lundi 18 septembre 2017

Un jour ... je ne bouderais plus mon plaisir.


Bookend's Photography 



J'ai déjà parlé de mes nombreuses " carences" sur ce blog. Ces carences qui m'empêchent souvent d'être bien dans ma peau, d'être sereine ou même plus largement d'être heureuse.

Je vous ai déjà parlé de mon manque de confiance en moi. De mon besoin maladif de ne pas faire de vague. De mon incapacité chronique à résister au desiderata des autres. Je vous ai aussi parlé de mon "syndrome de l'abandon" . Ma peur de déranger, d'être rejeté ... Mes carences relationnelles, comme je les appelle. Et depuis quelque temps, je vous parle aussi beaucoup de mon perfectionnisme, de mon hyper-activité, de ma peur du vide, de manquer quelque chose et le multi-tâchisme qui s'en suit.

Si on pouvait s'arrêter là. Si seulement on pouvait s'arrêter là. Or, vous vous en doutez, ce n'est pas le cas. J'ai déjà évoqué la question du sens de la vie sur ce blog. Surtout de la mienne, à vrai dire, et des angoisses qui me prennent à l'idée de ne jamais le trouver.

Au cours de mon travail thérapeutique, j'ai déjà beaucoup travailler sur l'idée qu'il est difficile de trouver vraiment un sens à sa vie lorsqu'on n'est pas foutu de suivre ses désirs et ses envies personnelles et que l'on ne réalise pas les projets, petits ou grands, qui nous tiennent à cœur. C'est pourquoi mon principal travail depuis trois ans est de réussir à m'affirmer et surtout à combattre ma petite voix intérieure qui m'interdit toute initiative ....

Sur ce point là, il parait que je suis en bonne voix. J'arrive maintenant à prendre des initiatives sans validation d'autrui. Elles sont très souvent minimes, majoritairement prises avec beaucoup de stress et de ruminations au préalable, mais ce sont de petits pas. Petits pas qui me force à écouter mon intuition et mes envies plutôt que les habitudes, les qu'en dira t'on et autres diktats ... Pour ce qui est d'exprimer les désaccords, c'est toujours laborieux.Cela fini pratiquement toujours en crise de larmes ou en pétage de plomb si je dis " non" et que les autres insistent en sens inverse. Je ne suis pas encore apaisée vis à vis de ça ...

Et puis, comme ça, en avançant dans mon parcours, on s'est rendu compte que cette petite voix intérieure, en plus de me brimer la plupart du temps, avait aussi décidé de donner la priorité au " il faut...", " je dois...", " je suis obligée ..." . Et que la plupart des choix que je fais au quotidien ne sont basé que sur la routine, la culpabilité ... sans plaisir.

Or, sans plaisir, comment savoir si ma vie est pleinement vécue ou juste subie ?  Sans plaisir, comment pourrais-je savoir si mes actes et mes choix sont en accord avec mes valeurs, mes envies et mes priorités ?

La réponse est simple.

Je ne peux pas.

Pire encore, je me suis rendu compte que, le plus souvent, quand je réalise une activité qui me procure du plaisir et de la joie, je culpabilise d'en ressentir. Comme si ce n'était pas normal. Comme si le bonheur n'était pas un état naturel et qu'on doit forcément mériter les bonnes choses qui nous arrivent.

Bien sûr, je sais très bien d'où cela vient.

Dans ma famille, on fait par obligation, par devoir, par routine. Le plaisir, c'est secondaire. Ce n'est pas "important". Je ne peux pas dire que j'ai été découragée ou brimée de faire les choses "avec plaisir" mais ce n'était pas non plus spécialement encouragé ou valorisé ....Quand même. Moi on m'a toujours dit que nous devons travailler dur, souffrir, affronter des difficultés, résoudre des problèmes et que peut-être, oui peut-être, un jour, nous pourrions éventuellement obtenir ce que nous voulons.

Mais sans garantie.

Pourtant, vu mon rapport au temps, je sais très bien que ma plus grande hantise serait de ne rien avoir accompli de marquant dans ma vie. Vous imaginez un peu le dilemme ? Avoir cette petite voix qui me dit : "et si nous allions voir tout ce qui est possible dans cette vie ? " alors que de l'autre côté je suis engluée par le manque de confiance en moi et mon incapacité à m'affranchir de mes conditionnements ? C'est insupportable.

Il y a tellement de choses dans cette vie que je n’ai pas encore vécues, créées, expérimentées. Et je suis incapable de savoir ce qui pourrait déclencher en moi, même de manière infime, des émotions positives comme la satisfaction, la fierté, la joie ou la motivation ... Je me sens comme dans un immense terrain de jeu où tous les autres s'amusent, sauf moi. Je suis assise sur un banc, je regarde les autres jouer calmement ( et pour certains dingos, en profiter carrément !) et j'attends que le temps passe. J'attends que le temps passe et j'envie ceux qui jouent. Quant à ceux qui font des galipettes , qui se roulent dans l'herbe et qui profitent de tout ce qu'ils ont à porté de main, c'est encore pire.

Parce que je sais très bien qu'un jour, je n'aurais plus cette aire de jeu à disposition. Et que tant qu’à avoir un terrain de jeu qui pourrait s’évaporer à tout moment, autant s'affranchir des règles et faire ce qui me passe par la tête. Alors, oui, même si pour l'instant je suis encore scotchée sur mon banc, j'ai bon espoir qu'un jour j'arriverais à me lever, à ne plus bouder mon plaisir et d'enfin arriver à jouer. Pas forcément en brûlant la chandelle par les deux bouts, mais au moins un peu ... pour enfin me façonner un destin à ma mesure.

Et vous ? Quels sont les freins à votre accomplissement ? Avez-vous trouver votre vocation ? Pensez- vous que tout est possible ou que ce n'est qu'une illusion ? Le sens de la vie est il un mirage ou une quête importante ? Que signifie pour vous " bien vivre" ? Dîtes moi tout !









dimanche 27 août 2017

Un jour ... j'arrêterais de me battre contre des moulins à vent.

Grace upon grace 's photography


Après les dents de scie, on passe au moral dans les chaussettes.

Oui, je vous le dis tout de go, cet article ne sera pas un concentré de positivisme, de motivation et de relativisme.

Pour être franche, j'en ai même les larmes aux yeux de vider mon sac sur cette feuille.
Je suis à fleur de peau. Je suis fatiguée. Je suis las. Et surtout, je suis en colère ...

Finalement, je n'ai pas réussi à obtenir un statut social pour mon entreprise. La société de portage salarial que j'avais contacté à refusé mon dossier, mon entreprise ne me permettant pas de générer assez de CA (selon le prévisionnel mais je veux bien le croire, vu les chiffres demandés) pour intégrer la structure. On m'a fait - gentiment , mais tout de même - comprendre que mon secteur de niche n'était pas porteur, que mon public cible n'était pas réceptif à ce genre de prestations et que je ne m'en sortirais jamais financièrement. Bon. Même topo du côté de la coopérative, des charges élevées et des conditions peu satisfaisantes pour moi ( quand on vous dit que vous ne toucherez pas de salaire pendant x mois pour vous constituer une réserve, ça fait quand même grincer des dents ..) . Quand au micro-entrepreneuriat, c'est le passage obligatoire au RSI, cette "catastrophe industrielle" pour la Cour des comptes, qui à mit le hola, ces gens là n'étant pas reconnu pour faciliter le remboursement des frais de santé ... et avec près de 250 euros de frais de cette nature par mois, je ne peux pas vraiment me permettre de subir le bon vouloir d'un organisme...

Me voilà donc avec mon projet tué dans l’œuf puisque pas de statut, pas de siret et pas de siret, pas de facturation, pas de facturation ... Vous connaissez la musique. Que me reste t'il alors ? Le retour au salariat ... Seulement, de ce point de vue là, les choses n'ont pas beaucoup évoluées. Elles ont même plutôt empirées. Avec la suppression des contrats aidés, notamment. Pour certains, c'est une bonne chose. On les dit « coûteux » et « inefficaces dans la lutte contre le chômage ». Peut-être. Mais pour moi, travailleuse handicapée, c'est encore une épine dans le pied. Et je vais vous dire pourquoi.

Les contrats aidés visent à favoriser l’emploi des personnes qui rencontrent des difficultés d’accès au marché du travail. Quand on ne peut pas faire un temps plein, quand on a un protocole de soins médicaux à suivre, qu'on ne peut pas porter de charges lourdes, rester debout trop longtemps, et que notre maladie noue cloue parfois au lit pour des durées indéterminées, oui, on a des difficultés d'accès au marché du travail, comme ils disent. Et je ne parle même pas des employeurs frileux qui ne veulent pas s'encombrer d'un salarié handicapé, ou de ceux qui vous évincent directement du processus de recrutement sans même vous avoir rencontré, juste parce qu'ils se sont imaginés des trucs à votre sujet ...

En France, en 2015, 44 000 personnes handicapées ont bénéficié de cette mesure, d’après la Dares, soit 10 % de l’ensemble des contrats aidés signés en France. Quand on sait en plus que, toujours selon la Dares, 64 % des recrutements dans le secteur non marchand n’auraient pas eu lieu en l’absence de l’aide, je veux bien qu'on m'explique en quoi les contrats aidés ne sont pas un outil d'insertion professionnelle efficace .... Pour ces 44 000 personnes, comme pour moi, les contrats aidés étaient une des seules sources d'emploi. La France ne croule pas sous les offres à temps partiel sauf si votre ambition en matière d'emploi est de distribuer des prospectus ou de recruter des donateurs.

Franchement, si la situation n'était déjà pas bien brillante auparavant, elle est en passe de devenir vraiment pénible. Je me sens à bout de ressources. Pire, j'ai même l'impression d'être un boulet. Pourtant, je sais bien que je n'ai rien à me reprocher. On m'a même affirmer " que je ne pouvez rien faire de plus, vous avez fait tout ce qui est humainement possible de faire dans ces conditions." Et c'est censé me réconforter ? Avoir la conscience tranquille n'a jamais aidé à payer les factures ni à augmenter notre niveau de vie ... C'est vrai que j'ai déjà fais beaucoup. Demande de formations non accordées, recherche d'emploi active, bilan en tout genre,j'ai continué de me former via le Cned , des livres et des moocs,  j'ai même retravailler mon cv et ma lettre de motivation avec une employée dans les RH, j'ai essayé de me mettre à mon compte, on ne peut pas dire que j'ai ménagé mes efforts pour gagner mon pain quotidien alors même que l'Etat ne m'aide d'aucune façon ...

L'autre jour, une amie à qui je dressais cette situation au vitriol, m'a demandé pourquoi je continuais de m'infliger ça. Pour elle, si je ne dois rien à l'Etat, je peux très bien décider de rester à la maison et décider d'arrêter cette course effrénée. La question étant : pourquoi vouloir à tout prix s'intégrer dans une société qui ne veut manifestement pas de toi ? Je pourrais très bien, en effet, rester chez moi, assurer l'intendance quotidienne, m'engager dans une association ( et faire ma part sociale ainsi) , me consacrer à mes loisirs, à ma famille vieillissante ...

J'avoue que j'ai longtemps méditer sur cette question.
Finalement, ce qui en est ressorti, ce sont des questions de loyauté.

La première concerne mon homme. Je n'aime pas l'idée d'être un poids pour lui. Je n'aime pas qu'il se sente frustré par le manque de finances alors qu'il travaille comme un dingo 39 heures par semaine. J'ai envie qu'il puisse profiter de ce qu'il gagne, sans toujours être derrière pour lui coller un avertissement sur l'état du relevé de comptes, je n'aime pas l'idée que ce soit moi qui soit à l'origine de cette situation alors que si je travaillais , je pourrais mettre un peu de beurre dans les épinards ... Je n'aime pas dépenser de l'argent dans des choses "futiles" ( livres, bijoux, vêtements ...) qui me font plaisir alors que c'est lui qui trime pour me les payer ... Et je n'aime pas non plus que tout nos projets soient toujours en stanb-by par manque d'argent. En vérité, il y a toujours au fond de moi cette peur viscérale qu'il en ai marre de cette situation, qu'il me la reproche et qu'il finisse par me quitter. Alors, par respect pour lui et tous les efforts qu'il fait au quotidien, je me sens bien obligée de faire le maximum de choses pour faire évoluer la situation de manière positive ...

La seconde concerne ma mère. Ma mère souffre du même type de maladie chronique et invalidante que moi. Elle l'a déclaré quand elle avait environ mon âge mais n'a été diagnostiqué que très tardivement. Pour autant, ma mère à toujours minimisé l'impact de sa maladie sur notre quotidien. Idem dans son travail. Même aujourd'hui, alors que la maladie est de plus en plus pénible et envahissante, elle continue de faire son trajet quotidien, d'assurer ses heures de cours , debout. De grimper les étages de son bahut, le dos en vrac. Et ne s'arrête que lorsqu'elle ne tient plus debout. Et encore. Parfois, elle y va en rampant mais elle y va quand même. Et quand on la somme de ralentir le rythme, elle refuse, pour l'argent bien sûr mais aussi pour nous, pour "nous filer un petit coup de pouce" comme elle le dit si bien. Je ne vois pas comment, alors que ma mère prend ainsi sur elle pour assurer son poste et pour nous faciliter la vie, je pourrais moi, décider de rester à la maison sans travailler. C'est impossible. Déjà que je culpabilise de me dire que si elle refuse de ralentir le tempo, c'est à cause de moi qui ne suis pas autonome financièrement ... Je ne pourrais plus me regarder dans la glace si je décidais de rester à la maison ...

Pourtant, je suis fatiguée. Démotivée. Et mon envie de voir cette situation comme un défi n'y change rien. Cela fait trois ans que je galère de la sorte. Que l'on me claque les portes au nez. Que je suis celle qui " malgré son profil intéressant et des compétences professionnelles certaines " ne décroche pas le poste. Celle qui reste dans les archives, au cas où un hypothétique poste viendrait à être créé. Celle qui fait peur de par son handicap ou son profil atypique. Celle à qui il manque toujours quelques choses ( de l'expérience, des heures ...) pour qu'on lui apporte de l'aide.

Finalement, mon amie a peut-être raison. Peut-être ai-je tort de m'entêter de la sorte. Peut-être que je n'arriverais jamais à trouver de statut qo. Parfois, malgré toute notre bonne volonté, un problème ne peut plus s'assimiler à un défi. J'aimerais pourtant. Voir dans cette situation une opportunité pour évoluer. Mais je ne sais même pas vers quoi. J'ai déjà pris des dizaines de chemins et ils se sont tous fini sur des champs de ronces. Alors je pourrais aussi bien poser mes fesses là et tenter de construire quelque chose avec ce qui se trouve autours de moi.

Et vous ? Arrivez-vous à transformer vos problèmes en défi ? Comment abordez- vous les choses quand une situation semble insoluble ? Quels sont les choses ( croyances, conflits ..) qui vous empêchent d'aborder vos problématiques sous des angles nouveaux ? Comment faîtes vous pour gérer les situations de crise qui impactent également vos proches ? Dîtes moi tout.








jeudi 3 août 2017

Un jour ... je ne fuirai plus.




Bookend's & Daisies's Photography 




En ce moment, mon moral est en dent de scie.

Les choses ne se déroulent pas  comme je le voudrais. Je commence à douter de la pérennité de mon entreprise. Après tout, comment pourrais-je à peine me dégager un smic, sachant que je suis à 50% de charges sur mon CA, et que je ne vends que deux ou trois prestas à 40 euros, par ci, par là ... envolée ma belle assurance des débuts. On me demande toujours plus (de services, de temps) pour toujours moins ( d'argent) et parfois, j'en arrive à me dire que je travaille à perte. A côté de ça, je ne mets pas de beurre dans les épinards, le trou de trésorerie se creuse( il faut sortir beaucoup d'argent quand on créé sa boîte et ça personne ne vous le dit), mon homme se tue au boulot ( sans vouloir faire de mauvais jeu de mots) et moi je culpabilise de ne pas pouvoir lui adoucir un peu la vie.

Et comme à chaque fois que je me trouve acculée dans une situation : j'ai envie de fuir. De prendre mes clics et mes clacs et de partir. Plus ou moins loin. Plus ou moins longtemps. De manière plus ou moins radicale. Parfois, je me fais un film. Un film où je ferrai ma valise, la sienne, on partirait, on tracerait la route puis on se poserait où le cœur nous en dit, là où on ne connait personne, là où on n'a pas de passif, là où on pourrait être des gens tellement différents si on en avait envie, là où on n'aurait plus d'étiquettes et où on serait libre de s'inventer une vie, forcément bien plus réussie que la précédente.

Je sais bien que les difficultés sont une réalité de la vie, qu'elles ne sont pas optionnelles. Mais plutôt que des les fuir, j'aimerais savoir y faire face.

Parce que je sais bien, au fond, que peu importe la difficulté à laquelle nous sommes confrontés, nous avons toujours le choix entre la concevoir comme un mur infranchissable ou l'aborder comme un défi à relever. En théorie. Dans mes discours, c'est ce que j'affirme. Dans mes pensées, c'est ce que je me persuade de croire. Mais en vérité, dès que je me sens à bout de ressources, quand je ne sais plus par quel bout prendre le problème, quand je perds pieds, alors il n'est plus question de défi à relever. Il n'y a qu'un mur. Un fossé. Que je suis incapable de franchir ou de traverser. Alors, quel choix me reste t'il, si ce n'est fuir  tout ce qui rend ma vie aussi désagréable ? Parce que je ne sais pas si vous l'avez remarqué, mais il suffit d'un problème un peu épineux pour que tout soit entaché, même ce qui, jusque là, faisait votre fierté ....

Je sais bien que tout ceci n'est que temporaire. Que je suis dans une impasse simplement parce que je ne connais pas encore le moyen de m'en sortir mais que ça viendra bien un jour. Que même si mes ressources actuelles ne permettent pas de résoudre immédiatement le problème, je peux toujours commencer à chercher un moyen d'y arriver. Pourtant, ce n'est pas ce que je fais. Non. Moi, je préfère faire l'autruche et éviter toutes les situations qui me mettent mal à l'aise. Et m'évader dans ma tête en me disant que si je laissais tout derrière moi en l'état, mes problèmes ne me suivront pas. Et si on rajoute à ça, l'espoir naïf, que, pouf, comme par magie, une fois sortie de mon environnement naturel, je développerais instantanément toutes les compétences qui me manquent pour enfin démolir ce mur qui m'emprisonne....

C'est résolument du grand n'importe quoi.

Je vais vous la faire courte. J'ai envie d'augmenter notre niveau de vie et donc de gagner plus d'argent, pour que les fins de mois ne soient plus aussi prise de tête. Pour cela, il faudrait que je travaille. Sauf que, depuis ma misérable aventure dans le salariat, le travail et tout ce qu'il y a autours est devenu d'une difficulté sans nom pour moi ( moralement et physiquement) . Je veux travailler. J'ai besoin de travailler. Je ne peux pas travailler. Mur. Problème. Souffrance. Parce que c'est bien lorsqu'elle nous empêche de répondre à un besoin qu'une difficulté devient souffrance ... Je vais le dire très vite, parce que c'est très dur mais oui, je souffre de ne pas (ou de ne plus) pouvoir aborder le travail sans angoisser, sans paniquer, sans me rendre malade,  car cela m'empêche d'atteindre le niveau de vie que je souhaite pour moi et pour mon couple.

Finalement, je ne sais pas si l'évitement est réellement le chemin de la facilité. Car si je trouvais en moi les moyens de surmonter mon ergophobie, je pourrais enfin assouvir ce besoin qui me ronge ( celui d'être plus à l'aise financièrement et donc d'être plus libre)  et, par le fait même, je rendrais enfin ma vie plus satisfaisante et agréable ... Comme on dit,lorsqu'on refuse de faire face au problème, on accepte ( plus ou moins) qu'il demeure inchangé. Les problèmes ne se règlent jamais seuls. Donc, si j'évite de m'y attarder et si je ne mets rien en oeuvre pour le résoudre, mon problème ne disparaîtra certainement pas ... C'est, d'ailleurs, dans cet optique que j'ai accepté de faire mon service civique. Je voulais traiter le mal par le mal. Finalement, malgré quelques difficultés, l'expérience à été très positive. Mais cela ne m'a pas guérie et je suis toujours aussi mal quand tout ce que j'entreprends dans la recherche d'emploi devient concret ...

De fait, je suis complètement larguée. Je n'arrive pas à me raisonner. Ou plutôt même en me raisonnant, je suis morte de trouille ( au point de ne même plus être capable d'envoyer des lettres de motivation pour des postes qui me motivent et m'intéressent sans faire de crise d'angoisse). J'ai beau lister mes connaissances, mes compétences, mes atouts pour le travail en question, j'ai toujours aussi peur de ne pas être à la hauteur, de faire des erreurs, de me retrouver exclue par mes collègues, de subir les pressions de la hiérarchie, bref, de retomber dans la spirale infernale qui a été la mienne durant cinq longues années, avec toutes les conséquences néfastes que cela a eu sur moi, ma santé, mon psychisme ...

Je sais bien que c'est l'expérience qui permet le changement. Qu'il n'y a qu'en me confrontant, encore et encore, à ce qui me fait peur que je parviendrais peut-être à m'en sortir. Mais j'ai l'impression que mes efforts pour résoudre tout cela me conduit toujours dans une impasse ... Pourtant, j'aimerais vraiment trouver un moyen de ne plus me retrouver paralyser par l'angoisse et avancer, sereinement pour une fois, dans le marché de l'emploi.

Et vous ? Comment réagissez-vous devant les problèmes ? Fuite ? Défi ? Connaissez-vous l'ergophobie ? Quelles sont vos phobies ? Comment les avez-vous résolues ? Dîtes moi tout.

dimanche 23 juillet 2017

Un jour ... j'ai décidé de me réconcilier avec mon compte bancaire.


Bookends & Daisies's Photography


En ce moment, je ne compte plus les articles que j'ai lu sur le désencombrement, le minimalisme, la lutte contre la société de consommation (etc). 

J'ai fais la synthèse de tout ce que j'ai lu à ce sujet et voici ce qui en est sorti : l'argent, c'est le mal et si tu es matérialiste tu es un démon qui conduira la société, le monde et la planète à sa perte. 

Bon. 

Forcément, comme je suis de nature altruiste et empathique et qu'en plus de ça, on a toujours plus ou moins connu la galère financière, je me suis dis que ces gens là avaient sans doute raison, au fond. Et j'ai essayé de suivre ce mouvement. De pratiquer une certaine frugalité. De vivre avec moins. Moins de vêtements, moins de livres, moins d'achats "plaisirs" ( pour la déco, le scrapbooking ...), moins de sorties . Moins de futilités. 

Et manque de bol, moins de plaisir. 

Parce qu'il existe de nombreux domaines dans ma vie où je pratique la modération. Par exemple, je ne fais pas les courses tant que mon frigo n'est pas aussi désert que le Sahara au mois d'août quand il neige à midi. Je ne change pas non plus de téléphone tous les trois mois et j'attends qu'ils rendent l'âme pour de bon avant d'en changer ( de fait, en 10 ans, j'en ai eu deux ). Je trie régulièrement mes vêtements dont je fais cadeaux aux bonnes oeuvre. Je fais également don des livres que je n'ai pas ouvert depuis un certains temps et qui encombrent ma bibliothèque. Je fais aussi mes produits ménagers. On n'a pas de crédit à la consommation, ni de voiture en leasing, et je m'arrange pour financer les achats argent comptant, même si on doit économiser durant six mois pour acheter une armoire. 

Ne vous méprenez pas, j’achète encore des choses que j’aime vraiment. Bien sûr, je sais pertinemment que je pourrais me passer de certaines d’entre elles (qui à réellement besoin de chocolat et d'escargots à la cannelle pour son goûter ?).  Mais quand même. Je me suis vraiment  demandé pourquoi je n'étais pas plus heureuse puisque le minimalisme semblait être la clef d'une vie joyeuse et enrichissante.  

A force de creuser la question ( et de travailler à vaincre mes réticences et mes idées reçues sur l'argent) ; je me suis dis que le minimalisme ne me convient pas tout simplement parce que : j'aime l'argent. L'argent contribue à mon bonheur. J'aime dépenser mon argent dans les choses ou les expériences qui me procurent le plus de joie. Des fleurs pour mon jardin, une belle tenue où je me sens féminine, un restaurant pour me retrouver en tête à tête avec mon homme, une journée au spa pour soulager mes douleurs ... 

En effet, mon principal problème avec l'argent vient de fausses croyances que je me trimbale depuis l'enfance. Force est de constater qu’il existe une tonne de préjugés autour de l’argent et des gens qui en ont. A force de s'entendre dire que les plus aisés sont des personnes égoïstes, avares, intéressées voir des arnaqueurs,des voleurs et des manipulateurs ... Forcément, ça ne donne pas très envie des les avoir comme modèle. 

J'ai mis longtemps à l'accepter, ou même à simplement formuler l'idée dans ma tête, je n'ose pas encore le dire à voix haute mais : j'aime les belles choses. J'aime aussi le luxe. J'aime les maisons décorées avec goût et les jardins luxuriants. J'ai un faible pour les belles voitures. J'aime manger dans un bon restaurant, avec de vraies nappes en tissus sur la table. J'aime les hôtels de charme. J'aime les beaux vêtements, les tenues assorties de pieds en cape et les chaussures de belle facture ...

Voilà, c'est dit. 

Toutes ces choses créent une vague d’émotions positives en moi. 

Est-ce que cela fait de moi quelqu'un de mesquin ou de vénale ? Je ne crois pas. 
Est-ce qu'en pensant ainsi je trahis les valeurs familiales qui ont fait de l'argent un problème insupportable ? Probablement pas. 

Parce que je n'ai pas perdu de vu la valeur de l'argent, depuis tout ce temps.

J'ai plutôt décidé de voir mes envies comme des investissements sur le long terme.L'idée étant de dépenser mon argent sur les choses ou les expériences qui m'importe vraiment. Je veux me servir de l'argent comme d'un tremplin pour atteindre le niveau de vie qui me fait vraiment rêver ( et pas celui que j'avoue en société, de peur de me faire lyncher) , je veux qu'il me donne la liberté de passer mon temps à faire ce que j'aime faire. Je veux aussi qu'il m'aide à soutenir les actions proches de mes valeurs et je veux qu'il me permette d'assumer mon goût pour le haut de gamme et tout ce qu'il y a autours. Même si ça doit faire tâche dans la société actuelle. Même si c'est sûrement déraisonnable vu notre niveau de vie. Car je me suis rendue compte que personne ne peut juger de ce qui est important pour moi. Que je suis la seule à pouvoir décider de ce qui va m' apporter de la joie et du plaisir. J'ai décidé d'accepter l'idée que l'on puisse vouloir acquérir plus de choses  pour tout simplement profiter de la vie. Qu'aimer l'argent et ses avantages ne fait pas nécessairement de soi une mauvaise personne. Que vouloir une grosse voiture et une belle maison n'empêche pas de vivre simplement par ailleurs. 

Parce que finalement, l'important dans tout ça, est-ce de vivre avec le moins de choses possibles ou  d’être pleinement conscient de ce que nous avons et d'être maître de nos choix ?

C'est l'option que j'ai choisie. 

Savoir pourquoi je fais ce choix là plutôt qu'un autre et vivre une vie qui reflète mes valeurs et croyances fondamentales, qui serve mes ambitions et tout ceci sans culpabiliser,  même si ces choix signifient plutôt plus que moins.

Et vous ? Quel est votre rapport avec l'argent ? Etes-vous plutôt minimaliste ? Matérialiste ? Envisagez-vous vos dépenses de manière intentionnelle ou êtes- vous plutôt compulsif ? Quel regard portez-vous sur les gens fortunés ? Que ferriez-vous si vous l'argent n'était plus un problème pour vous ? Dîtes moi tout ! 

mardi 11 juillet 2017

Un jour ... j'apprivoiserais l'incertitude.


Bookends &Daisies'sPhotography 


Je suis une maniaque du contrôle. J'aime avoir la main mise sur tout. J'aime organiser, planifier, avoir un plan a,b,c. Je n'aime pas l'imprévu, je n'aime pas les changements, cela m'angoisse et me perturbe. Je n'aime pas quand la situation m'échappe. Et je n'aime pas non plus les émotions que cela réveille en moi. Je n'aime pas cette colère et cette frustration qui grandissent en moi quand les choses ne se passent pas selon mon désir, je n'aime pas cette panique et cette peur primaire qui s'empare de moi quand je me rends compte que je ne peux rien changer à une situation (qui en générale ne me convient pas).

Pourtant, si la vie mérite un qualificatif c'est bien celui d'être incertaine.

L'incertitude est partout.

Elle domine notre vie entière. Est-ce que mon couple va durer jusqu'à ce que la mort nous sépare ? Est-ce que ma société va connaître le succès ? Est-ce qu'on sortira un jour la tête de l'eau financièrement ? Est-ce que je dois vraiment arrêter de manger du chocolat pour être heureuse ? D'ailleurs qu'en est-il de la guerre ? des terroristes ? du changement climatique ? (...).

Je déteste ne pas avoir de réponse à des situations aussi complexes. Je préférerais fermer les yeux et me boucher les oreilles ou pouvoir seulement me concentrer sur toutes les choses positives qui se passent dans ce bas monde mais non, c'est impossible. C'est trop difficile d'accepter de ne pas savoir comment les choses vont tourner. J'aime quand tout est clair et logique. Je préfère les risques calculés que les incertitudes incalculables. J'ai l'impression de moins me faire avoir lorsque cela ne fonctionne pas.

Pourtant, je doute de la rationalité de mode de pensée.

Peut-être que l'inconnu et l'incertitude nous sont plus favorables que les risques calculés ? Qui sait ...

Une amie, bouddhiste, me disait l'autre jour (quand je lui parlais de mes réserves sur le succès de ma petite entreprise) que je ne devrais pas avoir d'attentes, aucun espoir particulier et que si j'essayais juste d'adopter un regard curieux et serein sur l'avenir alors j'aurais moins de chance d'être déçue, d'être malheureuse et donc de souffrir de cette incertitude.

Sa phrase préférée ? " On verra bien".

J'ai longtemps cogité sur cette idée. Celle d'apprivoiser l'incertitude. Moi aussi je veux pouvoir dire " on verra bien " en le pensant vraiment. Moi aussi j'ai envie de poser un regard serein et confiant sur l'avenir. De l'aborder avec curiosité et non plus avec peur et doutes. Accepter que dans chaque décision il y a un peu d'incertitude et, qu'à moins d'être médium, personne ne sait ce que l'avenir lui réserve. Je me suis donc mise en quête d'un moyen de répondre à cette incertitude ( je maintiens qu'il vaut mieux être actif que passif, quelque soit le problème que l'on rencontre).

C'est  donc décidé : je ne me laisserais plus paralyser ou décourager par l’incertitude.

Car peu importe le nombre d’informations je pourrais avoir sur une décision à prendre, force est de constater que je n’aurais jamais une image complète.

C'est impossible.

Même un cerveau comme le mien, pourtant ultra efficient, ne possédera jamais la connaissance parfaite. Et si j'attends d'avoir toutes les cartes en main pour abattre mon jeu, je risque bien de manquer encore pleins d’opportunités.

Vous savez ce que mon amie m'a dit quand je lui ai demandé conseil pour mon entreprise ?

Qu'on ne peut pas obtenir toutes les réponses des livres, des films, ou d’autres personnes et que, parfois, on doit juste se contenter de faire les choses pour apprendre et grandir, même si les événements ne se déroulent pas comme on l'aurait voulu ou prévu.

Quand je lui ai demandé de développer, elle m'a racontée cette petite histoire :

"Tu pourrais comparer cela au sentiment de cet homme qui regarderait le sommet de l’Everest avant la montée. Au fond, il sait qu’il peut faire l’ascension; mais il est rempli de doutes et d’incertitudes. La montagne n’est pas le véritable défi, mais la peur oui."

Et c'est vrai. Mon défi, ce n'est pas de réussir à faire décoller mon entreprise. C'est de vaincre ma peur de me planter et d'échouer. Vaincre ma peur. Apprivoiser l'incertitude. Chasser le doute. Avoir la foi. Prendre pleine possession de mes ressources et mes talents pour être plus forte et devenir tout ce à quoi j’aspire.

Alors, dorénavant,  au lieu de me soucier de ce qui est hors de contrôle, je me contenterais de :


  • Faire preuve de créativité dans mon travail et dans ma vie personnelle. 
  • Aimer les personnes les plus proches de nous (parce qu'on est là pour ça non ? L'amour.)
  • Traiter mon entourage (proche et élargi) avec gentillesse, bienveillance et compréhension (ou du moins essayer !) 
  • Apprendre, toujours apprendre, explorer, tester de nouvelles choses et continuer d'être curieuse du monde et des personnes qui m'entourent. 



Parce que si je ne peux pas déjouer les plans des terroristes, ni reformer la banquise, ni trouver du travail pour chaque chômeur en France, je peux encore avoir un impact positif en choisissant d’offrir le meilleur de moi-même à ceux qui m'entoure. Et bien que je n'aurais sans doute pas d'impact significatif sur le monde, j'aurais enfin un impact sur le mien et ça sera déjà bien .

Et vous ? Comment vivez-vous l'incertitude ? Quelles émotions provoque t'elle en vous ? L'avez-vous apprivoisée ? Avez-vous réussi à lâcher prise ? Si oui, par quelles méthodes ? Si non, que souhaiteriez-vous faire pour ne plus la subir ? Dîtes moi tout !



































mardi 20 juin 2017

Un jour ... j'ai appris à danser sous la pluie.


Bookend's and Daisies Photography



Je ne me suis jamais demandé si la gratitude pouvait rendre heureux ou si c’était le fait d’être heureux qui nous rendait reconnaissant envers la vie que nous menons.

Il y a un an et demi maintenant, j’ai commencé à mettre du bonheur en conserve. J’ai fait une belle Hapiness Jar que j’ai mise bien en évidence sur mon bureau et que je me suis bornée à remplir avec application, même dans les sales périodes. Pour qui me suis depuis longtemps, vous savez que je suis passé par des périodes très difficiles les dernières années, jusqu’à en perdre le goût de la vie et à me perdre moi-même.

Petit à petit, j’ai commencé à remonter la pente. Et j’ai commencé à me poser cette question : est-ce que le fait d’avoir de la gratitude pour tout ce qui m’arrive pouvait me rendre véritablement heureuse ? Même dans la pire journée, avec la pire humeur ?

Pour moi, il semblait parfaitement logique que les gens heureux soient reconnaissants pour leur bonheur (et pour toutes les choses qui les rendent heureux) mais l’inverse restait nébuleux. Comment la gratitude pouvait-elle amener le bonheur ? Et que devient-elle quand on est vraiment très malheureux ? Pour moi la question tenait presque du théorème de l’œuf et de la poule.
Lequel des deux vient en premier ?

J’ai continué à remplir mon bocal. A me faire des petites listes des choses qui m’ont fait plaisir lors des journées écoulées …

Et les choses sont allées de mieux en mieux.

Depuis début du mois, j’ai régulièrement des bouffées d’émotions. Des bouffées de bonheur pur qui me font battre le cœur et monter des larmes de joie au bord des yeux. Un élan de gratitude absolu, parfait et total envers tout ce qui m’entoure et la manière dont je vis ma vie.

Avec mon homme, on appelle ça : les bouffées d’amour.

Car c’est exactement ça. De l’amour pour mes proches, pour la chance que j’ai d’être en vie, d’avoir une maison, une famille unie, d’avoir des projets, des rêves, de vivre dans un certain niveau de confort …

Vu comme ça, c’est totalement niais. Pourtant, il m’arrive de plus en plus souvent d’avoir un sourire jusqu’aux oreilles quand je pense à ma vie actuelle.

Bien sûr, les problèmes n’ont pas disparu comme par magie, juste parce que j’ai mis des petits mots dans un bocal. Mais c’est comme s’ils étaient devenu secondaires.

Alors est-ce que la gratitude m’a rendu heureuse ?! Sans aucun doute.

Le bonheur et la gratitude sont deux choses qui, comme la poule et son œuf, vont main dans la main avec l’autre. Ce qui importe, au final, c’est de bien comprendre qu’ils se construisent l’un sur l’autre et qu’ils se renforcent mutuellement.

Plus je suis reconnaissante. Plus je suis heureuse. Plus je suis heureuse. Plus je suis reconnaissante.

La gratitude est une chose est profondément liée avec le bonheur.

Avant, je faisais partie des pessimistes, des râleurs, qui, au lieu de se réjouir, critiquent, prennent pour acquis, rabaissent, jalouse, envie … Il m’a fallu faire beaucoup d’efforts pour sortir du cercle «  plainte- malheur ». Ce n’est vraiment pas facile de sortir d’un état d’esprit négatif pour se concentrer sur le bon côté des choses. Pourtant quel que soit l’endroit où on se trouve, ce que l’on fait ou ne fait pas, ce que l’on a ou désire, il y a toujours des choses pour lesquelles on peut être reconnaissant.

De plus, maintenant que j’expérimente, avec joie, la corrélation entre reconnaissance et bonheur, je ne doute plus que l’ingratitude fait aussi le lit du malheur. En effet, j’ai remarqué que lorsqu’on se concentre sur ce qui ne va pas dans notre vie, en ne reconnaissant que ce qui tourne à l’opposé de notre bien-être, cela ne fait qu’empirer … Comme si nous réveillons le mauvais génie  de la loi d’attraction.

Bien sûr, je ne pense pas que toute les situations sont parfaites, la mienne ne l’est pas sur encore bien des points, mais quand je cherche les bonnes choses dans une situation, je les trouve et je me concentre sur elles. Chaque chose qui peut nous arriver, chaque personne que nous rencontrons, chaque situation que nous vivons a un côté négatif et un côté positif. Si, même les situations les plus pénibles.

Je le sais car j’ai vécu des choses très dures et parce que j’ai passé trop-bien trop- de temps à m’en lamenter et à pleurer sur la façon dont ces choses ont eu un impact négatif sur ma vie.

Aujourd’hui, je peux vous affirmer que si vous cherchez le bon côté d’une situation qui vous mine et que vous cultivez la gratitude pour toutes les bonnes choses qui vous arrivent, vous serez plus heureux.

Faites simplement le choix de vous concentrer sur les bonnes choses au lieu des mauvaises.

Concentrez- vous sur tout ce que vous avez déjà la chance d’avoir.

 Pensez  « présence » plutôt qu’ « absence ».

Et surtout n’oubliez pas qu’il ne tient qu’à vous d’installer ce cercle vertueux dans votre vie, cela ne dépend que de vous et de où vous décidez de mettre votre attention.

Car vivre  heureux c’est tout simplement accepter que les malheurs et plaisirs soient mêlés, tout comme les bons et les mauvais moments.

Etre reconnaissant vous aidera à vous réconcilier avec l’existence, tout simplement.

Et vous ? Pratiquez-vous la gratitude ? Avec quels outils (bocal, liste, carnet, pierre..) ? Pour vous, quels sont les bienfaits de la gratitude ? Qui du bonheur ou de la gratitude arrive en premier ? Etes-vous d’accord avec le principe de la loi d’attraction ? Dîtes moi tout !



jeudi 8 juin 2017

Un jour ... je me suis créée un job sur-mesure.

Bookends &Daisie's Photography



Il arrive un moment où le besoin de donner du sens à sa vie devient plus fort que tout le reste. Plus fort que les peurs, que les angoisses, que les doutes. Plus fort que les jugements et les médisances. Cela devient une question de survie. Et l'entrepreneuriat  apparaît comme une solution ou tout du moins un début de réponse....

La quête du sens, et sa question existentielle associée " pourquoi suis-je là ? quelle est ma mission de vie ? " est une problématique très forte chez moi depuis quelques années. Ce besoin de tout comprendre –  moi, les autres, le monde et l’univers – m'accompagne depuis toujours mais depuis quelques temps, cela prends des proportions assez phénoménales.

En parallèle, je suis devenue une salariée usée, malade et déçue du système classique. Désespérée de ne pas trouver de job qui me corresponde. De moins en moins certaine de trouver ma place dans le monde. Il faut dire que je pars avec un sacré bagage : hyper-sensible, zèbre, multipotentialiste ... autant de spécificités qui font tache dans le monde policé de l'entreprise.

Je n'avais plus le contrôle sur rien. J'étais malheureuse. Parfois, j'en arrivais à m'en vouloir d'être simplement moi, parce que si j'avais été un peu "moins moi", les choses auraient sans doute été plus faciles. Avec, pour accompagner le tout, une profonde déception, voir de la frustration et dans les mauvais jours, une colère et une rancœur énorme. On aura connu mieux pour profiter de la vie et de sa jeunesse.

Moi tout ce que je voulais, au fond, c'est de me sentir libre et utile aux autres. Je voulais créer une vie selon mes propres conditions. Je voulais être libre d'employer mes précieuses heures de vie comme je l’entendais et être libre de partager avec les autres ce que j’apprenais sans me demander si j'en suis vraiment légitime ou si j’ai le droit de le faire.

Je voulais que ma vie ait un sens.

Choisir d'entreprendre, c'est se retrouver dans l'action. Passer de subir à construire. De l'inertie au mouvement. Redevenir actrice de ma vie, au lieu d'en pâtir et de me convaincre que je n'ai pas le choix. Entreprendre, c'était le moyen que j'attendais pour donner du sens à mon existence, en me construisant un travail qui me correspond.

Parfois c'est compliqué.

Et difficile.

C'est compliqué, parce que cela veut dire qu'il faut s'émanciper. Accepter de ne pas, ou plus, suivre la voie “tracée”, “sûre” ou souhaitée par nos proches, nos amis, et tout un tas d'autres personnes qui ne pourront s'empêcher de donner leur avis ...C'est compliqué, parce qu'il faut sortir des schémas classiques que l'on nous enseigne depuis toujours. C'est compliqué, parce qu'il faut accepter de s’asseoir sur ses certitudes et faire le choix de la prise de risque. C'est compliqué, parce qu'il faut se faire confiance. C'est compliqué, parce qu'il faut savoir se vendre, se mettre en avant, savoir juger réellement de sa valeur.

Et moi, je n'ai pas confiance en moi, je souffre du syndrome de l'imposteur, je me dénigre et j'aime les plans d'action méticuleux et les plannings au cordeau.

Cela semblait mal barré, non ?

Ceci étant dit, j'ai aussi toutes les qualités requises pour être une bonne entrepreneuse. Je suis créative, endurante, disciplinée, déterminée, curieuse, polyvalente ...

Alors je me suis mise à chercher ce projet qui révolutionnerait ma vie.

Ayant de nombreuses passions, j'ai en vain chercher un métier qui combine dans une alchimie parfaite ma  passion pour les livres, les jardins anglais, la randonnée et les loisirs créatifs.Je force un peu le trait mais c'est tout à fait ça. Ensuite, l'alchimie étant définitivement trop délicate à trouver, j'ai changé de méthode pour finir par décortiquer chacune de mes passions et essayé de trouver un fil conducteur entre tous ces centres d’intérêt autour duquel je pourrais construire ce job de rêve. Nada, également. Rien ne sortait de tout ça. Je ne trouvais aucun dénominateur commun entre toutes mes passions. Ou du moins, pas suffisamment pour en sortir un projet professionnel viable.

Du coup, il a bien fallut se rendre à l'évidence. J'allais devoir arrêter de tirer sur tous les fils de la pelote et plutôt me concentrer sur ceux qui, tissés ensemble, pouvaient se traduire par un vrai métier. J'ai élaboré une petite méthode pour faire le tri. J'ai d'abord listé tout mes centre d'intérêts au sens large. Puis j'ai retiré ceux dont j'étais certaine de ne pas faire un métier. Ce n'est pas parce que j'aime marcher que je me voyais devenir guide en haute montagne ...Ensuite, j'ai creusé ce qui restait. Pourquoi j'aime faire telle ou telle chose, qu'est-ce que j'en retire, qu’est-ce que cela m’apporte au quotidien ?  Qu’est-ce que je mets en oeuvre comme compétences quand je fais ça ? Quel sens est-ce que ça a pour moi ? Quelles sont les valeurs qui sont mise en avant ... ? [...]

Et un jour, tout est devenu limpide.

Un matin, j'ai eu ce flash qui te dit exactement ce que tu dois faire et pourquoi tout s’emboîte parfaitement. C'est cliché mais c'est vrai.

J'allais aider les professionnels du bien-être, de la santé et de l'accompagnement à développer leur stratégie de communication éditoriale.

Mon job sur mesure était né et depuis, malgré les galères, les retards et les efforts que cela me demande, je n'ai pas encore regretté un seul instant d'avoir fait ce choix. Je suis toujours enthousiasme en me levant le matin et pour moi c'est la chose la plus importante qui soit.

Et vous ? Avez-vous déjà songé à vous créer un job sur- mesure ? Pour quelles raisons ? Avez-vous réussi ( racontez moi votre parcours, je suis curieuse !) ou abandonné ( pourquoi ?) ? Quel méthode avez-vous mise en place pour construire ce projet professionnel ? Comment vivez-vous ce choix au quotidien ? Dîtes moi tout !