mardi 14 mars 2017

Un jour ... je me suis demandé si j'allais voter.


Kandis Marino
Grace upon grace photography


Plus j'écoute les fumisteries des politiques, plus je me dis que leurs baragouinages vagues, pas concret, à mille lieux de la réalité terrienne, sont en fait un subtil assemblage pour que la majorité de la population ne se rendent pas compte que c'est du flan. Comme cela a été dit (par un candidat d’ailleurs), ils ne savent pas ce que nous vivons. Ils vivent dans leur petit monde ; nous disent ce que l’on veut entendre, mais ne se sentent pas concernés.C'est quand même incroyablement triste. Ou pathétique. Ou risible. Et ce, dans les deux sens.

Bien sûr, j'ai des affinités politiques. Des convictions. Des ambitions pour mon pays. Mais je suis résignée. Déçue de la médiocrité et de la superficialité de leurs débats et les nombreuses promesses non tenues. Mais surtout, surtout, extrêmement affligée par les discours que j'entends à longueurs de temps. Creux. Vide. De l'air. Aussi intéressant et vibrant qu'une plante verte. Et encore, je pense qu'une plante verte serait plus passionnante à observer ...

Cette langue de bois que ces hommes et femmes de tout bord maîtrisent parfaitement ( et il ne faut pas croire que les "petits " sont en reste, bien au contraire, c'est comme les chiens, plus c'est petit, plus c'est hargneux ..) mais qui ne veut absolument RIEN dire.

Je ne sais pas vous, mais ça fait un long moment que je ne me berce plus d'illusions.

L'intérêt général n'est de toute évidence pas la priorité de nos politiques. Éluder les questions embarrassantes et caresser les électeurs dans le sens du poil, ça oui, ça va. Beaux parleurs mais discours à revoir. Copie incomplète. Peuvent mieux faire si moins dissipés.Pleins de bonne volonté mais encore des efforts à fournir. Pas vraiment brillantes les remarques et les appréciations du travail de nos élus.

Ce qui m'agace le plus, c'est le manque d'idées nouvelles. Quand je vois le programme de Fillon, ça me fait rire jaune. Cela fait au moins dix ans qu'on tente les mêmes solutions ( allongement du temps de travail, allongement du temps de cotisation, suppression de postes chez les fonctionnaires ...) et que ça ne marche pas. Et pourtant, à chaque présidentielle, on a droit au même programme qui sent tellement le réchauffé qu'on se demande si c'est pas complètement cramé ... A croire que parce que son nom est marqué dessus, comme le port -salut,  ça va enfin fonctionner.

J'admire vraiment leur " détermination sans faille ", leur " refus de la fatalité" et toutes les autres "urgentes nécessités" à faire si ou ça pour le bien être des citoyens ... Du toc, tout ça. Il y a quoi derrière cette façade d'expressions pré-fabriquées ? Il serait peut être temps d’amener de la transparence dans toutes ces " bonnes" attentions ?

Et puis que dire de toutes les problématiques qui m'inquiètent et dont aucun candidat ne parle, trop occupé qu'il est à régler ses petites magouilles et à tirer dans les pattes du voisin. Je suis las de ce cirque médiatique, las des affaires, las de ce système que dénoncent tous les candidats tout en ayant les pieds bien dedans. Las d'être pris pour une bille.

A même pas 30 ans, c'est triste de se dire qu'on a perdu la foi. Triste de penser qu'il n'y en a pas un pour rattraper l'autre. Triste de se dire qu'on n'a même pas envie de se déplacer pour élire le représentant le plus important de la République. Triste de se dire que des femmes se sont battues durant des années pour m'offrir un droit que je n'exerce pas, non pas par fainéantise ou désintérêt, mais tout simplement parce que j'ai l'impression que mon vote n'aura aucune importance, aucun impact et que mon vote aillant à l'un ou à l'autre, le résultat sera le même.

Si je pouvais entendre au moins fois un discours de vérité, lire des programmes réfléchis avec des actions concrètes ( développées point par point avec les solutions de financements, les acteurs concernées, ce que l'on pourrait éventuellement y apporter ..), je pense que je pourrais retrouver du goût à la politique et avoir envie de m'engager à nouveau. J'aurais au moins l'impression qu'on s'intéresse réellement à mes problématiques quotidiennes et à mes aspirations pour l'avenir. Je pense que je pourrais retrouver un peu d'espoir dans le futur de ce pays. En attendant, j'attends.

J'attends qu'ils abandonnent tous leur insupportable langue de bois.

Et vous ? Que pensez-vous de la campagne présidentielle 2017 ? Des affaires qui agitent constamment la classe politique ? Du programme des candidats ? Arrivez-vous encore à vous mobiliser ? Savez-vous pour qui vous allez voter ? La politique, passion ou ennui ? Vous retrouvez vous encore dans l'un des partis ? Dîtes moi tout !





mardi 7 mars 2017

Un jour ... je serais ma propre patronne.

A Joyful Journey Photography

C'est un enchaînement de petites choses qui m'a amené à ce que je viens d'annoncer.

Une passion certaine pour l'écriture, les mots et les histoires qu'ils racontent. Un blog ayant un succès certain, une plume reconnue par mes pairs mais aussi par certains professionnels (voir son travail publié par l'un des plus gros sites d'actualité, c'est quand même une fierté, on ne va pas s'en cacher). De grosses galères dans le monde professionnel classique. L'envie de faire tous les jours un métier qui me plait et qui me ressemble. Et on y est arrivé.

J'ai décidé de monter ma petite entreprise ("qui ne connait pas la crise"... pardon, mais il fallait que je la place). En tant qu'agent de communication éditorial freelance. C'est beau n'est-ce pas ? En tout cas, je ne me suis jamais sentie aussi bien ni aussi motivée que depuis le jour où j'ai lancé cette idée à haute voix. Preuve que je dois être, enfin, sur le bon chemin. Bien sûr, il me reste une tonne de choses à accomplir avant de pouvoir me lancer pleinement dans cette nouvelle aventure ( notamment d'un point de vue formation) et proposer mes services aux entreprises, associations et particuliers mais j'y travaille d'arrache pied.

Autodidacte un jour, autodidacte toujours.

C'est bien ce qui me travaille. Est-ce que je suis légitime à vouloir me lancer là dedans ? Je ne suis ni journaliste, ni rédactrice ni community manager, ni chef de rédaction, ni rien de tout cela. Je suis seulement une petite secrétaire, multipotentialise, dotée d'un cerveau qui fonctionne différemment de la norme et qui accumule les compétences, en se formant toute seule.

Y a t'il une bonne façon de faire les choses ? Ou faut-il se contenter de faire ce qu'il nous plait, comme il nous plait ?

Étrangement, depuis que je me suis lancée dans l'écriture de cette nouvelle page de ma vie, tout me semble plus facile, plus fluide. Je ne dis pas que les soucis se sont envolés, mais ils pèsent moins lourds. Pour moi qui suis habituée aux situations chiantes, compliquées et où on n'y arrive que parce qu'on en a bavé, je me demande si c'est bien normal de m'éclater et d'avoir tellement de fun à ce que je fais. J'apprends à me servir de nouveaux logiciels. J’étudie le marketing digital ( dont l'animation de réseaux sociaux), mais aussi les ficelles de entrepreneuriat,  je me forme aussi aux stratégies de storytelling, je touche un peu à l'infographie, bref, je m'éclate totalement et les journées sont parfois trop courtes pour que je puisse me pencher sur tout ce qui m'intéresse à l'instant T.

Certaines me diront, dont Laure (qui porte parfaitement bien son nom de Libératrice de Génie), que les clients se foutent de la manière dont tu vas les faire atteindre leur but. Ils veulent juste être sûrs que ce soit le cas, c'est tout. Indépendamment de tes finances, de tes diplômes et de tout le reste. Sans doute. Mais je garde, bien ancrée dans un coin de ma tête, qu'en France, il n'y a que le diplôme et/ou l'expérience qui compte. Je peux aussi choisir, et c'est d'ailleurs ce que je compte faire, de me voir comme une personne motivée,  au parcours atypique et riche, et qui a choisit de mettre son talent au service des autres. Tout en n'oubliant pas que certains patrons de gros groupes sont, à la base, des autodidactes qui ont, pour certains, quitté l'école très tôt et ne sont donc pas sorti " de la bonne école". C'est autrement plus motivant que de se dire que personne ne te ferras confiance parce que tu n'as pas noté "bts bidule " et "master machin " dans la catégorie " à propos" de ton site.

De toute façon, je crois que c'est trop tard pour moi. Maintenant que j'ai goûté à l'ivresse que c'est de pouvoir faire les choses comme je l'entends, avec ma petite touche personnelle, afin proposer des concepts, inventer, innover, tout ça, tout en respectant mon anti-conformisme lattant et mes valeurs ... je ne pense pas que je pourrais revenir en arrière avant d'avoir pousser l'idée à fond et voir si tout ce que je mets en oeuvre va payer. Me voilà donc partie, pour une durée indéterminée, sur les chemins de l'entrepreneuriat. J'espère qu'ils seront plus accueillants que ceux du salariat.Je finirais ce billet sur une citation d'Helen Keller qui me rebooste dès que je doute : " la vie est une aventure audacieuse ou elle n'est rien".

Et vous ? Auriez-vous l'audace d'entreprendre ? Y avez-vous déjà songé ? Si non, pourquoi pensez-vous que l'entrepreneuriat n'est pas fait  pour vous ? Qu'est-ce qui vous motiverez dans le statut de travailleur freelance ? Ou, au contraire, qu'est-ce qui vous rebute ? Comment abordez-vous la question de la légitimité dans votre travail ? Dîtes moi tout !












mardi 28 février 2017

Un jour ... on changera le monde avec des petits gestes.


Bookends and Daisies Photography


Je lisais l'autre jour que Sonja Lyubomirsky ( à tes souhaits !), directrice du laboratoire de psychologie positive de l'université de Californie, à récemment démontré que réaliser chaque semaine cinq actions désintéressés pour autrui permet d'obtenir en six semaines une hausse notable de notre bien-être et de notre sentiment de bonheur.

Ce qui m'a fait penser à la semaine des "Random Acts of Kindness" qui a lieu chaque année et qui met en avant l'art de rendre service et de faire des gestes de bienveillance pour le simple plaisir d’aider. Mais aussi à la vidéo de Life Vest Inside - Kindness Boomerang. Et pour finir, mon esprit, qui est un véritable logiciel de mind mapping à lui tout seul, s'est souvenu d'une règle karmique disant en substance " si vous voulez garder quelque chose, donnez là".

Toutes ces informations mise bout à bout, je me suis rendu à l'évidence.  Il est plus que temps de changer notre façon de penser et de passer du « moi » au « nous » pour inventer, ensemble, un monde plus pérenne.

Moi qui culpabilisais de ne pas investir plus de mon temps dans une oeuvre de charité ou de ne pas réussir à me porter bénévole auprès d'une association, me voilà soulagée.  Même à petite échelle, les bonnes actions sont bénéfiques ! Je sais pas vous mais, personnellement, je préfère savoir que mes  actions font un différence dans la vie des autres et,si possible, en bien. Quand je repense aux occasions que j'ai eu de rendre service, j'ai toujours  la même sensation intérieure, comme un baume sur le cœur, un mélange de fierté et de joie, le sentiment d’avoir agi "comme il le fallait".

Ayant déjà l'intime conviction que propager le bonheur (et rendre service) rend heureux, nourrit l’estime de soi, redonne foi en l’humanité,et donne renforce le sentiment d'appartenance ... je sais dorénavant que c'est aussi bon pour la santé. En effet, quand nous faisons quelque chose bien pour autrui, nous activons les centres du plaisir de notre cerveau, ce qui a pour effet de faire baisser le cortisol. Et quand on est moins stressé, la qualité de vie ne peut que s’améliorer !

Pour vous encourager dans cette nouvelle voie, de vous donner envie de vous impliquer et d'être encore plus solidaire, je vous ai concocté une liste de trente petits gestes faciles à réaliser au quotidien et qui font du bien .Trente manières de rendre la vie plus douce et le monde plus beau.

*  Écrire (à la craie) sur le trottoir, en bas de chez vous (ou partout ailleurs) : « Vous êtes aimé ! ».
*  Déposez un livre/un magasine/ un petit cadeau pour un inconnu ( dans le bus, le train, le métro, sur un banc...), avec ce petit mot " Oui, c'est vraiment pour vous".
*  Ecrire une lettre de gratitude à une personne qui compte dans votre vie ( votre mère, votre chéri ou même votre chat), en lui disant pourquoi vous l'aimez et de quoi vous lui êtes reconnaissant.
* Ramenez le petit-déjeuner à vos collègues ( avec jus de fruits pressés, pain aux graines, confiture, bref du bon, du sain, du frais) et faites un pique-nique avant la réunion de 9 heures.
* Achetez une tasse de café supplémentaire et offrez là à cet inconnu qui n’a pas de quoi se payer une boisson chaude.
* Désignez- vous pour une séance de baby sitting, que vous offrirez à cette jeune mère épuisée que vous connaissez bien.
* Ecrivez " Vous êtes magnifique" sur un post-it et collez- le sur le miroir des toilettes, dans un bar, dans un café ou même au travail.
* Partagez vos compétences:  apprenez à coudre à une amie, initiez votre ado à la cuisine, allez réparer le robinet de la petite mamie du troisième, aidez votre mère à rempoter son ficus ...
* Donnez vos anciens draps, couvertures, serviettes pour les animaux du refuge le plus proche de chez vous.
* Glissez des mots doux partout : dans ses poches, dans son porte feuille, sous son oreiller, dans son sac à dos, à main, dans sa lunch box ...
* Grattez le pare-brise de votre chéri(e) avant de partir travailler.
* Invitez vos amis à dîner à l'improviste, juste parce que vous les savez débordés.
* Rédigez une critique positive sur un site d'avis à propos d'un restaurant ou d'un lieu que vous avez particulièrement aimé.
* Donnez aux différentes collectes organisées près de chez vous.
* Dans la même veine, donnez ce dont vous ne vous servez plus aux plus démunis.
* Tenez la porte, cédez la place, aidez à traverser, soyez poli et souriant ... quelques gestes de base qu'il est quand même bon de rappeler.
* Glissez une barre chocolatée dans la boîte aux lettre de vos voisins.
* Renseignez l'automobiliste ou le voyageur perdu dans la rue.
* A la boulangerie ou au supermarché, pensez à prendre un sandwich pour le sans-abri qui fait la manche devant la porte d'entrée.
* Devenez "écoutant bénévole" auprès d'une association.
* Cuisinez un gâteau pour un proche puis allez prendre un café chez lui, histoire de discuter.
* Pratiquez l'Arrondi aussi souvent que possible lors de vos achats.
* Mettez dix euros dans une enveloppe et écrivez dessus: "pour celui qui me trouvera, sans raison" et placez là dans un lieu public.
*Achetez un bouquet de fleurs et déposez le quelque part (sur un pas de porte, le bureau d'un collègue ...).
* Faites une tache ménagère qui ne vous est normalement pas alloué ( sortir les poubelles, tenir les comptes, ranger la vaisselle ..).
* Préparez un bain chaud, avec de la mousse,des bougies et un bon livre pour votre partenaire qui rentre d'une journée de travail harassante.
* Donnez votre ticket de stationnement encore crédité à l'automobiliste qui prend votre place.
* Tricotez un ensemble ou décorez un body pour les bébés prématurés.
* Proposez à une personne âgée de votre entourage de l'aider dans sa vie quotidienne pour le ménage, les courses, l'entretien de son jardin.
* Accueillez des enfants démunis pour les vacances ou faite du parrainage de proximité.

Et vous ? Pensez-vous que tout ces petits gestes peuvent changer le monde ?? Certains disent que l'altruisme n'est que de l'égoïsme déguisé, qu'en dîtes-vous ? Seriez-vous prêt à faire l'expérience de Sonja Lyubomirsky ? Comment cultivez-vous l'altruisme au quotidien ? Dîtes moi tout !

mardi 21 février 2017

Un jour ... j'ai décidé de transformer les épreuves en opportunités.



Grace upon grace Photography

Au cours de notre vie, il se produit de nombreux événements indépendants de notre volonté. Rupture, maladie, chômage, deuil ... En ce moment, je me sens souvent perdue, démotivée. Parce que mes efforts ne semblent mener à rien. Parfois, en me levant le matin, j'ai vraiment l'impression d'être au fond du trou, que j'ai tout essayé pour m'en sortir et que je ne sais plus sur quel fil il faut tirer en premier pour m'en sortir. 

Dans les moments de gros blues, je m'emporte contre ce système qui m'oblige à gaspiller du temps et de l'énergie dans de futurs faux espoirs. J'ai  sans cesse l'impression d'être dans un labyrinthe rempli de chemins qui ne mènent à rien. Je tente une nouvelle approche, une nouvelle bifurcation et hop, encore un cul de sac. Quand on en enchaîne autant que moi, arrive un moment où on a envie de s'asseoir, de pleurer un bon coup et puis de laisser tomber, parce que de toute façon, c'est ainsi et on ne peut plus rien y faire. Sauf que, tout au fond, il y a une petite voix qui te dit que si tu te laisses happer maintenant, si tu restes assis au milieu de ce labyrinthe, c'est bien plus que ton énergie que tu vas y perdre. 

Et puis je me suis souvenu d'une phrase qui disait " donne moi le courage de changer les choses que je peux changer, la sérénité d'accepter celles que je ne peux pas changer, et la sagesse de distinguer entre les deux ". Je fais tout ce que je peux pour améliorer ma situation. Je me soigne au mieux et je fais toutes les démarches possibles pour retrouver un travail, alors pourquoi devrais-je continuer à me martyriser comme ça ? 

Oui, le chômage et la maladie sont d'éternels défis, mais pourquoi ne pourraient-ils pas être autre chose ? Comme une  merveilleuse expérience d’apprentissage et de découverte de moi-même ? Sans ces deux épreuves, je n'aurais jamais étudié les enseignements bouddhistes. Sans le chômage, je ne me serais jamais mise au scrapbooking. Sans la maladie, je ne me serais jamais intéressée aux médecines naturelles. Et j'ai au moins une dizaine d'exemples du même acabit. 

Nous vivons dans un monde plein de merveilles et de concepts, qui ne demandent qu’à être découverts. Qui plus est, la technologie actuelle nous permet d’avoir accès à toutes les informations que nous ne voudrions avoir. Alors pourquoi ne pas profiter de cette période pour apprendre ? La meilleure chose à faire n'est elle pas simplement de faire quelque chose, au final ?  Pas forcément quelque chose de grandiose, pas forcément quelque chose de compliqué. une nouvelle recette. Coudre un bouton. Faire une séance d'essai dans une salle de sport. L'important n'est- il pas de tout simplement agir ? De rependre un minimum la main sur le quotidien ? 

Pour débuter dans cette nouvelle voix, je me suis mise à faire des Moocs. Je fais des moocs de développement personnel, des moocs en décoration d'intérieure, en communication ... dès qu'une chose m'intéresse, j'essaie de creuser un peu plus la question. Ce fut le cas, très dernièrement, en lisant deux numéros de "Management" chez ma kiné. Depuis, je suis passionnée par tout ce qui touche aux nouvelles méthodes de travail, au bien-être dans l'entreprise, aux nouvelles techniques de management, par le fonctionnement des start ups ... Comme quoi, on ne sait jamais où quelque chose peut nous conduire. 

Demain qui sait, j'apprendrais peut-être l'art floral, je me lancerais peut-être dans l'écriture d'une comédie romantique, je me mettrais à la broderie, ou peut-être que je m'intéresserais aux enseignements du TAO. L'important c'est de savoir ce que je voudrais apprendre aujourd'hui. L'important c'est d'accepter le défi pour repousser mes limites et de voir quel enseignement je pourrais tirer de cette expérience. Pour que, chaque jour, je sois meilleure que celle que j'étais la veille. Je ne peux pas contrôler la vie et ses aléas. Mais je peux choisir la manière dont je réagis à tout ça. Je peux continuer de la voir comme un cycle continu d’angoisses et d’injustices ou je peux choisir de la voir comme un flux constant et débordant de connaissances et une occasion incroyable de devenir chaque jour une meilleure personne. 

Alors, dorénavant, je me demanderais chaque matin en me levant, quelle est la chose que je souhaite apprendre aujourd’hui. 

Et vous ? Comment vivez-vous les périodes d'inactivité ? Quels sont vos conseils pour ne pas déprimer ? Arrivez-vous à transformer les épreuves en opportunités ? Connaissez-vous les moocs ? Qu'en pensez-vous ? Quelles méthodes privilégiez-vous pour vous enrichir au quotidien ( livres, documentaire, magasine, cours en ligne, blog .. ?) . Dîtes moi tout ! 



mardi 7 février 2017

Un jour ... on n’achètera plus d'animaux en magasin.


A Joyful Journey Photography 


En ce moment, je vois beaucoup de personnes qui achètent des animaux, notamment des Nacs, et ce que je vois, surtout, ce sont des gens qui les achètent en animalerie.

Aujourd'hui, je prends la plume pour parler de ce sujet qui me tient à coeur. Je suis contre l'achat d'animaux en magasin. En aucun cas cet article ne blâme les personnes qui achètent leurs animaux en animalerie. Je sais bien qu'il est parfois peu évident de trouver une alternative ou qu'on agit par méconnaissance. Ceci étant dit, une petite piqûre de rappel ne fait pas de mal, ne serait ce que pour le bien être de nos petits compagnons.

On peut déjà évoquer, en premier lieu, le souci de la provenance des animaux qui y sont vendus.

Quoi qu’elle vous dise, aucune animalerie n’a le droit d’élever ses propres animaux. Ceux qui y sont vendus doivent provenir de grossistes. Et les grossistes ont des pratiques qu'aucun amoureux des animaux ne souhaitent voir encouragées. 
Pour faire simple, afin de ne pas vendre à perte, il suffit d’entasser les animaux dans des bacs de labo, aussi grand qu'une boite de chaussures pour ne pas perdre de place et donc en rentabilité, et de les laisser faire (un mâle, plusieurs femelles et toujours plusieurs portées en même temps dans un seul bac .) Les femelles font des bébés jusqu’à épuisement et puis on les remplace. Ce qui amène un fort taux de consanguinité avec les aléas qui vont avec : tares en tout genre, espérance de vie plus courte, fragilités diverses, troubles du comportement ... Si le sort des femelles est regrettable, celui des mâles, des jeunes non viables, des trop vieux et des malades, bref, tout ce qui n'est pas susceptible de ramener de l'argent, est tout aussi triste, puisque la plupart finissent en aliments congelés pour reptiles. Si vous faites le choix de l'achat en animalerie, il vous faut avoir conscience de participer au commerce de ces fermes d'élevage. 
Ensuite, on peut également parler des conditions de détention dans la dîte animalerie et de l'incompétence totale des vendeurs. 
Souvent les cages sont surpeuplées, tout comme les aquariums, ce qui favorise la propagation des maladies. On notera aussi le plus souvent des litières inadaptées pour les rongeurs ( les copeaux de bois sont nocifs pour eux), peu stimulante d'un point de vue des jeux, et une alimentation peu variée. Par ailleurs, mâles et femelles sont mélangés, ce qui entraîne des gestations précoces et le risque de se retrouver avec une portée "surprise" en rentrant à la maison. On aura connu vraiment mieux comme début dans la vie ! 
Enfin, je ne peux que vous encourager de vous renseigner sur des sites spécialisés et des forums d'éleveurs et de passionnés ( ils en existent pour toutes les espèces, même les souris et les hamsters), sur les modalités d’accueil de votre nouveau compagnon, car les vendeurs d'animalerie sont souvent de bien mauvais conseil. Il n’est pas rare qu’un vendeur recommande des copeaux de bois comme litière (ce qui entraîne moult problèmes respiratoires), vous donne un mâle à la place d’une femelle, vous dit que deux mâles peuvent cohabiter, qu'un lapin peut vivre avec un cobaye ou vous propose une cage trop petite... Car petit animal n'est pas synonyme de petit espace. Ainsi, un hamster à besoin d'une cage mesurant minium 4000 cm2 au sol (ce qui fait quand même 80*40) et un poisson rouge a besoin de 50 litres minimum ( par poisson), même si les aquariophiles vous diront plutôt 100. On est bien loin du 15 litres orange fluo qui fait fureur dans la chambre de votre ado ! 
Vous comprenez sans doute mes réticences face à l'achat en animalerie. Adopter un animal, si petit soit-il, n’est jamais un choix que l’on doit faire par hasard. Accueillir  un animal est un engagement que vous prenez vis-à-vis de lui et de vous-même. Il vous incombe donc de connaitre toutes les facettes de ce projet. Je ne peux que vous encourager à vous orienter vers les éleveurs amateurs (vous trouverez des tas de contacts sur les forums spécialisés) ou même en association. Il existe de plus en plus de refuges spécialisés en Nacs qui pourront vous guider dans cette démarche.

Bien que mon article n'évoque que le cas des Nacs, il en va de même pour les chiens et les chats.

Je vous invite à lire ce témoignage d'Angélique, qui a craqué pour son petit Hélium en animalerie et qui regrette aujourd'hui d'avoir financé ce commerce. 
Encore une fois, je ne suis pas là pour dénoncer les personnes qui adoptent en animalerie, beaucoup sont passés par là  (moi même, j'ai commis cette erreur plus jeune) , mais au moins à partir de ce jour vous saurez ce que ce choix implique, à quelle industrie vous participez et où vous situez par rapport à tout ça, en âme et conscience. 
Et vous ? Que pensez- vous des animaleries ? Y avez- vous déjà adopter un animal ? Fusse une bonne ou une mauvaise expérience ? Connaissiez-vous la face cachée de ce business ? Ce billet vous a t'il apporté un éclairage neuf sur la question ?  Vous influencera t'il dans vos prochaines démarches d'adoption ? Dîtes moi tout ! 
















mardi 31 janvier 2017

Un jour ... on se soignera tous grâce à l'aromathérapie.



Bookends and Daisies Photography 

La revue Prescrire a récemment  dévoilé sa liste de près d'une centaine de médicaments "plus dangereux qu'utiles" à éviter en raison des risques qu'ils font courir aux patients. Ils citent, par exemple,le Voltarène, mise en cause pour des effets cardio vasculaires graves ( infarctus du myocarde, insuffisances cardiaques) et qui est pourtant encore largement prescrit par les médecins.

Cet article m'a encore une fois convaincue qu'il était grand temps que les gens changent leur manière de se soigner et de réduire l'option "médicaments", dont les limites sont encore une fois démontrées. 

Pour ma part, après l'échec cuisant de la médecine générale à soulager mes douleurs et mes petits maux (qu'elles soient aussi anodine qu'un rhume ou plus grave, comme une infection urinaire récalcitrante), j'ai décidé de faire confiance au pouvoir thérapeutique de la nature et d'entrer dans un mouvement de décroissance médicamenteuse, ne m'en remettant aux traitements conventionnels qu'en ultime recours. 

Pour ce faire, j'ai choisis deux options : la phytothérapie et l'aromathérapie. J'utilise la première pour les problèmes de fond, notamment ceux liés à ma fibromyalgie, et la seconde pour des actions plus ciblées, contrant ainsi la majeur partie des petits bobos quotidiens. Pourquoi ?  Parce que la médecine par les plantes est la plus ancienne du monde et que les hommes n'ont eu longtemps que cela pour soigner leurs blessures et guérir de leurs maladies. Et si cette façon de faire perdure depuis plus de 5000 ans, c'est qu'elle est certainement très efficace,

Aujourd'hui, je vais vous parler plus spécifiquement de l'aromathérapie, car c'est mon principal outil-ressource. On peut s'en servir pour à peu près tout. Contre les affections (toux, maux de tête, sinusite, asthme,allergies problèmes digestifs, insomnie, fatigue, blessures sportives, problèmes dermato, problèmes gynéco), mais aussi pour son son action la plus remarquable qui est sa propriété antiseptique et anti fongique (contre les bactéries, les virus, les champignons et les parasites). 

On s'en sert également pour l'hygiène des espaces intérieurs (prévention et traitement des maladies infectieuses), en soins esthétiques (ce qui n'est pas de mon ressort) et pour la détente (oui aux massages coquins avec de l'huile essentiel de gingembre et d'ylang-ylang ! ). On lui prête aussi une action bienfaisante sur le plan psychologique, pour contrer l’anxiété, réguler le stress, apaiser les troubles de l'humeur, booster en cas de déprime, voir  réduire les symptômes de la démence ..

Ce qui est non négligeable aussi, c'est quelle est utilisable à n'importe quelle période de la vie, du tout jeune bébé jusqu'aux seniors, en passant par la femme enceinte, la femme ménopausée, les sportifs .. Bref, on a tous d'excellentes raisons d’utiliser les huiles essentielles !   

Tout comme on trouve du coton et un thermomètre dans n'importe quelle armoire à pharmacie, certaines huiles essentielles peuvent être utilisées par tous pour leur polyvalence et leur faible toxicité. On peut même soigner Médor et Minou, si, si ! Avec quelques flacons bien choisis, on peut facilement faire face à la majeur partie des maux quotidiens car les HE ( huiles essentielles ) agissent au maximum en quelques heures et nous évitent de courir à la pharmacie entre le retour du boulot et la mise à cuire du rôti dans le four. Disposer de 4 ou 5 basiques permet d'achever sereinement un week end malgré une douleur dentaire impromptue ( vécu par mon homme lors d'un séjour en Turquie, c'était vraiment pas la joie ! ) ou une petite gastro, sans se retrouver aux urgences .. 

Ce qu'il faut également comprendre, avant de poursuivre sur ce chemin là, c'est que l'utilisation de l'aromathérapie s'accompagne généralement d'une remise en cause de son mode de vie.

On s'inscrit dans une autre démarche de santé quand on passe aux médecines naturelles, on devient responsable de son patrimoine esprit-corps, on revient à un mode de vie plus sain qui passe aussi par une nouvelle vision de l'alimentation, du sport, du bien être, de la relaxation ... On revoit aussi ses principes de consommation, sa manière de voir les choses, c'est souvent le premier pas vers un changement de fond qui peut se faire plus ou moins brutalement selon les personnes ( pour moi, ça a été très bénéfique et j'aime à poursuivre dans cette voix là mais pour mon homme ou pour mes proches, c'est plus compliqué à appréhender) . 

Pour répondre à toutes vos questions sur ce qu'est une huile essentielle, quel est le principe actif, en quoi consiste exactement l'aromathérapie, quelle est la différence avec la phytothérapie, etc, je vous conseille l'excellent " Ma bible des huiles essentielles " de Danièle Festy. C'est un ouvrage de référence et il est de mon avis que tout le monde devrait en avoir un exemplaire dans sa bibliothèque. Les français arrêteraient sûrement d'être le pays le plus consommateur de médicaments en tout genre et ça ferrait un bien fou au trou de la Sécu !

Ceci étant, avant de franchir le cap de l'aromathérapie, quelques petites précautions d'usages s'imposent. Ce sont des remèdes puissants, qui ne doivent jamais être prises à la légère. Chaque HE a des indications, des modes d'administration et des dosages à respecter impérativement. C'est la garantie d'une vraie efficacité, sans effet indésirable. Il est impératif de se conformer au mode d'administration indiqué : voie orale, application cutanée, diffusion, massage, bain, etc. 

Enfin, même si c'est une médication plutôt familiale, il faut savoir que certaines huiles essentielles sont interdites pendant la grossesse et l' allaitement , ou en dessous d'un certain âge (chez l'enfant), ou déconseillées chez les personnes à fragilité hépatique ou rénale.

Pour finir, ne remplacez jamais une huile par une autre : l'eucalyptus radié n'a pas les mêmes propriétés que l'eucalyptus citronné, et le ravensare est différent du ravintsara ! 

Ps : pour ceux qui voudrait connaitre la liste des 91 médicaments proscrits par la revue, c'est par ici.

Et vous ? Etes- vous plutôt médecine conventionnelle ou naturelle ? Connaissez-vous l’aromathérapie ? Comment l'avez-vous découvert ? Dans quelle cadre l'utilisez-vous ? Quelles autres méthodes utilisez-vous pour vous soigner au quotidien ? Que pensez-vous de la toxicité présumée des médicaments chimiques ? Du poids de l'industrie pharmaceutique dans notre vie ? Dîtes moi tout ! 

jeudi 26 janvier 2017

Un jour ... je ne serais plus une malade "imaginaire".



Bookends and Daisies Photography

Cela faisait longtemps que je ne vous ai pas parler de ma maladie par ici. Les deux dernier billets la concernant datent de l'an dernier ( ici et ici ).

En ce moment, c'est pas ça. Janvier n'a jamais été terrible d'un point de vue forme. A force on s'habitue à tout. Ou presque. Hier, j'ai eu un coup de stress. Si tout se passe bien, je dois rentrer bientôt en formation. C'est génial, ça me booste, ça m'allège de savoir que les soucis d'argent seront bientôt derrière nous, bref, incontestablement, c'est une bonne nouvelle.

Sauf que .. sauf que, hier, je ne tenais pas assise ou une position quelconque plus de vingt minutes. Sauf que hier, j'étais épuisée au point de fondre en larmes dans mes Wc. Sauf que hier, je ne suis même pas sortie faire les courses alors que le frigo crie famine ... et il va falloir que je case "ça" dans une semaine de cours de 35 heures, assise du matin au soir ?

"Ça", c'est ma fibromyalgie.

Maladie chronique, invalidante et surtout invisible. Une chimère, un mal imaginaire. Une de ces affections qui se manifestent par des symptômes bien réels mais que la médecine n’arrive à rattacher ni à une lésion, ni à une maladie au sens classique. Un énigme; Comme la blessure se fait discrète, la souffrance n'est pas authentique. Comme elle ne laisse pas de trace sur la peau et ne produit rien de décelable, elle ne doit pas être si pénible que ça ...Et dans ce monde, qui ne croit que ce qu'il voit ...

Le dernier nom qu'on lui donne, c'est celui de symptôme somatique. Symptôme pour ce qui est de la plainte et somatique pour tout ce qui relève du corps. Symptôme somatique désigne donc tout ce qui à la particularité de perturber le fonctionnement du corps, de créer une gène, une douleur, une anomalie sans qu'il y ai pourtant de cause organique.

Pourtant, souffrir de fibromyalgie, c’est quelque chose de très dur : je ne sais pas dans quel état je me réveillerai le matin, si je pourrai bouger, si je pourrai rire, profiter de ma journée ou si j’aurai seulement envie de pleurer et devoir tout annuler en expliquant que "je suis désolé mais aujourd'hui, je ne peux pas". Elle me pourrie la vie. Sans exagération. La douleur m'oblige à interrompre mes activités pour me reposer. Je limite mes sorties et mes contacts avec le monde extérieur pour m'épargner. Son carcan de lombalgies m'enserre. M’étouffe. Parfois, j'ai l'impression que ma vie se rétrécit dramatiquement. Quand mes crises perdurent et que je ne sais plus comment vivre ...

Parfois, j'aimerais avoir une pancarte. Un écriteau en majuscules, avec des néons autours, bien grand, bien voyant, qui explique ce qui m' arrive, pour que les autres me comprennent. Pour arrêter de croiser leurs regards méfiant et leurs visages sceptiques. Pour ne plus subir leur désapprobation muette quand je sors ma carte prioritaire. Pour ne pas devoir expliquer, encore et toujours, devoir justifier, encore et toujours.  Ce n'est pas parce que vous ne la voyez pas, qu'elle n'est pas là ou qu'elle n'existe pas. Et ce n'est pas parce que je vais passer ma vie à vous la décrire que vous parviendrez à mieux l'appréhender ... De toute façon, vous n'arrivez pas à sortir du confortable schéma de causalité que chacun de nous fait implicitement entre un symptôme et une lésion, et vous n'êtes pas capables d'admettre l'existence, ou même l'idée, d'un symptôme sans lésion.

D'ailleurs, les nouvelles avancées en terme de neuroscience tendent à montrer que tout ceci résulte d'un fonctionnement déviant de mon cerveau. Des zones de celui ci reçoivent le message d'une fausse douleur. On a récemment prouvé, grâce à divers enregistrements de l'activité électrique cérébrale, que dans mon cas, il existe une réactivité anormalement forte du cerveau. Les régions impliquées dans la gestion de la douleur sont réduites en taille. En gros, la structure et la morphologie de notre cerveau sont modifiées. Ce qui provoque des douleurs sans cause externe.

Pour certains, et j'ai moi même tendance à le croire, puisque les crises s'aggravent en période de stress, je me sers de ma maladie comme d'une excuse pour ne pas remplir mes obligations. Or, je ne demande que ça, moi, de pouvoir vivre normalement. Ma fatigue n'est pas due à la paresse. Ma douleur n’est pas une excuse pour ne pas aller bosser ou me délester des tâches ménagères. quand je souffre, j'ai mal, je ne mens pas, je ne triche pas, et je vous rassure, je ne suis pas cinglée.

Ce n'est pas non plus un argument que je mets en avant pour recevoir un traitement de faveur, la preuve, je n'ai précisé sur aucune de mes candidatures que j'étais travailleuse handicapée. Je ne veux pas qu'on me prenne en pitié,ou qu'on me sermonne, je veux juste un peu de considération et de respect pour les jours où je suis moins "opérationnelle".

Parfois, j'en viens à avoir des scrupules de raconter ce que je vis. De dire, "encore", que j'ai mal, que je suis raide, que je ne tiens pas debout, que j'ai moins d'énergie qu'une huître sous prozac et que je suis restée allongée la moitié de la journée parce que je n'avais pas le "courage" de me lever et d’affronter le rythme effréné de la société ...

Je suis lasse de devoir sans cesse rendre visible l'invisible, même aux yeux de mon entourage proche, histoire de leur rappeler que non, malheureusement, la maladie ne s'est pas évaporée.

J'aimerais simplement que les gens m'acceptent, comme je suis, avec toutes les particularités qu'induisent la maladie. Qu'ils comprennent qu'il y a des jours où je peux tout faire et d'autres où je ne peux rien faire. Qu'ils n'oublient pas que je suis toujours la même, au fond, même quand la douleur me fait prisonnier. Qu'ils ne m'obligent pas à lutter pour prouver que j'existe, que j'ai des droits, que je ne fabule pas, que je n'invente rien .. Qu'ils sachent que je n'ai pas besoin de leur compassion, ni de favoritisme, mais juste un peu de soutient, d'empathie, de respect et de considération ...

Bref, qu'ils conçoivent enfin, que la douleur, c'est comme l'essentiel, invisible pour les yeux.

Et vous ? Connaissez-vous des personnes atteintes de maladies chroniques et invisibles ? Etes-vous vous même touché par l'un de ces maux ? Comment le vivez-vous au quotidien ? Comment réagissez - vous face à une personne atteinte d'une telle pathologie : suspicion, compassion, incrédulité ? Si vous faites partie de l'entourage, comment cela influe t'il votre quotidien ? Si vous êtes atteints, quelles stratégies avez- vous mises en place pour retrouver un peu de normalité dans votre vie ? Dites moi tout !