dire que les légendes ne sont pas des légendes par hasard et qu'il n'y pas de fumée sans feu. S'extasier aux rayons jouets devant la douceur des peluches ou sur la beauté d'une poupée. Jouer. Tout le temps. Avec mon homme dans la voiture ( à " devine à qui je pense ? ") , avec ma sœur au petit bac,sur la terrasse, aux cartes, ... ou même toute seule sur mon PC. Se coucher dans l'herbe et chercher les formes dans les nuages. Chanter. Même des chansons Disney. Danser sur une musique de parking juste parce que ça me démange. Adorer les paillettes, les jupons et les trucs de princesse. Faire beaucoup de mousse dans mon bain pour m'admirer avec une moustache et des cheveux crépus. Manger des kinder pour le dessert.Dormir avec des peluches. Et assumer. Faire des pieds et des mains pour aller au cinéma voir les nouveaux films pour enfant. Faire un gâteau et dessiner dans la farine. Faire des batailles d'oreillers.Cueillir des pâquerettes et savoir s'il m'aime un peu, beaucoup ou passionnément. Attendre avec impatience Halloween et Carnaval pour pouvoir se déguiser.Trépigner comme une gosse devant les décorations de Noël. Craquer sur un porte clef complètement kawaï. Aller dans un parc d'attraction. Essayer d'attraper les flocons avec la langue. Faire des repas totalement régressif à base de pâtes au ketchup. Faire du trampoline. Admirer les illustrations d'un compte pour petits.Construire des cabanes dans les arbres, Dévaler une pente en roulant dans l'herbe. Faire la course en vélo. Collectionner les "Tom-tom et Nana " ou les "Martine". Mettre des marshmallows dans son chocolat chaud ...

Parce qu'honnêtement la vie est bien assez difficile comme ça, pleine de désillusions et de malheurs, pour qu'en plus on se passe de ces petits bonheurs quotidien. Et je ne sais même pas comment j'ai pû laisser la société et les conventions sociales éteindre cette petite flamme ...

J'étais une adulte. Une adulte asphyxiée. Asphyxiée de responsabilités, de devoirs,d'engagement, soucieuse (bien trop soucieuse) de l'image qu'elle devait renvoyer aux autres chaque jour ..Sous peine de me voir classer dans la catégorie " inadaptée " voir pire " inadaptable ". Et c'est comme ça que je me suis reniée. Que je me suis perdue. Alors, je dis stop. Et je dis oui à la rhéabilitation de l'enfance dans ce monde de barjots. Dans le monde du travail ( Google l'a bien compris. Et on voit bien ce que ça donne. Des projets collaboratifs géniaux). Dans l'intimité. Avec vos enfants. Avec vos aînés. Partout. Tout le temps.


vendredi 30 octobre 2015

Un jour ... les tâches ménagères ont tué mon couple.



A joyful journey photographie



Comme c'est un sujet d'actualité ces derniers jours, j'avais envie d'exprimer mon opinion( et mon raz le bol) sur cette épineuse question ( qui ne devrait même plus en être une, d'ailleurs). Dans mon couple, nous sommes des clichés ambulants. Je pense qu'on peut difficilement faire pire...

Mon homme travail plus que moi, il gagne donc plus et il fait un travail manuel. Il s'occupe du bricolage, un peu du jardin (pour les gros travaux) et de l'entretien des voitures. Moi, je travail à mi-temps, j'ai un emploi de bureau et je gère tout le reste : ménage, courses, administratif, gestion des animaux...Si on s'est fait une raison sur le salaire pour l'instant, il faut dire que les tâches domestiques sont synonymes de conflit dans notre couple. Encore ce matin, j'ai secoué les puces de mon homme dans les grandes largeurs parce que ça fait trois jours que je lui demande de sortir la poubelle de tri et que ça fait trois jours qu'il la laisse déborder.

Clairement, c'est la croix et la bannière pour qu'il donne un coup de main ( son leit motiv étant " je le fais après, plus tard "( pour ne pas dire jamais)) et je préfère prendre sur moi plutôt que de vivre dans une porcherie. Et lorsqu'il accepte de donner un coup de main, il y met tellement de mauvaise volonté et de mauvaise fois que ça me rend dingue. Par conséquent, je finis par l'envoyer voir ailleurs ( pendant que je récupère sa charge de travail, ce qui est totalement contre productif au but recherché, vous noterez, mais j'y peux rien, si je passais mon temps à faire comme lui, on vivrait dans une déchetterie).

Bref, Monsieur vit comme s'il était à l'hôtel.

C'est d'ailleurs là qu'il va se rendre s'il continue à se comporter de la sorte.

Et à chaque fois que je lui demande de faire quelque chose ( ou pire, plusieurs choses l'un à la suite de l'autre), j'ai l'impression que je lui demande la lune. Comme si, génétiquement parlant, il n'était pas capable d'enregistrer et d'effectuer ce que je lui dis. Pourtant, il n'a pas eu un mauvais exemple parental dans ce domaine, son père fait le repassage et sa mère l'obligeait à faire son linge.

Je crois que le problème prend racine au début de notre relation. En effet, au départ,je ne me sentais pas en droit d'exiger grand chose de sa part car il a une "carrière" alors que je suis censée ne pas en avoir car je travaille à temps partiel et gagne un tiers de son salaire. Que lui demander en effet, étant donné qu'il part à 7 heures du matin et rentre vers 18-19 heures tous les soirs ?

Résultat des courses, je gère tout le reste parce qu'il "n'a pas le temps" ( du genre, je n'ai que ça à foutre de ma vie, moi, quoi, sympa...).

Et cela me pèse de plus en plus. Même si j'essaie de dédramatiser. Même si j'essaie de prendre du recul. J'alterne entre la désagréable impression d'être sa boniche ou bien sa mère. On aura vu mieux niveau valorisation au sein du couple. Bien sûr, sur le principe, le respect de l'autre, l'égalité, tout ça, il est d'accord. Qui ne le serait pas. Sauf qu'il ne l'applique pas au quotidien, que son aide reste trop ponctuelle à mon goût et que je me retrouve à le solliciter sans arrêt pour qu'il daigne me venir en aide ( pour la prise d'initiative, on va rapidement faire une croix dessus, ça tient de l'utopie pure). En réalité, il doit faire peut-être 5% de l'entretien de la maison ( de temps en temps il vient avec moi faire les courses, il fait la vaisselle le week end ou, une fois par mois, il passe le nettoyeur vapeur ..). Mais c'est bien en dessous de ce que j'attends d'un homme adulte et autonome ...

Je crois tout simplement qu'il ne se rend pas compte à quel point ce déséquilibre est douloureux pour moi.

Moi aussi j'aimerais m'avachir devant la télé le soir et partir tous les dimanches matins m'éclater dans divers loisirs sans penser à rien ( et certainement pas à ces foutues tâches qui m'enquiquinent autant que lui). Quand je me rends compte que certains hommes sont beaucoup plus impliqués dans la vie domestique cela me fait "rêver".J'essaie encore de trouver des compromis pour que cela  s'améliore mais j'ai des moments de gros désespoir ( comme ce matin). S'il fait des efforts pendant un mois après chaque prise de tête, c'est le maximum que j'arrives à en tirer.

Parfois, je préférerais être réellement seule à gérer tout cela que d'avoir un compagnon si peu impliqué. Nous sommes malgré cela amoureux mais je sens que la vie commune pourrait en arriver à dépendre de ce partage des tâches. Pour moi, cette situation est injuste.Et la rancoeur me gagne un peu plus à chaque prise de bec. Surtout maintenant que j'ai retrouvé un travail et que mes journées sont aussi longues et épuisantes.En plus, ça ne me rassure pas vraiment quant à l'avenir. Selon ses dires, ça ne sera pas pareil quand on aura des enfants. Mouais. De mon point de vue, je sens que je ferais une triple journée au lieu d'une double actuellement et qu'il continuera gentiment sur cette lancée.

Pour certains, la parité, l'égalité des tâches, est un combat. Pour moi, ça devient une illusion, un mirage. Cela n'a rien d'évident, ni d'acquis. Pour lui, ce sont des choses sans importance, un aspect de la vie de couple à prendre avec désinvolture ( ce qui n'est pas fait aujourd'hui sera fait demain) pour moi, ce sont des agacements quotidiens et une longue dégradation de l'image que je me faisais du couple. Mes parents fonctionnent sur ce mode, mes grands-parents aussi. S'il y a bien une chose qui me gonfle, c'est de voir que vingt cinq ans après, on en est au même stade qu'eux ... Le cœur de la démocratie est l’égalité entre les individus. Or le cœur de la différence entre les hommes et femmes se joue dans le couple. Dans une suite de milliers de micro-décisions, de coups de balai, de torchon, d’éponge....A l'heure où je rédige ce billet, la poubelle d tri continue de se répendre de tout son saoul dans la cave.

Et vous ? Comment vivez-vous la parité au quotidien ? Dans votre travail, dans votre couple ? Comment se fait le partage des tâches ménagères ? Égalitaire, inégalitaire ? Comment le ressentez-vous ? Cela vous pèse t'il ? Vous êtes vous fait une raison ? Quelles sont les mesures que vous appliquez au quotidien pour parvenir à ré-équilibrer la balance ? Dîtes moi tout !