mardi 21 février 2017

Un jour ... j'ai décidé de transformer les épreuves en opportunités.



Grace upon grace Photography

Au cours de notre vie, il se produit de nombreux événements indépendants de notre volonté. Rupture, maladie, chômage, deuil ... En ce moment, je me sens souvent perdue, démotivée. Parce que mes efforts ne semblent mener à rien. Parfois, en me levant le matin, j'ai vraiment l'impression d'être au fond du trou, que j'ai tout essayé pour m'en sortir et que je ne sais plus sur quel fil il faut tirer en premier pour m'en sortir. 

Dans les moments de gros blues, je m'emporte contre ce système qui m'oblige à gaspiller du temps et de l'énergie dans de futurs faux espoirs. J'ai  sans cesse l'impression d'être dans un labyrinthe rempli de chemins qui ne mènent à rien. Je tente une nouvelle approche, une nouvelle bifurcation et hop, encore un cul de sac. Quand on en enchaîne autant que moi, arrive un moment où on a envie de s'asseoir, de pleurer un bon coup et puis de laisser tomber, parce que de toute façon, c'est ainsi et on ne peut plus rien y faire. Sauf que, tout au fond, il y a une petite voix qui te dit que si tu te laisses happer maintenant, si tu restes assis au milieu de ce labyrinthe, c'est bien plus que ton énergie que tu vas y perdre. 

Et puis je me suis souvenu d'une phrase qui disait " donne moi le courage de changer les choses que je peux changer, la sérénité d'accepter celles que je ne peux pas changer, et la sagesse de distinguer entre les deux ". Je fais tout ce que je peux pour améliorer ma situation. Je me soigne au mieux et je fais toutes les démarches possibles pour retrouver un travail, alors pourquoi devrais-je continuer à me martyriser comme ça ? 

Oui, le chômage et la maladie sont d'éternels défis, mais pourquoi ne pourraient-ils pas être autre chose ? Comme une  merveilleuse expérience d’apprentissage et de découverte de moi-même ? Sans ces deux épreuves, je n'aurais jamais étudié les enseignements bouddhistes. Sans le chômage, je ne me serais jamais mise au scrapbooking. Sans la maladie, je ne me serais jamais intéressée aux médecines naturelles. Et j'ai au moins une dizaine d'exemples du même acabit. 

Nous vivons dans un monde plein de merveilles et de concepts, qui ne demandent qu’à être découverts. Qui plus est, la technologie actuelle nous permet d’avoir accès à toutes les informations que nous ne voudrions avoir. Alors pourquoi ne pas profiter de cette période pour apprendre ? La meilleure chose à faire n'est elle pas simplement de faire quelque chose, au final ?  Pas forcément quelque chose de grandiose, pas forcément quelque chose de compliqué. une nouvelle recette. Coudre un bouton. Faire une séance d'essai dans une salle de sport. L'important n'est- il pas de tout simplement agir ? De rependre un minimum la main sur le quotidien ? 

Pour débuter dans cette nouvelle voix, je me suis mise à faire des Moocs. Je fais des moocs de développement personnel, des moocs en décoration d'intérieure, en communication ... dès qu'une chose m'intéresse, j'essaie de creuser un peu plus la question. Ce fut le cas, très dernièrement, en lisant deux numéros de "Management" chez ma kiné. Depuis, je suis passionnée par tout ce qui touche aux nouvelles méthodes de travail, au bien-être dans l'entreprise, aux nouvelles techniques de management, par le fonctionnement des start ups ... Comme quoi, on ne sait jamais où quelque chose peut nous conduire. 

Demain qui sait, j'apprendrais peut-être l'art floral, je me lancerais peut-être dans l'écriture d'une comédie romantique, je me mettrais à la broderie, ou peut-être que je m'intéresserais aux enseignements du TAO. L'important c'est de savoir ce que je voudrais apprendre aujourd'hui. L'important c'est d'accepter le défi pour repousser mes limites et de voir quel enseignement je pourrais tirer de cette expérience. Pour que, chaque jour, je sois meilleure que celle que j'étais la veille. Je ne peux pas contrôler la vie et ses aléas. Mais je peux choisir la manière dont je réagis à tout ça. Je peux continuer de la voir comme un cycle continu d’angoisses et d’injustices ou je peux choisir de la voir comme un flux constant et débordant de connaissances et une occasion incroyable de devenir chaque jour une meilleure personne. 

Alors, dorénavant, je me demanderais chaque matin en me levant, quelle est la chose que je souhaite apprendre aujourd’hui. 

Et vous ? Comment vivez-vous les périodes d'inactivité ? Quels sont vos conseils pour ne pas déprimer ? Arrivez-vous à transformer les épreuves en opportunités ? Connaissez-vous les moocs ? Qu'en pensez-vous ? Quelles méthodes privilégiez-vous pour vous enrichir au quotidien ( livres, documentaire, magasine, cours en ligne, blog .. ?) . Dîtes moi tout ! 



mardi 7 février 2017

Un jour ... on n’achètera plus d'animaux en magasin.


A Joyful Journey Photography 


En ce moment, je vois beaucoup de personnes qui achètent des animaux, notamment des Nacs, et ce que je vois, surtout, ce sont des gens qui les achètent en animalerie.

Aujourd'hui, je prends la plume pour parler de ce sujet qui me tient à coeur. Je suis contre l'achat d'animaux en magasin. En aucun cas cet article ne blâme les personnes qui achètent leurs animaux en animalerie. Je sais bien qu'il est parfois peu évident de trouver une alternative ou qu'on agit par méconnaissance. Ceci étant dit, une petite piqûre de rappel ne fait pas de mal, ne serait ce que pour le bien être de nos petits compagnons.

On peut déjà évoquer, en premier lieu, le souci de la provenance des animaux qui y sont vendus.

Quoi qu’elle vous dise, aucune animalerie n’a le droit d’élever ses propres animaux. Ceux qui y sont vendus doivent provenir de grossistes. Et les grossistes ont des pratiques qu'aucun amoureux des animaux ne souhaitent voir encouragées. 
Pour faire simple, afin de ne pas vendre à perte, il suffit d’entasser les animaux dans des bacs de labo, aussi grand qu'une boite de chaussures pour ne pas perdre de place et donc en rentabilité, et de les laisser faire (un mâle, plusieurs femelles et toujours plusieurs portées en même temps dans un seul bac .) Les femelles font des bébés jusqu’à épuisement et puis on les remplace. Ce qui amène un fort taux de consanguinité avec les aléas qui vont avec : tares en tout genre, espérance de vie plus courte, fragilités diverses, troubles du comportement ... Si le sort des femelles est regrettable, celui des mâles, des jeunes non viables, des trop vieux et des malades, bref, tout ce qui n'est pas susceptible de ramener de l'argent, est tout aussi triste, puisque la plupart finissent en aliments congelés pour reptiles. Si vous faites le choix de l'achat en animalerie, il vous faut avoir conscience de participer au commerce de ces fermes d'élevage. 
Ensuite, on peut également parler des conditions de détention dans la dîte animalerie et de l'incompétence totale des vendeurs. 
Souvent les cages sont surpeuplées, tout comme les aquariums, ce qui favorise la propagation des maladies. On notera aussi le plus souvent des litières inadaptées pour les rongeurs ( les copeaux de bois sont nocifs pour eux), peu stimulante d'un point de vue des jeux, et une alimentation peu variée. Par ailleurs, mâles et femelles sont mélangés, ce qui entraîne des gestations précoces et le risque de se retrouver avec une portée "surprise" en rentrant à la maison. On aura connu vraiment mieux comme début dans la vie ! 
Enfin, je ne peux que vous encourager de vous renseigner sur des sites spécialisés et des forums d'éleveurs et de passionnés ( ils en existent pour toutes les espèces, même les souris et les hamsters), sur les modalités d’accueil de votre nouveau compagnon, car les vendeurs d'animalerie sont souvent de bien mauvais conseil. Il n’est pas rare qu’un vendeur recommande des copeaux de bois comme litière (ce qui entraîne moult problèmes respiratoires), vous donne un mâle à la place d’une femelle, vous dit que deux mâles peuvent cohabiter, qu'un lapin peut vivre avec un cobaye ou vous propose une cage trop petite... Car petit animal n'est pas synonyme de petit espace. Ainsi, un hamster à besoin d'une cage mesurant minium 4000 cm2 au sol (ce qui fait quand même 80*40) et un poisson rouge a besoin de 50 litres minimum ( par poisson), même si les aquariophiles vous diront plutôt 100. On est bien loin du 15 litres orange fluo qui fait fureur dans la chambre de votre ado ! 
Vous comprenez sans doute mes réticences face à l'achat en animalerie. Adopter un animal, si petit soit-il, n’est jamais un choix que l’on doit faire par hasard. Accueillir  un animal est un engagement que vous prenez vis-à-vis de lui et de vous-même. Il vous incombe donc de connaitre toutes les facettes de ce projet. Je ne peux que vous encourager à vous orienter vers les éleveurs amateurs (vous trouverez des tas de contacts sur les forums spécialisés) ou même en association. Il existe de plus en plus de refuges spécialisés en Nacs qui pourront vous guider dans cette démarche.

Bien que mon article n'évoque que le cas des Nacs, il en va de même pour les chiens et les chats.

Je vous invite à lire ce témoignage d'Angélique, qui a craqué pour son petit Hélium en animalerie et qui regrette aujourd'hui d'avoir financé ce commerce. 
Encore une fois, je ne suis pas là pour dénoncer les personnes qui adoptent en animalerie, beaucoup sont passés par là  (moi même, j'ai commis cette erreur plus jeune) , mais au moins à partir de ce jour vous saurez ce que ce choix implique, à quelle industrie vous participez et où vous situez par rapport à tout ça, en âme et conscience. 
Et vous ? Que pensez- vous des animaleries ? Y avez- vous déjà adopter un animal ? Fusse une bonne ou une mauvaise expérience ? Connaissiez-vous la face cachée de ce business ? Ce billet vous a t'il apporté un éclairage neuf sur la question ?  Vous influencera t'il dans vos prochaines démarches d'adoption ? Dîtes moi tout ! 
















mardi 31 janvier 2017

Un jour ... on se soignera tous grâce à l'aromathérapie.



Bookends and Daisies Photography 

La revue Prescrire a récemment  dévoilé sa liste de près d'une centaine de médicaments "plus dangereux qu'utiles" à éviter en raison des risques qu'ils font courir aux patients. Ils citent, par exemple,le Voltarène, mise en cause pour des effets cardio vasculaires graves ( infarctus du myocarde, insuffisances cardiaques) et qui est pourtant encore largement prescrit par les médecins.

Cet article m'a encore une fois convaincue qu'il était grand temps que les gens changent leur manière de se soigner et de réduire l'option "médicaments", dont les limites sont encore une fois démontrées. 

Pour ma part, après l'échec cuisant de la médecine générale à soulager mes douleurs et mes petits maux (qu'elles soient aussi anodine qu'un rhume ou plus grave, comme une infection urinaire récalcitrante), j'ai décidé de faire confiance au pouvoir thérapeutique de la nature et d'entrer dans un mouvement de décroissance médicamenteuse, ne m'en remettant aux traitements conventionnels qu'en ultime recours. 

Pour ce faire, j'ai choisis deux options : la phytothérapie et l'aromathérapie. J'utilise la première pour les problèmes de fond, notamment ceux liés à ma fibromyalgie, et la seconde pour des actions plus ciblées, contrant ainsi la majeur partie des petits bobos quotidiens. Pourquoi ?  Parce que la médecine par les plantes est la plus ancienne du monde et que les hommes n'ont eu longtemps que cela pour soigner leurs blessures et guérir de leurs maladies. Et si cette façon de faire perdure depuis plus de 5000 ans, c'est qu'elle est certainement très efficace,

Aujourd'hui, je vais vous parler plus spécifiquement de l'aromathérapie, car c'est mon principal outil-ressource. On peut s'en servir pour à peu près tout. Contre les affections (toux, maux de tête, sinusite, asthme,allergies problèmes digestifs, insomnie, fatigue, blessures sportives, problèmes dermato, problèmes gynéco), mais aussi pour son son action la plus remarquable qui est sa propriété antiseptique et anti fongique (contre les bactéries, les virus, les champignons et les parasites). 

On s'en sert également pour l'hygiène des espaces intérieurs (prévention et traitement des maladies infectieuses), en soins esthétiques (ce qui n'est pas de mon ressort) et pour la détente (oui aux massages coquins avec de l'huile essentiel de gingembre et d'ylang-ylang ! ). On lui prête aussi une action bienfaisante sur le plan psychologique, pour contrer l’anxiété, réguler le stress, apaiser les troubles de l'humeur, booster en cas de déprime, voir  réduire les symptômes de la démence ..

Ce qui est non négligeable aussi, c'est quelle est utilisable à n'importe quelle période de la vie, du tout jeune bébé jusqu'aux seniors, en passant par la femme enceinte, la femme ménopausée, les sportifs .. Bref, on a tous d'excellentes raisons d’utiliser les huiles essentielles !   

Tout comme on trouve du coton et un thermomètre dans n'importe quelle armoire à pharmacie, certaines huiles essentielles peuvent être utilisées par tous pour leur polyvalence et leur faible toxicité. On peut même soigner Médor et Minou, si, si ! Avec quelques flacons bien choisis, on peut facilement faire face à la majeur partie des maux quotidiens car les HE ( huiles essentielles ) agissent au maximum en quelques heures et nous évitent de courir à la pharmacie entre le retour du boulot et la mise à cuire du rôti dans le four. Disposer de 4 ou 5 basiques permet d'achever sereinement un week end malgré une douleur dentaire impromptue ( vécu par mon homme lors d'un séjour en Turquie, c'était vraiment pas la joie ! ) ou une petite gastro, sans se retrouver aux urgences .. 

Ce qu'il faut également comprendre, avant de poursuivre sur ce chemin là, c'est que l'utilisation de l'aromathérapie s'accompagne généralement d'une remise en cause de son mode de vie.

On s'inscrit dans une autre démarche de santé quand on passe aux médecines naturelles, on devient responsable de son patrimoine esprit-corps, on revient à un mode de vie plus sain qui passe aussi par une nouvelle vision de l'alimentation, du sport, du bien être, de la relaxation ... On revoit aussi ses principes de consommation, sa manière de voir les choses, c'est souvent le premier pas vers un changement de fond qui peut se faire plus ou moins brutalement selon les personnes ( pour moi, ça a été très bénéfique et j'aime à poursuivre dans cette voix là mais pour mon homme ou pour mes proches, c'est plus compliqué à appréhender) . 

Pour répondre à toutes vos questions sur ce qu'est une huile essentielle, quel est le principe actif, en quoi consiste exactement l'aromathérapie, quelle est la différence avec la phytothérapie, etc, je vous conseille l'excellent " Ma bible des huiles essentielles " de Danièle Festy. C'est un ouvrage de référence et il est de mon avis que tout le monde devrait en avoir un exemplaire dans sa bibliothèque. Les français arrêteraient sûrement d'être le pays le plus consommateur de médicaments en tout genre et ça ferrait un bien fou au trou de la Sécu !

Ceci étant, avant de franchir le cap de l'aromathérapie, quelques petites précautions d'usages s'imposent. Ce sont des remèdes puissants, qui ne doivent jamais être prises à la légère. Chaque HE a des indications, des modes d'administration et des dosages à respecter impérativement. C'est la garantie d'une vraie efficacité, sans effet indésirable. Il est impératif de se conformer au mode d'administration indiqué : voie orale, application cutanée, diffusion, massage, bain, etc. 

Enfin, même si c'est une médication plutôt familiale, il faut savoir que certaines huiles essentielles sont interdites pendant la grossesse et l' allaitement , ou en dessous d'un certain âge (chez l'enfant), ou déconseillées chez les personnes à fragilité hépatique ou rénale.

Pour finir, ne remplacez jamais une huile par une autre : l'eucalyptus radié n'a pas les mêmes propriétés que l'eucalyptus citronné, et le ravensare est différent du ravintsara ! 

Ps : pour ceux qui voudrait connaitre la liste des 91 médicaments proscrits par la revue, c'est par ici.

Et vous ? Etes- vous plutôt médecine conventionnelle ou naturelle ? Connaissez-vous l’aromathérapie ? Comment l'avez-vous découvert ? Dans quelle cadre l'utilisez-vous ? Quelles autres méthodes utilisez-vous pour vous soigner au quotidien ? Que pensez-vous de la toxicité présumée des médicaments chimiques ? Du poids de l'industrie pharmaceutique dans notre vie ? Dîtes moi tout ! 

jeudi 26 janvier 2017

Un jour ... je ne serais plus une malade "imaginaire".



Bookends and Daisies Photography

Cela faisait longtemps que je ne vous ai pas parler de ma maladie par ici. Les deux dernier billets la concernant datent de l'an dernier ( ici et ici ).

En ce moment, c'est pas ça. Janvier n'a jamais été terrible d'un point de vue forme. A force on s'habitue à tout. Ou presque. Hier, j'ai eu un coup de stress. Si tout se passe bien, je dois rentrer bientôt en formation. C'est génial, ça me booste, ça m'allège de savoir que les soucis d'argent seront bientôt derrière nous, bref, incontestablement, c'est une bonne nouvelle.

Sauf que .. sauf que, hier, je ne tenais pas assise ou une position quelconque plus de vingt minutes. Sauf que hier, j'étais épuisée au point de fondre en larmes dans mes Wc. Sauf que hier, je ne suis même pas sortie faire les courses alors que le frigo crie famine ... et il va falloir que je case "ça" dans une semaine de cours de 35 heures, assise du matin au soir ?

"Ça", c'est ma fibromyalgie.

Maladie chronique, invalidante et surtout invisible. Une chimère, un mal imaginaire. Une de ces affections qui se manifestent par des symptômes bien réels mais que la médecine n’arrive à rattacher ni à une lésion, ni à une maladie au sens classique. Un énigme; Comme la blessure se fait discrète, la souffrance n'est pas authentique. Comme elle ne laisse pas de trace sur la peau et ne produit rien de décelable, elle ne doit pas être si pénible que ça ...Et dans ce monde, qui ne croit que ce qu'il voit ...

Le dernier nom qu'on lui donne, c'est celui de symptôme somatique. Symptôme pour ce qui est de la plainte et somatique pour tout ce qui relève du corps. Symptôme somatique désigne donc tout ce qui à la particularité de perturber le fonctionnement du corps, de créer une gène, une douleur, une anomalie sans qu'il y ai pourtant de cause organique.

Pourtant, souffrir de fibromyalgie, c’est quelque chose de très dur : je ne sais pas dans quel état je me réveillerai le matin, si je pourrai bouger, si je pourrai rire, profiter de ma journée ou si j’aurai seulement envie de pleurer et devoir tout annuler en expliquant que "je suis désolé mais aujourd'hui, je ne peux pas". Elle me pourrie la vie. Sans exagération. La douleur m'oblige à interrompre mes activités pour me reposer. Je limite mes sorties et mes contacts avec le monde extérieur pour m'épargner. Son carcan de lombalgies m'enserre. M’étouffe. Parfois, j'ai l'impression que ma vie se rétrécit dramatiquement. Quand mes crises perdurent et que je ne sais plus comment vivre ...

Parfois, j'aimerais avoir une pancarte. Un écriteau en majuscules, avec des néons autours, bien grand, bien voyant, qui explique ce qui m' arrive, pour que les autres me comprennent. Pour arrêter de croiser leurs regards méfiant et leurs visages sceptiques. Pour ne plus subir leur désapprobation muette quand je sors ma carte prioritaire. Pour ne pas devoir expliquer, encore et toujours, devoir justifier, encore et toujours.  Ce n'est pas parce que vous ne la voyez pas, qu'elle n'est pas là ou qu'elle n'existe pas. Et ce n'est pas parce que je vais passer ma vie à vous la décrire que vous parviendrez à mieux l'appréhender ... De toute façon, vous n'arrivez pas à sortir du confortable schéma de causalité que chacun de nous fait implicitement entre un symptôme et une lésion, et vous n'êtes pas capables d'admettre l'existence, ou même l'idée, d'un symptôme sans lésion.

D'ailleurs, les nouvelles avancées en terme de neuroscience tendent à montrer que tout ceci résulte d'un fonctionnement déviant de mon cerveau. Des zones de celui ci reçoivent le message d'une fausse douleur. On a récemment prouvé, grâce à divers enregistrements de l'activité électrique cérébrale, que dans mon cas, il existe une réactivité anormalement forte du cerveau. Les régions impliquées dans la gestion de la douleur sont réduites en taille. En gros, la structure et la morphologie de notre cerveau sont modifiées. Ce qui provoque des douleurs sans cause externe.

Pour certains, et j'ai moi même tendance à le croire, puisque les crises s'aggravent en période de stress, je me sers de ma maladie comme d'une excuse pour ne pas remplir mes obligations. Or, je ne demande que ça, moi, de pouvoir vivre normalement. Ma fatigue n'est pas due à la paresse. Ma douleur n’est pas une excuse pour ne pas aller bosser ou me délester des tâches ménagères. quand je souffre, j'ai mal, je ne mens pas, je ne triche pas, et je vous rassure, je ne suis pas cinglée.

Ce n'est pas non plus un argument que je mets en avant pour recevoir un traitement de faveur, la preuve, je n'ai précisé sur aucune de mes candidatures que j'étais travailleuse handicapée. Je ne veux pas qu'on me prenne en pitié,ou qu'on me sermonne, je veux juste un peu de considération et de respect pour les jours où je suis moins "opérationnelle".

Parfois, j'en viens à avoir des scrupules de raconter ce que je vis. De dire, "encore", que j'ai mal, que je suis raide, que je ne tiens pas debout, que j'ai moins d'énergie qu'une huître sous prozac et que je suis restée allongée la moitié de la journée parce que je n'avais pas le "courage" de me lever et d’affronter le rythme effréné de la société ...

Je suis lasse de devoir sans cesse rendre visible l'invisible, même aux yeux de mon entourage proche, histoire de leur rappeler que non, malheureusement, la maladie ne s'est pas évaporée.

J'aimerais simplement que les gens m'acceptent, comme je suis, avec toutes les particularités qu'induisent la maladie. Qu'ils comprennent qu'il y a des jours où je peux tout faire et d'autres où je ne peux rien faire. Qu'ils n'oublient pas que je suis toujours la même, au fond, même quand la douleur me fait prisonnier. Qu'ils ne m'obligent pas à lutter pour prouver que j'existe, que j'ai des droits, que je ne fabule pas, que je n'invente rien .. Qu'ils sachent que je n'ai pas besoin de leur compassion, ni de favoritisme, mais juste un peu de soutient, d'empathie, de respect et de considération ...

Bref, qu'ils conçoivent enfin, que la douleur, c'est comme l'essentiel, invisible pour les yeux.

Et vous ? Connaissez-vous des personnes atteintes de maladies chroniques et invisibles ? Etes-vous vous même touché par l'un de ces maux ? Comment le vivez-vous au quotidien ? Comment réagissez - vous face à une personne atteinte d'une telle pathologie : suspicion, compassion, incrédulité ? Si vous faites partie de l'entourage, comment cela influe t'il votre quotidien ? Si vous êtes atteints, quelles stratégies avez- vous mises en place pour retrouver un peu de normalité dans votre vie ? Dites moi tout !




lundi 16 janvier 2017

Un jour ... j'ai décidé de changer ma vision du travail.


Magdalena @wroblove.
Grace upon Grace Photography


Depuis que j'ai quitté le milieu de l'animation et, plus largement, celui de la petite enfance, une question n'a jamais cessée de me torturer.

La fameuse question du " pour quoi suis-je faite ? " ( je n'oublie pas ses dérivés " Quel métier me correspond ?", "Dans quelle carrière de fou fou je vais m'épanouir ? " et surtout " B*rdel de m*rde, où serais-je à ma place dans le monde professionnel ?").

Je travail depuis longtemps sur cette question. J'ai fais des bilans, des moocs spécifiques au domaine professionnel, des tests de personnalités, j'ai rencontré des tas de gens via des enquêtes métiers, je suis allé à des réunions, des forums, des ateliers, j'ai lu des pages et des pages de documentation ... et je n'ai abouti à rien de concret. En tout cas pas sur la question de l'orientation professionnelle. Et c'est pas faute d'avoir essayé. Par contre, j'en ai appris des tonnes sur moi même, sur mes aspirations, mes valeurs, tout ça, tout ça ... et ça, c'est quand même top.

Devant cet échec assourdissant, je me suis fatalement demandé si le problème venait de moi ou de l'idée que je me faisais du travail en général, tout en continuant de me coller une pression de dingue pour trouver MA vocation. Celle avec un grand V. Ce métier parfait qui correspond en tout points à tous les aspects de ma vie, qui met en avant mes qualités, annule mes défauts, qui vend du rêve et qui en plus de ça me rend heureuse tout en me faisant me sentir utile dans cette société de barjots. Ce job dont je parle un peu ici.

J'ai repensé à ce que je vous disais dans ce billet. Q'avant les choses étaient plus simples parce que je savais ce que je voulais dans la vie, dans quel ordre, et comment je comptais y arriver. Puis je me suis rendue compte que je ne suis plus celle que j'étais quand j'avais quinze ans. J'ai changé. Je n'ai plus les mêmes centres d'intérêts, mes valeurs ce sont affinées, j'ai choisis mes combats, j'ai rencontré des galères mais j'ai aussi fais la lumière sur certaines de mes parts d'ombre, j'ai appris de nouvelles choses, je me suis ouvert l'esprit (notamment grâce au bouddhisme)  ... et, en toute logique, ce que voulait la Di de quinze ans ne peut plus correspondre aux souhaits de la Di de bientôt trente ans.

Et, malheureusement (ou heureusement ?) , cela concerne aussi le domaine professionnel. Alors si j'ai réussi à changer mon point de vue sur certains domaines de ma vie (et certains aussi capitaux que la médication !), pourquoi continuais-je de me mettre martèle en tête avec cette foutue question ?

C'est quand j'ai découvert l'existence des " multipotentiels " et la vidéo d'Emilie Wapnick que j'ai commencé à changer de point de vue sur la question. Alors, c'est vrai, ce n'est pas être anormal que d'aimer beaucoup de choses en même temps, d'avoir des hobbies variés et changeants, des envies ou des projets qui changent ou évoluent aussi vite que d'autres font atchoum ? Tu es sûre, ce n'est pas une tare d'être incapables de choisir une voie pro parce que plusieurs m'intéressent et me motivent de manière égale ? Ô joie ! Mais tout devient limpide d'un seul coup ...  Comment pourrais-je me cantonner dans un seul univers alors que je fais partie de ces gens qui ont des dizaines  de centre d’intérêts dans divers domaines ?

On aurait pû s'arrêter là. Di qui découvre qu'elle ne rentrera jamais dans le moule et qui, forte de cette idée, continue plus sereinement son petit bonhomme de chemin. Mais tout aurait été bien trop simple ainsi. Parce que la question qui à suivi cette révélation fut "mais si je n'ai aucune vocation, comment je vais faire pour être heureuse dans mon job ? ".

Je ne vous dis pas le malaise qui à suivi. Il me donne encore des insomnies, la nuit. Avec cette peur horrible que j'ai de ne jamais trouver ma place. Puis, à force d'y penser, de lire, d'écouter, d'observer, je me suis demandé si la bonne question à se poser ne serait pas " Qu'est ce que j'ai vraiment envie d'apprendre maintenant ? Quel sujet j'ai envie d'aller explorer ? A quelle entreprise ai-je envie de participer ?". Parce que finalement, le truc qui me défini le plus dans tout ça, c'est ma soif de savoirs.

Peut-être que je ne trouverais jamais ma Vocation. Non pas parce que je ne sais pas ce qui me plait, mais tout simplement parce qu'il y a trop de choses à découvrir pour que je me contente d'une carrière linéaire. J'aurais eu plusieurs vie en une seule, et puis ? Peut-être que je suis destinée à avoir plusieurs carrières ? Voir même à mener plusieurs activités en parallèle ?

C'est sur cette question que je travaille actuellement, en essayant de ne pas me mettre de pression, et en gardant à l'esprit que ce qui s'applique à la majeur partie des gens ne s'appliquera jamais à moi. ce qui signifie qu'il est donc totalement inutile et contre productif que je cherche à suivre des schémas qui ne me rendront jamais heureuse.

Parce que, comme le dit Laure, "Tu peux décider d’aimer l’endroit où tu te trouves, tout en agissant pour améliorer ta situation. tu peux reconnaître que tu te sens mal, et demander de l’aide pour te retrouver.tu peux être victime d’une injustice, et en faire le point de départ d’une histoire.tu peux agir, sans attendre de retours sur investissement.tu peux changer ton environnement pour mieux te retrouver.tu peux décider de faire ce que tu aimes et t’appliquer à aimer ce que tu fais.Tu peux changer le monde, en changeant une seule personne : toi."

Et vous ? Que faîtes-vous dans la vie ? Comment avez-vous trouvé votre voix professionnelle ? Cela à t'il était facile ou, au contraire, terriblement compliqué ? Avez vous eu une ou plusieurs vies pro ? Comment êtes vous passez de l'une à l'autre ? Qu'est-ce qui vous à motivé à changer de métier ? Si vous êtes de ceux qui ne savent pas ce qu'ils veulent faire, comment le vivez vous ? Que mettez vous en oeuvre pour vous en sortir ? Dîtes moi tout !



















jeudi 5 janvier 2017

Un jour ... j'ai décidé de ne rendre de comptes qu'à moi-même.



Matt and Tish
Grace Upon Grace Photography 



J'ai toujours été très portée sur l'auto critique, l'auto flagellation, la culpabilité et toutes ces petites manies qui contraignent mon esprit à une analyse perpétuelle et un jugement constant, lui demandant des explications sur le pourquoi du comment, tout en l'achevant sentencieusement à la fin, parce que, bien évidemment, ce n'était pas ce que j'aurais du faire.

En plus d' être un véritable petit bourreau in petto, je suis aussi très forte quand il s'agit de donner aux autres la responsabilité de me jauger et de m'évaluer, sur des échelles de valeurs tout aussi aléatoires et ridicules les unes que les autres. Cela passe de ma nouvelle couleur de cheveux, à la manière de m'alimenter, de m'habiller, voir même sur la hauteur de talons de mes nouvelles chaussures. En clair, tout mes choix, ou non choix, de vie y passent.

J'ai déjà évoqué à plusieurs reprises cette foutue habitude que j'ai de toujours chercher ailleurs des explications et des réponses que moi seule peut donner. L'explication qui me semble la plus réaliste concernant ce toc étant que je ne sais pas ce dont j'ai réellement envie et besoin.

Seulement, j'en ai assez. Parce qu'au fond, je connais les raisons de chacun de mes actes, de mes décisions, de mes joies et de mes peines. Je sais très bien pourquoi je réagis comme ceci ou comme cela, pourquoi je suis incapable de faire telle ou telle chose.

Je sais bien qu'on échappe jamais au jugement ou à la désapprobation, chacun situant l'autre sur sa propre échelle de valeurs. Moi même je trouve le comportement de certaines personnes tout à fait incohérent, ou inadapté, avec le fameux " moi, je n'aurais pas fais comme ça". Mais au final, qui cela engage t'il en dehors de moi-même ? Suis-je à ce point supérieure aux autres pour savoir de quelle manière l'un ou l'autre doit mener sa barque ? Bien sûr que non. Nos actes sont toujours dictés par les mêmes raisons: un sentiment, un désir, un souvenir ou une volonté d’éviter un échec, une critique ou une souffrance...Qui suis-je donc pour savoir quelle est la meilleure façon de réagir face à telle ou telle situation ? Personne. Or si moi je ne suis personne pour les autres ... pourquoi est-ce que je continuerais de permettre aux dit autres de se comporter ainsi avec moi ?

C'est pourquoi j'ai décidé que mon principal objectif de l'année 2017 en matière de développement personnel sera d'apprendre à ne plus rendre de compte à personne, hormis à moi même, et à me sortir de l'enfer que représente l'approbation sociale.

J'ai enfin compris, au bout de 26 longues années, que les seules attentes que je me dois de satisfaire sont celles qui me concernent directement et personnellement, pas celles que les autres nous imposent. Exit les objectifs qui ne sont pas réellement les miens (comme de rentrer dans un 38), exit les activités qui ne me passionnent pas (comme suer sang et eau dans une salle de sport) , exit aussi le style de vie qui ne me correspond plus ...

A partir de maintenant, je serais la seule à donner le dernier mot, en mon âme et conscience, en accord avec mes valeurs et avec moi même. Je serais également la seule à décider de ce que nous je veux faire du temps dont je dispose et des chemins que je veux empreinter. Et tant pis si je dois pour cela froisser quelques susceptibilités. Bien sûr, mes proches continueront de me donner leur opinion, de me soutenir, de me conseiller, et bien sûr, je continuerais de les écouter, parce qu'ils apportent parfois l'éclaircissement nécessaire à certaines situations mais ils ne seront plus le carburant principal qui me propulse dans une direction concrète. Non. Dorénavant, ce sont mes rêves et mes envies qui serviront de catalyseur à mes actions et de supports à mes buts. Tant mieux si l'opinion générale s'accorde à ma manière de penser et sinon ... Tants pis ! Parce qu'au final, si je ne suis pas là pour satisfaire les attentes des autres, alors ils ne sont pas venus au monde pour satisfaire les miennes !

Et vous ? Comment situez vous vos attentes par rapport à celles de vos proches ? En premier, au même niveau, en dessous ? Pensez vous qu'il est égoïste de faire passer nos propres envies et propres buts avant ceux des autres ? Quels sont les "normes " que les autres vous imposent et qui vous pèsent ? L'approbation sociale est-elle importante pour vous ? Dîtes moi tout !














mardi 27 décembre 2016

Un jour ... je vous révélerais le sens de la vie.



Jenessa Wait
Grace upon Grace Photography 


Oui, je fais dans le titre racoleur aujourd'hui. Pourtant, c'est l'entière vérité. Je vais vraiment vous dire quel est le sens profond de la vie.

A moins que vous ne soyez un zombi, un robot, ou un somnambule, vous vous êtes déjà sans doute demandé " quel est le sens de votre vie". Le but de votre existence. Quelle est votre "mission" sur cette planète. J'ai longtemps cogité là dessus, moi aussi. Désespérée de ne pas trouver de réponse. Et finalement, elle n'a rien de complexe. Elle est même très simple.

Le seul but que nous ayons dans la vie, c'est d'être heureux.

Voilà. Rien de plus, rien de moins. Il n'y a pas d'autre secret nébuleux, derrière le sens de la vie. Il n'y a que ça. C'est le but ultime de notre existence. Je vous sens déçu. Voir incrédule. J'en vois déjà partir d'un petit rire nerveux , se demandant si je ne me paye par leur tête.

Pourtant, je n'invente rien. Le bonheur est la seule chose à laquelle nous aspirons. Par le biais de notre travail, de nos relations amoureuses, de nos loisirs, de nos possessions ...Nous sommes tous guidés par un besoin inné d'éviter la souffrance et de vivre des expériences qui nous rendent heureux. Alors pourquoi notre bonheur ne serait il pas notre principal objectif dans la vie ? Pourquoi sommes nous tous aussi mauvais dans notre quête de la félicité ?

C'est une question latente ces derniers temps mais comme elle m'est revenue en pleine figure dernièrement, alors que je tentais de faire le bilan de l'année écoulée et de ma situation actuelle.

Tout le monde  pour dire que " oui, il faut être heureux, c'est bon pour la santé" mais dans les faits, y a plus personne (ou presque) .  A la limite, t'as le droit d'être heureux, mais s'il te plait, fait le dans ton coin, ai la bienséance de ne pas trop en montrer, par respect pour ceux qui sombrent (et qui ont moins de chance que toi ). Et c'est vrai dans tous les domaines. Au travail ( si t'es trop épanoui, tu dois perdre en efficacité, apparemment ), à l'école , dans la rue ( là ça devient carrément insultant les gens qui affichent leur joie de vivre, si si..). Manifester de la bonne humeur c'est carrément douteux.

Comme si le bonheur était devenu suspect. Ou que le malheur était devenu un symbole identitaire.

Je me demande si, objectivement, les français ont de quoi être aussi taciturnes.

Si j'y réfléchis rationnellement, avec beaucoup de recul pour ne pas me laisser parasiter par cette ambiance pourrie, je me dis que non. La satisfaction, première marche vers le bonheur, serait difficile à " vendre" aux millions de gens qui vivent en zone de guerre ou dans des conditions de pauvreté extrême mais pour les gens comme nous, qui on de quoi manger, un toit sur la tête, une famille, des amis, l'accès aux soins, un minimum d'éducation ... pour qui, la majeur partie du temps, tout va plutôt bien ....

Je ne dis pas que c'est parfait. C'est loin d'être parfait. Notre système a des failles et il commence à pêcher sur certaines choses (je suis pas naïve non plus ..) mais je me dis que comparativement à d'autres pays ... on a  vraiment pas de quoi être morose. Franchement. Quand je pense à certains voyages que ma mère me raconte où des gens qui vivent dans le dénuement le plus complet sont emplis de joie de vivre, sourient, rient et chantent à longueur de journée sans s’apitoyer la moindre minute .. J'ai envie de dire qu'il y a des baffes qui se perdent ... Nos petits problèmes sont si souvent futiles, comparés aux leurs, tellement dérisoires. Il y a de quoi avoir honte.

Les français sont donc simplement des râleurs insatisfaits ? C'est ce que tout porte à croire, même si je pense que le contexte pèsent beaucoup sur les ressentis. Je pense que l'atmosphère sociale nous tire définitivement vers le bas. Qu'elle tue le moindre embryon de bonheur avant qu'il arrive à maturité. Qu'elle pervertit nos jugements. Je crois que nous avons été conditionnés par tellement d’éléments qui nous éloignent de la véritable définition du bonheur... Mais que nous pouvons lutter. Consciemment ou inconsciemment. L'optimisme, l'envie d'être heureux et serein, c'est aussi une décision, une responsabilité personnelle. On doit puiser dans ses propres ressources pour trouver le bonheur, être en paix, et c'est plus fatiguant en temps de crise mais je pense que c'est salutaire.

Donc .. j'ai décidé d'être heureuse. De  ne plus me morfondre. D'oser, d'agir. De travailler à mon bonheur. Parce que non, je ne crois plus qu'il nous tombe dessus par hasard, juste comme ça, juste en usant de la pensée magique et en comptant sur la loi d'attraction universelle. J'ai envie de me consacrer aux bonnes nouvelles, aux initiatives que je trouve belles. De renforcer mes qualités plutôt que de pleurnicher sur mes défauts. Je ne ferrais pas disparaître les coups durs, la dépression, ou même le malheur mais au moins ... je ne me laisserais plus berner par les anti-bonheur, qui ont le chic pour voir dans le malheur ordinaire un signe de sophistication absolue et surtout, surtout, je n'aurais pas de regrets. Parce que j'aurais essayé et parce qu'être heureux n'a rien de superficiel ni d'égoïste comme but, mais qu'il est l'ingrédient d'une vie riche de sens et dédié aux autres.

Et vous ? Comment percevez-vous le bonheur dans notre société ? Etes vous d'accord pour dire qu'il est le but ultime de notre existence ? Vous sentez-vous également culpabilisé d'être dans la joie ? Comment luttez-vous contre le pessimisme et le scepticisme ambiant ? Pour vous être heureux est -il un choix personnel ? Quelles sont les choses que vous faites pour provoquer le bonheur ?  Dites moi tout !